Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Mon site SPIP http://www.cezalliersianne.asso.fr/ fr SPIP - www.spip.net Canaliser la force de l'eau pour les moulins http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1929 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1929 2017-02-05T10:59:15Z text/html fr Pascal Voisin <p>La plupart des moulins étaient construits à l'écart de la Sianne ou de ses affluents, ils captaient l'eau par un bief d'amont. L'énergie hydraulique mettait en oeuvre les mécanismes de différentes manières selon l'emplacement des bâtiments, la nature géographique du terrain et le débit du cours d'eau.<br class='autobr' /> Un petit barrage (pillière) sur la Sianne dirige l'eau vers un bief (moulin Tissidre, Auriac-Bas)<br class='autobr' /> L'aménagement des biefs pour alimenter en (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique245" rel="directory">Les biefs sur la Sianne</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1929.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La plupart des moulins étaient construits à l'écart de la Sianne ou de ses affluents, ils captaient l'eau par un bief d'amont. L'énergie hydraulique mettait en oeuvre les mécanismes de différentes manières selon l'emplacement des bâtiments, la nature géographique du terrain et le débit du cours d'eau.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/BIEF1jpg-af9af93.jpg" width='500' height='225' /><em>Un petit barrage (pillière) sur la Sianne dirige l'eau vers un bief (moulin Tissidre, Auriac-Bas)</em><br></p> <p style="text-align: justify;">L'aménagement des biefs pour alimenter en eau les moulins nécessitait parfois de gros travaux. Il fallait élever des digues, une chaussée sur une distance plus ou moins longue, construire un solide barrage à travers les cours d'eau, notamment sur la Sianne.<br>Certains de ces systèmes d'amenée de l'eau existent encore aujourd'hui à proximité des anciens moulins et certains servent toujours pour l'irrigation des prés.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 9px; margin-right: 9px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/BIEF5jpg-a90a90d-5cbf7.jpg" width='250' height='188' />Elément essentiel pour le fonctionnement du moulin, le bief donnait la vitesse et la force à l'eau pour mouvoir une roue ou une meule, alimenter les turbines électriques. Plus la pente était faible, plus le barrage sur le cour d'eau était éloigné et le bief étirait en longueur. Si l'on voulait avoir un bon rendement au moulin et une force d'eau correcte, le curage régulier du bief d'amenée devait être effectué chaque année. Par commodité, il se faisait en période de moindre activité au moulin.</p> <p style="text-align: justify;">On peut toujours voir des biefs aux hameaux de La Tour (Vèze) de la Croze (Auriac-l'Eglise), près des moulins hydrauliques d'Auriac-bas.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/BIEF4jpg-bd7bd7e.jpg" width='500' height='375' /><br></p></div> Les loges à porcs http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1437 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1437 2017-02-05T10:35:15Z text/html fr Pascal Voisin <p>Indépendantes ou attenantes au buron ou au védélat, les loges à porcs séparées en plusieurs compartiments indépendants étaient de véritables petites maisons édifiées avec soin, toujours bien exposées. Lorsque la configuration du terrain le permettait, l'entrée des loges était au sud.<br class='autobr' /> L'élevage d'un grand nombre de porcs était quasiment général dans les burons du Cézallier. Incorporé à l'élevage des bovins il contribuait à la rentabilité de l'estivage pour (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique111" rel="directory">Burons du Cézallier oriental</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1437.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Indépendantes ou attenantes au buron ou au védélat, les loges à porcs séparées en plusieurs compartiments indépendants étaient de véritables petites maisons édifiées avec soin, toujours bien exposées. Lorsque la configuration du terrain le permettait, l'entrée des loges était au sud.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"> <img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH232/PORCSjpg-2232230-14732.jpg" width='250' height='232' />L'élevage d'un grand nombre de porcs était quasiment général dans les burons du Cézallier. Incorporé à l'élevage des bovins il contribuait à la rentabilité de l'estivage pour les propriétaires des montagnes. <br>Il y avait, plusieurs dizaines de porcs et de porcelets dans les burons engraissés pour les besoins de la ferme et ceux destinés à la vente à la fin de l'été. Ils étaient acheminés sur les montagnes en même temps que les vaches par le train et par la suite en camion. Certaines vacheries montaient les porcs plusieurs jours après les vaches et les descendaient plus tard afin d'achever les provisions de petit-lait.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Des porcherie construites avec soin</b></span></p> <p style="text-align: justify;">Les porcs élevés à la montagne et vendus après l'estive étaient très appréciés notamment par les bouchers des grandes villes du Cantal. Lors des foires à Allanche, Maillargues et Pradiers, les porcs y figuraient par centaines sur les foirails.</p> <p style="text-align: justify;">Durant l'estive, les cochons, parfois lâchés dans la montagne à proximité du buron, mangeaient principalement dans la fumade où ils soulevaient les mottes de gazon et les déjections desséchées des vaches.<br <br="" class="autobr">Au buron, c'était au pâtre ou l'aide vacher de s'occuper quotidiennement des cochons. Le petit-lait issu de la fabrication du fromage, mélangé avec du son concassé, fournissait la majeure partie de leur nourriture. Ainsi, rien n'était perdu du produit issu de la traite des vaches Salers.</p> <p style="text-align: justify;">L'accès se faisait généralement par l'intermédiaire de petits enclos bâtis à l'avant des loges. Ces courettes étaient ceintes d'un muret d'environ 1,10m de hauteur dans lequel était pratiquée une porte ouvrant sur l'extérieur.<br class="autobr">Les entrées des loges, toujours très basses, s'ouvraient sur les courettes, et ne dépassaient pas 1,50m de hauteur. L'intérieur était voûté ou parfois couvert d'une charpente. Le sol des loges et des courettes était fréquemment pavé.</p> <p style="text-align: justify;">Dans les burons les plus anciens, les loges étaient construites de façon beaucoup plus sommaire. Dans les plus récents, un couloir pouvait desservir une batterie de loges.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/loge1bjpg-838371.jpg" width='500' height='188' /></p> <p>Loges accolées (Buron du Caire, Vèze) Loges séparées (Buron de Souche-Haute, Vèze)</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/loges2bjpg-dd8a1.jpg" width='500' height='183' /></p> <p>Série de loges (Buron de Siane-bas, Anzat-le-Luguet) Porcherie indépendante (Buron de Chirol, Anzat-le-Luguet)</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Pierres à petit-lait</span></strong></p> <p>Dans certaines porcheries, des pierres taillées prises dans la maçonnerie dès la construction des courettes, permettaient de vider la nourriture des porcs directement dans les auges depuis l'extérieur. On appelait ce système la pierre à petit-lait.<br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/auge-1jpg-96965a.jpg" width='500' height='500' /></p></div> Poêle et cuisinière remplacent le cantou (4) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1927 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1927 2017-01-31T13:19:55Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'arrivée du poêle à la fin du 19ème siècle qu'on ne cherchait nullement à camoufler à pris place dans le cantou ou devant celui-ci. Plus tard il sera supplanté par le fourneau et enfin la cuisinière après la seconde guerre mondiale. Placée en dehors du cantou, il sera alors le plus souvent fermé.<br class='autobr' /> C'est l'évolution des modes de consommation et des arts ménagers qui ont provoqué l'installation systématique de la cuisinière blanche au dessus en fonte devant le (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique244" rel="directory">La vie dans la maison traditionnelle</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1927.jpg" width='150' height='112' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'arrivée du poêle à la fin du 19ème siècle qu'on ne cherchait nullement à camoufler à pris place dans le cantou ou devant celui-ci. Plus tard il sera supplanté par le fourneau et enfin la cuisinière après la seconde guerre mondiale. Placée en dehors du cantou, il sera alors le plus souvent fermé.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">C'est l'évolution des modes de consommation et des arts ménagers qui ont provoqué l'installation systématique de la cuisinière blanche au dessus en fonte devant le cantou qu'on fermera progressivement signe de son inutilité. Ce fut pour les femmes une évolution significative car ce fourneau moderne était placé près de l'âtre et de l'ouverture du four à pain. La cuisinière à bois assurait par ailleurs un très bon chauffage de la pièce commune.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantoucuisin1eb2.jpg" width='500' height='328' />Intérieurs dans la commune de Vèze (2016)<br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantoufermet707d.jpg" width='500' height='374' /><em>Avec la cuisinière et la gazinière le cantou fait partie du passé. Il est définitivement fermé. Il n'est plus l'espace essentiel de la vie quotidienne</em><br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Le renouveau du cantou</span></strong><br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantoureourtf9a1.jpg" width='500' height='357' /></span></strong><em>Aujourd'hui, les cantous accueillent les nouveaux poêles à bois <strong><span style="color:#ff0000;"></span></strong></em><br></p></div> Le cantou, l'espace des vieux (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1926 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1926 2017-01-31T11:36:36Z text/html fr Pascal Voisin <p>Au milieu du 19ème siècle, avec l'amélioration des conditions de vie des paysans et l'organisation de la salle commune, très vite va se généraliser l'habitude de disposer un banc-coffre qui servait également de coffre à sel ou un fauteuil de chaque côté de l'âtre.<br class='autobr' /> A une époque ou plusieurs générations vivaient encore sous le même toit, le vaste cantou cantalien est devenu l'espace réservé aux vieux et au maître de maison. Pour bien se chauffer il fallait en (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique244" rel="directory">La vie dans la maison traditionnelle</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1926.jpg" width='150' height='116' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Au milieu du 19ème siècle, avec l'amélioration des conditions de vie des paysans et l'organisation de la salle commune, très vite va se généraliser l'habitude de disposer un banc-coffre qui servait également de coffre à sel ou un fauteuil de chaque côté de l'âtre.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">A une époque ou plusieurs générations vivaient encore sous le même toit, le vaste cantou cantalien est devenu l'espace réservé aux vieux et au maître de maison. Pour bien se chauffer il fallait en effet mieux s'asseoir dans le cantou plutôt que de faire face au feu en dehors de la cheminée car on gardait le dos glacé. Ce fut donc très vite un endroit d'abord réservé aux plus anciens de la maisonnée. C'est ce que montrent la plupart des anciennes cartes postales de la vie traditionnelle en Auvergne.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantouvieux17f2b.jpg" width='500' height='320' /><em>La carte postale du début du XXème siècle immortalise la place des vieux dans le cantou</em><br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Un banc porte aussi le nom de cantou</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 9px; margin-right: 9px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cantoubanc1j2e40-eb09a.jpg" width='250' height='188' />Le cantou c'est aussi un siège typique du Cantal est toujours en bois plein. Logé de chaque côté du foyer il possède un dossier et deux accoudoirs.<br>Certains cantou mi-coffre mi-siège servaient à la conservation du sel au sec près du feu. D'autres comportent une partie du dossier rabattable formant tablette pour les gens âgés. Lorsqu'il n'y a pas de banc, une grosse chaise avec acoudoire était utilisée. <br></p></div> La tablette du cantou (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1925 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1925 2017-01-31T10:55:24Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'âtre de la maison paysanne du Cézallier était toujours surmonté d'une tablette en bois massif généralement couverte d'un volant de tissu coloré ou de dentelle. Cet espace offrait la possibilité d'y poser de nombreux objets domestiques témoins des pratiques, des convictions et des valeurs des habitants de la maison.<br class='autobr' /> .<br class='autobr' /> La tablette du cantou supportait essentiellement une série de pots à sel et à épices, pots en terre vernissée, lampes, bougeoirs, cruches en étain, (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique244" rel="directory">La vie dans la maison traditionnelle</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1925.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'âtre de la maison paysanne du Cézallier était toujours surmonté d'une tablette en bois massif généralement couverte d'un volant de tissu coloré ou de dentelle. Cet espace offrait la possibilité d'y poser de nombreux objets domestiques témoins des pratiques, des convictions et des valeurs des habitants de la maison.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantoutablet8330.jpg" width='500' height='284' /><br></p> <p style="text-align: justify;">.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 9px; margin-right: 9px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH187/cantoutabletcf66-dc22f.jpg" width='250' height='187' />La tablette du cantou supportait essentiellement une série de pots à sel et à épices, pots en terre vernissée, lampes, bougeoirs, cruches en étain, vaisselle fleurie, bibelots, crucifix et statue de la Vierge, obus de 14/18 travaillés par les poilus..</p> <p style="text-align: justify;">Au dessus de la tablette fréquemment exposés sur un râtelier deux fusils de chasse rappellent la pratique généralisée dans les campagnes de la chasse.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Souvenir de la Grande Guerre</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Ceux qui échappèrent aux carnages de la grande guerre ramenèrent des souvenirs qu'ils placèrent bien en vue sur le manteau de la cheminée. Parmi ces objets de l'artisanat des tranchées des douilles d'obus décorées ou transformés en vase à fleurs, des balles des boutons d'uniformes...Placées aussi dans un cadre sous verre les médailles militaires. Pendant des décennies tous ces objets ont occupé cette place d'honneur dans la salle commune ou le salon.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantoutablet3e2d.jpg" width='500' height='315' /><br></p></div> Le cantou, le coeur de la maison traditionnelle (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1924 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1924 2017-01-31T10:01:32Z text/html fr Pascal Voisin <p>On ne pouvait pas vivre sans feu dans la maison, y compris en été, pour la cuisson des aliments et la production de chaleur l'hiver. Le cantou était donc le coeur de la vie familiale, l'âme de la maison. Pour sa fonction et ce qu'ils représentent dans la mémoire collective, de nombreux cantous sont toujours en fonction aujourd'hui dans le Cézallier.<br class='autobr' /> Le cantou, espace emblématique de la maison paysanne du Cantal<br class='autobr' /> Dans la maison traditionnelle du Cantal la cheminée (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique244" rel="directory">La vie dans la maison traditionnelle</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1924.jpg" width='150' height='112' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>On ne pouvait pas vivre sans feu dans la maison, y compris en été, pour la cuisson des aliments et la production de chaleur l'hiver. Le cantou était donc le coeur de la vie familiale, l'âme de la maison. Pour sa fonction et ce qu'ils représentent dans la mémoire collective, de nombreux cantous sont toujours en fonction aujourd'hui dans le Cézallier.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantou1jpg-cca35.jpg" width='500' height='293' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>Le cantou, espace emblématique de la maison paysanne du Cantal</em></p> <p style="text-align: justify;">Dans la maison traditionnelle du Cantal la cheminée occupe toujours une place de choix. Elle était souvent aussi grande que celle des châteaux. La forme la plus courante est deux montants simples, un manteau le plus souvent en pierre mais aussi en bois surmonté systématiquement d'une tablette.</p> <p style="text-align: justify;">Sans être forcément au milieu du pignon, l'âtre de la maison cantalienne en occupe la plus grande partie sur une longueur qui varie entre deux à trois mètres. Sa profondeur mesure environ 0,75m pris dans le mur. Devant cette cheminée, pas de plancher, mais le sol est recouvert de pierres taillées en rectangle dans la majorité des cas.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Equipement essentiel pour la vie quotidienne</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">L'équipement du cantou reflétait aussi la richesse ou la pauvreté de la maison.<br>Le fond de la cheminée comprend une dalle de pierre dure ou une plaque en fonte sans ornement ou habilement ornée. Chenets ou landiers, pincettes, pelles, crémaillère sont disposés à l'intérieur ou à portée de main. Le soufflet pour raviver les braises ou réactiver les flammes du feu n'était pas loin.</p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cantou4jpg-88ea7-aac84.jpg" style='margin-right: 9px; margin-left: 9px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='188' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;">La crémaillère constituait l'élément essentiel de la cuisine car elle supportait la marmite à soupe, le chaudron rempli d'eau, les jus des confitures... Deux types de crémaillères pouvaient se trouver dans un cantou : l'anneau de chaînes ou la tige munie de crochets.<br>En général la crémaillère restait en place quand la famille quittait la maison ou après les décès des anciens, d'où l'expression pour les nouveaux occupants « pendre la crémaillère ».</p> <p style="text-align: justify;">Dans le Cézallier on utilisait des landiers dont les montants se terminaient par un petit panier en fer forgé. La maîtresse de maison y maintenait au chaud une écuelle de ragoût ou un pot de soupe. Par grand froid on y mettait une pierre avec laquelle on se réchauffait les mains lorsqu'on venait du dehors.</p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cantou3jpg-aa37f-25297.jpg" style='margin-right: 9px; margin-left: 9px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='188' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;">Chaque famille possédait une marmite en fonte d'environ 20 litres, pansue et noire qui pouvait contenir un repas complet. En forme de cloche renversée, munie d'une anse et d'un couvercle, elle était accrochée à la crémaillère du cantou ou bien posée sur un trépied au milieu des braises de l'âtre. </p> <p style="text-align: justify;">Le cantou possède aussi plusieurs excavations sur le mur du fond et parfois sur le côté. L'un recevait les cendres qui serviront d'engrais ou pour la lessive. Le plus important était le four à pain. Des niches souvent réservées aux chandelles sont aussi fréquentes.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cantou5jpg-99ef0.jpg" width='500' height='374' /><br></p></div> La tour carrée de Colombine : aspects intérieurs (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1923 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1923 2017-01-30T17:49:03Z text/html fr Pascal Voisin <p>La tour de Colombine possède quatre niveaux intérieurs. Malgré ses proportions modestes et l'exiguité des pièces, la tour était habitée au XIIème siècle, un espace de vie spartiate, pratiquement sans ouverture ni cheminée.<br class='autobr' /> .<br class='autobr' /> Le premier niveau était aveugle, l'ouverture actuelle, grossière , est moderne, percée à une époque indéterminé pour y accéder facilement.. Seul un petit conduit à décrochement vertical aérait ce niveau qui devait servir de cellier.<br class='autobr' /> Au deuxième niveau (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1923.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La tour de Colombine possède quatre niveaux intérieurs. Malgré ses proportions modestes et l'exiguité des pièces, la tour était habitée au XIIème siècle, un espace de vie spartiate, pratiquement sans ouverture ni cheminée.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/colombineint9d5f.jpg" width='500' height='375' />.<br></p> <p style="text-align: justify;">Le premier niveau était aveugle, l'ouverture actuelle, grossière , est moderne, percée à une époque indéterminé pour y accéder facilement.. Seul un petit conduit à décrochement vertical aérait ce niveau qui devait servir de cellier.</p> <p style="text-align: justify;">Au deuxième niveau s'ouvre l'accès originel. Celui-ci était desservi par une passerelle en bois amovible. Il en subsiste les trous de boulins dans lesquels s'encastraient les solives. Cette pièce était éclairée par une courte fente et protégée par une porte qui se bloquait grâce à une barre en bois encastrée dans les embrasements du passage.</p> <p style="text-align: justify;">Le troisième niveau ne comporte qu'un plancher sans ouverture qui devait servir de palier de liaison pour accéder à la terrasse.</p> <p style="text-align: justify;">Le quatrième niveau est établi sur les reins d'une voûte en berceau grossièrement construite. Une trappe percée dans la voûte permettait d'accéder à la terrasse. Celle-ci ne devait pas être crénelée selon Bruno Phalip, mais couverte en tuile.<br>La communication entre les étages s'effectuait soit par un escalier à vis en bois ou par une échelle sommaire.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/escalier-tou781b.jpg" width='500' height='375' /><em>Un exemple d'un accès aux différents niveaux d'une tour carrée. Ici dans la tour carrée de Bosbomparent près d'Espalem</em></p></div> La motte castrale de Colombine (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1922 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1922 2017-01-30T15:54:59Z text/html fr Pascal Voisin <p>La motte de Colombine sur laquelle se dresse encore fièrement une tour carrée en pierre se trouve à plus de 1000 mètres d'altitude et domine la vallée de la Sianne. La partie ouest d'une croupe rocheuse, près de Molèdes, a été utilisée pour y établir une petite fortification et des constructions au XIIème siècle, toutes regroupées sur la motte de plan circulaire.<br class='autobr' /> D'après les relevés de terrain de Bruno Phalip (1), la motte de Colombine est protégée par un profond fossé (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1922.jpg" width='150' height='99' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La motte de Colombine sur laquelle se dresse encore fièrement une tour carrée en pierre se trouve à plus de 1000 mètres d'altitude et domine la vallée de la Sianne. La partie ouest d'une croupe rocheuse, près de Molèdes, a été utilisée pour y établir une petite fortification et des constructions au XIIème siècle, toutes regroupées sur la motte de plan circulaire.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/mottecolombic929-d5eb5.jpg" width='250' height='188' />D'après les relevés de terrain de Bruno Phalip (1), la motte de Colombine est protégée par un profond fossé qui la sépare d'un relief rocheux à l'est, par un fossé et une levée de terre au nord et une pente douce à l'ouest. La motte est constituée de terres rapportées contre les escarpements. La roche reste toutefois visible au nord de la motte, précisément où se trouve la tour qui n'a donc pas de fondations. Un accès est visible à l'est.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">La motte castrale, expression d'une seigneurerie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Après l'an mil, les constructions castrales ont commencé à apparaître dans de nombreuses régions françaises. Elles se sont notamment multipliées en Auvergne. Le type de construction à motte est une structure composée d'une butte de terre au sommet de laquelle est construite une tour en bois ou en pierre. La terre provient généralement du fossé qui a été creusé autour de la butte pour isoler la motte.</p> <p style="text-align: justify;">Dans la plupart des cas la tour est de dimensions relativement modestes. Cependant, la hauteur de la tour ajoutée à celle de la motte donne une visibilité sur les alentours et permet d'être vue de loin. Elément de défense, la motte est également un élément de pouvoir.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/mottecompo1j6fda.jpg" width='500' height='350' /> <em>Levée de terre et fossé toujours bien repérables sur le site de Colombine</em><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>1) Bruno Phalip, Maître de conférence, Université de Clermont-Ferrand, auteur de "Seigneurs et bâtisseurs en Haute-Auvergne entre le XIe et XVè siècle"</em><br></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/colombinephof90d.jpg" width='500' height='306' /></em><br></p></div> Château de Peyrusse-Haut http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1921 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1921 2017-01-29T17:55:00Z text/html fr Pascal Voisin <p>.</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1921.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/peyrussehaut5cec.jpg" width='500' height='326' />.<img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/peyrussehaut977e.jpg" width='500' height='229' /><br></p></div> Le château des Fortuniers http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article39 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article39 2017-01-29T17:27:35Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le château des Fortuniers non loin du bourg de Vèze a complètement disparu depuis plusieurs siècles. Sur son emplacement un oeil exercé peut remarquer encore les traces de son implantation.<br class='autobr' /> La montagne de Fortuniers ou se trouvait l'habitat fortifié<br class='autobr' /> L'habitat fortifié qui a appartenu depuis le 13ème siècle à la famille des Rochefort d'Ally, mais qui ne l'habitait pas, était bâti sur une butte isolée dominant sur le coté nord la forêt de Chamalières (voir la photo (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton39.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le château des Fortuniers non loin du bourg de Vèze a complètement disparu depuis plusieurs siècles. Sur son emplacement un oeil exercé peut remarquer encore les traces de son implantation.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fortunier3jp8b61.jpg" width='500' height='241' /> La montagne de Fortuniers ou se trouvait l'habitat fortifié</em><br></p> <p style="text-align: justify;">L'habitat fortifié qui a appartenu depuis le 13ème siècle à la famille des Rochefort d'Ally, mais qui ne l'habitait pas, était bâti sur une butte isolée dominant sur le coté nord la forêt de Chamalières (voir la photo aérienne ci-contre).</p> <p style="text-align: justify;">Dans son étude sur Amérigot Marchès, Rémi Raignoux rapporte qu'autour du château des Fortuniers "il n'y avait seulement quelques chaumières basses à. demi enterrées, adossées aux talus d'un fossé très large, profond de trois mètres, qui entourait la butte. Les traces de plusieurs d'entres elles sont décelables au milieu desquelles un monticule recouvert de gazon indique l'emplacement du four banal"</p> <p style="text-align: justify;">Le but du château était d'assurer la protection de Vèze, de veiller sur les vacheries du Cézallier et de garantir la sécurité des voyageurs sur les routes fréquentées du secteur. <br class="autobr">Durant la guerre de cent ans, le château fut pris plusieurs fois et fut l'objet de bien des tractations. En effet, durant le XIVème siècle, la Haute Auvergne a été le théâtre d'opérations de bandes de pillards appelées "hordes anglaises ou compagnies de routiers". Le traité de Brétigny du 8 Mai 1360, qui reconnaissait aux Anglais des droits sur certaines contrées seulement, apporta la paix, et de nombreux mercenaires au service des Anglais perdirent leurs emplois.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Des épisodes sanglants pendant la guerre de Cent ans</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">L'un des plus dangereux routiers de cette époque fut Amérigot Marches qui dès sa jeunesse avait été élevé dans une famille du parti Anglais. Il n'avait pas 25 ans lorsqu'il pris la tête d'une bande de routiers, semant la terreur et prenant de nombreux châteaux dont celui des Fortuniers.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L320xH282/merigotjpg-fffc0-4dff0.jpg" width='320' height='282' />Au printemps 1376, une expédition conduite par le Viconte de Polignac repris le château aux hordes anglaises, mais en 1379, Amérigot Marches sachant que le fort était mal gardé s'en empara et y établit son quartier général. C'est de là. que partirent en 1381 trente routiers signale Rémy Raignoux, avec Amérigot Marches à. leur tête. Ils prirent le château des Mercoeurs par la ruse.</p> <p style="text-align: justify;">En 1382, les Etats de la Province d'Auvergne, du parti Français, rachetèrent plusieurs châteaux. Celui des Fortuniers fut racheté en 1383.<br class="autobr">Amérigot Marches fut écartelé à Paris le 12 Juillet 1391 et sa tête fut mise au bout d'une lance. (Miniature de la BNF sur l'éxécution, ci-contre).<br class="autobr">Par la suite, on ne sait pas trop comment le château fut détruit. Les Rochefort d'Ally n'étant pas en mesure de le reconstruire se contentèrent de le remplacer par une simple maison au bourg de </p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH187/maison-fortue421-b2ea1.jpg" style='margin-right: 8px; margin-left: 8px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='187' /><span style="text-align: justify;">Vèze. Elle servait a recueillir les redevances en grains et autres taxes dues à la </span>Seigneurerie<span style="text-align: justify;">. Cette maison flanquée d'une tour ronde existe toujours (Photo ci-contre).</span></p> <p style="text-align: justify;">Selon d'anciens documents Guillaume de Rochefort est le seigneur possédant le château des Fortuniers de Vèze en 1302. A cette époque, les petits seigneurs ont contribué au regroupement des populations très dispersées et à la mise en valeur de terres placées jusque là en marge de toute occupation humaine depuis la période gallo-romaine. <br></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Des traces et des indices</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">La fortification, dont il ne reste rien aujourd'hui, était construite à 1230 mètres d'altitude sur une butte rocheuse qui lui servait d'assise, la Montagne de Fortunier-bas. Sa présence est attestée sur les anciens plans parcellaires par « Le château ».<br>Le point le plus élevé du site est une motte dont les terres rapportées entourent un enrochement, précise l'historien Bruno Phalip qui a effectué des relevés de terrain en 1985 et 1986. Il a remarqué des traces de logis au sommet de la butte selon un plan octogonal. Autour de la motte subsistent les traces d'un fossé et une levée de terre en arc de cercle formant un rempart.<br> A l'intérieur de cette fortification l'historien a comptabilisé une quarantaine de maisons .Une vue aérienne prise en 1990 permet de voir quelques uns de ces indices de constructions.<br class="autobr">Lors de précédentes recherches, les spécialistes de l'archéologie médiévale avaient noté la présence de mortier de chaux au sommet de la butte et trouvé des fragments de céramiques de la fin du Moyen-Age sur ses pentes.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fortunier2jp3375.jpg" style='border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='332' /></p> <p style="text-align: justify;"><em>Vue aérienne du site des Fortuniers qui révèle les creux attestant l'occupation ancienne des lieux</em></p> <p style="text-align: justify;"><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fortuniers5jf049.jpg" width='500' height='280' /></em><br></p></div> L'habitat fortifié de La Terrisse http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article251 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article251 2017-01-29T15:48:20Z text/html fr Pascal Voisin <p>Au sommet du Mont Chastel à 1287m d'altitude, sur le territoire de la commune de Vèze, on peut déceler très facilement les traces d'un habitat fortifié qui a perduré selon les archéologues jusqu'au 14ème siècle.<br class='autobr' /> Le Mont Chastel dominé au Moyen-Age par un habitat fortifié<br class='autobr' /> Plan extrait de l'exposition "l'archéologie vue du ciel : paysages en palimpseste (Aurillac 2011). 1 enceinte quadrangulaire principale. 2 deuxième enceinte et ses traces de structures en (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton251.jpg" width='150' height='97' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Au sommet du Mont Chastel à 1287m d'altitude, sur le territoire de la commune de Vèze, on peut déceler très facilement les traces d'un habitat fortifié qui a perduré selon les archéologues jusqu'au 14ème siècle.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chateauterrief87.jpg" width='500' height='213' /> <em>Le Mont Chastel dominé au Moyen-Age par un habitat fortifié</em><br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/PLAN-VEZE2bj1fb0.jpg" width='500' height='246' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>Plan extrait de l'exposition "l'archéologie vue du ciel : paysages en palimpseste (Aurillac 2011). </em><em>1 enceinte quadrangulaire principale. </em><em>2 deuxième enceinte et ses traces de structures en creux</em></p> <p style="text-align: justify;">En parcourant le site situé sur le bord des estives orientales du Cézallier, aujourd'hui le visiteur peut remarquer des restes de murs en pierre et des creux, vestiges des fossés d'une fortification du 14ème siècle : le château de la Terrisse</p> <p style="text-align: justify;"> Le site, bordé à l'est, au sud et à l'ouest par de forts escarpements, domine le vallon du Radonnet et la retenue artificielle de la Sianne.<br>Selon l'étude de Bruno Phalip, la fortification mérovingienne se composait d'une enceinte de plan rectangulaire avec un fossé entouré d'un rempart de terre arable, système de protection habituel à cette époque.</p> <p style="text-align: justify;">Pour isoler encore plus la fortification, un fossé et un rempart de terre délimitaient un espace collectif plus vaste. D'après les relevés de Bruno Phalip, ce rempart protégeait une vingtaine de petits bâtiments placés de manière octogonale par groupe de quatre ou cinq..</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">La confirmation des vues aériennes</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">L'existence d'un château est plusieurs fois citée dans des documents anciens sur la région de la Haute-Auvergne. L'étude des archives, complétées par des vues aériennes (1) permettent malgré la disparition de tout habitat, de reconstituer l'habitat fortifié à l'époque médiévale qui était implanté au sommet de cette petite montagne aux portes de la vallée de la Sianne.</p> <p style="text-align: justify;">La structure la plus importante est une double enceinte quadrangulaire aux dimensions impressionnantes. Elle pouvait servir d'aménagement militaire.<br>Un second système de défense a aussi été identifié, constitué d'un fossé et de sa levée de terre, qui englobe tout un ensemble de structures dont il reste des traces en creux au sol, probablement les habitations associées à l'édifice militaire en basse-cour. <br>Ces structures difficilement repérables au sol ont été mises en relief par des vues aériennes.</p> <p style="text-align: justify;">Ces trous dans la terre prennent vie et permettent d'imaginer l'une des structures médiévales du Cézallier aujourd'hui disparue.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chateau2jpg-9090.jpg" width='500' height='277' /> <em>Restes de murs sur le Mont Chastel</em><br></p></div> La grotte du Cuze http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article385 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article385 2017-01-28T11:21:44Z text/html fr Pascal Voisin <p>Comme sous la patte d'un géant, la curieuse grotte du Cuze (Charmensac) ouvre l'accès aux mystères de l'ère du volcanisme en Auvergne. Nous avons sur ce site impressionnant la démonstration du système de création de cavités par des bulles de gaz piégées dans la lave en se refroidissant.<br class='autobr' /> Un impressionnant travail d'érosion<br class='autobr' /> Le magma en fusion qui s'échappait des cheminées volcaniques environnantes pour former la lave, contenait une phase liquide plus ou moins (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique143" rel="directory">Les grottes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton385.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Comme sous la patte d'un géant, la curieuse grotte du Cuze (Charmensac) ouvre l'accès aux mystères de l'ère du volcanisme en Auvergne. Nous avons sur ce site impressionnant la démonstration du système de création de cavités par des bulles de gaz piégées dans la lave en se refroidissant.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cuzet2jpg-404041.jpg" width='500' height='279' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>Un impressionnant travail d'érosion</em></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cuzet3jpg-1f1f94-0ec57.jpg" width='250' height='188' />Le magma en fusion qui s'échappait des cheminées volcaniques environnantes pour former la lave, contenait une phase liquide plus ou moins fluide selon sa nature, et une phase gazeuse.<br class="autobr">Les laves basaltiques que nous trouvons sur notre territoire, et notamment sur le site du Cuze, étaient à l'origine très fluides. C'est ce qui a permis la formation de coulées parfois très longues. Les gaz s'en échappaient assez facilement, mais parfois ceux-ci étaient emprisonnés.</p> <p style="text-align: justify;">L'érosion qui a fait son oeuvre, a un beau jour atteint cette cavité gazeuse qui s'est échappée par la suite, laissant à l'air libre l'emplacement des gaz : une grotte, que nous pouvons admirer aujourd'hui.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cuze540jpg-ffa26.jpg" width='500' height='327' /><br class="autobr"></p> <p><em>Un espace hors du temps</em></p> <p><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cuzetcompo1je19d.jpg" width='500' height='378' />Prismations géométriques </em><br></p> <p><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cuzet4jpg-656562.jpg" width='500' height='212' /></em><br></p> <p><em> Sous le bout de la coulée de lave, la grotte du Cuze</em><br></p></div> Une sculpture comme seul trace du château de Laurie http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article357 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article357 2017-01-28T10:19:15Z text/html fr Pascal Voisin <p>Quelques grandes familles de la vallée de la Sianne ont bâti entre le 10ème et 18ème siècle des petits châteaux. La plupart n'ont pas survécu à l'évolution des sociétés. Celui de Laurie situé au centre du bourg à complètement disparu, seul une sculpture en bois permet de se faire une idée de cette construction.<br class='autobr' /> Dans le premier quart du 20ème siècle on pouvait encore voir près de la place de l'église de Laurie les derniers vestiges du château. Depuis, les restes des vieux (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory">Les châteaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton357.jpg" width='150' height='117' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Quelques grandes familles de la vallée de la Sianne ont bâti entre le 10ème et 18ème siècle des petits châteaux. La plupart n'ont pas survécu à l'évolution des sociétés. Celui de Laurie situé au centre du bourg à complètement disparu, seul une sculpture en bois permet de se faire une idée de cette construction.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Dans le premier quart du 20ème siècle on pouvait encore voir près de la place de l'église de Laurie les derniers vestiges du château. Depuis, les restes des vieux murs ont été rasés et les pierres réutilisées pour d'autres constructions.</p> <p style="text-align: justify;">Les anciens se souviennent avoir gardé enfants les vaches dans "le pré du château" ou cueilli des mûres sous cet amas de pierre que soutenait encore un linteau sculpté.</p> <p style="text-align: justify;">On peut se faire une idée de l'aspect extérieur du château grâce à une petite sculpture en bois exécuté par un agriculteur du village de Laurie vers 1850. Et si la reproduction est fidèle, le petit château de Laurie ne devait pas manquer d'allure.</p> <p style="text-align: justify;">Le château fut détruit un soir de 1877 par un incendie dans des conditions troublantes : par la foudre lors d'un violent orage selon certaines sources, un mauvais coup pour d'autres.</p> <p style="text-align: justify;">Cette modeste demeure de Haute-Auvergne a vu naître Marie-Rosalie Bourdeilles-Brantôme de Laurie qui épousa en 1783 un aristocrate anglais, Lord Edward Onslov. De cette union devait naître la branche auvergnate des Onslow, qui comportera de nombreux artistes : Georges, le musicien de renom, dont les oeuvres sont régulièrement jouées à travers le monde, et le peintre Edouard, son neveu, dont les toiles sur la vie populaire en Auvergne sont unanimement reconnues.</p> <p style="text-align: justify;">La dernière occupante du château fut Mademoiselle Gabrielle de Bourdeille.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chateaulauri155b.jpg" width='500' height='335' /> <em> Sculpture en bois représentant le château de Laurie exécutée vers 1850</em><br></p></div> Le chaume http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1555 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1555 2017-01-27T18:06:35Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le chaume fut la couverture la plus courante depuis les gaulois jusqu'au 19ème siècle. Comme la population rurale vivait en autarcie, la paille, le roseau ou genêt se trouvaient sur place et chacun pouvait couvrir et entretenir sa maison.<br class='autobr' /> Maison couverte en chaume (hameau de La Besseyre, Molèdes, 1962)<br class='autobr' /> Difficile d'imaginer aujourd'hui que la plupart des maisons paysannes de notre région étaient couvertes en paille de seigle. Beaucoup de traces cependant dans le bâti (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique157" rel="directory">Les toitures du Cantal</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1555.jpg" width='150' height='91' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le chaume fut la couverture la plus courante depuis les gaulois jusqu'au 19ème siècle. Comme la population rurale vivait en autarcie, la paille, le roseau ou genêt se trouvaient sur place et chacun pouvait couvrir et entretenir sa maison.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chaumiere-la4bc3.jpg" width='500' height='281' /><em>Maison couverte en chaume (hameau de La Besseyre, Molèdes, 1962)</em><br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH256/chaumier-fey5e17-7981e.jpg" width='250' height='256' />Difficile d'imaginer aujourd'hui que la plupart des maisons paysannes de notre région étaient couvertes en paille de seigle. Beaucoup de traces cependant dans le bâti ancien du nord Cantal. : les pignons à redent et les toits à fortes pentes. <br class="autobr">En 1850 le chaume atteignait 50% des habitations du Cantal. La fréquence du chaume sur les toits était due aussi aux difficultés de transport et le coût élevé des autres matériaux . Ce fut aussi un frein à l'implantation de la lauze et et de la tuiles.<br class="autobr">Les craintes d'incendie ont aussi amené les municipalités à interdire le chaume. Enfin, les cultures ont aussi changé, notamment la disparition progressive de la culture du seigle jusqu'à l'apparition des moissonneuses qui cassaient la paille, la rendant inutilisable pour la couverture des maisons.<br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH158/chaumierjpg-97fc-1e5e7.jpg" width='250' height='158' /><span style="color:#ff0000;"><strong>Paysan-chaumier d'occasion</strong></span><br>Les artisans chaumiers étaient peu nombreux autrefois. Les paysans étaient donc très souvent chaumier d'occasion. Le toit en chaume ne nécessitait pas forcément une main d'oeuvre professionnelle, les réparations et l'entretien général se faisaient par l'habitant...comme pour les constructions elles-mêmes qui étaient montées par les paysans en faisant appel aux voisins par l'échange de services.</p> <p><strong style="color: rgb(255, 0, 0);">Le chaume ne couverture végétale traditionnelle</strong></p> <p style="text-align: justify;">Avec le chaume, les anciens pratiquaient déjà le développement durable : <br>Paille de seigle : le chaume est la tige du seigle<br>Produit renouvelable, insensible au gel, à la grêle et à la neige.<br>Récolte : après la moisson à la faucille ou à la faux <br>Gerbe ou kiès 40cm (5kg)<br>Gerbes de faîtage : repliées sur l'autre versant en alternance et souvent surépaisseur<br>Pose : 10 kiès au m2, souple et facile à employer<br>Poids au m2 : 25 à 35kg<br></p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH158/Cabane-le-Ro621c-954b1.jpg" style='margin-right: 8px; margin-left: 8px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='158' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;">Epaisseur du chaume 30cm pour une parfaite étanchéité. Il permet d'épouser la forme de la charpente et de rattraper l'irrégularité du toit en réglant l'épaisseur du chaume<br>Isolation thermique : le chaume ne transmet pas la chaleur du soleil à l'intérieur de l'habitation. Il représente une couche d'air épaisse<br>Isolation acoustique : la pluie ne fait pas de bruit en tombant sur le toit</p> <p style="text-align: justify;">Charpente : légère donc économique en bois<br>Chevrons formant fermes : tous les mètres<br>Liteaux chevillés : tous les 25 à 30 cm<br>Inclinaison de la pente de la charpente : 40 à 50 degrés pour éviter la stagnation de l'eau et de la neige</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/hhjpg-e9098ee909.jpg" style='border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='245' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>Maison recouverte en chaume à différentes périodes (hameau de La Besseyre, Molèdes, 1962)</em></p> <p style="text-align: justify;">Durée d'un toit : 40 ans minimum (15 ans pour le genêt)<br>Entretien : après 25 ans le chaume s'amenuise, il faut combler les vides et retrouver de l'épaisseur par de nouvelles gerbes. Un toit en chaume était rarement refait entièrement, mais morceau par morceau.. et ça se voyait au niveau de la couleur.<br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH201/IMG_6675gened5bb-8ea8b.jpg" width='250' height='201' />Le genêt aussi...</span></strong></p> <p>Ressource végétale abondante dans le Massif Central, le genêt ne couvrait pas seulement quelques bâtiments à usage d'habitation, mais était aussi employé pour de petits édifices ruraux utilitaires. La charpente légère était composée d'un treillis qui supportait un entrelacs de branches de genêt d'environ un mètre de longueur. Les genêts étaient récoltés début octobre jusqu'à la fin avril lorsque la sève est absente.</p></div> Le sous-sol du Cantal, richesse pour nos toitures http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1590 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1590 2017-01-27T16:34:40Z text/html fr Pascal Voisin <p>Deux cartes réalisées par le CAUE-Cantal déclinent les principales zones ou se trouvent les différents matériaux utilisés pour la construction du bâti ancien cantalien. La richesse du sous-sol du Cantal a permis au cours des siècles la construction de toutes sortes de bâtiments.<br class='autobr' /> Données géologiques et localisation géographique<br class='autobr' /> La carte géologique du Cantal fait ressortir les principales zones où se trouvent les matériaux de base ayant servi à la construction des murs des maisons mais (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique157" rel="directory">Les toitures du Cantal</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1590.jpg" width='150' height='79' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Deux cartes réalisées par le CAUE-Cantal déclinent les principales zones ou se trouvent les différents matériaux utilisés pour la construction du bâti ancien cantalien. La richesse du sous-sol du Cantal a permis au cours des siècles la construction de toutes sortes de bâtiments.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: left;"><span style="color:#ff0000;"><strong style="color: rgb(255, 0, 0); text-align: justify;">Données géologiques et localisation géographique<strong class="spip"></strong></strong></span></p> <p style="text-align: justify;">La carte géologique du Cantal fait ressortir les principales zones où se trouvent les matériaux de base ayant servi à la construction des murs des maisons mais aussi des couvertures.<br></p> <p><img alt="" style='' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/carte1-2jpg-4c7b.jpg" width='500' height='334' /></p> <p class="spip" style="text-align: left;"><span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span>.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Carte répertoriant par trois couleurs les zones de toitures en schiste, en tuile canal et les zones où les deux se mélangent</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Il existe une nette opposition entre les toitures du versant Nord-Est du Massif cantalien (influences des Limagnes) et celles du versant Sud-Ouest (influences méridionnales).<br class="autobr">Deux grands types de toitures fusionnent en périphérie sur les bords Nord-Ouest et Sud-Ouest du massif montagneux. C'est ce que font apparaître les cartes réalisées par le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement (CAUE-Cantal)<br></p> <p><img alt="" style='' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/carte2-2jpg-c803.jpg" width='500' height='577' /><br></p></div> Le coeur http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article178 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article178 2017-01-24T18:08:08Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le motif du cœur est l'un des symboles les plus utilisés sur le bâti ancien du Cézallier. Symbole de la terre mère chez de nombreuses civilisations, donc de la fécondité, le motif du coeur est lié à la passion, il représente donc l'amour, la protection et l'union du couple. Pas étonnant qu'il figure en bonne place dans le décor symbolique des habitations rurales.<br class='autobr' /> Découpé dans le bois des volets, le motif du coeur assure un minimum d'éclairage. Mais cette (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton178.jpg" width='150' height='90' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le motif du cœur est l'un des symboles les plus utilisés sur le bâti ancien du Cézallier. Symbole de la terre mère chez de nombreuses civilisations, donc de la fécondité, le motif du coeur est lié à la passion, il représente donc l'amour, la protection et l'union du couple. Pas étonnant qu'il figure en bonne place dans le décor symbolique des habitations rurales.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Découpé dans le bois des volets, le motif du coeur assure un minimum d'éclairage. Mais cette petite ouverture participe en fait au dispositif protecteur et porte-bonheur de la maison. C'est pourquoi il est présent fréquemment gravé dans la pierre des linteaux de portes. Il marque la volonté des propriétaires de s'en servir comme signe magique pour écarter tout ce qui pourrait nuire au bonheur de la famille.</p> <p style="text-align: justify;">Le coeur signifie l'union des opposés complémentaires, principe d'une symétrie parfaite réunissant les deux principes en un seul. </p> <p style="text-align: justify;">La forme originale du coeur issue du monde des plantes, la feuille de lierre par exemple qui a une très longue durée de vie, est devenu au fil du temps une représentation parfaite de l'amour et de la fidélité réunis</p> <p style="text-align: justify;">Le coeur renversé présent sur certaines maisons est désormais rare sur le bâti ancien. Cette double figure symbolique (coeur et croix) fut un motif utilisé autrefois par les familles protestantes qui retournaient à l'envers le coeur. Le coeur ainsi renversé est tourné vers le ciel, vers les forces d'en haut.</p> <p style="text-align: justify;">L'idée que le coeur humain , organe essentiel du corps, est siège des sentiments et des émotions est vieux comme le monde.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/volet-compo18862.jpg" width='500' height='720' /></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/coeur-compo30533.jpg" width='500' height='338' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Le coeur renversé...tourné vers le ciel</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/coeur-compo43dfe.jpg" width='500' height='166' /></p> <p style="text-align: justify;"><em>Le coeur renversé présent sur certaines maisons d'Auvergne est désormais rare sur le bâti ancien. Cette double figure symbolique coeur et croix fut un motif utilisé autrefois par les familles de confession protestante qui retournaient à l'envers le coeur. Renversé, il est tourné vers le ciel, vers les forces d'en haut.</em></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Sculpté dans la pierre... pour une passion qui dure</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/double-coeur10dc.jpg" width='500' height='204' /></strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><em>Le coeur symbole des sentiments, porte-bonheur, est sur ce linteau de porte discrètement présent (hameau de Fondevialle, Molèdes)</em><span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span><br></p></div> La joubarbe, protectrice de la foudre http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1919 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1919 2017-01-24T14:46:30Z text/html fr Pascal Voisin <p>La joubarbe, malgré son apparence anodine se trouvait fréquemment sur le toit des maisons en chaume, sur le faîtage principalement, puis sur des toitures en lauze. Cette pratique qui a quasiment disparu de nos villagesfut très vivace en Haute-Auvergne.<br class='autobr' /> La joubarbe se remarque encore sur des toitures en lauze, trace d'une pratique traditionnelle<br class='autobr' /> Si la joubarbe résiste encore sur certains murs de clôture, non loin de la porte d'entrée ou sur le bâti de proximité comme le four à (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1919.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La joubarbe, malgré son apparence anodine se trouvait fréquemment sur le toit des maisons en chaume, sur le faîtage principalement, puis sur des toitures en lauze. Cette pratique qui a quasiment disparu de nos villagesfut très vivace en Haute-Auvergne.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/joubarbe2jpg5098.jpg" width='500' height='212' /><em>La joubarbe se remarque encore sur des toitures en lauze, trace d'une pratique traditionnelle</em><br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH172/joubarbe-3jpe3e2-a03ce.jpg" width='250' height='172' />Si la joubarbe résiste encore sur certains murs de clôture, non loin de la porte d'entrée ou sur le bâti de proximité comme le four à pain ou la porcherie attestant d'une importante tradition. Autrefois c'était une plante des toitures.</p> <p style="text-align: justify;">La coutume attestée par de nombreuses études ethnologiques régionales se rapportait à la crainte de l'orage chez les anciens notamment dans la civilisation Romaine. Ce grand phénomène céleste longtemps inexpliqué a de tous temps impressionné l'imagination et a suscité diverses méthodes de protection pour écarter la foudre. La joubarbe avait cette particularité dans les croyances anciennes.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">La joubarbe : protection des bâtiments </span></strong></p> <p style="text-align: justify;"> S'il est maintenant difficile de retrouver les origines exactes de la croyance en la protection des bâtiments par cette plante, des motifs d'ordre strictement pratiques et fonctionnels ont certainement joué un grand rôle. En effet, le caractère couvrant et persistant des Joubarbes, leur enracinement solide, et leur parfaite résistance à la sécheresse et au froid, en faisaient des plantes idéales et durables pour couvrir les faîtières des toits de chaume très nombreux en Haute-Auvergne. </p> <p style="text-align: justify;">Cette coutume a traversé les siècles, et quand au 18ème siècle le naturaliste Linné a voulu fixer le nom de l'espèce la plus utilisée pour cet usage, c'est à son seul usage domestique qu'il a fait référence et non à son habitat rupestre originel : « Sempervivum tectorum », littéralement : la "Joubarbe des toits".<br></p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/joubarbe-4jpaa0c-b167e.jpg" style='margin-right: 8px; margin-left: 8px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='188' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Plante médicinale aussi</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Quand a l'utilisation médicinale des Joubarbes, également fort ancienne, elle était utilisée en applications locales. La Joubarbe est l'une des nombreuses "Herbes-aux-coupures", "Herbes-aux-brûlures" ou "Herbes-aux-cors", du fait des propriétés cicatrisantes-apaisantes ,réelles ou supposées, de l'abondant suc de ses feuilles, que l'on plaçait directement sur la blessure, la brûlure ou l'excroissance indésirable<br></p></div> Les niches à Vierge protectrice http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1918 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1918 2017-01-24T14:18:44Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'installation d'une statuette de la Vierge dans une petite niche ou la placer en façade de la maison d'habitation est une coutume fréquente dans toutes les régions, mais peu représentative dans nos villages du nord-Cantal.<br class='autobr' /> Placée en hauteur la niche à Vierge veille sur l'étable au milieu du village (hameau d'Aubegeac, Peyrusse)<br class='autobr' /> La Vierge Marie dans la religion Catholique a eu un rôle protecteur dans les rites et croyances populaires. On attribuait à une (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1918.jpg" width='150' height='96' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'installation d'une statuette de la Vierge dans une petite niche ou la placer en façade de la maison d'habitation est une coutume fréquente dans toutes les régions, mais peu représentative dans nos villages du nord-Cantal.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/niche2jpg-e0e033.jpg" width='500' height='364' /><em>Placée en hauteur la niche à Vierge veille sur l'étable au milieu du village (hameau d'Aubegeac, Peyrusse)</em><br></p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/niche3jpg-cfcf9f-cfb6e.jpg" style='margin-right: 8px; margin-left: 8px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='333' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;">La Vierge Marie dans la religion Catholique a eu un rôle protecteur dans les rites et croyances populaires. On attribuait à une niche à Vierge une fonction protectrice et de sécurité, notamment contre les incendies tant redoutés. Ainsi, à côté des riches statues des églises on trouve ici et là de petites niches creusées dans les murs des habitations. Dans les villes elles sont souvent dans les angles comme à Allanche et Blesle.</p> <p style="text-align: justify;">La plupart des niches protectrices sont fermées par une grille en fer. En milieu rural les niches à Vierge sont modestes et parfois même rudimentaires. Elles abritent de simples statues de plâtre ou en métal peint.</p> <p style="text-align: justify;">Ce patrimoine discret est le reflet d'une imagerie religieuse qui venait compléter des pratiques liées aux dévotions encouragées par l'Eglise Catholique. Placer une niche à Vierge manifestait pour les propriétaires la volonté de mettre la maison entière sous la protection et entre les mains de Dieu. Le 19ème siècle à représenté une période de renouveau pour cet art religieux modeste sur le bâti rural Cantalien.<br></p></div> Le fer écorché http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article173 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article173 2017-01-23T14:29:27Z text/html fr Pascal Voisin <p>De rares maisons de Haute-Auvergne arborent encore des nœuds de sorcières (deux C accolés dos à dos). Ces pièces de fer dont les aspérités sont pointées vers l'extérieur, protégeaient les petites ouvertures. On les appelle aussi « écorche loup ».<br class='autobr' /> Fer écorché caractéristique avec ses deux C accolés obstruant le passage aux mauvais génies dans l'imposte d'une porte d'entrée (hameau d'Anliac, Laurie)<br class='autobr' /> Connaissant la malignité des forces diaboliques et des (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton173.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>De rares maisons de Haute-Auvergne arborent encore des nœuds de sorcières (deux C accolés dos à dos). Ces pièces de fer dont les aspérités sont pointées vers l'extérieur, protégeaient les petites ouvertures. On les appelle aussi « écorche loup ».</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fer14jpg-004004f.jpg" width='500' height='147' /><em>Fer écorché caractéristique avec ses deux C accolés obstruant le passage aux mauvais génies dans l'imposte d'une porte d'entrée (hameau d'Anliac, Laurie)</em><br></p> <p style="text-align: justify;">Connaissant la malignité des forces diaboliques et des jeteurs de sorts, les anciens se défendaient en multipliant les remparts magiques. Toutes les ouvertures de la maison et des bâtiments agricoles étaient considérées comme vulnérables. Il fallait donc les protéger par des signes forts contre d'éventuelles agressions extérieures, réelles ou imaginaires.</p> <p style="text-align: justify;">Pour barrer l'imposte d'une porte d'entrée d'une maison, d'un oculus ou d'un fenestrou on plaçait un fer écorché appelé aussi noeud de sorcière ou écorche loup. Ces pièces de fer avec deux C accolés dos à dos représentant les cornes d'un bouc, dont les aspérités sont pointées vers l'extérieur, protégeaient les petites ouvertures. Cette défense fréquemment utilisée sur le bâti rural est aussi très présente dans le milieu urbain notamment à Murat et Saint-Flour.<br>Outre sa fonction sécuritaire pour empêcher le passage d'un intrus dans le logis ou la grange, il symbolisait par extension une protection à l'esprit malin et le diable.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fer-compo1jp01f6.jpg" width='500' height='324' /></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le bouc, associé au diable depuis le Moyen-Age</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 7px; margin-right: 7px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH256/fer12jpg-6806807-5c453.jpg" width='250' height='256' />Les attributs du bouc et notamment ses cornes sont ceux qu'on a associé plus souvent au diable. Le bouc a de longues cornes en forme de lyre. Il charge quand il protège son troupeau. Il est associé au combat, au sacrifice, d'où l'expression « bouc émissaire ».</p> <p>Traditionnellement, image de la luxure et l'abomination, le bouc a pris sa force au Moyen-Age lorsqu'on a associé et représenté le diable sous la forme d'un bouc. Ainsi, devenu animal fétiche, symbolisé par un morceau de fer capte ici le mal, protège des influences pernicieuses, capte tous les malheurs du dehors et les empêches d'entrer dans la maison.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Une ferronnerie exceptionnelle utile et symbolique</strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/volet-bouc1j82db.jpg" width='500' height='412' /><br>Cette ferronnerie de volet, décorative à première vue, est à la fois un fer écorché et un repousse-diable, avec le symbole de la tête de bouc reproduit le long de la ferrure. Si habituellement le fer écorché est utilisé pour empêcher d'entrer dans la maison, il rempli ici uniquement son rôle symbolique contre les forces du mal.<br>La tête de bouc, image de Satan, est particulièrement symbolisée par le triangle accompagné de deux cornes et prolongé d'une pointe frontale. C'est une pièce exceptionnelle sur une maison du bourg d'Auriac-l'Eglise représentative des croyances d'autrefois contre les mauvais génies, les sorciers, les dracs, le diable...<br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fer15jpg-7a97a95.jpg" width='500' height='337' /><em>Fenestrou de l'étable du buron de Moudère (Vèze)</em></p></div> Les têtes humaines http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article175 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article175 2017-01-23T13:17:20Z text/html fr Pascal Voisin <p>Parmi le décor symbolique présent sur les maisons anciennes, le veilleur de pierre est parmi la représentation la plus énigmatique. Son rôle est mal connu. Il s'inscrit en tout cas dans la panoplie des signes visbles de protection sur le bâti ancien de Haute-Auvergne.<br class='autobr' /> Veilleur sur une maison au hameau du Bru (Charmensac)<br class='autobr' /> Dans l'antiquité déjà on croyait que la tête, partie la plus noble du corps humain avait le pouvoir de conjurer le mal. Les celtes donnaient à leurs (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton175.jpg" width='150' height='107' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Parmi le décor symbolique présent sur les maisons anciennes, le veilleur de pierre est parmi la représentation la plus énigmatique. Son rôle est mal connu. Il s'inscrit en tout cas dans la panoplie des signes visbles de protection sur le bâti ancien de Haute-Auvergne.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/veilleur3jpgb061.jpg" width='500' height='340' /> <em>Veilleur sur une maison au hameau du Bru (Charmensac)<br></em></p> <p style="text-align: justify;">Dans l'antiquité déjà on croyait que la tête, partie la plus noble du corps humain avait le pouvoir de conjurer le mal. Les celtes donnaient à leurs habitations des décors représentant des figures humaines pour repousser les mauvais esprits.<br>Anthropologues et historiens s'accordent pour reconnaître aux têtes sculptées sur les anciennes maisons rurales une fonction protectrice issues de ces anciennes croyances. On en trouve encore sur quelques maisons anciennes situées aux angles des constructions ou sur les façades. </p> <p style="text-align: justify;">Ces têtes humaines énigmatiques ne s'imposent pas au regard à cause de la modestie de leur taille. Le visage asexué, sans chevelure, à la physionomie impassible, exprime la veille et la sécurité. </p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Un rappel des génies bienfaisants</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="Veilleur discret (hameau du Bru, Charmensac)" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 7px; margin-right: 7px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH380/veilleur5bjp4937-30b57.jpg" width='250' height='380' />On peut passer près d'une tête protectrice sans la remarquer. Le symbole qu'elle représente n'avait pas pour but d'être particulièrement visible aux yeux de la communauté villageoise. C'est pourquoi ces sculptures de pierre sont insérées dans un endroit quelconque de la maçonnerie de la maison.t<br></p> <p style="text-align: justify;">La petite scupture sur la photo ci-contre respecte la tradition puisqu'elle est placée dans un angle du mur de la maison de l'ancien forgeron du hameau du Bru (Charmensac)<br class="autobr"></p> <p style="text-align: justify;">La petite taille de ces représentations de faces humaines aura été fatale pour beaucoup d'entre elles. Lors des rénovations des bâtiments et de la mode des enduits en ciment sur les façades, beaucoup de têtes protectrices ont disparu. Elles sont donc très rares aujourd'hui en Haute-Auvergne.</p> <p style="text-align: justify;">Selon les spécialistes de l'architecture rurale, on peut rapprocher ces sculptures de pierre des génies bienfaisants, garant de la sécurité et du bonheur de la famille, qui prenaient place dans les maisons romaines, puis gallo-romaines. </p> <p style="text-align: justify;">Les tailleurs de pierre de l'art roman utiliseront aussi les formes humaines sur les édifices religieux, notamment sur les modillons de nos églises rurales.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Le veilleur de la dernière demeure</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><b> </b></p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></p> <p></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p><b></b></p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/veilleur-comf698.jpg" width='500' height='237' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Le veilleur du cimetière de la commune de Molèdes reste une énigme. A-t-il été placé sur l'angle du mur du cimetière en bonne connaissance de sa symbolique, ou provient-il d'une maison démolie et placé là sans en connaître le sens ? Il trône et veille désormais sur la dernière demeure des habitants du village. Une présence troublante.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Le visage comme symbole et signe visible</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/veilleur-com67d9.jpg" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='236' /></p> <p style="text-align: justify;">Cette simple sculpture décline les principaux traits d'un visage qui veille sur l'ouverture d'une grange (hameau Le Vau, Charmensac)</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Sous la toiture : le corbeau-veilleur</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/veilleur-com12f8.jpg" width='500' height='220' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Sur l'ancienne maison rural du Cantal pour supporter le débord de la toiture en chaume ou en lauze, le corbeau était un élément le plus fréquemment utilisé au sommet du mur. Si les visages de pierre sont fréquent sur les corbeaux-modillons des églises, ils se retrouvaient plus rarement sur les maisons. Celui que l'on peut voir sur une maison d'habitation du 18ème siècle au hameau d'Allagnon (commune de Molèdes), est placé dans l'axe de la porte d'entrée. Il prend ici tout son sens de veilleur.</p> <p style="text-align: justify;"><b></b></p></div> Les dates de construction (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article392 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article392 2017-01-22T16:21:35Z text/html fr Pascal Voisin <p>Sur notre territoire peu de bâtiment possèdent des dates de construction antérieures au 19ème siècle. On remarque toutefois ici et là sur de très vieilles bâtisses paysannes quelques inscriptions de la fin du 18 ème siècle.<br class='autobr' /> .<br class='autobr' /> Si beaucoup de maisons anciennes ont aujourd'hui disparu, l'on sait toutefois que l'explosion de la construction en pierre liée à l'enrichissement des campagnes a suivi la Révolution, comme l'a décrit avec brio le capitaine Boudon dans (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton392.jpg" width='150' height='86' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Sur notre territoire peu de bâtiment possèdent des dates de construction antérieures au 19ème siècle. On remarque toutefois ici et là sur de très vieilles bâtisses paysannes quelques inscriptions de la fin du 18 ème siècle.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/1794jpg-ca3aca3a.jpg" width='500' height='289' /></p> <p style="text-align: justify;">.</p> <p style="text-align: justify;">Si beaucoup de maisons anciennes ont aujourd'hui disparu, l'on sait toutefois que l'explosion de la construction en pierre liée à l'enrichissement des campagnes a suivi la Révolution, comme l'a décrit avec brio le capitaine Boudon dans son livre "La terre sacrée" sur le hameau de Fraissinet et la Bastide sur la commune d'Auriac-l'Eglise.</p> <p style="text-align: justify;">On constate généralement que la date mise en valeur sur la maison d'habitation (maison bloc) n'est pas la même que celle de la porte des écuries, bâtiment souvent construit dès que les propriétaires en avaient les moyens. Quand la différence de date est importante, il peut s'agir alors d'une réutilisation ou d'une construction tardive due à un rallongement ou agrandissement successif de la propriété.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Ou sont placées les dates de construction</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 7px; margin-right: 7px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH168/date-24jpg-77631-62050.jpg" width='250' height='168' />Si certaines dates sont discrètes, la plupart s'imposent au regard par son emplacement sur la maison ou ses dépendances. Ces dates de construction sont placées généralement sur les façades principales . Les chiffres sont de style romain. Quelques exceptions en chiffres gothique. Elles figurent sur<br>- linteau de la porte d'entrée<br>- linteau de fenêtre<br>- clé de voûte en anse de panier des écuries et des granges</p> <p style="text-align: justify;">Dans la majorité des cas la pierre qui porte la date de construction se situe sur la partie haute de l'encadrement, centrée sur le linteau ou décalée sur le côté lorsqu'elle est associée à un anthroponyme ou des initiales. <br></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">La clé de voûte, pierre pour dater l'étable</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Sur les grands arcs des portes de grange, la date figure systématiquement sur le voussoir autobloquant, technique significative des grandes portes de granges du 19ème siècle.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/date-compojpa632.jpg" width='500' height='535' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong></strong></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Techniques de gravure</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Plusieurs types de gravures ont été répertoriés sur le bâti ancien de la vallée de la Sianne :</p> <p style="text-align: justify;">-gravure en creux sans fioriture<br>- gravure en creux avec cartouche à contour gravé ou sculpté, <br>- gravure simple en creux sur la face aplanie de la pierre<br>- date et nom gravés dans deux cartouches différentes<br>- cartouche soulignée par un liseret obtenu en gravant en creux une fine rainure légèrement en retrait du bord.<br>- gravure accompagnée de symboles (coeur, feuillage, soleil, croix latine, rouelle...)</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/date-compo2j29e2.jpg" width='500' height='737' /><br></p></div> Des maisons chargées d'intersignes http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article163 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article163 2017-01-21T17:40:18Z text/html fr Pascal Voisin <p>Les populations d'autrefois étaient convaincues qu'un monde inquiétant se cachait derrière le monde visible. Elles mettaient d'emblée les demeures à l'abri des forces mauvaises par une série de procédés magiques et religieux.<br class='autobr' /> La société rurale vivait en communion permanente avec le milieu naturel qui lui fournissait matériaux et subsistances. Mais ce milieu était très mal maîtrisé, difficillement compris, souvent dangereux.<br class='autobr' /> Il fallait donc trouver les moyens de se (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique56" rel="directory">Les symboles sur le bâti ancien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton163.jpg" width='150' height='103' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Les populations d'autrefois étaient convaincues qu'un monde inquiétant se cachait derrière le monde visible. Elles mettaient d'emblée les demeures à l'abri des forces mauvaises par une série de procédés magiques et religieux.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/LOGO2jpg-c13c130.jpg" width='500' height='124' /></p> <p style="text-align: justify;">La société rurale vivait en communion permanente avec le milieu naturel qui lui fournissait matériaux et subsistances. Mais ce milieu était très mal maîtrisé, difficillement compris, souvent dangereux. <br>Il fallait donc trouver les moyens de se prémunir contre toutes les menaces ambiantes, neutraliser les maléfices et les forces obscures qui rodaient. La <img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH232/LOGO3jpg-4b44b42-6e92b.jpg" width='250' height='232' />maison traditionnelle s'est ainsi chargée d'intersignes dont certains ne laissent aucun doute sur leurs fonctions et leurs significations.</p> <p style="text-align: justify;">Tous les décors encore visibles aujourd'hui sur le bâti ancien du Cézallier sont ainsi le produit d'une mentalité, d'émotions, de croyances. Impuissants à expliquer et à contrôler les phénomènes naturels, assaillis par leurs peurs, les populations rurales se sont réfugiées dans un mode de pensée souvent irrationnel qui ont imprégné durablement les décors des constructions.</p> <p style="text-align: justify;">Les anciens pensaient qu'il était possible de se préserver du malheur et des forces qu'ils ne maîtrisaient pas. Face aux dangers qui les entouraient, ils ont développé un ensemble de croyances.</p> <p style="text-align: justify;">L'épaisseur des murs des maisons ne suffisait pas pour protéger la famille, la plupart des décors et signes protecteurs ont été placés à proximité des ouvertures. En ayant ces pratiques, les populations rurales poursuivaient ce que faisaient depuis la nuit des temps les humains de toutes les civilisations de la planète.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/LOGO4jpg-1ae1ae0.jpg" width='500' height='333' /> La quille renversée et sa fonction symbolique de la croissance et de la prospérité<br></p></div> Des constructions de tradition néolithique http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article526 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article526 2017-01-16T21:56:29Z text/html fr Pascal Voisin <p>Reconnus aujourd'hui, à juste titre comme des constructions de grande valeur architecturale, les abris en pierre sèche témoignent de la civilisation pastorale, née au néolithique pour s'épanouir aux 18 et 19ème siècles. Une trentaine de ces abris ont été répertoriés dans la vallée de la Sianne.<br class='autobr' /> Les cabanes en pierre sèche sur le territoire de la vallée de la Sianne continuent de défier le temps. Ces petits abris rudimentaires révèlent l'identité de notre pays et de ses (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique55" rel="directory">Les abris vernaculaires</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton526.jpg" width='150' height='103' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Reconnus aujourd'hui, à juste titre comme des constructions de grande valeur architecturale, les abris en pierre sèche témoignent de la civilisation pastorale, née au néolithique pour s'épanouir aux 18 et 19ème siècles. Une trentaine de ces abris ont été répertoriés dans la vallée de la Sianne.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cabane-a3jpg6e23.jpg" width='500' height='250' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Les cabanes en pierre sèche sur le territoire de la vallée de la Sianne continuent de défier le temps. Ces petits abris rudimentaires révèlent l'identité de notre pays et de ses populations paysannes. Ils parlent encore aujourd'hui des bergers et des paysans, d'exigences pastorales imposées par la configuration du terrain ou l'éloignement des parcelles des villages.</p> <p style="text-align: justify;">L'émotion ressentie devant ces constructions champêtres nous replonge dans la réalité du monde rural d'autrefois, l'utilisation de la pierre comme matériaux de base, le rythme des saisons, la dure condition d'une population dont la terre était le seul moyen de subsistance.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cabane-a4jpg33a4.jpg" width='500' height='343' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Accroupies en plein champs ou nichés dans les longs murs, ces abris au confort spartiate, répondaient tout juste au besoin de repos, à la sieste, un repli en cas de pluie ou d'orage, à une époque où l'on séjournait avec les troupeaux dans les pâturages</p> <p style="text-align: justify;">Ces édifices ne sont plus utilisés aujourd'hui et beaucoup sont enfouies sous la végétation. Ils sont progressivement tombés dans l'oubli, y compris dans la mémoire collective.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Technique de construction</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH309/cabane-a1jpgd8a3-643f9.jpg" width='250' height='309' />Dans les cabanes en pierre sèche il n'y a pas de fondation en profondeur. Les premiers éléments sont posés sur le sol. Les pierres ne sont pas taillées, c'est leur forme naturelle qui régit la façon de les utiliser. En général on trouve, à la base, les éléments les plus stables et les plus volumineux. Il en est de même pour les angles et dans l'encadrement de la porte.</p> <p style="text-align: justify;">S'il n'y avait pas de problème majeur pour monter les murs avec les pierres prises sur place dans les éboulis, les émergements rocheux voisins, lorsqu'on arrivait au niveau du toit, les pierres se chevauchent dans un savant équilibre sans mortier ni liant. Point de charpente donc pour soutenir les petites voûtes, mais un amoncellement de pierres délicat et bien équilibré.</p> <p style="text-align: justify;">La technique de construction était simple : des pierres relativement plates empilées les unes sur les autres, et en couronne, elles se rejoignaient à l'extrême limite du toit.</p> <p style="text-align: justify;">L'entrée est toujours surbaissée avec pour linteau une pierre un peu plus importante que les autres. La porte est toujours de petite dimension, afin de décourager les gros animaux comme les vache de pénétrer dans l'abri et de le souiller.</p> <p style="text-align: justify;"><btrois types="" de="" cabanes="" dans="" la="" vallée="" sianne<="" b=""></btrois></p> <p style="text-align: justify;"><b>Sur notre territoire, deux types de cabanes sont observables.</b></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Cabane indépendante placé au milieu des parcelles</b></span><br>C'est le cas le plus fréquent sur le plateau basaltique du Montignat qui domine la sortie de la vallée de la Sianne, sur les parcelles de La Chau et de Fromental (Blesle, Saint-Etienne-sur-Blesle). Le site rassemble une quinzaine de cases remarquables. Voir notre fiche sur le site du Montignat).</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cabane-a5jpg897a.jpg" width='500' height='288' /><br class="autobr"><span style="color:#ff0000;"><b></b></span>.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Cabanes dans un long mur de soutien</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Ce type d'abri se remarque fréquemment dans toute la vallée. <br>Ces petits édifices sont en général très isolés en dehors des hameaux :(Serre, Le Bouchet (Auriac-l'Eglise), Luzargues, Fondevialle, Grèze (Molèdes), Châteauran, Jureuge (Laurie), Charmensac...</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/guerite3jpg-8bc0.jpg" width='500' height='214' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b></b></span><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/CABANE-A6jpge5e9.jpg" style='border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='251' /></p> <p style="text-align: justify;">C'est le cas de plusieurs abris sur le plateau de La Bastide entre La Bousseloeuf et La Rochette/Chabanes (Auriac-l'Eglise), Charmensac... <br>Eparpillés sur différentes parcelles ces longs murs représentent des dizaines d'années d'épierrement. Les abris sont totalement intégrés aux constructions.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cabane-a7jpgd4db.jpg" width='500' height='274' /></p></div> L'architecture vernaculaire, un art de l'empilement http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article37 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article37 2017-01-11T18:22:27Z text/html fr Pascal Voisin <p>Au 20ème siècle, les cabanes en pierre sèche sont progressivement tombées dans l'oubli, y compris dans la mémoire collective. Elles méritent pourtant une attention particulière.<br class='autobr' /> Les abris en pierre sèche ressemblent à de petites guérites au confort spartiate. On s'asseyait dedans, c'est tout. Elles sont incluses soit dans un empierrement où carrément au milieu des parcelles. Ces petits réduits servaient à la fois pour surveiller les troupeaux, comme abri au moment des (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique55" rel="directory">Les abris vernaculaires</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton37.jpg" width='150' height='98' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Au 20ème siècle, les cabanes en pierre sèche sont progressivement tombées dans l'oubli, y compris dans la mémoire collective. Elles méritent pourtant une attention particulière.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/CABANE1jpg-6614a.jpg" width='500' height='137' /></p> <p style="text-align: justify;">Les abris en pierre sèche ressemblent à de petites guérites au confort spartiate. On s'asseyait dedans, c'est tout. Elles sont incluses soit dans un empierrement où carrément au milieu des parcelles. Ces petits réduits servaient à la fois pour surveiller les troupeaux, comme abri au moment des fortes chaleurs ou de mauvais temps, à une époque ou les paysans séjournaient dans les pâturages et ne rentraient à la ferme que le soir.</p> <p style="text-align: justify;">Sur le plateau de la Bousseloeuf et du Montignat, on est frappé par la densité très élevée de cabanes et de murets liés à l'ancien parcellaire qui limitait les sentiers et les cultures d'autrefois. Mais partout, ont été construites des cabanes isolées, que l'on retrouvent encore intactes, malgré leur inutilité aujourd'hui.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cabane-a9jpg9a38-4abf2.jpg" width='250' height='188' />Ces petits habitats vernaculaires, tous sur des parcelles privées, sont de plusieurs types : fixés sur un pierrier, inclus dans un long mur, cabanes indépendantes acroupies en plein champs. Beaucoup sont désormais difficilement repérables car ils ne figurent sur aucune carte. Leur localisation est liée à l'empierrage et la végétation les cache aux promeneurs comme pour les protéger.</p> <p style="text-align: justify;">Les abris vernaculaires résistent difficilement au temps. Une pierre qui glisse et quelques années plus tard, c'est le mur qui bouge et la cabane parfois s'effondre. Les murets et les cabanes ne bénéficient plus de l'entretien constant et la consolidation permanente n'est plus assurée par les agriculteurs. <br></p> <p style="text-align: justify;">Ces constructions populaires étaient d'une grande utilité. S'il n'y avait pas de problèmes majeurs pour monter les murs des cabanes, lorsqu'on arrivait au niveau du toit, les pierres se chevauchent dans un savant équilibre, sans ciment ni liant pour laisser les pierres respirer tout en faisant barrage à la moindre goutte d'eau.</p> <p style="text-align: justify;">Ces abris sont extrêmement vulnérables. A nous de prendre conscience de leur intérêt pour notre histoire locale Ils sont l'expression de la culture d'une collectivité qui nous a précédé, de ses relations avec le territoire et, en même temps, l'expression d'une diversité culturelle régionale.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cabane-a10jpcbc0.jpg" width='500' height='285' /><br></p> <p style="text-align: justify;">.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ABRI-VEZEjpg46c2.jpg" width='500' height='287' /><br></p></div> <div class="hyperlien">Voir en ligne : <a href="http://www.cezalliersianne.asso.fr/index-fr.php?page=sianne-diaporama&id_rubrique=203#" class="spip_out">VOIR LE DIAPORAMA SUR LES ABRIS VERNACULAIRES</a></div> Jeu de quille de 8 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1916 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1916 2017-01-02T11:15:36Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le jeu de quille de 8 a connu un grand succès dans la première moitié du XXème siècle en Auvergne. Cette discipline était rustique et physique car la boule pesait plus de quatre kilos. Ce jeu traditionnel était pratiqué dans les villages de la vallée de la Sianne. Images souvenirs...<br class='autobr' /> Partie de jeu de quille sur la route du fond de vallée (D9 aujourd'hui) qui servait d'aire de jeu vers 1920 au hameau d'Allagnon (Molèdes) <br class='autobr' /> X<br class='autobr' /> La pause dans une partie de jeu de quille au (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique40" rel="directory">Activités traditionnelles</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1916.jpg" width='150' height='98' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le jeu de quille de 8 a connu un grand succès dans la première moitié du XXème siècle en Auvergne. Cette discipline était rustique et physique car la boule pesait plus de quatre kilos. Ce jeu traditionnel était pratiqué dans les villages de la vallée de la Sianne. Images souvenirs...</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong>Partie de jeu de quille sur la route du fond de vallée (D9 aujourd'hui) qui servait d'aire de jeu vers 1920 au hameau d'Allagnon (Molèdes) </strong></span></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/quille1jpg-55b23.jpg" width='500' height='365' /></strong></span><br></p> <p><span style="color:#daa520;"><strong></strong>X</span></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>La pause dans une partie de jeu de quille au bourg de Vèze (vers 1930)</strong></span><br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/quille2jpg-bb1c0.jpg" width='500' height='333' /></strong></span><br></p></div> Buron de Paillasère-bas : l'estive moderne s'y poursuit http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1914 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1914 2017-01-01T15:43:39Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le buron de Paillasère-bas (1400m), qui domine l'amorce de la vallée de la Sianne, en position centrale sur l'estive a été entièrement détruit par un incendie en 1997. Reconstruit à l'identique extérieurement en 1998, la totalité du bâtiment sert désormais d'habitation aux gardiens et à l'accueil des agriculteurs adhérents de la Coptasa.<br class='autobr' /> A proximité du buron a été construit un hangar technique de 240m2. Le buron est désormais le seul dans ce secteur du (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique111" rel="directory">Burons du Cézallier oriental</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1914.jpg" width='150' height='105' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le buron de Paillasère-bas (1400m), qui domine l'amorce de la vallée de la Sianne, en position centrale sur l'estive a été entièrement détruit par un incendie en 1997. Reconstruit à l'identique extérieurement en 1998, la totalité du bâtiment sert désormais d'habitation aux gardiens et à l'accueil des agriculteurs adhérents de la Coptasa.</p></div> <div class='rss_texte'><p>A proximité du buron a été construit un hangar technique de 240m2. Le buron est désormais le seul dans ce secteur du Cézallier à l'estive. A noter par ailleurs que le buron fut le lieu tragique d'un fait divers meurtrier au début du XXème siècle.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/coptasa4jpg-8cd7.jpg" width='500' height='196' /><br></p> <p><u><a data-cke-saved-="" href='http://www.cezalliersianne.asso.fr/index-fr.php?page=patrimoine&id_rubrique=36'>Voir notre fiche sur la Coptasa dans le portail "Activités", rubrique "L'estive sur le Cézalier Cantalien"</a></u></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Page0011jpg-42c4.jpg" width='500' height='259' /><em> Le buron avant son incendie en 1997</em><br></p> <p><em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/coptasa3jpg-5c82.jpg" width='500' height='390' /></em><br></p></div> L'abri d'été du col de la Croix de Baptiste http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1435 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1435 2016-12-31T11:24:29Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'abri du col de la Croix de Baptiste sur la montagne communale de Vèze n'est pas très éloigné du bourg. Il a connu une présence régulière durant l'été pendant plusieurs décennies, du 15 mai au 9 octobre jusqu'en 1971. Témoignage.<br class='autobr' /> "La saison de l'Estive avait lieu à des dates immuables : du 15 mai au 9 octobre de chaque année. La Montagne communale de Vèze accueillait les vaches de tout âge : les « bourettes » (de plus d'un an), mais surtout les « bîmes (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique226" rel="directory">Les maisons de berger</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1435.jpg" width='150' height='115' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'abri du col de la Croix de Baptiste sur la montagne communale de Vèze n'est pas très éloigné du bourg. Il a connu une présence régulière durant l'été pendant plusieurs décennies, du 15 mai au 9 octobre jusqu'en 1971. Témoignage.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/buron-VEZE-62f3a.jpg" width='500' height='262' /><br></p> <p style="text-align: justify;">"La saison de l'Estive avait lieu à des dates immuables : du 15 mai au 9 octobre de chaque année. La Montagne communale de Vèze accueillait les vaches de tout âge : les « bourettes » (de plus d'un an), mais surtout les « bîmes » (de plus de deux ans) et quelques vaches adultes taries. Parfois s'y mêlait un taureau. Tous ces animaux étaient des « Salers » même si trois où quatre « Aubrac » se perdaient dans la masse des 200 à 300 bêtes du troupeau. Dans les années quarante, il n'y avait très peu de fils barbelés. Les limites de la Montagne étaient donc signalées par de grosses pierres, « les caïres » posées de loin en loin. Mais ces limites que nous devions respectées étaient toutefois approximatives.</p> <p style="text-align: justify;">Dès le 14 mai arrivaient à la Montagne d'abord les bêtes du village de Vèze, à pied comme il se doit. Les 15, 16 et 17 mai parvenaient les « étrangères » d'Aurillac, Mauriac, Maurs et même de l'Aveyron. Arrivées en train jusqu'à la gare d'Allanche elles finissaient le trajet à pied au son des clochettes et autres sonnailles.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH191/cberger11jpga3a5-7e2fb.jpg" width='250' height='191' />Chaque propriétaire avait sa marque pour ses bêtes et le bâtier tenait bien à jour un carnet sur lequel il indiquait pour chacun le nom, la marque, le nombre de bêtes avec un descriptif sommaire complété par l'adresse du propriétaire.</p> <p style="text-align: justify;">Dès 7 heures du matin, les vaches partaient pour les « bordures » de la Montagne. Pour éviter le gaspillage de l'herbe, toute la matinée, le troupeau était ainsi maintenu le long des limites de la Montagne par deux bergers : un côté Montagne et l'autre côté bordures. Le troupeau se disposait alors en un long ruban surveillé sur les longs côtés.</p> <p style="text-align: justify;">A midi, les bêtes rentraient au parc jusqu'à 15 heures. Ce parc carré de cent claies, dont un côté de claies pleines, les redas, était déplacé tous les deux jours ce qui permettait la fumade. Après 15 heures, le troupeau allait paître presque en liberté surveillé par un seul berger qui évitait la dispersion des bêtes. Le matin et l'après-midi, le berger veillait à faire boire les bêtes dans les grands troncs de sapin creusés, les bachass, déposées près des sources. A la tombée de la nuit le troupeau regagnait le parc.</p> <p style="text-align: justify;">Le berger devait aussi veiller à l'état de santé des animaux, donner les premiers soins et prévenir les propriétaires s'il n'y avait pas d'amélioration, d'où l'importance des marques.</p> <p style="text-align: justify;">Le dernier batier à vivre l'Estive au buron de la Montagne de Vèze fut Marius Chazelon. De 1946 à 1971, avec sa femme, ils quittaient chaque année le hameau de Béteil pour exercer un métier qui n'était pas de tout repos. Un métier avec beaucoup de responsabilités et une réelle liberté d'initiative. A la fin de la saison le salaire forfaitaire était versé par la mairie de Vèze, propriétaire de la Montagne".</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chazelonjpg-4cbb.jpg" width='500' height='305' /><em>Marius Chazelon, près de la maison de berger du col de la Croix de Baptiste (Vèze), vers 1948.</em></p></div> La petite maison du col de la Vazèze http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1913 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1913 2016-12-31T11:04:44Z text/html fr Pascal Voisin - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique226" rel="directory">Les maisons de berger</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1913.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/maison-vazes5a53.jpg" width='500' height='850' /><br></p></div> Datation des burons proches de la Sianne http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1406 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1406 2016-12-30T16:58:12Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'inventaire des burons du Cézallier de 1989 par les architectes Magentiès et Trink a relevé les dates inscrites sur les burons visités. Il permet d'établir une chronologie des différentes familles de burons sur le Cézallier et leur typologie, notamment dans le territoire proche du bassin versant de la Sianne et de ses affluents.<br class='autobr' /> Buron à védélat séparé (1782 à 1826), petite taille, construction et organisation simple<br class='autobr' /> (Chirol (Anzat-le-Luguet, 1379m), Sianne-bas (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique111" rel="directory">Burons du Cézallier oriental</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1406.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'inventaire des burons du Cézallier de 1989 par les architectes Magentiès et Trink a relevé les dates inscrites sur les burons visités. Il permet d'établir une chronologie des différentes familles de burons sur le Cézallier et leur typologie, notamment dans le territoire proche du bassin versant de la Sianne et de ses affluents.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH143/coudourjpg-00c3f-30261.jpg" width='200' height='143' />- Buron à védélat séparé (1782 à 1826)</strong>, </span>petite taille, construction et organisation simple<br class="autobr">(Chirol (Anzat-le-Luguet, 1379m), Sianne-bas (Anzat-le-Luguet, 1275m), Sianne-haut (Anzat-le-Luguet, 1370m), Sianne-la-Plaine (Anzat-le-Luguet, 1292m), Le troucou (Vèze, 1147m), Coudour (Vèze, 1247m)</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>- Buron à védélat intégré en hauteur (1804 à 1908),</strong></span> grand bâtiment, fonctions regroupés sous le même toit, présence parfois sur des zones inaccessibles, témoins du développement de l'exploitation des montagnes à lait.<br class="autobr"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH163/vigourounejpdd5e-f9796.jpg" width='200' height='163' />Le Baladour (Feydit/Allanche, 1195m), Fortuniers-bas (Vèze, 1241m), La Vigouroune (Vèze, 1275m), La Fauconde (Anzat-le-Luguet, 1405m), Villeneuve-haut (Vèze, 1282m), Villeneuve-bas (Vèze, 1212m), Margemont (Molèdes, 1279m), Chazelou (Vèze, 1271m), Le château (Vèze, 1215m), La Souchoune (Pradiers, 1286m)</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>- Buron à védélat intégré à terre (1829 à 1947)</strong>,</span> l'organisation des fonctions se rapproche de la ferme. Bâtiments imposants localisés sur la partie sommitale de la montagne<br class="autobr">Paillassère-bas (Anzat-le-Luguet, 1397m), Tioulouze-haut (Anzat-le-Luguet, 1460m), Le Caire (Vèze, 1346m), Fortuniers-haut (Vèze 1272m), Moudère (Vèze, 1292m), La Souche-basse (Vèze, 1270m)...</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/souchebassej859f.jpg" width='500' height='256' /></p></div> Vaste bâtiment pour une forte population scolaire http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1912 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1912 2016-12-23T09:56:24Z text/html fr Pascal Voisin <p>Ancienne école qui abrite aujourd'hui la Mairie, la salle des fêtes et des salles de réunion.</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique54" rel="directory">Les maisons d'écoles</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1912.jpg" width='150' height='110' style='' /> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ecole-peyrus8104.jpg" width='500' height='354' /><br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ecole-peyrusd19f.jpg" width='500' height='405' /><br></p> <p><em></em>Ancienne école qui abrite aujourd'hui la Mairie, la salle des fêtes et des salles de réunion.</p></div> Le portail roman de Saint-Pancrace http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1154 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1154 2016-12-19T15:45:12Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le portail de l'église Saint-Pancrace de Vèze est le seul porche du bas-Moyen-âge dans les édifices de la vallée de la Sianne. Ce portail roman à trois voussures témoigne des transformations de l'édifice au cours des siècles. Il fut couvert en effet au XVème siècle par une voûte sur croisée d'ogives quadripartite gothique.<br class='autobr' /> Ce portail roman présente des belles particularités :<br class='autobr' /> claveaux polychromes (pierres en forme de coin) disposés en plein cintre. (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique200" rel="directory">L'imagerie médiévale religieuse</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1154.jpg" width='150' height='95' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le portail de l'église Saint-Pancrace de Vèze est le seul porche du bas-Moyen-âge dans les édifices de la vallée de la Sianne. Ce portail roman à trois voussures témoigne des transformations de l'édifice au cours des siècles. Il fut couvert en effet au XVème siècle par une voûte sur croisée d'ogives quadripartite gothique.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/porcheveze2j814b.jpg" width='500' height='454' /></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/porcheveze7j52d2.jpg" width='500' height='185' /> Ce portail roman présente des belles particularités :</p> <p><b>- <span style="color:#ff0000;">claveaux polychromes</span> </b> (pierres en forme de coin) disposés en plein cintre. Traditionnellement les constructeurs du Moyen-âge donnaient à ces pierres taillées la même forme et la même dimension.<br><b>- <span style="color:#ff0000;">archivolte polychrome</span> </b> obtenu par l'utilisation de tuf marron et de tuf clair qui adopte la courbe brisée, décorée de perles et de petits motifs comme le trèfle à quatre feuilles et de petites pointes.<br><b>- <span style="color:#ff0000;">deux consoles</span></b> à têtes humaines en trachyte peut-être un ajout postérieur<br><b>- <span style="color:#ff0000;">arcs ornés </span></b> de fines rainures</p> <p>Le porche gothique ouvre en direction du sud par un arc brisé à cavets, (lé de voûte représentant l'agneau pascal) tandis que les parois maçonnées à l'ouest et l'est sont dotées de tablettes formant des bancs latéraux.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/porcheveze6j1c64.jpg" width='500' height='375' /></p></div> Il y a 15 ans Chanet transfigurée le temps d'un tournage http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1156 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1156 2016-12-19T15:09:37Z text/html fr Pascal Voisin <p>En 2001, pour les besoins du film de Pierre Jolivet « Le frère du guerrier », dont l'histoire se déroule au XIIIème siècle, quelques scènes ont été tournées à la chapelle de Chanet. Les décorateurs sous la direction du Chef décorateur du film Emilio Ghigo, ont reconstitué sur les vieux murs de l'édifice des fresques romanes. Chanet transfigurée le temps d'un tournage. Un décor surprenant qui donne une idée de la polychromie dans les édifices romans.<br class='autobr' /> Décor en carton (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique200" rel="directory">L'imagerie médiévale religieuse</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1156.jpg" width='150' height='123' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>En 2001, pour les besoins du film de Pierre Jolivet « Le frère du guerrier », dont l'histoire se déroule au XIIIème siècle, quelques scènes ont été tournées à la chapelle de Chanet. Les décorateurs sous la direction du Chef décorateur du film Emilio Ghigo, ont reconstitué sur les vieux murs de l'édifice des fresques romanes. Chanet transfigurée le temps d'un tournage. Un décor surprenant qui donne une idée de la polychromie dans les édifices romans.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chanetcine2j2fbc.jpg" width='500' height='325' /><br></p> <p><em>Décor en carton pâte plus vrai que nature détruit après le tournage du film</em></p> <p><em></em><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chanetcine5je274.jpg" width='500' height='225' /><br></p></div> Les fuies en façade de l'habitation des fermes http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article36 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article36 2016-12-18T16:57:23Z text/html fr Pascal Voisin <p>La fuie est une élémentaire et discrète structure destinée à abriter quelques couples de pigeons dans les exploitations ne possédant pas de pigeonnier ou de colombier. Parfois elle était ajoutée pour augmenter la capacité d'accueil des volatiles.<br class='autobr' /> Placés en façade de la maison d'habitation de la ferme où sous l'avant-toit, la fuie était essentiellement fabriquée en bois par les paysans.<br class='autobr' /> Cet abri des pigeons encore visible dans certains hameaux de la vallée de la Sianne (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique50" rel="directory">Les abris à colombinés</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton36.jpg" width='150' height='105' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La fuie est une élémentaire et discrète structure destinée à abriter quelques couples de pigeons dans les exploitations ne possédant pas de pigeonnier ou de colombier. Parfois elle était ajoutée pour augmenter la capacité d'accueil des volatiles.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fuie2jpg-968968c.jpg" width='500' height='225' />Placés en façade de la maison d'habitation de la ferme où sous l'avant-toit, la fuie était essentiellement fabriquée en bois par les paysans.</p> <p><b></b></p> <p>Cet abri des pigeons encore visible dans certains hameaux de la vallée de la Sianne peut prendre des formes très diverses tant pour l'abri en soi que pour les jours d'accès. Mais c'est toujours une sorte de caisse carrée ou rectangulaire de dimension réduite, percée de jours, accueillant quelques couples de pigeons seulement qui construisaient directement leur nid dans ces cases constituant en elles-mêmes des nichoirs.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fuie1jpg-9389387.jpg" width='500' height='375' /></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fuies5jpg-7979ea.jpg" width='500' height='172' /><br></p></div> La forge de Robert (Auriac-l'Eglise, 1997) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1911 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1911 2016-12-18T11:22:34Z text/html fr Pascal Voisin - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique40" rel="directory">Activités traditionnelles</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1911.jpg" width='150' height='104' style='' /> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/FORGE1jpg-a8a854.jpg" width='500' height='313' /><br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/forge-10jpg-69c7.jpg" width='500' height='691' /></p></div> Berger de montagne http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1910 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1910 2016-12-18T09:54:47Z text/html fr Pascal Voisin <p>Gabriel Vernière, hameau de Bresolles (Molèdes, années 30)<br class='autobr' /> Alphonse Roux aux Brèches de Giniol (Molèdes 1928)<br class='autobr' /> Berger sur la D9 près du hameau de La Croze (Auriac-L'Eglise,1960)<br class='autobr' /> Le père Mangin et sa chèvre au début du 20ème siècle (Chavanon)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique40" rel="directory">Activités traditionnelles</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1910.jpg" width='150' height='94' style='' /> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/berger1jpg-55fb7.jpg" width='500' height='301' /> <em>Gabriel Vernière, hameau de Bresolles (Molèdes, années 30)</em></p> <p><em><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/berger2jpg-22836.jpg" width='500' height='298' /> Alphonse Roux aux Brèches de Giniol (Molèdes 1928)</em><br></p> <p><em></em><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/berger3jpg-882c9.jpg" width='500' height='313' /> Berger sur la D9 près du hameau de La Croze (Auriac-L'Eglise,1960)<br></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></p> <p></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em></p> <p><em></em><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/berger5jpg-cc58d.jpg" width='500' height='374' /> Le père Mangin et sa chèvre au début du 20ème siècle (Chavanon)<br></p></div> Les sept marmites du Fenadou http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article53 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article53 2016-12-17T17:48:21Z text/html fr Pascal Voisin <p>Dans une immense clairière au sol meuble et parfaitement plat, à la limite de la commune, au lieu-dit le Couderc de Giscle, on fabriquait du charbon de bois dans sept grands fours cylindriques en tôle.Une activité qui a pris fin en 1984.<br class='autobr' /> Les sept marmites en activité jusqu'en 1984<br class='autobr' /> Sur le haut d'Auriac-l'Eglise, on pouvait encore voir au début des années 80 des fumées noires s'échapper vers le ciel.Elles provenaient de la charbonnière du Fenadou.<br class='autobr' /> Toute la nuit les (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique34" rel="directory">Les charbonnières</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton53.jpg" width='150' height='97' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans une immense clairière au sol meuble et parfaitement plat, à la limite de la commune, au lieu-dit le Couderc de Giscle, on fabriquait du charbon de bois dans sept grands fours cylindriques en tôle.Une activité qui a pris fin en 1984.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/charbonniere8623.jpg" width='500' height='259' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Les sept marmites en activité jusqu'en 1984</p> <p style="text-align: justify;">Sur le haut d'Auriac-l'Eglise, on pouvait encore voir au début des années 80 des fumées noires s'échapper vers le ciel.Elles provenaient de la charbonnière du Fenadou.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 7px; margin-right: 7px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH159/charbon1jpg-5d3d-7faf2.jpg" width='250' height='159' />Toute la nuit les fours crachaient des flammes. Tôt le matin, il s'agissait de repousser les fumerons loin du charbon incandescent que les charbonniers déversaient dans une benne. Toute la journée il fallait surveiller les « évents » pour laisser passer l'air en bas des différents fours, éviter le risque d'embrasement. Les charbonniers s'affairaient autour des fours en pleine activité et à l'aide d'une échelle plongeaient un grand poteau dans les entrailles des fours pour réactiver le processus de carbonisation.</p> <p style="text-align: justify;">La combustion du bois nécessitait une journée entière durant laquelle il fallait contrôler le feu en observant les nuages de fumée qui s'enfuyait de chaque foyer. Une fois les coupes de bois empilées et les fours remplis, les grandes marmites étaient recouvertes d'un couvercle en ferraille. L'allumage des fours à l'aide de torches, vers 18h30, restait l'opération la plus délicate et durait environ une heure, le temps de bien équilibrer le feu dans les meules d'acier.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 7px; margin-right: 7px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH162/charbon4jpg-49ad-5cb90.jpg" width='250' height='162' />Un charbon de bonne qualité était obtenu au terme d'une combustion lente et bien sûr incomplète avec du bois dur de la région qui n'était pas utilisé dans l'usine à pâte à papier de Langeac. Chaque foyer produisait 200 à 300 litres de charbon de bois. Celui-ci était mis en sacs de 25 ou 50 litres, empilés sur des palettes prêtes pour servir la soixantaine de clients de la petite entreprise.</p> <p style="text-align: justify;">La production du charbon de bois sur le site d'Auriac aurait pu être rentable, la région possédant des ressources en bois durs. C'est un accident du travail du propriétaire qui a mis fin en 1984 à la charbonnière du Couderc de Giscle au-dessus de Fraissinet, après sept années d'activités.<br></p> <p style="text-align: justify;">--------------------------</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;">La production du charbon de bois a également eu lieu au cours de la seconde guerre mondiale dans le bois d'Anliac au dessus de La Croze d'Auriac-l'Eglise, ainsi que sur les côtes de Bonarme (Molèdes).<br class="autobr">Le charbon de bois étant très utile alors que le gazogène remplaçait l'essence devenue rare. Des prisonniers allemands ont poursuivit l'activité durant trois ans après la guerre.</span></p></div> Je me souviens du parler patois de Vèze http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article243 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article243 2016-12-17T14:40:14Z text/html fr Pascal Voisin <p>Originaire d'une ferme au hameau de Chastres, alors commune de Feydit, Denis nous raconte avec émotion ses débuts d'écolier au printemps 1950 à l'école-mairie de Feydit, puis à l'école publique du bourg de Vèze, alors qu'il parlait patois.<br class='autobr' /> "Elevé dans une ferme à Chastres (Feydit ) jusqu'à l'âge de 5 ans, avec toute ma famille (parents, grands-parents, oncle et tante) et tout le personnel agricole ( vacher, bouviers, bergers, saisonniers ), ma (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique132" rel="directory">La vie scolaire</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton243.jpg" width='150' height='100' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Originaire d'une ferme au hameau de Chastres, alors commune de Feydit, Denis nous raconte avec émotion ses débuts d'écolier au printemps 1950 à l'école-mairie de Feydit, puis à l'école publique du bourg de Vèze, alors qu'il parlait patois.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L68xH78/portraitjpg-8f8b-e9ada.jpg" width='68' height='78' />"Elevé dans une ferme à Chastres (Feydit ) jusqu'à l'âge de 5 ans, avec toute ma famille (parents, grands-parents, oncle et tante) et tout le personnel agricole ( vacher, bouviers, bergers, saisonniers ), ma langue maternelle fut, bien sûr, le patois, mais uniquement parlé.<br>Lorsque j'allais, pour la première fois à l'école à Feydit au printemps 1950, les écoliers du village éclatèrent de rire et se retournèrent avec un large sourire, lorsque je répondis au maître qui s'inquiétait de me voir en larmes :« -Z-ai perdu mon mochador. »* <br>Quel était cet enfant qui osait parler patois en classe ?<br class="autobr">Je compris ce jour-là qu'il faudrait que j'apprenne le français sans penser qu'un jour,j'aurai la lourde tâche de l'apprendre ou plutôt de l'apprendre à lire et à l'écrire car eux là parlaient déjà en tant que langue maternelle.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Le patois du Pays de Vèze</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Au début des années 50, les paysans parlaient le patois. J'entends par paysans, les agriculteurs exploitants travaillant dans le bourg de Vèze tout proche ou les hameaux de Chastres, le Lac, Moudet, Aubévio... <br class="autobr">Parmi les enfants, si nous comprenions tous le patois, nous n'étions que quelques-uns à le parler en famille ou entre copains. Comme nous participions souvent aux travaux de tous les jours, nous nous adressions aussi aux animaux : chien de berger ou animaux d'attelage (boeufs, vaches, chevaux, ânes...) qui n'obéissaient qu'aux injonctions prononcées en patois.<br></p> <p style="text-align: justify;">Au village du Lac qui comprenait six ou sept foyers de paysans ou d'ouvriers agricoles, je parlais patois avec tout le monde, du premier janvier « Bonna Annada »* à Noël « Nadau » ou au 31 décembre, sauf aux estivants ou résidents secondaires (une famille dans le village) auxquels j'adressais un français impeccable.<br class="autobr">Aujourd'hui, ou dans d'autres lieux, j'ai souvent envie de rire, lorsque je me surprends à parler français avec quelques « anciens ».</p> <p style="text-align: justify;">Avec mon copain Robert, tout au long du chemin buissonnier, du Lac à bourg de Vèze, nous conversions toujours en patois, même pour ce qui concernait la classe :<br class="autobr">« -Sabes ta tala ?<br class="autobr">Z-as achabat las opéracions ? *<br class="autobr">Lorsque nous arrivions au bourg, nous avions à faire aux « francisés », alors, à l'image de nos parents, nous nous adressions en français à nos interlocuteurs : commerçants (boulanger, épiciers, cafetiers ), artisans (cordonnier, maçon, menuisier, scieur, laitier ), garde-forestier, cantonnier, curé et bien sûr les instituteurs et leurs enfants, mais nous continuions à parler patois à la plupart des paysans du bourg et bien sûr entre nous.</p> <p style="text-align: justify;">Le patois restait entièrement banni, peut-être par autocensure, dès que nous franchissions la porte du préau pour pénétrer dans la cour de l'école .Je ne me souviens pas avoir prononcé un seul mot en patois dans le lieu du culte du français : école et annexes : cour, préau et même W.C. au fond de la cour.</p> <p style="text-align: justify;">J'ai un profond respect pour mes instituteurs,je devrais dire comme autrefois mes maîtres, Mmes Combrouse, Bex et Ragain et Mr Ragain qui se sont sans doute donnés beaucoup de mal pour m'apprendre à parler, à lire et à écrire un français correct, à maîtriser une langue difficile et je les en remercie. Mais je remercie infiniment mes parents de m'avoir laissé parler patois, langue qui deviendra peut-être une langue morte dans une ou deux générations.</p> <p style="text-align: justify;">Une langue ne vit que par sa pratique courante et fréquente.<br class="autobr">« -Hé ben, los ancians, entre vos autres, lissatz tombar 10 francès e tornatz parlar un pauc patoès. » *</p> <p style="text-align: justify;">* Ecrit en Occitan :<br class="autobr">J'ai perdu mon mouchoir. Bonne année. Noël. Sais-tu ta table ?<br class="autobr">As-tu fini tes opérations ? Alors, les « anciens », entre vous, laissez tomber le français et parler un peu patois.</p> <p style="text-align: justify;"><em>Classes de Mme et Mr Ragain en 1955. Denis est au troisième rang (4ème en partant de la droite)</em><br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ecolevezejpg94af.jpg" width='500' height='328' /></p></div> Les cabanes de vigne sur les terrasses http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article298 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article298 2016-12-16T18:14:14Z text/html fr Pascal Voisin <p>Sur de nombreuses terrasses les traces de cabanes biens construites ou de simples trous sont encore visibles. Elles racontent l'utilisation ardue de la terre par des générations de paysans-vignerons.<br class='autobr' /> Dans le fond de la vallée de la Sianne on observe encore de petites constructions situées aux pieds des terrasses autrefois exploitées pour la vigne. Trois spécimens sont visibles depuis la route départementale. L'une est située près du hameau de Riol et a bénéficié récemment (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton298.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Sur de nombreuses terrasses les traces de cabanes biens construites ou de simples trous sont encore visibles. Elles racontent l'utilisation ardue de la terre par des générations de paysans-vignerons.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH133/artonjpg-8c78c71-1f7ad.jpg" width='200' height='133' />Dans le fond de la vallée de la Sianne on observe encore de petites constructions situées aux pieds des terrasses autrefois exploitées pour la vigne. Trois spécimens sont visibles depuis la route départementale. L'une est située près du hameau de Riol et a bénéficié récemment d'une restauration, l'autre en ruine est implantée au hameau de La Croze. Ces deux maisonnettes sont sur le territoire de la commune d'Auriac-l'Eglise. Une autre maison de vigne est accolée au rocher sur la base des anciens palhàs de Ferrière-bas sur la commune de Blesle.<br>Le rez-de-chaussée de ces cabanes de vignes en terrasse était accessible par une porte exposée au sud. L'étage, accessible par une échelle de meunier, était habitable. Une cabane est également toujours en place sur un palhàs près du ruisseau de l'église<br>Inutilisées depuis des décennies, ces petites maisons, restent les témoins de l'activité vinicole de la vallée autrefois.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Les trous dans les murs des terrasses</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH134/trou1jpg-4f64f62-ae6bd.jpg" width='200' height='134' />Sur l'ensemble des palhàs il existe aussi un autre système d'abri très répandu ; les trous qui font partie de la masse des murs en pierre sèche. Suivant la taille et la forme de ces trous, l'abri était prévu pour les travailleurs, les outils ou encore pour abriter une source.<br>On trouve encore ces vestiges en grande quantité sur les palhas. Les trous situés dans la partie supérieure des terrasses ont une largeur moyenne d'un mètre sur autant de profondeur. Ils sont creusés le plus souvent dans la roche, évitant ainsi la construction d'un morceau de mur pour soutenir la terre.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH135/trou2jpg-11d11db-16b8d.jpg" width='200' height='135' />La plupart de ces trous sont en ruine, mais on peut se faire une idée de la façon dont ils étaient recouverts. La plus courante consistait à poser de grandes dalles de pierre dans le sens de la largeur. L'autre technique qui semble avoir été la plus répandue sur les palhas de la vallée de la Sianne comprenait une charpente sommaire à un pan, calée dans le mur de soutènement et recouverte de tuiles-canal. A l'intérieur le seul aménagement, quand il y en avait un, se résumait à une banquette (exemple visible à Serre-bas).</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La cabane rustique</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">On trouvait également des cabanes plus </p> <p><strong style="color: rgb(255, 0, 0); text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH131/cabane20routd5cc-d05db.jpg" style='margin-right: 6px; margin-left: 6px; border-width: 1px; border-style: solid; float: right;' width='200' height='131' /></strong></p> <p style="text-align: justify;">grandes et mieux aménagées, une forme intermédiaire entre le simple trou et la cabane maçonnée, mais toujours de faible hauteur. Un bel exemple subsiste sur le palhas de la Routisse près du hameau de la Croze.</p> <p style="text-align: justify;">La cabane du palhàs de la Routisse, sur le bord du bois des chèvres près a été construite par Jules Pelissier, paysan vigneron de La Croze à la fin du 19ème siècle. Adossée à la roche de l'homme, elle est largement ouverte sur la terrasse. Elle possède une petite fenêtre offrant un aperçu sur la départementale en contrebas. Au fond de la cabane, existe toujours une surprenante cheminée où le père Jules brulait les sarments de vigne. La couverture en lauze lui a permis d'arriver jusqu'à nous et de résister au temps.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH136/cabanepalhas482b-c20cd.jpg" width='200' height='136' />Les cabanons en bois</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Là où il n'y avait pas de cabane en pierre, la solution consistait à implanter sur le palhàs un cabanon en planches pour y stocker les outils et les objets de portage. On trouve encore ce type de cabanon sur le palhàs du rocher de la rose (Lair) et sur le palhàs de Chadeire près de Chazelle.</p></div> Sur les palhàs du Vignal et de Chadeire http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1441 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1441 2016-12-16T16:12:51Z text/html fr Pascal Voisin <p>Robert et Marie Nicolas furent les derniers exploitants des palhas de la vallée de la Sianne. Leurs petites vignes sur le côtes d'Auriac-bas et du hameau de Chazelle n'étaient pas leur activité principale. Comme la plupart des propriétaires des palhàs, la vigne était une activité complémentaire. Quelques souvenirs. .<br class='autobr' /> Famille Nicolas aux vendanges de 1940 sur le palhàs de Chadeire<br class='autobr' /> « L'utilisation des palhàs sur la commune d'Auriac-l'Eglise a cessé (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1441.jpg" width='150' height='122' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Robert et Marie Nicolas furent les derniers exploitants des palhas de la vallée de la Sianne. Leurs petites vignes sur le côtes d'Auriac-bas et du hameau de Chazelle n'étaient pas leur activité principale. Comme la plupart des propriétaires des palhàs, la vigne était une activité complémentaire. Quelques souvenirs.<br class='autobr' /> .</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/vendange1jpgf76d.jpg" width='500' height='292' /><em>Famille Nicolas aux vendanges de 1940 sur le palhàs de Chadeire</em><br></p> <p style="text-align: justify;">« L'utilisation des palhàs sur la commune d'Auriac-l'Eglise a cessé définitivement en 1975 car leur exploitation était devenue trop pénible et à cause de la disparition des anciens qui avaient l'habitude de les utiliser. Les jeunes ont quitté le pays pour faire autre chose. <br>Les palhàs en fait, ce n'était pas rentable. Autrefois c'était différent, il y avait tellement de monde dans les familles, 3 ou 4 garçons par maison qui ne pouvaient pas aller travailler chez le voisin qui n'en avait pas besoin, alors ils grattaient la terre, faisaient des murs et mettaient la terre dessus, et s'occupaient des vignes...</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH328/AURIAC11jpg-2503-5a49f.jpg" width='250' height='328' />Les terrasses nous demandaient énormément d'entretien. Les murs, c'était le principal, quand il pleuvait en automne ou qu'il gelait l'hiver les murs gonflaient, lors du dégèle au printemps, la terre diminuait et les murs parfois tombaient. Après le travail sur les murs il fallait déchausser les pieds de vigne, les tailler, ramasser les sarments, puis planter les échalas, relever la vigne, attacher la vigne sur les échalas et enfin donner de bons coups de pioche.<br>En fait, une personne pouvait être occupée en permanence sur les palhàs. Au mois d'août seulement on avait un peu de répit. On n'entrait pas dans les vignes parce qu'elles fleurissaient. <br></p> <p style="text-align: justify;">Je me souviens bien des cépages sur les palhas, du seibel numéro 1 surtout, du 156, après avec les nouveaux plans, il y avait du 5000, 7053, 18916... plein de numéros. Pour moi ce sont surtout des vieux plants des seibel numéro 1 qui étaient les meilleurs.<br class="autobr">Autour du 15 octobre en principe, les palhas s'animaient pour la vendange. </p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH363/AURIAC6jpg-22add-2ea3f.jpg" style='margin-right: 6px; margin-left: 6px; border-width: 1px; border-style: solid; text-align: justify; float: right;' width='250' height='363' /><span style="text-align: justify;"></span></p> <p style="text-align: justify;">On devait faire attention aux première gelées et c'était bien juste des fois.</p> <p style="text-align: justify;">On sous-tirait notre vin au mois de mars, quand il était clair à 8 ou 9 degrés. Ma meilleure année c'est lorsque j'ai produit 10 hectolitres de vin. Chez nous le système des anciens était en vigueur. On faisait fermenter le vin des palhas dans la cuve, 15 jours après avoir tiré le vin, je mettais du cidre dans la cuve, parce que le cidre faisait fermenter le marc de raisin dedans une deuxième fois. En y mettant un peu de sucre on produisait une deuxième boisson qu'on buvait au printemps. Et quand on sortait le marc de la cuve on faisait de la gnole. Rien n'était perdu. <br class="autobr">Il y avait aussi le fumier à monter « On montait le fumier avec une paire de bêtes, on mettait les sacs de fumier au pied de la vigne, on déchargeait puis on redescendait avec les bêtes, une paire de vaches ou des boeufs, et ça passait dans le chemin avec un char.</p> <p style="text-align: justify;">Pour entretenir la terre en haut du talus on prenait la terre au fond et on la montait sous le mur du haut sans la changer de palhàs. Quand tu pioches dans la pente, au bout de 4 ou 5 ans en haut il n'y en a plus de terre sous le mur, alors on la prenait en bas et on la jetait sous le mur du haut ». Remonter la terre représentait un travail très pénible. Les anciens la montaient même parfois du fond en haut de la palhàs avec un seau, c'étaient des durs...</p> <p style="text-align: justify;">On craignait les orages qui entraînaient la terre vers le bas des palhas. Il y avait heureusement un système de tranchées qui empêchait l'eau de rentrer dans les parcelles qui l'éjectait sur le côté du terrain qui ne travaillait pas, si c'était un bois à côté il y avait une grande tranchée en haut du terrain, ainsi l'eau ne descendait pas dans la vigne. On ne montait jamais d'eau dans les palhàs, toujours l'arrosage naturel. Il y avait aussi des trous étanches qui permettaient de garder de l'eau.</p> <p style="text-align: justify;">Sur nos palhas il y avait des cabanes et des pigeonniers. Les cabanes c'était pour les outils et pour se mettre à l'abri en cas de mauvais temps, parce qu'il y avait des vignes qui étaient loin des habitations, les pigeonniers permettaient d'avoir de l'engrais pour la vigne... ».</p> <p style="text-align: justify;">Propos recueillis en 1998</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/DIVERS3jpg-22493.jpg" width='500' height='226' /></p></div> Des mots et des murs http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article690 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article690 2016-12-16T14:47:36Z text/html fr Pascal Voisin <p>Comme dans tout domaine où l'homme a transformé la nature, de nombreux mots viennent donner le sens aux constructions, aux formes, aux objectifs recherchés. Pour les terrasses de culture, les "palhàs" pour notre région, tous les mots ont leur importance. La plupart glissent lentement vers l'oubli.<br class='autobr' /> Le mot terrasse, vocable « d'ingénieur », passé aujourd'hui dans le « français courant » désigne l'ensemble mur et banquette et tend à voir son sens étendu au (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton690.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Comme dans tout domaine où l'homme a transformé la nature, de nombreux mots viennent donner le sens aux constructions, aux formes, aux objectifs recherchés. Pour les terrasses de culture, les "palhàs" pour notre région, tous les mots ont leur importance. La plupart glissent lentement vers l'oubli.</p></div> <div class='rss_texte'><p><b></b><br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/mur1jpg-fe29fe29.jpg" width='500' height='101' /></p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le mot terrasse</b></span>, vocable « d'ingénieur », passé aujourd'hui dans le « français courant » désigne l'ensemble mur et banquette et tend à voir son sens étendu au paysage dans son ensemble, « il n'est cependant utilisé nulle part localement pour désigner les terrasses de culture, ce qui permet d'ailleurs de l'employer sans aucune réticence, puisqu'il ne constitue pas la généralisation abusive d'un terme local" selon les spécialistes.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le mot palhàs</b> </span>écrit de cette façon est donc propre au pays de Massiac. En effet il existe plusieurs dizaines de mots en France désignant les terrasses agricoles (acol, anglada, bancal, barra, chambada, couolo ou encore laissa, plo, restanco), le terme le plus proche est pailhat provenant du Puy-de-Dôme. <br>Selon Christian Lassure le grand spécialiste en France de la pierre sèche, « ce terme aurait désigné la terrasse de vigne. Le sens véritable de pailhat nous est fourni par le dictionnaire de Lachiver : à la rubrique paillat (forme francisée de palhat),on apprend que dans l'Allier "on appelait vignes en paillats, les vignes conduites en berceau bas". Un pailhat/paillat n'est donc rien d'autre qu'une vigne cultivée sur un treillage en berceau. »</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les mots des murs</b></span></p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>La planche </b></span>est destinée à recevoir les cultures. On peut la caractériser par sa surface, sa largeur ou sa longueur et sa pente, ainsi que la régularité de cette dernière.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le mur </b></span>a pour caractéristiques principales sa hauteur, son matériau de construction, son fruit, son épaisseur et son appareil. La longueur de l'ouvrage importe assez peu pour sa construction.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le fruit du mur</b> </span>correspond à l'angle formé entre le mur et la verticale. Exprimé en pourcentage, le fruit améliore la résistance de l'ouvrage à la poussée tout en limitant la masse du mur, et donc la quantité de pierres nécessaires à sa construction. Mais il ne doit pas être trop important, car cela diminuerait de beaucoup les surfaces de cultures. Généralement il varie entre 5 à 25%.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le drain </b></span>permet d'évacuer l'eau qui s'infiltre dans la planche. Il est constitué d'un massif de pierres de petites dimensions. La durée de vie d'un mur doit beaucoup à la qualité de son drain. En effet, en l'absence de drain, l'eau infiltrée et non évacuée ajoute une pression hydrostatique à la poussée du sol, créant une contrainte insupportable pour le mur</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>La culture </b></span>qui est à l'origine de la construction de l'ensemble de terrasses est rarement celle qui est pratiquée aujourd'hui. Mais quelqu'elle soit la culture fait partie intégrante de la terrasse.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Le nom des pierres</b></span></p> <p>Le vocabulaire des pierres est particulièrement intéressant pour le constructeur. Le fait de le connaître et de l'utiliser est une adhésion à certains principes de construction.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de fondation</b> </span>sont grandes, solides et plates.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de parement</b> </span>sont de taille moyenne et doivent présenter des faces supérieures et inférieures les plus plates possibles.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de liaison ou boutisses </b></span> assurent la cohésion du mur et celle du drain. Elles doivent être grandes et assez longues pour traverser le mur partiellement ou en entier.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de couronnement</b></span> ou de couverture coiffent le mur et l'empêche de se dégrader. Elles peuvent être posés à plat ou sur champ.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les paneresses </b></span> sont des pierres de grande taille dont le plus grand côté est placé en parement. Il s'agit de carreaux, situés en haut du mur, qui le protége des dégradations sommitales.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de calages</b></span> ou cales sont de petites dimensions et irrégulières. Elles servent à combler les vides et à caler les lits de pierres de plus grandes dimensions. Il ne faut pas les négliger, car bien utilisées elles améliorent la cohésion du mur. Leur bon ou mauvais usage est un indicateur du savoir faire et de la compétence du constructeur.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>Les pierres de drain </b></span>n'ont pas de caractéristiques exigées. Elles peuvent être constituées par les pierres impropres aux autres usages. Elles doivent cependant être empilées en lits réguliers, agencées et calées. Un bon drain présente une progression dans la dimension allant des plus grossières au plus fines.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/mur2jpg-b9e5b9e5.jpg" width='500' height='197' /></p></div> L'enterrassement des versants ensoleilés http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1907 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1907 2016-12-16T14:13:58Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le principal objectif des terrasses tait de gagner sur la montagne le maximum d'espace afin d'y développer la culture de la vigne malgré une zone de plantation entre 500 et 800 mètres d'altitude. A toutes les contraintes naturelles et climatiques les générations d'habitants ont trouvé des solutions.<br class='autobr' /> L'enterrassement de tout un versant de la Vallée de la Sianne a donné des résultats particulièrement fonctionnels. Tout a contribué à l'époque à faire des (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1907.jpg" width='150' height='106' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le principal objectif des terrasses tait de gagner sur la montagne le maximum d'espace afin d'y développer la culture de la vigne malgré une zone de plantation entre 500 et 800 mètres d'altitude. A toutes les contraintes naturelles et climatiques les générations d'habitants ont trouvé des solutions.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">L'enterrassement de tout un versant de la Vallée de la Sianne a donné des résultats particulièrement fonctionnels. Tout a contribué à l'époque à faire des palhàs une réussite architecturale rationnelle et une activité de subsistance tout a fait honorable.</p> <p style="text-align: justify;">Les terrains cultivables obtenus étaient pratiquement horizontaux, les terres n'étaient pas entraînées lors des orages. La terre retenue par les murets maintenait l'humidité et l'effet d'abri obtenu était renforcé par la restitution de la chaleur emmagasinée pendant les chaudes heures d'ensoleillement.</p> <p style="text-align: justify;">Les murets en pierres sèches du 19ème siècle, la plupart encore debout, ne sont pas très hauts, l,5Om à 2m en moyenne, 0,50 m sur certains terrains en pente douce. Au plus bas des parcelles, les murailles sont d'une qualité d'exécution supérieure. La largueur de la plate bande cultivable est liée en fonction de l'inclinaison de la pente : trois mètres près du fond de vallée à plus de dix mètres vers les hauteurs.</p> <p style="text-align: justify;">Pour augmenter la solidité, les murets étaient légèrement inclinés vers l'intérieur. De nombreux murs étaient surmontés de grosses pierres plates alignées verticalement les unes derrières les autres formant ainsi une sorte de garde-corps visuel matérialisant la limite du vide.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Terrasse6jpge5ae.jpg" width='500' height='317' /><br></p></div> Conséquences de la fin de l'exploitation des palhàs http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1905 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1905 2016-12-16T13:56:00Z text/html fr Pascal Voisin <p>Plusieurs phénomènes ont eu raison de l'exploitation des terrases sur les côtes de la vallée de la Sianne : la crise du phylloxéra, les deux guerres mondiales et l'exode rural. Ces phénomènes ont entraîné l'abandon de certaines pratiques agricoles et une réelle répercussion sur le paysage.<br class='autobr' /> L'abandon des palhas dans la vallée de la Sianne s'est fait de deux manières de façon verticale et horizontale. En effet, la plupart des terrasses étaient disposées non (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1905.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Plusieurs phénomènes ont eu raison de l'exploitation des terrases sur les côtes de la vallée de la Sianne : la crise du phylloxéra, les deux guerres mondiales et l'exode rural. Ces phénomènes ont entraîné l'abandon de certaines pratiques agricoles et une réelle répercussion sur le paysage.</p></div> <div class='rss_texte'><p>L'abandon des palhas dans la vallée de la Sianne s'est fait de deux manières de façon verticale et horizontale. En effet, la plupart des terrasses étaient disposées non loin des villages rapprochant ainsi ceux du fond de vallée entre eux, mais aussi ceux des plateaux. Les premières palhas à être délaissées dans le premier tiers du 20ème siècle furent donc en priorité les plus éloignées des habitations avec comme conséquence inéluctable l'enfrichement de ces terres et une fermeture du paysage.</p> <p>Cette fermeture du paysage par l'installation de la forêt va entrainer un cloisonnement des villages du fond de vallée et des villages de plateaux. Les chemins qui reliaient les villages entre eux à travers les coteaux ont progressivement disparu depuis les années 1960 dans une végétation galopante due au manque de passage et l'abandon des servitudes communales en raison du manque de main d'oeuvre. Les nombreux chemins à flanc de montagne disparaissent au profit de celui du fond de vallée.</p> <p>L'arrêt des cultures sur les palhàs du versant adret a entrainé une colonisation arbustive, impossible autrefois lorsque toutes les terres étaient cultivées, des boisements de pins sylvestres et de chênes pubescents qui vont peu a peu coloniser les terre cultivables. Dans un premier temps se souviennent les anciens ce fut les plus mauvaises terres ou les plus éloignées, puis au fil des années l'ensemble des palhas.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/terrasse2jpg74a0-74cc1.jpg" width='250' height='333' />Aujourd'hui plus aucune terrasse de la vallée n'a résisté à la pression forestière et à l'abandon de la pratique de sylvo-pastoralisme. Le paysage s'est donc lentement fermé et les murs en pierres sèches, dont la plupart sont encore debout ont disparu sous les arbres. Sous cette végétation colonisatrice se cache désormais les traces de l'occupation viticole d'un petit territoire de la Haute-Auvergne.</p> <p>De cette particularité des trois cultures, seule les terres des plateaux ont pu profiter des progrès de la mécanisation du monde agricole. Les anciens chemins d'exploitation qui avaient la particularité de s'insérer étroitement dans les méandres du parcellaire n'ont pas résisté aux élargissements rendus nécessaire par les machines agricoles, notamment les tracteurs, ainsi qu'a la modification des pratiques agricoles. <br>Le fond de vallée a vu l'élevage gagner du terrain, la culture des céréales disparaître au profit des plateaux aux parcelles beaucoup plus grandes. Les prairies de fauches vont définitivement s'installer après la coupe systématique de tous les pommiers afin de permettre une culture de l'herbe pour les ruminants. La prime à l'arrachage sera le coup de grâce dans les années 1960.</p></div> La vallée de la Sianne, une terre nourricière http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1906 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1906 2016-12-16T13:55:06Z text/html fr Pascal Voisin <p>Admirablement bien exposée et bénéficiant d'une altitude moyenne entre 600 et 800 mètres, la populations ont tiré partie de tous les espaces disponibles dans la vallée de la Sianne pour assurer leur subsistance. Du fond de la vallée aux plateaux, de nombreuses cultures ont été mises en oeuvre au cours des derniers siècles.<br class='autobr' /> Offrant un alignement Ouest-Est parfait, l'adret de la vallée de la Sianne est exposé plein sud avec quelques variations Sud-Sud-Est et Sud-Sud-Ouest. Les (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1906.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Admirablement bien exposée et bénéficiant d'une altitude moyenne entre 600 et 800 mètres, la populations ont tiré partie de tous les espaces disponibles dans la vallée de la Sianne pour assurer leur subsistance. Du fond de la vallée aux plateaux, de nombreuses cultures ont été mises en oeuvre au cours des derniers siècles.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Offrant un alignement Ouest-Est parfait, l'adret de la vallée de la Sianne est exposé plein sud avec quelques variations Sud-Sud-Est et Sud-Sud-Ouest. Les parcelles sur l'adret ont donc été couvertes de terrasses sur lesquelles a été essentiellement cultivée la vigne qui permettait d'obtenir un vin de 7 à 8 degrés et des arbres fruitiers. Les ceps utilisés étaient notamment le bacot, le coudert, le muscat et le 4 et 5 mille. En 1951, il ne restait plus que 10ha de vignes sur la commune d'Auriac-l'Eglise. (2)</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/palhasescroua410-87dae.jpg" width='250' height='188' />En fond de vallée, on observait des vergers, des potagers, des champs de céréales et des prairies, dont le parcelaire en lainières plus ou moins fines s'orientait transversalement à la rivière de part et d'autre principalement sur la rive gauche. De ce fait, de nombreux ponts de tradition gallo-romaine ont été construits afin de pouvoir traverser la Sianne sans problème. (3)</p> <p style="text-align: justify;">Trois terroirs se sont ainsi côtoyés au fil des siècles, mais largement transformés désormais. Sur le versant adret le plus exposé au soleil, sur des pentes entre 30 et 50% la vigne fut installée vers le milieu du 19ème siècle comme en témoignent les plans cadastraux de 1840. Retour ligne manuel<br>Cette culture fut installée sur les terrains les plus pentus et aménagés en palhàs. Insérés dans les rangs, quelques pêchers étaient plantés en compléments. Mais l'emplacement des arbres fruitiers étaient très précis et prenait en compte un certains nombre d'exigences. Les pêchers étaient plantés en milieu de vigne, les pruniers et les cerisiers étaient disposés en bordure de palhàs afin d'éviter d'ombrager les ceps de vigne.</p> <p style="text-align: justify;">Outre la vigne, les palhas les plus proches des villages permettaient la culture du seigle jusque dans les années 1920. La paille servait à faire des paillassons ou des couvertures de ruches. Par contre, au dessus des palhàs, quand la roche affleurait et que le sol devenait impossible à travailler, des troupeaux de moutons paissaient les maigres terres et assuraient l'entretien de l'espace. Le fumier des moutons étaient mis en sac car il ne coule pas et monté à dos d'homme jusqu'aux pieds des vignes, de même que le fumier des pigeons, la colombine.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/vergerjpg-2f2f30-48467.jpg" width='250' height='188' />Dans le fond de vallée les terrains étaient consacrés à la production de fourrage et de pommes dans de grands prés-vergers. Les prés de la Vernède par exemple plantés d'environ 200 pommiers en contrebas du hameau de la Croze donnait en moyenne 8 à 10 tonnes de pommes par an, de la canada, de la pomme d'enfer et du calville blanc. Du côté de Chazelle se trouvaient deux variétés typiques de la vallée de la Sianne le pachiru, appelé ainsi car la pomme avait une pache, c'est-à-dire une joue rouge, et la pomme d'enfer, très savoureuse et de longue conservation.</p> <p style="text-align: justify;">Ces près étaient irrigués par des rases partant de pilières sur la Sianne. Le sol du fond de vallée composé d'une faible couche de terre arable surmontant un épais substrat de gravier a toujours été très sensible à la sécheresse, d'où l'irrigation à l'aide de rases. Ces techniques d'irrigation selon une codification d'usages locaux sont toujours utilisées. Mais le fond de vallée n'était pas cultivé intensément. Les vergers étaient disposés de façon très espacés pour permettre le fauchage du foin.<br>Quant à l'ubac, celui-ci comprenait des pacages, des prairies de fauche et des châtaigneraies dont le bois servait à la fabrication des échalas. Aujourd'hui cet espace se couvre d'une abondante végétation.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/vigne1jpg-b4b480.jpg" width='500' height='215' /><br></p></div> Les accès aux terrasses http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article410 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article410 2016-12-14T18:05:47Z text/html fr Pascal Voisin <p>Différents moyens d'accès aux terrasses correspondaient à divers modes de transports. Il fallait en effet concilier avec l'économie de la terre et les côtes abruptes : traverseiras, tranchadas, chareiras formaient un important réseau pour circuler de terrasses en terrasses..<br class='autobr' /> Les traverseiras<br class='autobr' /> Pour circuler sur le réseau organisé des parcelles de palhàs, des chemins longent les murs. Leurs fonctions sont également de freiner l'eau de pluie, évitant ainsi que la terre soit (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory">Les Palhàs</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton410.jpg" width='150' height='95' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Différents moyens d'accès aux terrasses correspondaient à divers modes de transports. Il fallait en effet concilier avec l'économie de la terre et les côtes abruptes : traverseiras, tranchadas, chareiras formaient un important réseau pour circuler de terrasses en terrasses..</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Les traverseiras</b></span></p> <p style="text-align: justify;">Pour circuler sur le réseau organisé des parcelles de palhàs, des chemins longent les murs. Leurs fonctions sont également de freiner l'eau de pluie, évitant ainsi que la terre soit entraînée vers le bas des parcelles.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Les tranchadas</b></span></p> <p><b style="color: rgb(255, 0, 0); text-align: justify;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH369/chemin-palha59a4-a5bd4.jpg" style='margin-right: 5px; margin-left: 5px; border-width: 1px; border-style: solid; float: right;' width='250' height='369' /></b></p> <p style="text-align: justify;">Les tranchadas étaient essentielles dans la culture de vigne en terrasse. Si l'on voulait diriger l'eau vers le bas il était impératif de construire des tranchadas. Le plus souvent il s'agissait d'une ligne droite suivant la pente, partant des plus hautes parcelles cultivées pour aller jusqu'en bas. La largeur de ces fossés s'accentuait du haut vers le bas.</p> <p style="text-align: justify;">Le désintérêt progressif des palhas depuis un demi siècle a engendré la disparition de ces réseaux d'évacuation de l'eau. Avec eux, ce sont toutes les techniques de construction et les règles d'utilisation qui disparaissent et rendent encore plus difficile la compréhension de l'utilisation des terrasses.<br> Néanmoins, plusieurs exemples sont encore visibles sur les parcelles des côtes du vignal à La Croze et sur celles d'Auriac et de Riol.<br class="autobr"></p> <p style="text-align: justify;">Les tranchadas servaient aussi de limite entre deux parcelles. Les murs étaient montés avec la pierre issue du fouillage du sol. Ces murs jouaient également un rôle de soutènement des palhas. En cas de travaux d'entretien, ce sont les utilisateurs des palhas riveraines du canal qui formaient une équipe de nettoyage. Au printemps, période de labourage, la tranchada devait être opérationnelle.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>Les charreiras</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/cheminjpg-40409b-cd38b.jpg" width='250' height='188' />Une chareira est un chemin assez large pour que les chars puissent circuler et qui monte régulièrement selon une ligne droite en diagonale avec peu de lacets pour éviter les renversements des chars.. Dans les cotes de vigne, elle était soutenue en aval par un mur ne dépassant pas du sol et en amont par un autre pour que la terre du palhas ne s'éboule pas (exemple sur la côte de Ferrière entre le camping de Blesle et le hameau de Vazeille).</p> <p style="text-align: justify;">Ces chemins avaient aussi comme fonction de relier les villages. En traversant les groupements de vignes, les paysans vignerons du fond de vallée en tiraient partie aussi.<br>Une charreira pouvait aussi être creusée à même la roche. Dans ce cas elle ne dépassait guère les deux mètres de large permettant uniquement le passage d'un seul char (bel exemple sur la côte de la Devèse à la sortie du hameau de Chazelles).</p> <p style="text-align: justify;">Pour raparer les murets abimés, ont faisait notamment appel dans le premier quart du XXème siècle à Joseph Jumel, un habile artisan maçon qui habitait Auriac-Bas. Il s'y rendait avec son petit matériel protégé par le traditionnel tablier bleu à larges poches ventrales, avec son cordeau et ses marteaux.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/palhas540jpg233e.jpg" width='500' height='288' /></p></div> Inventaire de la faune sauvage naturalisée, c'est parti ! http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1903 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1903 2016-12-12T18:13:01Z text/html fr Pascal Voisin <p>Démarrrage début décembre 2016 du premier inventaire de la faune sauvage naturalisée du Cézallier. Si vous possédez des spécimens d'animaux naturalisés, participez à cet inventaire.<br class='autobr' /> La pratique de la naturalisation des animaux de la faune sauvage (taxidermie) était très répandue parmi la population de notre région.<br class='autobr' /> Cette pratique a considérablement diminué depuis l'application de la loi de 1976 sur la protection des espèces (90%). Ainsi, depuis 1982 seulement 10% des espèces (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1903.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Démarrrage début décembre 2016 du premier inventaire de la faune sauvage naturalisée du Cézallier. Si vous possédez des spécimens d'animaux naturalisés, participez à cet inventaire.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">La pratique de la naturalisation des animaux de la faune sauvage (taxidermie) était très répandue parmi la population de notre région. </p> <p style="text-align: justify;">Cette pratique a considérablement diminué depuis l'application de la loi de 1976 sur la protection des espèces (90%). Ainsi, depuis 1982 seulement 10% des espèces sont libres à la naturalisation. Aujourd'hui, on se contente donc des animaux chassables.</p> <p style="text-align: justify;">Chez de nombreux habitants du Cézallier, souvent des familles de chasseurs, trônent encore sur différents meubles, ou sont relégués dans les greniers et les granges, des animaux de toutes sortes, qui avant 1982 pouvaient être légalement naturalisés sans autorisation. </p> <p style="text-align: justify;">Pour accompagner l'activité d'inventaire des bénévoles de l'association ce programme bénéficie de l'aide d'un stagiaire pour localiser et préparer une série d'initiatives autour de ces animaux sauvages issus de la biodiversité du versant oriental du Cézallier, notamment sur les communes d'Auriac-l'Eglise, Charmensac, Laurie, Peyrusse, Molèdes, Vèze, avec une extension aux villes d'Allanche, Blesle et Massiac.</p> <p style="text-align: justify;"><strong class="spip">Télécharger la fiche technique et renvoyez la par email à l'association</strong></p></div> Foire aux pommes et fruits de tradition à Massiac 29 et 30 octobre http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1893 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1893 2016-10-22T16:01:37Z text/html fr Pascal Voisin <p>Comme chaque année notre association sera présente à la foire aux pommes et présentera une exposition sur les plus beaux sites patrimoniaux de la vallée de la Sianne et du Cézallier.<br class='autobr' /> Pour ce rendez-vous incontournable avant l'hiver n'hésitez pas à venir rencontrer les membres de l'association Cézallier vallée de la Sianne lors de la 21ème foire des Palhàs à Massiac samedi 29 et dimanche 30 octobre 2016.<br class='autobr' /> Pour ce moment fort dans notre territoire sera présentée une belle (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1893.jpg" width='150' height='93' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Comme chaque année notre association sera présente à la foire aux pommes et présentera une exposition sur les plus beaux sites patrimoniaux de la vallée de la Sianne et du Cézallier.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style='max-width: 500px; max-height: 10000px' src="http://www.cezalliersianne.asso.fr/IMG/UserFiles/Images/foire palha 2016.jpg">Pour ce rendez-vous incontournable avant l'hiver n'hésitez pas à venir rencontrer les membres de l'association Cézallier vallée de la Sianne lors de la 21ème foire des Palhàs à Massiac samedi 29 et dimanche 30 octobre 2016.<br></p> <p>Pour ce moment fort dans notre territoire sera présentée une belle restitution patrimoniale de 40 panneaux issus d'une sélection des 15 expositions réalisées par l'association<br></p> <p>Avec cette exposition autour du thème " La vallée de la Sianne , patrimoine et mémoire du Cézallier », qui se tiendra durant deux jours dans le préau de l'école publique de Massiac, au coeur de la foire, c'est toute la richesse et la variété d'une petite vallée de Haute Auvergne qui seront révélées : paysages du Cézallier oriental, bâti traditionnel auvergnat, mémoire des activités locales d'autrefois...<br></p> <p>Une nouvelle occasion de mieux connaître le pays et son patrimoine.</p></div> Le retable en faux-semblant http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article861 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article861 2016-09-11T16:47:56Z text/html fr Pascal Voisin <p>Au moment de la dépose du rétable baroque du XVIIème siècle en 2006, afin de bénéficier d'une totale restauration, différents décors peints sur le mur et la voûte du choeur sont apparus au grand jour : en fait, des éléments d'un retable en faux-semblant datant du 17ème siècle qui recouvrait vraisemblablement l'ensemble du fond de l'église.<br class='autobr' /> La restauration en 2005 du grand retable baroque de l'église romane de Vèze a permis la mise à jour d'un décor peint (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique59" rel="directory">Les retables </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton861.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Au moment de la dépose du rétable baroque du XVIIème siècle en 2006, afin de bénéficier d'une totale restauration, différents décors peints sur le mur et la voûte du choeur sont apparus au grand jour : en fait, des éléments d'un retable en faux-semblant datant du 17ème siècle qui recouvrait vraisemblablement l'ensemble du fond de l'église.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH333/retable2jpg-26b5-733ed.jpg" width='250' height='333' />La restauration en 2005 du grand retable baroque de l'église romane de Vèze a permis la mise à jour d'un décor peint daté en partie du 15ème siècle.<br></p> <p> Compte tenu de l'état du retable de la crucifixion, le service de la Conservation des Antiquités et Objets d'art du Cantal et la municipalité avaient décidé la restauration de la structure de ce bel ensemble baroque du 17ème siècle en très mauvais état. La peinture centrale par exemple, représentant la crucifixion, était détériorée, ainsi que les statues en bois dans les niches latérales. <br></p> <p>Au moment de la dépose du retable en juin 2005, différents décors peints sur le mur et sur la voûte sont apparus au grand jour. Selon Benoit Henri Papounaud, Conservateur des antiquités et objets d'art du Cantal, il s'agirait d'une scène du martyr de saint Caprais, le patron de la paroisse, datant du 15ème siècle. Sur la voûte se détache aussi un Christ de la même époque bénissant d'une main à six doigts.</p> <p>Mais le plus spectaculaire est la présence d'un retable en faux-semblant datant du 17ème siècle qui recouvre l'ensemble du mur du fond de l'église.<br></p> <p>Cette découverte a donné un intérêt supplémentaire à la petite église romane déjà bien restaurée quelques années auparavant. Il a été décidé de confier à une entreprise spécialisée la restauration des différentes peintures découvertes, la DRAC, le Conseil Général et la Région Auvergne ayant accepté de participer financièrement aux travaux.<br>Après la restauration du retable, celui-ci a retrouvé sa place dans le choeur avec les statues d'origine retrouvées dans le grenier de la sacristie où elles avaient été entassées sans protection.<br></p> <p>Et les fresques ? La repose du retable à sa place d'origine risquant de cacher totalement les fresques, celui-ci a été avancé d'un bon mètre afin de permettre au public d'admirer ce témoignage du Moyen-âge avec quelques contorsions tout de même..</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/RETABLE-Bjpgd8e9.jpg" width='500' height='141' /><br></p></div> <div class='rss_ps'><p>a</p></div> Les fruitiers de façades http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1869 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1869 2016-09-11T16:46:34Z text/html fr Pascal Voisin <p>Traditionnellement on trouvait dans la vallée de la Sianne diverses plantations fruitières qui agrémentaient les façades des bâtiments d'habitation et des granges jusqu'à environ mille mètres d'altitude. Ce mode original de culture vivrière présent dans toutes les régions est devenu rare dans nos villages du Cézallier. Deux variétés s'observent encore ici et là : le poirier et la treille de vigne.<br class='autobr' /> Des poiriers étaient palissés le long des murs bien exposés au (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1869.jpg" width='150' height='114' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Traditionnellement on trouvait dans la vallée de la Sianne diverses plantations fruitières qui agrémentaient les façades des bâtiments d'habitation et des granges jusqu'à environ mille mètres d'altitude. Ce mode original de culture vivrière présent dans toutes les régions est devenu rare dans nos villages du Cézallier. Deux variétés s'observent encore ici et là : le poirier et la treille de vigne.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/poirier-molefba3.jpg" width='500' height='272' /></p> <p>Des poiriers étaient palissés le long des murs bien exposés au soleil. Le plus bel exemple encore présent aujourd'hui et assez spectaculaire se trouve sur la façade de la première école de Molèdes au centre du village. Il produit toujours chaque année beaucoup de fruits.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Composition14b3a.jpg" width='500' height='216' /></p> <p>La présence de la vigne en façade était aussi fréquente dans les hameaux du fond de vallée. La treille jouait un rôle à la fois de production et de décoration. Peu de treilles ont survécu à la modernisation des constructions et au revêtement des vieux murs de pierres.</p></div> Symbolisme : l'Alpha et l'Omega (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1901 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1901 2016-09-11T16:01:52Z text/html fr Pascal Voisin <p>Ces deux lettres de l'alphabet grec se réfèrent au livre de l'Apocalypse de Saint Jean 11, 8. Ils signifient le commencement et la fin, le premier et le dernier, qui sont Dieu et le Christ. Autrement dit, ils traduisent la divinité et l'éternité du Seigneur. Ces lettres sont tantôt écrites séparément et tantôt entrelacées ou composées avec les lettres grecques X et P (= Christ ) ou encore avec la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique164" rel="directory">Les vêtements liturgiques</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1901.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Ces deux lettres de l'alphabet grec se réfèrent au livre de l'Apocalypse de Saint Jean 11, 8. Ils signifient le commencement et la fin, le premier et le dernier, qui sont Dieu et le Christ. Autrement dit, ils traduisent la divinité et l'éternité du Seigneur. Ces lettres sont tantôt écrites séparément et tantôt entrelacées ou composées avec les lettres grecques X et P (= Christ ) ou encore avec la Croix.</p></div> Symbolisme : le pélican (4) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1900 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1900 2016-09-11T15:55:42Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le pélican est le symbole du sacrifice et du partage. Il est représenté nourrissant ses petits en dégorgeant les poissons emmagasinés dans sa poche membraneuse. Pour la vider, il presse son bec contre sa poitrine qu'il semble frapper, Le pélican représente le sacrifice rédempteur du Christ et le sacrement de l'Eucharistie. Il est symbole de charité et de résurrection. Par sa blancheur, il figure aussi l'innocence du Christ donnant son sang pour les (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique164" rel="directory">Les vêtements liturgiques</a> <div class='rss_chapo'><p>Le pélican est le symbole du sacrifice et du partage. Il est représenté nourrissant ses petits en dégorgeant les poissons emmagasinés dans sa poche membraneuse. Pour la vider, il presse son bec contre sa poitrine qu'il semble frapper, Le pélican représente le sacrifice rédempteur du Christ et le sacrement de l'Eucharistie. Il est symbole de charité et de résurrection. Par sa blancheur, il figure aussi l'innocence du Christ donnant son sang pour les hommes.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ornement-pel2167.jpg" width='500' height='192' /><br></p></div> Symbolisme : l'agneau pascal (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1899 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1899 2016-09-11T15:43:45Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le Christ est désigné comme Agneau de Dieu. L'agneau brodé sur le vêtement liturgique symbolise à la fois la Passion de Jésus (la souffrance) et sa Résurrection (le triomphe). <br class='autobr' /> L'agneau apocalyptique est, lui, représenté couché sur le livre aux sept sceaux représentant l'Ancien Testament. Il est l'emblème de l'Alliance entre l' Ancien et Nouveau Testament. L'agneau est également l'attribut de l'innocence et de la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique164" rel="directory">Les vêtements liturgiques</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1899.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le Christ est désigné comme Agneau de Dieu. L'agneau brodé sur le vêtement liturgique symbolise à la fois la Passion de Jésus (la souffrance) et sa Résurrection (le triomphe). <br class='autobr' /> L'agneau apocalyptique est, lui, représenté couché sur le livre aux sept sceaux représentant l'Ancien Testament. Il est l'emblème de l'Alliance entre l' Ancien et Nouveau Testament. L'agneau est également l'attribut de l'innocence et de la douceur.</p></div> Symbolisme : le monogramme du Christ (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1898 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1898 2016-09-11T14:30:04Z text/html fr Pascal Voisin <p>Dans le culte catholique la chasuble qui habille le prêtre durant la messe existe en plusieurs couleurs et correspond aux périodes liturgiques d'une année et porte différents symboles chrétiens. Un exemple sur les vêtements liturgiques de la chapelle du Bru. <br class='autobr' /> Le monogramme du Christ<br class='autobr' /> Le monogramme IHS qui représente le nom de Jésus est parfois interprété de plusieurs manières, et notamment en latin comme Iesus Hominum Salvator. En réalité il s'agit d'une abréviation en (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique164" rel="directory">Les vêtements liturgiques</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1898.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Dans le culte catholique la chasuble qui habille le prêtre durant la messe existe en plusieurs couleurs et correspond aux périodes liturgiques d'une année et porte différents symboles chrétiens. Un exemple sur les vêtements liturgiques de la chapelle du Bru.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><strong>Le monogramme du Christ</strong><br>Le monogramme IHS qui représente le nom de Jésus est parfois interprété de plusieurs manières, et notamment en latin comme Iesus Hominum Salvator. En réalité il s'agit d'une abréviation en trois parties du nom de Jésus, dans laquelle le I et le H sont les premières et le S la dernière lettre du nom écrit en grec IH-SOUS. Le H est la lettre grecque ETA et se prononce E, ce qui est important pour identifier les lettres du monogramme. <br>La ligne verticale du "h" est souvent prolongée d'une croix. C'est le symbole le plus fréquent sur les chapes et les chasubles.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/MONOGRAMME1jc400.jpg" width='500' height='577' /></p> <p style="text-align: justify;">...</p> <p style="text-align: justify;"> ; ; ;</p></div> Stage faune sauvage et patrimoine http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1323 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1323 2016-09-09T10:29:24Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'association Cézallier vallée de la Sianne souhaite inventorier et localiser chez les particuliers les animaux naturalisés, souvent très bien conservés, dans le but de faire découvrir (forme à préciser) la faune sauvage toujours présente au cœur de la biodiversité du versant oriental du Cézallier... Une offre originale de stage à saisir !<br class='autobr' /> Intitulé du stage :<br class='autobr' /> "Quand la faune sauvage devient animal de compagnie<br class='autobr' /> et objet de patrimoine »<br class='autobr' /> La pratique de la naturalisation des (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique210" rel="directory">Recherche de stagiaires</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1323.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'association Cézallier vallée de la Sianne souhaite inventorier et localiser chez les particuliers les animaux naturalisés, souvent très bien conservés, dans le but de faire découvrir (forme à préciser) la faune sauvage toujours présente au cœur de la biodiversité du versant oriental du Cézallier... Une offre originale de stage à saisir !</p></div> <div class='rss_texte'><p>Intitulé du stage :<br>"Quand la faune sauvage devient animal de compagnie<br class="autobr">et objet de patrimoine »</p> <p>La pratique de la naturalisation des animaux de la faune sauvage (taxidermie) était très répandue parmi la population de notre région. <br class="autobr">Cette pratique a considérablement diminué depuis l'application de la loi de 1976 sur la protection des espèces (90%). Ainsi, depuis 1982 seulement 10% des espèces sont libres à la naturalisation. Aujourd'hui, on se contente donc des animaux chassables.</p> <p>Chez de nombreux particuliers, souvent des familles de chasseurs, trônent encore sur différents meubles, ou sont relégués dans les greniers et les granges, des animaux de toutes sortes, qui avant 1982 pouvaient être légalement naturalisés sans autorisation. Ces spécimens préservés représentent aujourd'hui le témoignage représentatif d'une faune locale riche et diversifiée.</p> <p>De cette passion ou tradition ancestrale, restent des animaux étonnants que l'on peut observer de près, ce qui n'est pas possible dans la nature (martre, fouine, petit duc, renard, sanglier, chevreuil, cerf, buse...).</p> <p>L'association Cézallier vallée de la Sianne souhaite inventorier et localiser chez les particuliers ces animaux souvent très bien conservés dans le but de faire découvrir (forme à préciser) la faune sauvage toujours présente au coeur de la biodiversité du versant oriental du Cézallier..</p> <p><b>RECHERCHE D'UN STAGIAIRE</b></p> <p>Cette opération de sauvegarde et de valorisation d'animaux naturalisés, devenus objets de collection et de patrimoine, pourrait faire l'objet d'un stage pour un jeune en BTA Gestion Faune Sauvage ou d'un jeune se préparant au métier de taxidermiste-naturaliste, en partenariat avec les membres de l'association et de partenaires issus des associations de chasseurs de la vallée de la Sianne.</p> <p><b>CONTENU DU STAGE</b></p> <p><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Inventaire des animaux naturalisés, présents chez des particuliers des communes d'Auriac-l'Eglise, Charmensac, Laurie, Peyrusse, Molèdes, Vèze, avec une extension aux villes d'Allanche, Blesle et Massiac. <br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Mise en forme de fiches descriptibles : espèces, lieux de prises, dates de naturalisation, particularité de la mise en scène de l'animal, propriétaires...<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Localisation de l'animal naturalisé<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Réalisation d'une photothèque<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Fiche de localisation de vision possible de ces animaux aujourd'hui sur notre territoire<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Partenariat avec les associations de chasseurs<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Montage d'une exposition avec les animaux naturalisés prêtés par les particuliers afin de présenter un lieu de vision éphémère de la faune locale<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Recueil de témoignages de personnes ayant des animaux naturalisés <br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Rappel de la loi actuelle<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> Publication sur le site Internet de l'association cezalliersianne.asso.fr</p> <p>Renseignement auprès de l'association : adresse Email sur le site cezalliersianne.asso.fr</p></div> Buron de Villeneuve-Haut http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1312 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1312 2016-08-30T16:41:19Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le buron de Villeneuve-Haut est situé sur la commune de Vèze à quelques centaines de mètres au dessus de la départementale 39 (Allanche-Anzat-le-Luguet) face au hameau de Chazelou. Il était déjà mentionné sur le cadastre napoléonien du début du 19ème siècle. Il s'agit ici d'un buron type intégré en hauteur.<br class='autobr' /> Implanté à une altitude de 1282m, sur le versant sud de la Montagne de La Jarrige, légèrement en contrebas du sommet, le buron de Villeneuve bénéficie d'un léger abri (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique111" rel="directory">Burons du Cézallier oriental</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1312.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le buron de Villeneuve-Haut est situé sur la commune de Vèze à quelques centaines de mètres au dessus de la départementale 39 (Allanche-Anzat-le-Luguet) face au hameau de Chazelou. Il était déjà mentionné sur le cadastre napoléonien du début du 19ème siècle. Il s'agit ici d'un buron type intégré en hauteur.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Implanté à une altitude de 1282m, sur le versant sud de la Montagne de La Jarrige, légèrement en contrebas du sommet, le buron de Villeneuve bénéficie d'un léger abri du vent ce que n'avaient pas les anciennes cabanes, antérieures à la construction en pierre, dont subsistent les creux au sommet. Les dimensions du buron ne sont pas imposantes (11,10m par 6,40m). Il n'y a plus de chemin permettant d'y accéder depuis la route à travers la montagne. Absence également d'un point d'eau à proximité du buron. L'accès à l'eau semble donc être le ruisseau de la Fontaine Saint-Martin qui serpente tout de même à quelques centaines de mètres à l'Est.</p> <p style="text-align: justify;">Le bâtiment est couvert d'un toit à deux pentes orienté Nord-Ouest/Sud-Est. Sur le mur gouttereau Sud-Ouest vient s'accrocher perpendiculairement un petit bâtiment, plus bas, couvert également d'une toiture à deux pentes qui abrite deux loges à cochons qui sont formées d'une voûte à clavaux. La hauteur intérieure est faible : 1,75m. Chaque loge est accessible par une porte basse (1,10m par 0,60cm de large) s'ouvrant dans le mur gouttereau Sud-Est, suffisantes pour le passage des porcs. A l'origine, ces portes ouvraient sur des courettes aujourd'hui disparues. Autrefois, les deux constructions étaient couvertes en lauzes comme en attestent les spécimens répandues à la périphérie du buron. Actuellement, le buron est hors d'eau grâce à une protection en tôles ondulées.</p> <p style="text-align: justify;">La souche cheminée, bâtie dans le prolongement du pignon Sud-Est, est implantée à mi-pente du versant Sud-Ouest. Pour parfaire son étanchéité, les maçons l'ont agrémentée de lauzes prises dans la maçonnerie, formant ainsi des larmiers. Les eaux provenant du dernier palier de la souche et de la partie supérieure de la toiture étaient ainsi récupérées et éloignées du pignon par un cintre de pierre retourné.<br class="autobr">Dans la partie haute de ce pignon, toujours dans l'axe, s'ouvre un fenestrou protégé par un barreau en fer forgé, en fait, un noeud de sorcières (voir notre fiche).</p> <p style="text-align: justify;">La porte d'entrée du buron, modeste accès de 1,70m par 0,80cm, est légèrement désaxée sur la droite du pignon Sud-Est. D'une part et d'autre de l'ouverture, 3trois grosses pierres taillées supportent le linteau qui forme l'allège du fenestrou qui lui, est dans l'axe du pignon.<br>La porte est comme la plupart des burons en planches contrariées, ferrée sur gonds forgés pris dans les pierres du jambage droit. La porte vient se loger dans la feuillure taillée dans la pierre. Autrefois, elle était immobilisée par une serrure en applique aujourd'hui disparue. Elle n'est actuellement fermée que par quelques brins de « ficelle de lieuse », signe de l'absence de « richesse » à protéger derrière les murs épais.<br class="autobr">Au-dessus de la porte d'entrée, au raz de la voûte, le traditionnel fenestrou diffuse un peu de lumière dans la pièce.</p> <p style="text-align: justify;">L'accès à l'intérieur du buron n'est plus de plain pied comme à l'origine. En effet, l'amoncellement de fumier et de boue devant la porte oblige désormais à descendre (0,40cm) dans la pièce principale, la fromagerie.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><b>La fromagerie</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' float: right; border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 3px; margin-right: 3px;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH150/fromagerie2099d9-1cc4e.jpg" width='200' height='150' />Le sol de la fromagerie voûtée (2,47m de hauteur), qui était aussi le lieu de vie des buronniers, est entièrement recouvert de dalles de pierre taillée d'environ 0,40 cm carrés.<br>A gauche en entrant, on trouve la cheminée dont le foyer pris dans l'épaisseur du mur est fermé par un linteau de bois, d'une part supporté par un corbeau en pierre et, d'autre part pris dans la maçonnerie de la voûte.<br>A l'opposé de l'autre côté de la porte, un placard est ménagé dans l'épaisseur du mur. Il était garni d'étagères.</p> <p style="text-align: justify;">Face à l'entrée, dans l'axe du mur de refend se trouve la porte en bois qui donne accès à la cave à fromage. Elle est de dimensions proches de celle de la porte d'entrée du buron (1,74m par 0,74m). Les jambages et le linteau sont également en pierres de taille. Au-dessus du linteau a été aménagée une minuscule niche qui pouvait contenir un bougeoir ou une statue de la vierge.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La cave à fromage</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 3px; margin-right: 3px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH150/cave200jpg-99ce8-5e1b8.jpg" width='200' height='150' />Dans ce lieu sombre qu'est la cave où reposaient les meules de Cantal, le sol est en terre battue. <br>Face à la porte, encastrée dans le pignon Nord-Ouest, on devine la niche qui recevait le présurier (1,02m par 0,95m). Dans ce sanctuaire du fromage, on trouve encore les plateaux de bois destinés à accueillir les fromages pendant leur maturation.<br></p> <p style="text-align: justify;">Sur la gauche s'ouvre la ventilation (0,33cm par 0,22cm) munie d'une protection en fer forgé, là aussi un noeud de sorcière pour chasser les mauvais esprits. Cette ouverture était maintenue en permanence hors de terre et assuré par le mur de soutènement de la montade du védélat.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Le védélat</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 3px; margin-right: 3px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH150/vedelat200jpc8ff-51296.jpg" width='200' height='150' />Lorsqu'on contourne le bâtiment par l'Est, on monte progressivement et l'on découvre dans le pignon Nord-Ouest la porte du védélat. Le seuil est à une trentaine de centimètres au-dessus de l'extrados de la voûte du niveau bas de la cave à fromage. Cette porte, relativement haute (2,10m par 0,80m), devait en effet permettre le passage des claies du parc.<br class="autobr">Le sol du védélat est pavé, une rigole centrale s'évacuant par le seuil de la porte y est ménagée.</p> <p style="text-align: justify;">La charpente du buron, dont les couples ont été scrupuleusement numérotés de I à X, à été réalisée avec soin. Son observation est un régal. Bien que l'assemblage des jambettes et des arbalétriers soit relativement bas (0,80m), la forte pente (50°) permet de dégager une hauteur utile de 2,32m sous entrait. De nombreuses chevilles prises dans le douellage témoignent encore de l'ancienne couverture en lauzes du buron.<br>Face à l'entrée, dans le pignon Sud-Est, s'ouvre le fenestrou du védélat protégé par un noeud de sorcière. Opposé à la porte d'entrée du védélat, en créant un courant d'air, il permettait de ventiler correctement l'espace qui accueillait les veaux.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;"><b>Sources : Burons pour mémoire, Philippe Magenties et Vincent Trinh</b></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;"><b><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/villeneuveha7190.jpg" width='500' height='325' /></b></span><br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:12px;"><b></b></span><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/plan-villene4239.jpg" width='500' height='377' /><br></p></div> Cézallier, au fil des mots, des fêtes, des foires...Une réussite ! http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1897 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1897 2016-07-20T15:03:53Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'Association des Amis du Vieil Allanche sort son neuvième cahier patrimonial. Un document riche sur l'histoire et la mémoire du pays.<br class='autobr' /> C'est toujours avec un vif intérêt que l'on découvre les 100 pages de ce recueil d'histoires de vie dans notre pays du Cézallier rassemblées et rédigées par des membres et des amis de l'association.<br class='autobr' /> La série d'articles de ce numéro est toujours fidèle aux choix éditoriaux de l'association : proximité (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1897.jpg" width='150' height='104' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'Association des Amis du Vieil Allanche sort son neuvième cahier patrimonial. Un document riche sur l'histoire et la mémoire du pays.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">C'est toujours avec un vif intérêt que l'on découvre les 100 pages de ce recueil d'histoires de vie dans notre pays du Cézallier rassemblées et rédigées par des membres et des amis de l'association.</p> <p style="text-align: justify;">La série d'articles de ce numéro est toujours fidèle aux choix éditoriaux de l'association : proximité territoriale, diversité des thématiques, illustrations riches et variées.<br></p> <p style="text-align: justify;">L'édition 2016 a de quoi intéresser un large public local et tout ceux qui cherchent à mieux connaître le passé régional, notamment celui du Pays d'Allanche. Ce neuvième cahier intitulé « Cézallier, au fil des mots, des fêtes, des foires... » nous plonge dans la découverte d'éléments emblématiques de notre patrimoine local, les rites et les fêtes. Plus encore, il sort de l'oubli des natifs du Pays d'Allanche qui ont marqué l'histoire mais aussi relate des vies simples comme celles d'un soldat de la Grande guerre ou les artisans du façonnage des métaux. Un cahier rempli de bonnes intentions celles de restituer inlassablement des images et des moments forts d'un pays qui change, mais qui n'oublie pas ce qu'il doit aux générations passées.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 6px; margin-right: 6px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L220xH313/cahier-AAVA-7166-ed20e.jpg" width='220' height='313' />Traditionnellement le numéro s'ouvre sur le thème qui a fait l'objet de la conférence-débat de l'année précédente. Ainsi, Daniel Brugès revisite les dictons et les proverbes de nos campagnes. Ces expressions collectées en Cézallier depuis une trentaine d'années avaient déjà ravi l'auditoire en 2015. Le conteur décline ici une sélection de sagesse populaire par grandes thématiques : le temps qu'il fait, les astres, les animaux, la végétation et les cultures, la vie des gens d'ici. Une belle occasion de retrouver un patrimoine immatériel si proche de nous.</p> <p style="text-align: justify;">Renaud Bourget lui sort de l'oubli un Allanchois économiste et député du Cantal de la fin du 18ème siècle au parcours politique et scientifique peu banal : Charles Ganilh. Cette belle biographie, accessible et pédagogique, retrace le destin de ce précurseur de la science des finances qui a marqué son temps par son action et ses nombreux écrits. Une vraie découverte.</p> <p style="text-align: justify;">Années des commémorations de la Première guerre mondiale, le cahier publie un large extrait du carnet de guerre de François Lucien Regimbal, originaire d'Allanche. Le poilu y raconte sa participation aux durs combats, ses souffrances physiques ayant eu l'abdomen arraché par un obus. Un texte émouvant.</p> <p style="text-align: justify;">Pierre Amiral revient sur le Conseil de révision à Allanche que les hommes les plus anciens ont tous vécu, qu'il complète d'un récit du conteur Arsène Vermenouze.</p> <p style="text-align: justify;">Philippe Glaize dresse l'histoire déjà longue de la foire à la brocante d'Allanche. Une aventure humaine qui dure depuis 40 ans grâce au dévouement et à la ténacité d'une centaine d'hommes et de femmes qui permettent chaque année aux milliers de visiteurs des rencontres exceptionnelles entre marchands et acheteurs autour de l'objet ancien. Une manifestation qui perpétue la tradition des foires à Allanche. Une belle leçon d'engagement.</p> <p style="text-align: justify;">Autre texte fort dans ce cahier avec l'évocation par Jean-Bernard Beland de la fête de la Saint-Jean, ses origines, ses rituels et ses coutumes depuis le début du 19ème siècle. Une fête qui n'a plus l'ampleur d'antan comme le montre l'abondante iconographie de l'article, mais qui indique bien l'enracinement de cette fête dans le patrimoine et la mémoire culturelle d'Allanche.</p> <p style="text-align: justify;">L'archéologie est toujours présente dans les cahiers. Christian Baillargeat-Delbos nous livre cette année deux textes. 5000 ans d'histoire du village de la Gazelle sur la commune de Ségur-les-Villas relate de nombreux épisodes historiques depuis le néolithique jusqu'à aujourd'hui, ses rencontres, ses découvertes archéologiques. Un beau regard sur le vieux pays.<br>Le deuxième texte évoque avec émotion la mémoire d'Alphonse Vinatié, instituteur à Auriac-l'Eglise et archéologue, décédé en 2005. On lui doit beaucoup dans la compréhension du peuplement de notre région, les découvertes archéologiques innombrables, les articles et rapports qui ont révélé la richesse exceptionnelle de notre histoire locale depuis la protohistoire et la période gallo-romaine.</p> <p style="text-align: justify;">Séverine Brandon nous fait voyager par son intéressante synthèse sur l'histoire et l'évolution des clochers-peigne du sud du Cézallier, caractéristiques des petites églises rurales romanes. Et notre territoire en conserve de très beaux spécimens. Une belle invitation à redécouvrir ces clochers typiques si proches de nous.</p> <p style="text-align: justify;">Pierre Kaiser nous a habitué a des études approfondies et bien documentées et illustrées. Le texte qu'il propose dans ce neuvième cahier est un bel hommage à tous ces artisans des métaux indispensables pour la vie quotidienne autrefois. Leurs métiers nécessitaient d'aller à la fois vers une clientèle locale mais aussi lointaine générant des flux migratoires voire définitifs.<br>Ces professions de chaudronniers, ferblantiers, poêliers, émouleurs et rémouleurs, couteliers... ont aujourd'hui disparu. Les lecteurs apprécieront ces petites histoires professionnelles vécues par des gens d'ici dont beaucoup ont immigré vers d'autres régions françaises. Des mises en lumières de la vie simple des gens, on en redemande !</p> <p style="text-align: justify;">Et ce cahier se termine par l'observation des animaux de nos contrées, la passion de Jean-Paul Rickelin. Son téléobjectif s'est ici arrêté sur les oiseaux des hauts-plateaux du Cézallier. On imagine ses émotions devant le spectacle de la nature. L'artiste photographe nous les partage par quelques photos sublimes et magiques. Du grand art.</p> <p style="text-align: justify;">Une édition particulièrement réussie.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color:#ff0000;">Cahier N°9 en vente à la librairie d'Allanche où auprès de l'association, 27 euros. Tirage limité. Tous les numéros de 1 à 5 sont épuisés. Reste encore quelques exemplaires du numéro 6 et 8.</span></em></strong></p> <p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color:#ff0000;"><a href='http://lesamisduvieilallanche.fr/' class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">lesamisduvieilallanche.fr/</a></span></em></strong></p></div> Le train du Cézallier : une histoire économique et sociale http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1896 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1896 2016-06-20T09:55:36Z text/html fr Pascal Voisin <p>Conférence-débat organisée par l'Association des Amis du Vieil Allanche avec Patrick Garinot auteur du livre « Le triangle du Cantal, Bort-les-Orgues /Neussargues ». Samedi 9 juillet.<br class='autobr' /> Durant plusieurs années Patrick Garinot, passionné du rail, a recueilli de nombreux documents et témoignages ainsi qu'une impressionnante moisson d'images d'archives. Il raconte dans un livre rapidement épuisé un siècle d'évènements sur la ligne de chemin de fer traversant les (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1896.jpg" width='150' height='106' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Conférence-débat organisée par l'Association des Amis du Vieil Allanche avec Patrick Garinot auteur du livre « Le triangle du Cantal, Bort-les-Orgues /Neussargues ». Samedi 9 juillet.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' margin: 3px; float: left;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L100xH133/livre-garinob33f-1e5e1.jpg" width='100' height='133' />Durant plusieurs années Patrick Garinot, passionné du rail, a recueilli de nombreux documents et témoignages ainsi qu'une impressionnante moisson d'images d'archives. Il raconte dans un livre rapidement épuisé un siècle d'évènements sur la ligne de chemin de fer traversant les estives du Cézallier, de Bort-les-Orgues à Neussargues (71kms).</p> <p><img alt="" style=' float: right; margin: 1px 5px;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH366/affiche-traidce9-d654e.jpg" width='250' height='366' />Patrick Garinot interrogé par Jacques Hamon, Président de l'Association Cézallier vallée de la Sianne, restitueront lors de la conférence cette histoire économique et sociale, une aventure ferroviaire incroyable qui a modifié le genre de vie des populations et surtout facilité les échanges dans une région de moyenne montagne. De nombreuses images d'archives inédites accompagneront cette présentation.</p> <p>Mémoire de l'histoire des transports en Auvergne, cette ligne avec ses kilomètres de rails, ses ponts, ses tunnels et ses viaducs monumentaux fait désormais partie du patrimoine emblématique du Cézallier cantalien. <br>Avec cette conférence organisée par l'Association des Amis du Vieil Allanche, nostalgie du train d'autrefois et grand moment d'histoire locale garanties !<br></p> <p><em><strong>Samedi 9 juillet 2016, Maison des services, salle Maurice Jalenques, Allanche. Entrée gratuite.</strong></em></p></div> http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1227 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1227 2016-05-08T18:59:31Z text/html fr Pascal Voisin - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique220" rel="directory">Sortie d'hiver autour du Signal du Luguet (Cézallier)</a> Rapport d'activités 2015 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1895 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1895 2016-05-07T13:23:10Z text/html fr Pascal Voisin <p>Durant l'année 2015 notre association a bénéficié d'un vif intérêt du public pour ses initiatives patrimoniales. Mobilisé pour le patrimoine des sept communes de notre territoire d'intervention nous avons pu mettre en oeuvre nos initiatives, parfois en partenariat. Le soutien financier des municipalités et des communautés de communes a perduré, ce qui nous a permis d'équilibrer notre budget annuel.<br class='autobr' /> Inauguration des estivales 2015<br class='autobr' /> Le 11 juillet une soixantaine de (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique70" rel="directory">Rapports d'activités de 2000 à 2015</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1895.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Durant l'année 2015 notre association a bénéficié d'un vif intérêt du public pour ses initiatives patrimoniales. Mobilisé pour le patrimoine des sept communes de notre territoire d'intervention nous avons pu mettre en oeuvre nos initiatives, parfois en partenariat. Le soutien financier des municipalités et des communautés de communes a perduré, ce qui nous a permis d'équilibrer notre budget annuel.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong>Inauguration des estivales 2015</strong></span></p> <p>Le 11 juillet une soixantaine de personnes se sont retrouvées à la mairie d'Auriac-l'Eglise pour le lancement de nos 15ème estivales et l'inauguration de la nouvelle exposition patrimoniale sur les fermes traditionnelles du Cézallier. Cinq expositions ont été proposées au public de juillet à octobre, deux initiatives de rencontre et de convivialité, un repas au buron et deux séances du cinéma du patrimoine, une randonnée patrimoniale musicale. <br>Une nouvelle fois les activités estivales ont trouvé leur public : plus de <strong>1300 visiteurs aux expos et aux diverses animations sans compter les visiteurs de l'exposition à la cathédrale de Saint-Flour</strong>. Pour la première fois une équipe de France 3 Auvergne s'est déplacée pour couvrir l'évènement. Elle a été accompagnée une bonne partie de la journée pour compléter son reportage qui a été diffusé le soir même dans le 19/20 Auvergne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'exposition « La ferme traditionnelle du Cézallier Cantalien »</strong></span><br>Depuis plusieurs années l'association souhaitait mettre en lumière les dimensions culturelles, sociales et patrimoniales des fermes d'autrefois. Un premier travail d'inventaire avait d'abord été réalisé durant trois mois en 2010 par une étudiante de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne. Ce travail très riche en informations avait permis de dresser un diagnostic patrimonial autour des caractéristiques du bâti agricole ancien peu étudiées jusque-là.<br>C'est à partir de ce rapport et des recherches menées par des membres de l'association que s'est construite l'exposition présentée au public à la Mairie d'Auriac-l'Eglise du 11 juillet au 15 août 2015 et qui a accueilli <strong>300 visiteurs.</strong></p> <p>Grâce à plus de 200 photographies et aux brefs textes explicatifs sur une quarantaine de panneaux, les visiteurs ont pu mieux comprendre pourquoi la préservation du patrimoine agricole ancien participe à la continuité du territoire, à son attractivité, et représente un vrai marqueur identitaire de la Haute-Auvergne et en particulier du Cézallier. .<br>Les différents panneaux ont permis d'expliquer les parties constituantes d'une ferme d'autrefois construites en fonction de l'activité, de l'implantation géographique et de son importance. L'élevage et le climat de la moyenne montagne ont en effet imposé des bâtiments compacts, véritables outils de travail intégrant toutes les fonctions. Des explications souvent méconnues des visiteurs notamment les urbains.</p> <p>Cette 15ème exposition de l'association a particulièrement touché le public local grâce aux anciennes photographies sur les activités agricoles dans la vallée de la Sianne, issues elles aussi d'un recollement photographique.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le repas traditionnel au buron de Moudeyre</strong></span><br>Attendu par beaucoup, mais demandant une grosse organisation et un investissement important des bénévoles de l'association, le repas au buron sur les estives du Cézallier le dimanche 26 juillet a été fidèle à sa réputation. Perdu au bout d'une longue piste non loin des sources de la Sianne dans un site remarquable où la nature transporte, le buron de Moudeyre à 1292m d'altitude a été mis gracieusement à la disposition de l'association par ses propriétaires pour accueillir notre cinquième repas traditionnel auvergnat. Si la partie animation musicale a fait défaut à la suite de l'accident sur la route le matin même de la musicienne et chanteuse de l'orchestre Gwennaelle, la convivialité et le soleil durent présents.<br><strong>120 personnes</strong> ont participé à ce repas composé de charcuterie du pays, d'une saucisse aligot (fort appréciée), de fromages cantaliens et d'une tartelette. Une belle initiative de l'association saluée par tous les participants.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Balade patrimoniale musicale à Molèdes</strong></span><br>Innovante et attirante : la rando pédestre organisée le mercredi 12 août l'a été assurément. En effet, l'itinéraire de découverte du patrimoine bâti et naturel sur la commune de Molèdes, du village de Fondevialle (brèches de Giniol) au village d'Allagnon (berges de la Sianne) était ponctué de pauses musicales avec une jeune musicienne professionnelle qui avait choisi des extraits musicaux issus du répertoire classique. Cette randonnée familiale de 6 kilomètres à regroupé <strong>75 personnes</strong> dont une belle proportion de jeunes.<br>Dès le début de la journée dans une grange traditionnelle mise à notre disposition par un habitant du village de Fondevialle le ton a été donné par une première interprétation musicale avec un extrait de la sonate pour flûte de Jean Sébastien Bach. Aux abords de la tour de Colombine, lieu insolite pour un bref concert, ce furent des airs de François Devienne compositeur et flûtiste français, de Michel Blavet le plus fameux flûtiste français de la première moitié du 18ème et de Saverio Mercadante compositeur italien du 19ème siècle. Cette double découverte architecturale et musicale a été suivie d'un pique-nique sous les pins non loin de la tour emblématique de la vallée de la Sianne.</p> <p>A la chapelle d'Escrouzet le lieu a résonné d'un air de Salvatore Sciarrino, compositeur italien contemporain.. Pour terminer l'inédite randonnée à Allagnon sur le bord de la Sianne et avant de repartir, les participants assis sur l'herbe où les pieds dans l'eau ont pu écouter plusieurs morceaux de Carl Philippe Emmanuel Bach. Une belle journée en musique autour du patrimoine de la commune de Molèdes sur des chemins offrants de magnifiques paysages sur le Cézallier et la vallée de la Sianne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'exposition « L'imagerie médiévale » à la cathédrale de Saint-Flour</strong></span><br>Notre association a réalisé deux expositions sur le patrimoine religieux de la vallée de la Sianne. Après avoir présenté à la cathédrale de Saint Flour celle sur la vierge en majesté de Laurie en 2014, la cathédrale du Diocèse de Saint Flour à accueilli celle sur « L'imagerie médiévale et le symbolisme roman », une véritable mise en valeur des trésors architecturaux de nos petites églises rurales de la vallée de la Sianne. Accrochée tout autour de l'abside, l'exposition a bénéficié d'une extraordinaire visibilité du 4 juillet au 15 octobre, période de la plus grande visite touristique de la cathédrale. On peut estimer à <strong>100 personnes par jour</strong> qui se sont arrêtées devant les panneaux de l'exposition soit environ <strong>4000 visiteurs.</strong></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'exposition « Traditions et décors sur le bâti ancien » à Blesle</strong></span><br>Fidèle à la volonté de l'association de couvrir tout notre territoire d'intervention lors de la période estivale, nous avons présenté du 18 juillet au 2 août, dans l'ancien collège public de la ville de Blesle l'exposition qui a connu le plus grande notoriété ces dernières années « Traditions et décors sur le bâti ancien ». Elle a été vue par environ <strong>260 personnes</strong>, dont une grande majorité de touristes venue découvrir l'un des plus beaux villages de France.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Cinéma du patrimoine à Allanche et Saint-Etienne-sur-Blesle</strong></span><br>Le cinéma patrimonial est inépuisable, mais le faire redécouvrir n'est pas simple car il faut le trouver en DVD pour une projection facile et acquérir les droits de diffusion publique. Pour la cinquième année, nos estivales ont proposé dans deux communes de notre secteur, Allanche dans l'ancien cinéma le mercredi 29 juillet (<strong>30 spectateurs</strong>) et Saint-Etienne-sur-Blesle à la salle municipale le mardi 11 août (<strong>45 spectateurs)</strong> un film marquant d'avant la seconde guerre mondiale « Les disparus de Saint Agil » de Christian Jacque avec des dialogues de Jacques Prévert. Ce sont donc <strong>80 spectateurs </strong>qui ont été ravis de retrouver cette belle histoire classique du répertoire cinématographique français.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'exposition « Les toits du Cantal » à Vèze</strong></span><br>La salle municipale de Vèze a présenté notre exposition « Les toits du Cantal » saluée depuis sa création en 2014 comme inédite et originale. Du 3 au 16 août environ <strong>140 visiteurs</strong> se sont attardés sur ces panneaux qui restituent le savoir faire des paysans et des professionnels des siècles passés qui nous ont laissé avec les toitures l'une des plus belles facettes du patrimoine rural du nord Cantal.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>L'exposition au vélorail de Landeyrat</strong></span><br>La salle d'animation du café de l'ancienne gare de Landeyrat, point de départ du vélorail du Cézallier a accueilli pour la troisième fois durant toute la période estivale l'une de nos récentes expositions. Fréquenté par de nombreux touristes le site et son parcours atypique sur plusieurs kilomètres de voie ferrée sont une occasion insolite de découvrir tout en pédalant les grands espaces du Cézallier. <br>En attendant les horaires de départ où après l'effort environ <strong>300 personnes </strong>ont pu voir notre exposition « Mythes, traditions, lieux de légendes » du 10 juillet au 20 septembre, une restitution patrimoniale sur les 20 légendes et leurs sites tourmentés et secrets dans la vallée de la Sianne et le Cézallier.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Atelier cuisine traditionnelle de Charmensac</strong></span><br>Désormais incontournable dans le programme de nos estivales, l'atelier cuisine traditionnelle a fait le plein le jeudi 6 août. <strong>25 personnes </strong>se sont retrouvées dans la bonne humeur à la salle municipale de Charmensac. L'activité bénéficiait de l'utilisation de la nouvelle cuisine et de son équipement neuf installé à temps. Fidèle à cette activité Jeanine Pantel est venue partager sa passion et ses tours de main.</p> <p>Au programme cette année : la préparation d'une pâte feuilletée pour la création d'amuse-bouche, d'un pâté de pomme de terre, la découverte des cornets de Murat à la farine de lentilles blondes de la Planèze, un suprême de poulet au miel et une soupe anglaise. Comme à l'habitude cette transmission de savoir-faire culinaire s'est terminée dans une belle ambiance par la dégustation de tous les produits préparés à laquelle avait été invité monsieur le maire de Charmensac.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Accueil de la randonnée de l'Association Cantal patrimoine</strong></span><br>Le beau temps n'était pas au rendez-vous pour la sortie d'été de l'Association Cantal Patrimoine que nous avons organisé en partenariat le dimanche 23 août. <strong>60 personnes</strong> venues d'horizons très divers ont bravé la pluie et la brume. Notre association a proposé un itinéraire riche en découvertes qui a commencé sur le plateau de la Bousseloeuf et ses remarquables cabanes en pierre sèche. L'incontournable église de Laurie et sa vierge en majesté a fait l'objet d'une longue halte accompagnée d'explications fournies par Pascale Moulier, archiviste du diocèse de Saint-Flour.</p> <p>La mairie de Laurie avait mis à la disposition du groupe la salle municipale pour le pique nique avant la suite de la randonnée au village de Lussaud et la découverte de son bâti traditionnel Cantalien remarquable. Le programme s'est poursuivi sur la commune de Molèdes où une belle éclaircie à laissé le loisir de découvrir la monumentale tour de Colombine dont les abords avaient été spécialement dégagés pour en faciliter l'accès. Une halte à la chapelle du hameau d'Escrouzet à été l'occasion de découvrir deux statues de facture populaire, un saint Roch et une vierge à l'enfant. <br>La journée s'est terminée à Auriac-l'Eglise avec la visite de l'exposition consacrée à la ferme traditionnelle du Cézallier puis clôturée par le traditionnel pot de l'amitié.<br>Une journée forte entre passionnés du patrimoine de nos deux associations malgré des conditions climatiques plutôt défavorables.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Atelier danse traditionnelle à Laurie</strong></span><br>La dernière animation de l'association avant l'hiver aura été un atelier danses traditionnelles le mercredi 28 octobre à la salle municipale de Laurie qui a fait le plein avec <strong>35 participants.</strong><br>Pour cette rencontre d'automne, l'association a fait appel à l'animation du groupe TRaucatèrme gardiens des racines musicales du pays et animateur de bal trad' auvergnat. <br>A partir des airs à danser et dans une ambiance conviviale de découverte de la musique traditionnelle et la pratique des danses du Massif Central, les participants de tous âges ont pu pratiquer dans une belle ambiance la bourrée croisée, le brise pied, la polka piquée, la valentinou... et autres pas de danses des fêtes d'autrefois. Après-midi qui s'est achevé pour la plupart des participants autour d'un repas campagnard à l'auberge du Cézallier.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Partenariat pour une animation lecture à Laurie</span></strong><br>Dans le cadre des animations des rencontres occitanes et de la foire des Palhas, l'association a été partenaire dans l'organisation d'une rencontre lecture qui a fait salle comble à Laurie (<strong>80 personnes)</strong>. La participation de l'auteure à succès Marie-Hélène Lafon a attiré une centaine de personnes pour écouter des extraits de textes de l'auteur lus par les membres de « l'Atelier de vive voix », puis par l'écrivaine elle-même. Après avoir dialogué avec les participants sur ses motivations concernant l'écriture précise de ses romans et nouvelles sur un monde qui tend à disparaître, Marie-Hélène Lafon s'est prêtée avec beaucoup de simplicité à une séance de dédicaces. La rencontre s'est terminée à l'auberge du bourg où un buffet attendait les participants.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Exposition à la Foire des Palhàs à Massiac</strong></span><br>Toujours fidèle à ce dernier rendez-vous festif automnal en Pays de Massiac, l'association a participé à la vingtième Foire aux pommes et fruits de tradition à Massiac le week-end du 24-25 octobre avec la présentation dans le préau de l'école primaire publique sa dernière exposition estivale : la ferme traditionnelle du Cézallier cantalien.<br> Un gros succès puisque <strong>900 visiteurs </strong>se sont attardés devant les différents panneaux thématiques qui restituent notre inventaire sur le bâti agricole ancien entre Allanche, Anzat-le-Luguet, Blesle et Massiac. La mise en lumière inédite des dimensions culturelles, sociales et patrimoniales des fermes d'autrefois a beaucoup intéressé les visiteurs. Les membres de l'association ont été très sollicités pour des informations complémentaires. Plusieurs nouvelles adhésions à l'association ont été enregistrées durant les deux jours de l'exposition. <br>Au cours de ce week-end ont eu lieu de belles rencontres. L'association de mieux en mieux connue a reçu des soutiens confirmés et de nombreuses félicitations pour sa belle restitution patrimoniale du monde paysan.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Appel relayé pour la souscription de la restauration de l'église d'Auriac</span></strong><br>Pour terminer la restauration des deux chapelles latérales de l'église Saint-Nicolas la souscription a continué en 2015. Nous avons relayé sur le site (et mis des flyers dans nos expos) pour l'appel de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine et de la mémoire d'Auriac-l'Eglise (ASPMA) qui multiplie les initiatives pour récolter des fonds. La souscription se poursuit afin de permettre la restauration totale de l'édifice.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Projet Palhàs du Vignal : rencontre du conseil municipal d'Auriac-l'Eglise</strong></span><br>Dans le cadre de l'avancée de notre projet de création du sentier d'interprétation des palhàs de la vallée de la Sianne nous avons été invités à présenter le projet au Conseil municipal d'Auriac-l'Eglise le 24 juillet 2015. Un dossier complet à été remis à chaque conseiller. Le bon accueil reçu à notre projet, les questions pertinentes et la volonté de monsieur le maire de voir aboutir le projet dans un large partenariat collectif sont très encourageants. Il reste toutefois de nombreuses questions et formalités à régler pour faire de notre projet associatif patrimonial une contribution pérenne au développement touristique de la vallée de la Sianne et plus particulièrement sur la commune d'Auriac-l'Eglise.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Rencontre avec le représentant de l'évêque de Saint Flour</strong></span><br>Le 21 février nous avons répondu à l'appel de l'évêque catholique de Saint Flour qui souhaitait, dans le cadre de la visite pastorale de la paroisse Saint Mary de Haute-Auvergne, rencontrer les acteurs de la vie touristique et culturelle de Massiac et de ses environs.<br>Au nom de l'évêque le Vicaire général Jean Cheminade a participé à cette rencontre conviviale où nous étions présents pour présenter nos activités et le sens de notre engagement patrimonial. Dans une lettre adressée aux participants le Vicaire Général a déclaré avoir « été impressionné par ce qu'il a entendu et la qualité d'ensemble des initiatives culturelles du Pays de Massiac ».</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Site internet : 50 nouveaux articles en 2015</strong></span><br>Le site internet cezalliersianne.asso.fr reste toujours notre principal outil de communication En 2015 ce sont plus de 50 nouveaux articles qui ont été publiés sur notre site. Un beau bilan qui montre notre capacité et surtout notre volonté d'assurer en permanence une restitution documentaire et patrimoniale auprès de tous ceux qui apprécient la vallée de la Sianne, son histoire et son avenir.<br>Issues de nos recherches patrimoniales, de la préparation de notre exposition annuelle, de nos activités diverses, de la collaboration avec certains de ses adhérents... ces 50 nouvelles fiches et les reportages photographiques qui les accompagnent ont concerné principalement les thématiques du patrimoine agricole, l'épopée minière du 19ème siècle, et le début prometteur de nos fiches descriptives de la flore locale et des recettes culinaires rassemblées auprès des familles du pays.<br>Le site compte actuellement 1700 fiches et 2250 photographies. Les statistiques indiquent que le site à reçu 15 425 visites en 2015. Deux rubriques attirent le plus de visiteurs : les fiches patrimoine avec 58,5% et les diaporamas 10,7%.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Les adhésions</strong></span><br>Nous avons atteint notre objectif 2015 de <span style="color:#ff0000;"><strong>130 adhésions à l'association.</strong></span></p> <p><strong>Le Conseil d'Administration remercie tous les bénévoles de l'association qui ont contribué au succès des différentes initiatives patrimoniales tout au long de l'année.</strong></p></div> Retrouvez-nous à la fête de l'Estive 2016 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1894 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1894 2016-05-07T09:25:11Z text/html fr Pascal Voisin <p>Notre association sera présente à cette grande fête de la transhumance avec une soirée cinéma du patrimoine et l'exposition "Estives et burons du Cézallier".<br class='autobr' /> Evènement marquant au coeur du Cézallier Cantalien, la 25ème fête de l'Estive à Allanche le samedi 21 mai mettra en valeur notre territoire et ses activités économiques et patrimoniales. Pour sa part notre association assurera deux initiatives :<br class='autobr' /> jeudi 19 : cinéma du patrimoine avec le film « Farrebique », 20h30, entrée (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1894.jpg" width='150' height='116' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Notre association sera présente à cette grande fête de la transhumance avec une soirée cinéma du patrimoine et l'exposition "Estives et burons du Cézallier".</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' margin: 1px 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L220xH327/ESTIVES-AFF26d82-2fa04.jpg" width='220' height='327' />Evènement marquant au coeur du Cézallier Cantalien, la 25ème fête de l'Estive à Allanche le samedi 21 mai mettra en valeur notre territoire et ses activités économiques et patrimoniales. Pour sa part notre association assurera deux initiatives :<br><span style="color:#ff0000;">- jeudi 19 : cinéma du patrimoine</span> avec le film « Farrebique », 20h30, entrée gratuite, dans l'ancien cinéma, rue de l'Abbé de Pradt.<br><span style="color:#ff0000;">- samedi 21 : exposition </span>« Estives et burons du Cézallier », salle des services derrière l'Hôtel de ville, entrée libre toute la journée</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Animations et passages des troupeaux de Salers</strong></span><br>Plusieurs milliers de visiteurs viendront découvrir ou redécouvrir une région du nord Cantal où la tradition de l'estive, l'élevage de la Salers, les burons constituent le caractère historique et actuel du Cézallier. <br>Tout au long de la journée, Allanche, point central autrefois de la transhumance vers les estives et les burons, accueillera de nombreuses manifestations : marché de pays, dégustation de produits du terroir, fabrication du fromage, expositions, groupe folklorique, vélorail à travers les estives... <br>Comme chaque année aura lieu le spectaculaire passage des troupeaux de Salers à travers la ville. Dès 9h30 les troupeaux seront rassemblés au village de Maillargues et seront bénis selon le rite catholique par le curé de la paroisse d'Allanche. <br>Toute la journée les troupeaux décorés traverseront de part en part la ville. <br>Dimanche 22, au départ du foirail d'Allanche partira la traditionnelle randonnée de l'estive à la suite d'un troupeau de vaches Salers vers son lieu d'estive près du buron de Pallasseyre-bas (1400m) exploité par la COPTASA. <br><span style="color:#ff0000;">Renseignements : <br>L'Estivade en Cézallier, Office du Tourisme, La gare, 151609 Allanche, Tel :04 71 20 48 43 </span><br></p> <p><span style="color:#0000cd;">Téléchargez le programme complet de la Fête de l'Estive 2016</span><br><a href='http://www.tourismecezallier.com/' class="spip_url spip_out auto" rel="nofollow external">www.tourismecezallier.com</a></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/estive-590jp805b.jpg" width='500' height='273' /></p></div> Début prometteur de l'inventaire des espaces intérieurs de la maison auvergnate traditionnelle http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1892 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1892 2016-03-06T16:37:32Z text/html fr Pascal Voisin <p>La première investigation des membres de l'association durant l'été 2016 a déjà permis de belles et surprenantes découvertes autour de l'intérieur ancien encore conservé.<br class='autobr' /> Suite à notre appel en mai dernier, des membres de l'association ont eu toute latitude pour photographier des espaces intérieurs anciens privés et des objets et mobiliers parfois transmis de génération en génération.<br class='autobr' /> Ainsi, un beau recollement de différents types d'intérieurs anciens (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1892.jpg" width='150' height='112' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La première investigation des membres de l'association durant l'été 2016 a déjà permis de belles et surprenantes découvertes autour de l'intérieur ancien encore conservé.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH268/horlogejpg-8865d-7308f.jpg" width='200' height='268' />Suite à notre appel en mai dernier, des membres de l'association ont eu toute latitude pour photographier des espaces intérieurs anciens privés et des objets et mobiliers parfois transmis de génération en génération.<br></p> <p>Ainsi, un beau recollement de différents types d'intérieurs anciens existant encore dans la vallée de la Sianne a pu être effectué grâce au concours d'une vingtaine de familles qui ont accepté notre présence dans leur intimité familiale.</p> <p>Ce début de travail d'inventaire photographique est prometteur et fait déjà découvrir un patrimoine parfois insoupçonné qui rappelle des modes de vie d'autrefois : alcove, cantou, mobilier ancien, traditions... </p> <p>Ainsi, a été découvert probablement le plus ancien cantou en pierre de notre territoire daté de 1759 à Laurie, des lits-clos d'étable pour vachers, rarement conservés dans leur jus, à Peyrusse.. <br></p> <p>Des séries d'alcoves avec leurs rideaux sont encore les signes de l'évolution du couchage depuis le début du 19ème siècle à Charmensac, Peyrusse, Vèze, Molèdes...<br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH268/IMG_7099jpg-cfe0-fd458.jpg" width='200' height='268' />Du mobilier usuel populaire a pu également être photographié dans son contexte local comme cette table pour le séchage des prunes pour devenir pruneau à Auriac-l'Eglise.<br>De nombreux meubles populaires typiques de la Haute-Auvergne et toujours utilisés permettent d'identifier les spécificités et les décorations du pays. Leur diversité est surprenante.</p> <p>Ces intérieurs qui été répertoriés sont des témoins en sursis de l'habitat et de la vie quotidienne et sociale ancienne dans notre région. Il est donc urgent d'en faire le repérage, d'évaluer les différents genres et ainsi constituer une mémoire visuelle qui servira pour une prochaine exposition en 2017.</p> <p>L'association relance donc son appel à tous ceux qui connaissent des espaces intérieurs anciens encore conservés dans les villages du Cézallier oriental. Merci</p> <p>Contactez l'association par email (cliquez sur <strong>"nous contacter"</strong> ou par téléphone)</p> <p><strong>Quelques thèmes recherchés :</strong><br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/montage-list2bf2.jpg" width='500' height='385' /><br> <img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/IMG_9470jpg-415f.jpg" width='500' height='376' /></p></div> Le transport des vaches en train vers les estives http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1891 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1891 2016-03-05T16:48:20Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le train dans le Cantal a tenu un rôle majeur pour le transport des animaux vers les pâturages d'estive notamment sur le Cézallier. Il représentait aussi une animation permanente là où il passait, dans les lieux reculés comme dans les villages. Un jeune berger exprime son intérêt pour le train et la vie au buron.<br class='autobr' /> ... « Agé de 15 ans en 1960, je travaillais, employé à l'année, comme berger à la ferme de Manhal, située à l'entrée de Laroquebrou, côté Pont-d'Orgon. La (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory">L'estive sur le Cézallier Cantalien</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1891.jpg" width='150' height='103' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le train dans le Cantal a tenu un rôle majeur pour le transport des animaux vers les pâturages d'estive notamment sur le Cézallier. Il représentait aussi une animation permanente là où il passait, dans les lieux reculés comme dans les villages. Un jeune berger exprime son intérêt pour le train et la vie au buron.</p></div> <div class='rss_texte'><p>... « Agé de 15 ans en 1960, je travaillais, employé à l'année, comme berger à la ferme de Manhal, située à l'entrée de Laroquebrou, côté Pont-d'Orgon. La première quinzaine de mai constituait un grand moment dans les grandes fermes appelées vacheries, celui de la montée des troupeaux à l'estive.</p> <p>Durant l'été, les vaches de la race Salers allaient manger l'herbe grasse d'altitude ; l'herbe d'en-bas était stockée sous forme de foin pour l'hiver.<br>Le jour du départ, il fallait être à la gare pour l'embarquement de notre quarantaine de vaches et leurs veaux, dans quatre wagons qui nous étaient attribués. Trois vacheries des alentours, de Nèpes près du barrage, de Guirbal près du Pont-d'Orgon et de la Barthe près du pont enjambant les voies de la gare de Laroquebrou se joignaient à nous chaque année pour former un train complet à l'aller comme au retour.</p> <p>On s'entendait bien. Deux des vacheries disposaient de cinq wagons chacune, la notre, de quatre. Cela faisait un total de dix huit wagons plus le fourgon de queue. L'embarquement devait être bien organisé pour ne pas mélanger les troupeaux et surtout pour que le train parte à l'heure.<br>Chaque vacherie était représentée par trois personnes : le vacher, le bouteiller et le berger, si bien que dans le fourgon nous nous retrouvions à douze, sans compter un ou deux propriétaires qui faisaient parfois le voyage en train avec nous.<br>La longue rame de transhumants partait de Laroquebrou vers 9 heures derrière une 141 TA. Puis à Aurillac une deuxième locomotive était attelée en tête ou en pousse, selon les besoins du service de la Traction, pour gravir la rampe de Vic-sur-Cère au Lioran. L'adjonction de cette machine à Aurillac évitait la création d'une marche indéterminée jusqu'à Vic.</p> <p>Sous la grande marquise de la gare d'Aurillac, notre train effectuait un arrêt assez long. Un peu d'agitation de la part des agents de la gare mais surtout que de bruits ! Sonneries, ronronnement des moteurs des autorails ADP, VH ou AJB, annonces et bien sur meuglements de nos bêtes.</p> <p>Dans la montée du Lioran, on cassait la croûte tous ensemble, avec le chef de train, les portes du fourgon grandes ouvertes, les jambes pendantes sur les marchepieds. Avec la machine de pousse juste derrière, donnant le rythme par son échappement, notre sauciflard était inévitablement « fumé ». Le fromage était bien entendu du « Cantal jeune » avec une croûte d'un centimètre ! et le petit tonneau de vin offert par le patron contenait du « Gros rouge cheminot sept degrés ».<br>A chaque arrêt je descendais pour entendre le bruit de la pompe de la 141 TA et respirer les odeurs de fumée de charbon, d'huile chaude et de vapeur. Quelle sensation aussi à la première traversée du souterrain du Lioran) C'étaient là mes tous premiers voyages en train.<br>Après le rebroussement de Neussargues avec ces mystérieux fils au-dessus des voies (les caténaires), nous arrivions à Landeyrat vers 14H30. Il nous restait une demi heure de marche à travers « la Montagnoune Haute » pour rejoindre notre buron, celui de La Rochette, situé à 1130m d'altitude. Certains de mes collègues devaient marcher un peu plus. Mon ami d'enfance Antonin Latreille travaillait lui aussi comme berger chez un éleveur de Nieudan. Parti de la gare de Nieudan-Saint-Victor et arrivés à Riom-ès-Montagne via Bort-les-Orgues, ils rejoignaient à pied le buron de La Bastide près de Cheylade, après plusieurs heures de marche. Lorsqu'ils allaient au buron de Paretounes, au sud de la gare de Landeyrat, la distance était moindre. D'autres par choix ou par nécessité, n'utilisaient pas le chemin de fer , ils partaient à pied avec leurs vaches, une partie par la route , moins dangereuse à l'époque, une partie à travers la montagne. C'était le cas d'un éleveur de Salvanhac , sur la route de Siran ; il allait passer les mois d'estive dans les pâturages entre Malbo et Brezons, au sud du Plomb-du-Cantal. La caravane partait vers 21 heures, marchait toute la nuit et, après avoir franchit le col de Curebourse, arrivait à destination le lendemain vers 17 heures..."</p> <p><span style="color:#a52a2a;"><strong><em>Départ pour la montade</em></strong></span><br><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/vaches-allan85db.jpg" width='500' height='251' /></p> <p>--------------------------<br><span style="font-size:11px;">Extrait du témoignage de Georges Ségerie dans le livre de Patrick Garinot « Le triangle du Cantal I, la lignes Bort-les-Orgues-Neussargues (2001), Editions Presse&Editions Ferroviaires.</span></p></div> Parachutages pour la Résistance sur le plateau du Bru http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1890 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1890 2016-03-04T18:05:09Z text/html fr Pascal Voisin <p>Deux terrains de parachutages pour la Résistance ont fonctionné sur le plateau du Bru à 1070m d'altitude sur la commune de Charmensac de septembre 1943 à avril 1944. Le but de ces opérations aériennes était d'apporter des moyens matériels aux mouvements de résistance locaux et régionaux.<br class='autobr' /> Ce n'est qu'au début de 1943 après l'invasion de la zone sud que la Résistance Cantalienne commença à s'organiser, mais elle manquait cruellement de moyens pour mener (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique163" rel="directory">La Résistance</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1890.jpg" width='150' height='123' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Deux terrains de parachutages pour la Résistance ont fonctionné sur le plateau du Bru à 1070m d'altitude sur la commune de Charmensac de septembre 1943 à avril 1944. Le but de ces opérations aériennes était d'apporter des moyens matériels aux mouvements de résistance locaux et régionaux.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Ce n'est qu'au début de 1943 après l'invasion de la zone sud que la Résistance Cantalienne commença à s'organiser, mais elle manquait cruellement de moyens pour mener des actions collectives contre l'occupant allemand. Il fut donc demandé aux groupes du canton de Massiac de trouver des terrains de parachutages d'armes réunissant les conditions de sécurité satisfaisantes pour les résistants et la récupération du matériel.</p> <p style="text-align: justify;">Pierre Durif instituteur responsable cantonal de la Résistance à Massiac rapporte qu'une équipe de parachutages s'était constituée et se rendait disponible dès que l'un des messages ciblés était diffusé sur la BBC.<br>Le groupe local d'opération de parachutage pour les deux terrains du hameau du Bru était monsieur Dephix ébéniste, monsieur Jalady gérant du magasin Casino, monsieur Pialoux commerçant qui fournissait le camion, messieurs Richard père et fils garagistes et Pierre Durif l'instituteur. Ils étaient rejoints sur le terrain par l'équipe des résistants de Murat et des résistants allanchois.<br></p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Une zone de largage discrète</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Deux terrains de parachutages furent choisis sur le plateau du Bru et dénommés terrain Bayard au sud ouest du hameau du Bru et le terrain Gamelin plus vers l'est. Ces lieux furent choisis et agrées par la Royal Air Force pour leur situation géographique au confins du Cantal et du Puy-de-Dôme, où pouvaient se rencontrer les équipes de Massiac, Murat et les responsables régionaux de la Résistance. Autre raison très pratique, les zones de largage devaient être plates d'environ 600m2, dans un secteur dégagé pour éviter la perte des containers. Ils devaient se situer près d'une route ou d'un chemin pour faciliter l'évacuation rapide du matériel. Le plateau du Bru répondait à ces exigences.</p> <p style="text-align: justify;">Pour chaque terrain les services Anglais de parachutages leurs attribuèrent un code et des messages types comme des messages personnels pour annoncer des parachutages imminents diffusés sur les ondes de la BBC. Si la phrase type d'un terrain était diffusé à 13h, 19h et 21h, le parachutage avait lieu la nuit même. La Résistance locale devait donc s'organiser et être présente sur les sites. Trois messages étaient attribués au terrain Bayard : « Il s'en va de la caisse », « Nous nous baignerons dans l'Allier », « De la Tiretaine à la Sioule ». Pour le terrain Gamelin : « Les haricots blancs sont excellents », « On se dégoute vite des choux de Bruxelles », « Les petits pois durs sont détestables ».</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 8px; margin-right: 8px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH177/resistance3j1dfd-c9035.jpg" width='250' height='177' />Les terrains étaient balisés grâce à des lampes de poche placées en L pour avertir du sens du vent : trois lampes rouges et une blanche. Une liaison par radio entre le sol et l'avion était établie.<br>Les parachutages avaient lieu de préférence les soirs de pleine lune pour la clarté afin de repérer plus facilement les containers. « La recherche des containers emportés par le vent glacé sur le plateau du Bru durait parfois plusieurs heures rapportait Pierre Durif. Nous rentrions exténués au petit jour et il fallait reprendre notre travail quotidien. La tâche était encore plus dure pour les résistants Muratais qui se chargeaient du transport et du camouflage des armes ». Après le largage, il fallait rapidement récupérer les containers de 160kg, replier les parachutes, charger les cargaisons de fusils et les munitions.<br></p> <p style="text-align: justify;">Entre l'automne 1943 et le printemps 1944 ont eu lieu 6 parachutages et quatre échecs sur le plateau du Bru :</p> <p style="text-align: justify;">- 15 septembre 1943 : largage de 12 containers<br>- 4 mars 1944 : largage de 15 containers par grand vent et tempête de neige provoquant l'éparpillement des containers sur plus de cinq kilomètres. Huit furent récupérés par le Résistance en bordure de la vallée de l'Alagnon. Sept containers tombèrent aux mains des Allemands.<br>- 24 mars 1944 : 15 containers réceptionnés<br>- 10 avril 1944 : le plus important des largages par trois avions de 35 containers soit cinq tonnes de matériels, récupérés toute la nuit par les résistants.<br>- 23 avril 1944 : 24 containers<br>- 26 avril 1944 : 24 containers<br>- 27 avril 1944 : échec sur le terrain Bayard en raison du mauvais temps le largage n'a pas lieu<br>Les 20, 22, 27 juillet et le 2 août les avions Anglais passèrent au dessus du Plateau du bru mais sans larguer leur chargement en l'absence des équipes de résistants mis en danger ou partis au Mont Mouchet.</p> <p style="text-align: justify;">-----------------</p> <p style="text-align: justify;">Sources : article inédit de Michel Mars dans la plaquette 2015 de l'Association des Amis du Vieil Allanche, p 26-30.</p> <p style="text-align: justify;">Photo : parachutage dans le sud du Massif Central</p></div> Cloches d'un soir et d'un matin http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1889 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1889 2016-02-03T11:42:24Z text/html fr Pascal Voisin <p>La cloche de l'église est l'élément symbolique du temps ancien et rural, symbole de l'appartenance locale, voire de "l'esprit de clocher". Au-delà de leurs fonctions religieuses chrétiennes, les cloches ponctuaient le temps et remplissaient un rôle social et communautaire dont se souviennent les plus anciens. Souvenirs...</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique60" rel="directory">Cloches et clochers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1889.jpg" width='150' height='101' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La cloche de l'église est l'élément symbolique du temps ancien et rural, symbole de l'appartenance locale, voire de "l'esprit de clocher". Au-delà de leurs fonctions religieuses chrétiennes, les cloches ponctuaient le temps et remplissaient un rôle social et communautaire dont se souviennent les plus anciens. Souvenirs...</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cloches-mont6d9f.jpg" width='500' height='702' /><br></p></div> L'expédition d'automne au moulin http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1888 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1888 2016-02-03T09:53:49Z text/html fr Pascal Voisin <p>Avec l'automne, les gros travaux agricoles étaient terminés. Pour les paysans les journées se libéraient. C'était le moment d'apporter le grain au moulin. Un rituel autant qu'une nécessité.<br class='autobr' /> Les sacs grain remplis la veille, étaient descendus du grenier et rangés dans le caisson du camion. Pas le camion à moteur, mais le camion à quatre roues en bois dont deux directrices, tiré par deux chevaux. Le camion chargé, on attelait les chevaux. Le paysan s'installait (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique140" rel="directory">Le travail agricole</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1888.jpg" width='150' height='146' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Avec l'automne, les gros travaux agricoles étaient terminés. Pour les paysans les journées se libéraient. C'était le moment d'apporter le grain au moulin. Un rituel autant qu'une nécessité.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' float: right; margin: 5px;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH151/moulinbbjpg-286c-81f67.jpg" width='200' height='151' />Les sacs grain remplis la veille, étaient descendus du grenier et rangés dans le caisson du camion. Pas le camion à moteur, mais le camion à quatre roues en bois dont deux directrices, tiré par deux chevaux. Le camion chargé, on attelait les chevaux. Le paysan s'installait à l'avant, sur le siège du conducteur et fouette cocher, il prenait la direction d'Auriac-l'Eglise où étaient les trois moulins hydrauliques sur la Sianne dans le fond de la vallée.<br> Les sacs déchargés étaient vidés dans l'avaloir. Le meunier ouvrait le sas, la roue à aubes prenait de la vitesse et entraînait la meule tournante au dessus de la meule dormante. La trappe de l'avaloir ouverte, libérait le grain qui s'engouffrait entre les deux meules. La farine s'écoulait alors sous les meules, traversait le tamis frissonnant et se délestait des balles, enveloppes du grain. Les sacs, alors remplis de farine, étaient chargés sur le camion et l'on reprenait la route du retour vers la ferme.</p> <p>Après plusieurs expéditions semblables, la ferme disposait d'assez de farine pour fabriquer son pain pour toute l'année.</p> <p>Denis Hermet<br> </p></div> Le plangeou ou l'art de former les meules de foin http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1886 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1886 2016-02-02T10:21:59Z text/html fr Pascal Voisin <p>Former les gerbes de foin et les rassembler avant de les engranger procédaient d'une technique traditionnelle avant le temps de la mécanisation. Après une journée de coupe, le champ pouvait être recouvert d'une vingtaine de « plangeou », grosses meules de paille terminées en pointe comme une énorme cloche.<br class='autobr' /> « Dans un premier temps, chacun prenait sa rangée de javelles. Debout, chaque moissonneur préparait d'abord son lien en prenant une poignée de paille qu'il (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique140" rel="directory">Le travail agricole</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1886.jpg" width='150' height='97' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Former les gerbes de foin et les rassembler avant de les engranger procédaient d'une technique traditionnelle avant le temps de la mécanisation. Après une journée de coupe, le champ pouvait être recouvert d'une vingtaine de « plangeou », grosses meules de paille terminées en pointe comme une énorme cloche.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/plangeou-monefa9.jpg" width='500' height='296' /><br></p> <p>« Dans un premier temps, chacun prenait sa rangée de javelles. Debout, chaque moissonneur préparait d'abord son lien en prenant une poignée de paille qu'il torsadait et étirait. Ensuite, chacun passait le lien sous la javelle, raccordait les deux bouts en faisant un noeud par simple torsion et d'un coup de liadou, bloquait le noeud entre le lien et la paille. La gerbe était ainsi formée...<br>Les gerbes regroupées par dizaines environ, appuyées les unes contre les autres, les épis vers le haut, formaient un « gendarme ». Ensuite, quatre gerbes retournées, liées les unes aux autres, formaient une sorte de chapeau. Les épis, ainsi regroupés au coeur du « gendarme », finissaient de mûrir à l'abri de la pluie.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Regroupement des gerbes</strong></span></p> <p>Le soir, le petit champ moissonné, pouvait être recouvert d'une vingtaine de gendarmes ou bien on regroupait toutes les gerbes au milieu du champ formant un plangeou ou petite meule de paille qui correspondait environ au contenu d'une charrette. On rangeait alors les gerbes à plat sur le sol, le unes contre les autres, les épis au centre. La spirale des gerbes se soulevait progressivement au milieu, comme une coquille d'escargot, pour se terminer en pointe comme une énorme cloche.<br>Par une belle journée on rentrait la paille et le grain. Un attelage était rangé près du plangeou ou circulait entre les rangées de « gendarmes ». Les gerbes, déposées en travers sur le char, les épis au milieu et le cul à l'extérieur, croisées entre elles, s'amoncelaient entre les deux « estanteires. La perche chevillée à l'avant et billée à l'arrière bloquait l'ensemble des gerbes. Ainsi, le convoi ressemblait à un énorme hérisson. <br>Arrivé à la grange, on empilait soigneusement les gerbes à proximité du « sau », partie située derrière la porte, où le plancher très épais restait toujours dégagé ».<br>Denis Hermet</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/plangeou5-ch9dbd.jpg" width='500' height='315' /><em></em><span style="color:#b22222;"><strong><em>Avant d'engranger, la mise en meule était tout un art. (Ferme de Chavagnac, Laurie, 1933)</em></strong></span><br></p></div> Les empreintes énigmatiques http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1606 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1606 2016-02-02T08:51:25Z text/html fr Pascal Voisin <p>La mémoire orale garde encore des histoire d'actes accomplis par des êtres considérés comme supérieurs, des saints ou des seigneurs locaux. Ceux-ci ont laissé à la surface du sol les empreintes de leurs passages. Ces endroits entourés de mystères n'ont pas disparu. Trois histoires à découvrir : le saut du cheval sur le ruisseau de la Fontaine Saint-Martin (Vèze), le siège de Pierre l'Ermite (Vèze), le pas de la mule de la Vierge à Châteauran (Laurie).<br class='autobr' /> Le seigneur du (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique45" rel="directory">Des sites et des légendes</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1606.jpg" width='150' height='100' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La mémoire orale garde encore des histoire d'actes accomplis par des êtres considérés comme supérieurs, des saints ou des seigneurs locaux. Ceux-ci ont laissé à la surface du sol les empreintes de leurs passages. Ces endroits entourés de mystères n'ont pas disparu. Trois histoires à découvrir : le saut du cheval sur le ruisseau de la Fontaine Saint-Martin (Vèze), le siège de Pierre l'Ermite (Vèze), le pas de la mule de la Vierge à Châteauran (Laurie).</p></div> <div class='rss_texte'><p><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/EMPREINTE1jpfc9d.jpg" style='' alt="" width='500' height='54' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Le seigneur du château de la Terrisse, sur le Mont Chastel, au bord des Estives du Cézallier oriental, abandonna sa demeure attaquée par les brigands. Il emporta avec lui pour seul bagage son plus précieux trésor, une sculpture en or massif représentant un char tiré par une paire de boeufs.<br></p> <p style="text-align: justify;">La fuite à cheval du seigneur fut rapidement découverte. Les assaillants le poursuivirent avec acharnement. Le châtelain trouva son salut grâce à la force de son cheval qui sauta par dessus le ruisseau grossi par la fonte des neiges.</p> <p style="text-align: justify;">Et l'on voit encore, inscrite dans le rocher, les marques des quatre fers du cheval dans le lit du ruisseau de la Fontaine Saint-Martin, non loin de la cascade.<br></p> <p style="text-align: justify;">Le seigneur en fuite enterra son trésor dans la vallée de la Sumène. Il n'a toujours pas été retrouvé.</p> <p style="text-align: justify;">Dans cette même vallée on recherche encore le trésor d'Amérigot Marchès, célèbre « routier » français du XIVème siècle au service des Anglais, qui écuma l'Auvergne et pris de nombreux châteaux dont celui des Fortuniers de Vèze.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/empreintes-s7cfe.jpg" style='' alt="" width='500' height='289' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/lermite2jpg-86c8.jpg" style='' alt="" width='500' height='52' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Au lieu-dit les « Roches de Porte » dominant les gorges de la Sianne, non loin du village de Vèze, se dresse un rocher énigmatique, lieu de rendez-vous de générations d'enfants. Sur une très grande pierre lisse, légèrement en pente, les écoliers usaient leur fond de culotte.<br></p> <p style="text-align: justify;">Aride et sec, l'endroit offre un belvédère vers les gorges de la Sianne. C'est là que se serait arrêté Pierre l'Ermite, le plus célèbre prédicateur de la première croisade lors de son passage en Auvergne vers la fin du Xème siècle.<br></p> <p style="text-align: justify;">Au sommet du rocher, on remarque encore les traces des sabots de son cheval et le siège taillé dans le roc, là où le moine se reposa.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/rocheporte2j145d.jpg" style='' alt="" width='500' height='499' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/HATEAURAN3jp4bf5.jpg" style='' alt="" width='500' height='57' /><br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chateauran1j2b5a.jpg" style='' alt="" width='500' height='262' /><br></p> <p style="text-align: justify;">Le vieux chemin qui relie Blesle à Laurie est emprunté depuis des siècles par les pèlerins du lundi de Pentecôte accomplissant la promesse des habitants de la ville de Blesle à Notre Dame de Laurie qui les protégea de la peste en 1618.<br></p> <p style="text-align: justify;">Près du lieu-dit le Châteauran, là où les seigneurs pendaient malfaiteurs et opposants, on pouvait voir les empreintes des sabots de la mule de la Vierge.</p> <p style="text-align: justify;">On racontait dans le pays que la Vierge Marie en marche vers Laurie arrêta sa mule sur une grosse pierre au milieu du chemin et que par la suite la roche a gardé les empreintes des sabots de l'animal.</p> <p style="text-align: justify;">Chaque année, les pèlerins ne manquaient jamais de faire une halte à cet endroit. Il était annoncé par de petites croix taillées dans les rochers environnants. <br></p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/chateauran2jb157.jpg" style='' alt="" width='500' height='143' /><br></p></div> La grange de La Basta http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1318 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1318 2016-02-01T09:47:36Z text/html fr Pascal Voisin <p>Denis Hermet restitue ici l'organisation des activités regroupées dans la grange de la Basta au hameau de Chastre dans les années 1950. Les activités agricoles d'une ferme traditionnelle d'altitude se trouvent ici rassemblées : les crèches pour les vaches laitières, l'espace clos pour les veaux, le coin pour les boeufs et les chevaux, les lits des bergers et valets, les abreuvoirs...<br class='autobr' /> La grange de La Basta, située au coeur du hameau de Chastres (Feydit/Allanche), (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique140" rel="directory">Le travail agricole</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1318.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Denis Hermet restitue ici l'organisation des activités regroupées dans la grange de la Basta au hameau de Chastre dans les années 1950. Les activités agricoles d'une ferme traditionnelle d'altitude se trouvent ici rassemblées : les crèches pour les vaches laitières, l'espace clos pour les veaux, le coin pour les boeufs et les chevaux, les lits des bergers et valets, les abreuvoirs...</p></div> <div class='rss_texte'><p>La grange de La Basta, située au coeur du hameau de Chastres (Feydit/Allanche), faisait partie du domaine de La Boria.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/grange-basta160c.jpg" width='500' height='569' /><br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/outils-monta16f6.jpg" width='500' height='392' /></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/grange-basta341c.jpg" width='500' height='497' /></p></div> Des ruches en paille aux ruches à cadres http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1885 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1885 2016-01-30T17:59:04Z text/html fr Pascal Voisin <p>Autrefois la plupart des familles paysannes avaient quelques ruches. Le paysan par tradition se faisait aussi apiculteur sans formation particulière si ce n'est l'expérience acquise des anciens. Récolté de façon artisanale le miel était un précieux apport pour les familles. Il remplaçait souvent le sucre. Les vertus bienfaisantes du miel étaient connues de tous.<br class='autobr' /> Réalisées durant l'hiver les anciennes ruches en pailles ont désormais laissé la place aux ruches à cadre. (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory">La production du miel</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1885.jpg" width='150' height='87' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Autrefois la plupart des familles paysannes avaient quelques ruches. Le paysan par tradition se faisait aussi apiculteur sans formation particulière si ce n'est l'expérience acquise des anciens. Récolté de façon artisanale le miel était un précieux apport pour les familles. Il remplaçait souvent le sucre. Les vertus bienfaisantes du miel étaient connues de tous.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Réalisées durant l'hiver les anciennes ruches en pailles ont désormais laissé la place aux ruches à cadre. Quelques ruchers sont posés ici et là sur les côtes de la vallée de la Sianne.</p> <p style="text-align: right;"><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ruches-NB-MO045e.jpg" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' width='500' height='324' /><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ruchercadres8199.jpg" width='500' height='278' /></p></div> Le "travail à ferrer" http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article54 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article54 2016-01-30T16:23:21Z text/html fr Pascal Voisin <p>L'entrave ou le ferradou comme on l'appelle en Haute-Auvergne permettait aux paysans selon une technique largement éprouvée, de ferrer une bête en toute sécurité.<br class='autobr' /> Cet élément de la ferme typique de la vie rurale en Auvergne est toujours installé près des bâtiments agricoles où sur le couderc des villages.<br class='autobr' /> Le « ferradou » ou "l'entrave" est constitué d'un cadre en bois très robuste dans lequel le boeuf était entravé à l'aide de sangles autrefois en chanvre (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique80" rel="directory">Le ferrage des animaux</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton54.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>L'entrave ou le ferradou comme on l'appelle en Haute-Auvergne permettait aux paysans selon une technique largement éprouvée, de ferrer une bête en toute sécurité.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Cet élément de la ferme typique de la vie rurale en Auvergne est toujours installé près des bâtiments agricoles où sur le couderc des villages.<br>Le « ferradou » ou "l'entrave" est constitué d'un cadre en bois très robuste dans lequel le boeuf était entravé à l'aide de sangles autrefois en chanvre tressé actionnées par deux rouleaux. Il était légèrement soulevé par deux ventrières. Les cornes de l'animal étaient attachées à une tétière en bois ou en fer.<br></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH142/729_001bjpg-bffa-86d8a.jpg" width='200' height='142' />Ce petit dispositif était d'une grande utilité alors que la traction animale était le seul moyen de se déplacer pour aller à la foire, au marché à Massiac, Blesle ou Allanche, pour tirer les charrettes et les charrues. Le ferrage des chevaux, des vaches, des boeufs, des ânes et des mulets exigeait qu'ils soient fermement maintenus immobiles L'usage du "travail" était essentiellement pour le ferrage des boeufs ou les vaches car ces animaux ne se tiennent pas debout sur trois pattes contrairement aux chevaux. L'immobilisation était par ailleurs indispensable pour la sécurité des paysans car le boeuf est l'animal se prêtant le moins facilement au ferrage.</p> <p style="text-align: justify;"><strong style="color: rgb(255, 0, 0);">Une structure adaptée</strong></p> <p style="text-align: justify;">Pour protéger le « travail » on le couvrait d'un toit à deux pans. Il fut d'abord en chaume ou en planche, puis en ardoise et plus récemment en tôle galvanisée.<br>L « travail » à ferrer est encore massivement en place dans de nombreuses fermes malgré qu'il ne sert plus. La force motrice des animaux pour les travaux agricoles est depuis plus d'un demi siècle remplacée par le tracteur.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/travail-a-fe7147.jpg" width='500' height='383' /><br></p></div> La ciselle http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article208 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article208 2016-01-30T16:21:24Z text/html fr Pascal Voisin <p>Petite enclume appellé "lo cisel" avec laquelle les faucheurs redressaient" et affilaient le tranchant" de la faux à l'aide de petits coups de marteaux. Cette technique traditionnelle d'affutage sur les lieux mêmes du fauchage n'a pratiquement plus cours aujourd'hui.<br class='autobr' /> Le faucheur devait fréquemment aiguiser sa lame, utilisant un marteau et une enclumette, puis une pierre à aiguiser rangée dans un étui à pierre à faux ou (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique39" rel="directory">Objets et machines</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton208.jpg" width='150' height='108' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Petite enclume appellé "lo cisel" avec laquelle les faucheurs redressaient" et affilaient le tranchant" de la faux à l'aide de petits coups de marteaux. Cette technique traditionnelle d'affutage sur les lieux mêmes du fauchage n'a pratiquement plus cours aujourd'hui.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/affutage1jpg2bc0.jpg" width='500' height='375' />Le faucheur devait fréquemment aiguiser sa lame, utilisant un marteau et une enclumette, puis une pierre à aiguiser rangée dans un étui à pierre à faux ou coffin.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/ciselle-montbac0.jpg" width='500' height='284' /><br></p></div> La roue http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1884 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1884 2016-01-30T11:29:13Z text/html fr Pascal Voisin <p>La plupart des matériels de portage utilisés dans la vie agricole possèdent des roues. La roue est constituée du moyeu, des rayons, de la jante et du bandage de fer. Son utilisation en Europe date d'au moins 5000 ans.<br class='autobr' /> Le moyeu est une pièce de bois tournée dont le palier à l'intérieur et les trous d'entrée des rayons à l'extérieur sont fraisés. A partir du 19ème siècle, les moyeux ont été le plus souvent renforcés au centre par une bague en métal. Les moyeux sont (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1884.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La plupart des matériels de portage utilisés dans la vie agricole possèdent des roues. La roue est constituée du moyeu, des rayons, de la jante et du bandage de fer. Son utilisation en Europe date d'au moins 5000 ans.</p></div> <div class='rss_texte'><p>- Le moyeu est une pièce de bois tournée dont le palier à l'intérieur et les trous d'entrée des rayons à l'extérieur sont fraisés. A partir du 19ème siècle, les moyeux ont été le plus souvent renforcés au centre par une bague en métal. Les moyeux sont protégés des fissurations par des frettes d'épaulement. </p> <p>- Les rayons coniques sont fixés sur le moyeu à l'aide de tenons. <br></p> <p>- Les jantes sont fixées aux extrémités coniques du rayon, le plus souvent en six segments. <br></p> <p>- Un bandage en fer étiré au feu est « tendu » sur la roue en bois. En se rétractant au refroidissement, il maintien toute la roue en bois sous tension. <br></p> <p>- Le déport de la jante d'environ une largeur de rayon « l'écuanteur » rend les roues résistantes aux chocs latéraux, bien utile sur les chemins.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/dessin-rouej06ef.jpg" width='500' height='350' /><br></p></div> Le chariot à échelles http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1305 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1305 2016-01-30T10:47:00Z text/html fr Pascal Voisin <p>Véhicule assez courant dans nos campagnes, le chariot à échelles ou char à ridelles servait à transporter le fourrage. Il est étroit dans sa partie inférieure et évasé vers le haut. Ainsi, lorsqu'il est lourdement chargé de balles de foin la charge est pressée vers le bas et vers le milieu assurant un bon transport équilibré.<br class='autobr' /> Le char possède quatre roues. Les roues avant sont généralement d'un diamètre inférieur à celui des roues arrières. Quoique moins hautes que celles de la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1305.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Véhicule assez courant dans nos campagnes, le chariot à échelles ou char à ridelles servait à transporter le fourrage. Il est étroit dans sa partie inférieure et évasé vers le haut. Ainsi, lorsqu'il est lourdement chargé de balles de foin la charge est pressée vers le bas et vers le milieu assurant un bon transport équilibré.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Le char possède quatre roues. Les roues avant sont généralement d'un diamètre inférieur à celui des roues arrières. Quoique moins hautes que celles de la charrette à deux roues, ces roues sont cependant construites selon les mêmes principes.</p> <p>Les deux essieux portent la longe, pièce principale qui supportent les deux échelles latérales au moyen de quatre pièces de bois. Aux extrémités, les échelles sont maintenues entre elles par une poutre fixée de chaque côté par une clavette.</p> <p>La longe est une forte poutre de bois qui réunit l'essieu avant à l'essieu arrière. Elle peut être percée de quelques trous permettant d'avancer ou de reculer l'essieu arrière pour allonger ou raccourcir le chariot selon les besoins.</p> <p>L'essieu arrière était fixé à la longe sur laquelle reposait le fond du chariot. L'essieu avant n'était attaché à la longe que par un pivot autour duquel il pouvait tourner.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/CHAR-A-ECHELd132.jpg" width='500' height='759' /><br></p></div> Le char à foin http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1306 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1306 2016-01-30T10:14:26Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le char à foin tel que nous le connaissons en Auvergne est un véhicule en bois sans suspension, tracté par des animaux de trait pour les travaux des champs et le transport notamment du foin. Le corps du char se compose de deux fortes poutres de bois parallèles solidement réunies par des traverses reliées à des brancards.<br class='autobr' /> Dans le char à boeufs, les brancards sont remplacés par une seule pièce de bois centrale qui fait toute la longueur : le timon. C'est ce qui était le plus fréquent (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1306.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le char à foin tel que nous le connaissons en Auvergne est un véhicule en bois sans suspension, tracté par des animaux de trait pour les travaux des champs et le transport notamment du foin. Le corps du char se compose de deux fortes poutres de bois parallèles solidement réunies par des traverses reliées à des brancards.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Dans le char à boeufs, les brancards sont remplacés par une seule pièce de bois centrale qui fait toute la longueur : le timon. C'est ce qui était le plus fréquent dans notre région de montagne.</p> <p>Les deux hautes roues du char lui donnaient moins d'adhérence au sol ce qui permettait de mieux utiliser la force de traction de l'attelage.</p> <p>A la descente, le centre de gravité du chargement se déplace vers l'avant et le dos de l'animal avait une forte charge à soutenir. A la montée, c'est le contraire, le poids se porte à l'arrière. C'est pourquoi, le char à deux roues était surtout utilisé en terrain plat.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/char-foin-moa5b2.jpg" width='500' height='743' /><br></p></div> Le char à bestiaux http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1308 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1308 2016-01-29T17:29:43Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le char à bestiaux était utilisé dans nos campagnes bien avant la bétaillère pour transporter aux marchés de Massiac et d'Allanche les veaux et les cochons élevés à la ferme. C'était un véhicule très costaud tiré par un cheval.</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1308.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le char à bestiaux était utilisé dans nos campagnes bien avant la bétaillère pour transporter aux marchés de Massiac et d'Allanche les veaux et les cochons élevés à la ferme. C'était un véhicule très costaud tiré par un cheval.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style='' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/char-montage0e27.jpg" width='500' height='354' /><br></p> <p><img alt="" style='' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/feinage-chara6b2.jpg" width='500' height='221' /></p></div> Le corps, principal outil de portage http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1299 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1299 2016-01-29T08:23:45Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le principal outil de portage humain, c'est son propre corps. Et ce sont toutes les parties du corps qui sont mises à contribution pour porter, appuyer, soulever : la main, le bras, la tête, l'épaule, le dos, la hanche.<br class='autobr' /> la main : premier outil de l'homme. Tous les objets de portage humain demandent l'utilisation des mains. Le contenu de la main est la poignée. C'est par poignées qu'on jette le grain aux volailles. C'est aussi par poignées que le (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1299.jpg" width='150' height='123' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le principal outil de portage humain, c'est son propre corps. Et ce sont toutes les parties du corps qui sont mises à contribution pour porter, appuyer, soulever : la main, le bras, la tête, l'épaule, le dos, la hanche.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong><img alt="" style=' float: right; border-width: 2px; border-style: solid; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L150xH171/travail-des-7418-6e6ef.jpg" width='150' height='171' />- la main : </strong></span>premier outil de l'homme. Tous les objets de portage humain demandent l'utilisation des mains. Le contenu de la main est la poignée. C'est par poignées qu'on jette le grain aux volailles. C'est aussi par poignées que le semeur « jette la moisson future aux sillons ».<br><span style="color:#ff0000;"><strong>- le bras : </strong></span>à la campagne, la brassée est le prolongement naturel de la main : brassée de bois pour le feu, brassée de foin pour les chèvres, brassée de paille pour la litière des vaches et des moutons...<br><span style="color:#ff0000;"><strong>- la tête : </strong></span>porter les objets sur la tête est un procédé universel et connu depuis la haute antiquité. En Auvergne on portait parfois l'eau sur sa tête.<br><span style="color:#ff0000;"><strong>- l'épaule : </strong></span>partie du corps qui convient bien au portage. On y place aussi bien le sac de grains ou d'engrais, une pièce de bois, le fagot, une caisse de pommes ou de noix. <br>Quand la commune ne possédait pas de corbillard, le cercueil du défunt était alors porté à l'épaule, du village à l'église et au cimetière. Plusieurs équipes de porteurs se relayaient au cours du trajet selon la distance.<br><span style="color:#ff0000;"><strong>- le dos :</strong></span> fréquemment utilisé pour le portage. Le fardeau, retenu généralement aux épaules par des courroies, laisse aux bras leur entière liberté de mouvement. <br>Le paysan-vigneron sur les palhàs portait notamment sur son dos le pulvérisateur. <br>L'écolier mettait son sac sur son dos pour se rendre en classe, de son village à l'école communale.<br><span style="color:#ff0000;"><strong>- la hanche :</strong></span> appuyé sur la hanche et maintenu par le bras, le procédé était commode pour porter un panier, une citrouille, une bassine de grain ou de pommes de terre...<br></p></div> La cabane de berger http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1309 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1309 2016-01-28T08:21:40Z text/html fr Pascal Voisin <p>Tsabona di pastre (prononciation locale), Chabana del pastre (occitan). Pour passer la nuit au milieu des pâturages de montagne, à proximité de ses bêtes rassemblées au parc, le berger disposait d'un abri mobile rudimentaire : la chabonne.<br class='autobr' /> L'élevage du mouton était jusqu'à la moitié du XXème siècle une activité présente dans chaque village sur le versant oriental du Cézallier. Le métier de berger s'exerçait dehors et par tous les temps.Grâce à ses roues et au timon, (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique223" rel="directory">Le portage</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1309.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Tsabona di pastre (prononciation locale), Chabana del pastre (occitan). Pour passer la nuit au milieu des pâturages de montagne, à proximité de ses bêtes rassemblées au parc, le berger disposait d'un abri mobile rudimentaire : la chabonne.</p></div> <div class='rss_texte'><p>L'élevage du mouton était jusqu'à la moitié du XXème siècle une activité présente dans chaque village sur le versant oriental du Cézallier. Le métier de berger s'exerçait dehors et par tous les temps.Grâce à ses roues et au timon, le berger pouvait déplacer sa cabane au fur et à mesure de la rotation du parc. Ce qui était bien pratique. La cabane avait été conduite de la ferme aux pâturages par deux boeufs attelés.</p> <p>Guère plus confortable qu'une niche à chien, le berger disposait toutefois d'un endroit fermé pour se reposer et rassembler quelques objets personnels et des victuailles.</p> <p>Dans ce refuge fait de planches, le berger avait juste la place de se coucher. Il y accédait par une porte coulissante. Certaines cabanes possédaient aussi une petite fenêtre d'aération.</p> <p>Cette roulotte fut d'abord recouverte en chaume. Par la suite beaucoup seront recouvertes en zinc. Dans cet espace clos l'isolation thermique était inexistante et en cas de grêle le martelage de la tôle était insoutenable.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/CABANE-MONTAb03c.jpg" width='500' height='472' /><br></p></div> Basse et Chatillon et leurs fonderies au Babory de Blesle http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1882 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1882 2016-01-09T17:24:17Z text/html fr Pascal Voisin <p>La métallurgie de l'Antimoine et ses deux usines-fonderies au Babory ont marqué durant plus d'un siècle ce quartier excentré du centre de Blesle au cœur du district minier Brioude-Massiac, majeur en Auvergne. Deux usines concurrentes Basse-Vitalis et Chatillon, implantées au confluent de la vallée de la Sianne et de l'Allagnon ont représenté le plus important centre de traitement de l'Antimoine en France.<br class='autobr' /> 1881 : création d'un atelier de traitement de (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1882.jpg" width='150' height='104' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La métallurgie de l'Antimoine et ses deux usines-fonderies au Babory ont marqué durant plus d'un siècle ce quartier excentré du centre de Blesle au cœur du district minier Brioude-Massiac, majeur en Auvergne. Deux usines concurrentes Basse-Vitalis et Chatillon, implantées au confluent de la vallée de la Sianne et de l'Allagnon ont représenté le plus important centre de traitement de l'Antimoine en France.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong>1881 : </strong></span>création d'un atelier de traitement de l''antimoine par la Emmanuel Basse-Vitalis, sur une partie des terres du moulin d'Antoine Gardy, à l'ouest du bief. Première année de production.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1886 : </strong></span>Le moulin du Babory cesse toute activité. Il est loué avec ses terrains non vendus à Emmanuel Basse à l'industriel de l'Antimoine à Brioude, Emmanuel Chatillon qui installe à proximité immédiate de la ligne de chemin de fer une fonderie en directe concurrence avec la fonderie Basse-Vitalis. L'entreprise prend le nom de « Fonderie d'Antimoine d'Auvergne ».</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1888 : </strong></span>Emmanuel Chatillon loue la mine d'Ouche et le 16 avril fait breveter un procédé révolutionnaire de traitement de minerais pauvres, les plus nombreux dans la région d'Auvergne. Sa découverte amènera une véritable révolution dans la métallurgie de l'Antimoine et permet la reprise de l'exploitation de mines à peu près délaissées.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1892 :</strong></span> les Annales des Mines publient une étude sur l' ntimoine qui fait l'éloge des inventions d'Emmanuel Chatillon.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1894 :</strong></span> à l'Exposition de Lyon Emmanuel Chatillon obtient la Médaille d'or dans la classe « Métallurgie », seule récompense accordée à ce jour à l'industrie de l'Antimoine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1898 :</strong> </span>construction par Emmanuel Chatillon de sa première usine d'antimoine après être devenu propriétaire du moulin d'Antoine Gardy et de ses terres.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1900 : </strong></span>l'Exposition universelle de Paris présente les travaux et les produits d'Emmanuel Chatillon en Auvergne. Il obtient plusieurs prix et une vraie reconnaissance scientifique et industrielle.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1902 : </strong></span>Emmanuel Chatillon, le 7 janvier il obtient le brevet pour son nouveau procédé de traitement des minerais d'Antimoine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1905 : </strong></span>pour se procurer des capitaux Emmanuel Chatillon vend le 11 avril la plupart de ses concessions minières (Conches, Ouche, Licoune et Lubilhac) à la Société e Fonderie d'Antimonio, basée à Massiac<br>La fonderie d'Emmanuel Basse connaît de graves difficultés lors de la guerre russo-japonaise.<br>L'installation est pourtant de bon niveau avec deux fours à oxyde du système dit « Auvergne » capable de griller 16 tonnes de minerais par jour, un four de réduction de l'oxyde pouvant produire au maximum quatre tonnes de métal par jour, des moteurs à gaz pauvre et double gazogène, un boryeur, un blutoir pour oxyde marchand et différents accessoires de fabrication de l'antimoine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1907 :</strong></span> Emmanuel Chatillon achète l'usine Basse-Vitalis qui n'a pas résisté à la dégradation de la situation de ses clients étrangers notamment en Russie. Emmanuel Chatillon et fait construire une nouvelle usine au Babory entre les deux premiers sites et ériger une cheminée de trente mètres.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1912 :</strong></span> tentative de constitution par Emmanuel Basse d'une Société anonyme la « Compagnie des Mines d'Antimoine de France » Echec par manque de souscripteur.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1914 :</span></strong> trois fils d'Emmamuel Basse sont tués à la guerre</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1915 : </span></strong>la lourde épreuve familiale et les mauvaises affaires conduisent Emmanuel Basse au suicide.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1919 : </strong></span>décès à Brioude d'Emmanuel Chatillon, à l'âge de 76 ans.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1920 :</span></strong> la veuve d'Emmanuel Chatillon vend le 15 mars à son neveu Edouard Félix Chatillon, industriel à Brioude, l'usine du Babory et le fonds de commerce de la fonderie d'Antimoine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1925 :</strong></span> Edouard Félix Chatillon et son gendre André Baud prennent la direction de la Fonderie d'Antimoine. Ne trouvant plus de minerais en Auvergne, l'usine s'approvisionne sur le marché étranger (Chine, Bolivie, Turquie, Mexique, Grèce, Indochine et Maroc).</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1937 :</strong></span> vente de la propriété et du domaine du château de La Fage, ancienne résidence familiale d'Emmanuel Basse à Saint-Etienne-sur-Blesle.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1939-1945 :</strong></span> l'usine Chatillon du Babory fait des recherches de minerais à la mine de Freycenet sur la commune d'Ally. 80 ouvriers passeront à la mine leur évitant le Service de Travail Obligatoire (STO) en Allemagne.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1945 :</span></strong> André Baud concoit et construit un four pour fabriquer un oxyde d'antimoine très pur et très blanc « le Pigmantinox.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1947-1958 : </strong></span>la fonderie traite presque exclusivement du minerai concentré par flottation à la mine d'Ouche remise en exploitation par la Compagnie Française des Mines de Dèze.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1954 : </span></strong>l'usine du Babory ferme</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1957 :</strong></span> en septembre, des essais de reprise ont lieu dans un petit complexe industriel reconstruit au Babory. Les essais cessent définitivement en octobre 1958.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1958 :</strong></span> André Baud vend aux frères Migeot à Chauny (Aisne) les derniers concurrents de la Fonderie d'Antimoine d'Auvergne, le Pigmantinox.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1959 :</span></strong> les terrains libérés par la fermeture et la démolition du complexe industriel du Babory sont vendus aux établissements Laporte de Blesle.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1980 :</strong></span> destruction totale de l'ancienne usine d'Antimoine du Babory. Fin de toute activité minière et métallurgique de l'Antimoine en Auvergne.<br></p></div> 26 nouveaux articles sur les mines d'antimoine de la vallée de la Sianne http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1881 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1881 2016-01-09T16:30:23Z text/html fr Pascal Voisin <p>Pour tout connaître sur l'exploitation minière dans la vallée de la Sianne au 19ème siècle, parcourez nos 26 nouveaux articles actualisés et illustrés. Inédit !<br class='autobr' /> La richesse du sous-sol de la vallée de la Sianne a suscité de nombreuses recherches minières d'Antimoine et d'argent au 19ème et au 20ème siècle dont on trouve encore de nombreuses traces de mines exploitées et de galeries de recherches.<br class='autobr' /> Ces petites mines locales ont permis un bref développement économique de la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1881.jpg" width='150' height='120' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Pour tout connaître sur l'exploitation minière dans la vallée de la Sianne au 19ème siècle, parcourez nos 26 nouveaux articles actualisés et illustrés. Inédit !</p></div> <div class='rss_texte'><p>La richesse du sous-sol de la vallée de la Sianne a suscité de nombreuses recherches minières d'Antimoine et d'argent au 19ème et au 20ème siècle dont on trouve encore de nombreuses traces de mines exploitées et de galeries de recherches.<br>Ces petites mines locales ont permis un bref développement économique de la région. De nombreux journaliers et paysans ont travaillé régulièrement ou occasionnellement dans l'une des mines à la grande époque de l'antimoine dans les pays de Blesle et de Massiac. Une épopée économique et sociale que nous retraçons ici dans notre site internet :</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">19 ET 20ème SIECLES<br>Les traces de l'épopée minière toujours présentes</span></strong><br>Pendant plus de 60 ans, des paysans devenus mineurs ont creusé le sous-sol de la vallée de la Sianne pour extraire de l'antimoine et autres minerais argentifères et aurifères. Des industriels de la métallurgie minière ont exploité des concessions ou des recherches ont été autorisées par le Service des Mines. Les anciennes mines de la vallée de la Sianne font désormais partie intégrante du patrimoine archéologique</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>INVENTAIRE<br>Les travaux miniers dans la vallée de la Sianne</strong></span><br>Une dizaine de sites ont été reconnus dans la vallée de la Sianne entre 1850 et 1920. Des travaux de recherches y furent effectués souvent par des particuliers propriétaires des terrains dans l'espoir de découvrir des filons. Ces travaux témoignent de la fièvre de l'antimoine dans cette partie reculée du Cézallier et de ses abords.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">PROSPECTION<br>Travaux de reconnaissance et de recherches</span></strong><br>Les moyens d'investigation au 19ème siècle étaient assez sommaires. La plupart des travaux de recherche représentaient des sondages courts, peu coûteux et mobiles, peu profonds. Ces petites galeries attaquées à la main et à la dynamite ont été très nombreuses dans la vallée de la Sianne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>TECHNIQUES<br>Vocabulaire de l'exploitation des mines</strong></span><br>Pour les non spécialistes de l'activité minière, voici quelques notions de vocabulaire employées dans les mines d'hier et d'aujourd'hui. En effet, les minéralogistes comme les documents officiels ont les mêmes expressions</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">ANZAT-LE-LUGUET/MOLEDES<br>Mine d'Arsenic du Bosberty (1)</span></strong><br>Le site minier du Bosberty dont la concession d'exploitation fut accordée en 1837 est situé aux extrémités des communes d'Anzat-le- Luguet (Puy-de-Dôme) pour le lieu d'extraction dont il ne subsiste aujourd'hui plus aucune trace, et de Molèdes (Cantal) pour la petite usine de traitement du minerai. Un site minier désormais caché par une abondante végétation.</p> <p>A<span style="color:#ff0000;"><strong>NZAT-LE-LUGUET</strong></span><span style="color:#ff0000;"><strong>/MOLEDES<br>Les deux sites de la mine du Bosberty (2)</strong></span><br>Le site minier de 51 hectares du Bosberty était composé de deux lieux distincts : le site d'extraction proprement dit situé dans un vallon à 300 mètres au sud-ouest du hameau du Bosberty non loin des Brèches de Giniol, et l'atelier de traitement du minerai construit dans le ravin du ruisseau du Barthonnet. Une exploitation minière qui n'eu qu'un intérêt local dans un site sauvage difficilement accessible, loin des axes de communication et à près de 1200m d'altitude.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>ANZAT-LE-LUGUET/MOLEDES<br>Chronologie de la concession minière du Bosberty (3)</strong></span><br>Des premiers travaux de recherches en 1834 à l'annulation de la concession en 1960, le site minier d'arsenic argentifère et aurifère du Bosberty connaîtra bien des difficultés malgré ses importants filons et ses propriétaires aventureux. Une histoire de plus de 125 ans au coeur du massif du Cézallier.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>CHANET-FEYDIT/ALLANCHE<br>La mine de Conche au coeur de la vallée de la Sianne (1)</strong></span><br>Sur la rive droite de la Sianne, le site d'exploitation de la mine d'antimoine (stibine massive) était implanté à la base d'une zone boisée. Les travaux de recherches ont démarré en 1887. Débuté vers 1893 l'exploitation de la concession a pris fin définitivement en 1919 pour une production estimée à 800 tonnes. Galerie, carreau de la mine et halde sont encore visibles aujourd'hui.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>CHANET-FEYDIT/ALLANCHE<br>Chonologie de la concession d'antimoine de Conche (2)</strong></span><br>Le site minier de Conche fut l'un des plus actifs de la vallée de la Sianne malgré son implantation à 19 kilomètres de la gare de Blesle et ses accès difficiles par le fond de vallée. On doit les premières recherches à l'industriel Emmanuel Chatillon en 1887. La concession connaîtra des périodes d'inactivité. L'acte de renonciation interviendra en 1926.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>MOLEDES<br>La mine de plomb argentifère de Fournial (1)</strong></span><br>La mine de plomb argentifère de Fournial est située sur la commune de Molèdes. Le filon appelé « Le filon de Colombine » qui aurait été repéré en 1880 par le meunier du moulin de Fournial affleure le flan nord de la vallée de la Sianne. Depuis cette découverte le filon a fait l'objet de nombreux travaux de recherches et d'une période d'exploitation d'une vingtaine d'années. Il s'agissait d'un filon de quartz minéralisé en sulfures de plomb, de zinc et d'argent.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>MOLEDES<br>Chronologie de la mine de Fournial (2)</strong></span><br>Le site minier de plomb argentifère de Fournial aura été la plus importante exploitation métallurgique de la vallée de la Sianne. Reconnue riche en minerais la concession passera en plusieurs mains jusqu'à son démantellement en 1939. Longues galeries, usine-laverie en étage imposante, production conséquente, emploi de beaucoup d'ouvriers mineurs...la mine de Fournial restera une aventure industrielle unique dans cette vallée de la Haute-Auvergne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>MOLEDES<br>Etat des lieux sur l'ampleur de la mine de Fournial (3)</strong></span><br>Une enquête met en évidence l'importance des travaux miniers effectués sur le site de Fournial au début du XXème siècle. Le rapport signale l'existence visible de six ouvrages débouchant encore au jour, 80 ans après la fermeture du site : cinq galeries et une cheminée d'aération. Une carte nous permet de visualiser la répartition des galeries sur l'ensemble du site. Une mine d'information sur l'exploitation de la mine argentifère de Fournial</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>MOLEDES<br>Une usine moderne sur le site de Fournial (4)</strong></span><br>1931, La mine de Fournial est à l'apogée de son activité. L'effectif de l'exploitation atteint 180 ouvriers, dont beaucoup d'étrangers, notamment des Polonais. Une imposante laverie moderne de minerais installée par des sous-traitants allemands remplace l'ensemble des anciennes installations du ravin de la Colombine.</p> <p><strong><span style="color:#ff8c00;">MOLEDES<br>Dernier inventaire à la mine de Fournial en 1965 (5)</span></strong><br>En 1965, le BRGM a effectué une visite sur le site minier de Fournial dans le cadre de l'inventaire des minéraux des gîtes français. Les études minéralogiques et métallographiques effectuées par les ingénieurs ont mis en évidence la présence à Fournial de nombreux minéraux dont certains sont des raretés minéralogiques.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>VEZE<br>La concession minière des frères Lumière (1)</strong></span><br>Sur la rive gauche de la Sianne, sous le confluent du ruisseau de la Gazèze, des travaux de recherche ont été effectués pour le compte du prospecteur Chassagne et les frères Lumière, les inventeurs du cinématographe.La concession a été vite abandonnée en raison de la rareté du minerai. Deux galeries sont à proximité immédiate de la Sianne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>VEZE<br>Chronologie de la concession des frères Lumière (2)</strong></span><br>La concession de Vèze couvrait une superficie de 382 hectares octroyée par décret du 19 décembre 1901 au bénéfice de Louis Lumière et Max Lagrévol, pour une exploitation d'or, d'argent et de substances connexes. L'affaire passa ensuite dans les mains de la Société Minière et Métallurgique d'Auzon. Les frères Lumière reconnaitront n'avoir jamais entrepris d'exploitation rationnelle du gîte. La concession a été renoncée le 10 décembre 1919</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">VEZE<br>Etat des lieux des galeries de la mine des fréres Lumière (3)</span></strong><br>Au site minier ayant appartenu aux frères Lumière de sérieuses recherches avaient été faites et les produits envisagés de l'exploitation avaient attiré les célèbres inventeurs du cinéma. La dernière étude sur le terrain fait toujours apparaître sur le site cinq galeries débouchant au jour, sites d'hibernation des chauves-souris.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>BLESLE<br>La mine d'antimoine de Terret</strong></span><br>Les premières recherches sur le site de Terret situé sur la commune de Blesle aux extrêmes limites des départements de la Haute-Loire et du Cantal, ont été effectuées bien avant 1880. Cependant les travaux importants se situent dans la période de 1881-1907. Des travaux effectués sur le filon d'antimoine il ne reste plus que les ruines des bâtiments et un important tas de déblais où s'imposent encore aujourd'hui les vieux fours de grillage et de concentration du minerai.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">MASSIAC<br>La longue exploitation de la mine d'Ouche (Chronologie)</span></strong><br>On ne peut pas ignorer la mine d'Ouche qui a employé bien des hommes de la vallée de la Sianne. La concession d'Ouche était très étendue et englobait plus de 338 hectares jusqu'aux hameaux de Chazelle et Chantejail sur le bassin versant de la Sianne d'une part et jusqu'aux hameaux de Bussac et Chabannes (Massiac).</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>BRIOUDE-BLESLE-MASSIAC<br>Le triangle de l'antimoine</strong></span><br>En 1850 commençait en Auvergne la grande époque de l'antimoine. Des petits exploitants aux grandes compagnies minières, le secteur compris entre Brioude, Blesle et Massiac connaîtra à partir de 1870 une véritable épopée de l'antimoine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>LA FRANCO ITALIENNE<br>Les usines et fonderies de Massiac</strong></span><br>Tout un quartier de la ville de Massiac était dévolu à l'antimoine au début du XXème siècle. Des usines qui ont marqué la vie économique et sociale de la cité. Constituée en date du 30 janvier 1921 pour une durée de cinquante ans, la Société des Mines et des Fonderies d'Antimoine avait son siège social dans le quartier de la Ribeyre avec les apports de la Société et Fonderie d'Antimonio ayant son siège à Gènes en Italie.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>METALLURGIE DE L'ANTIMOINE<br>Emmanuel Chatillon et son usine au Babory de Blesle</strong></span><br>Emmanuel Chatillon, industriel et inventeur Auvergnat, donna un grand développement à l'exploitation des mines en suivant des méthodes régulières d'exploration. Il possédait diverses concessions dans le district de Brioude-Massiac. Il fut notamment le propriétaire de la mine de Conche au coeur de la vallée de la Sianne et industriel du traitement du minerai d'antimoine au Babory de Blesle.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>METALLURGIE DE L'ANTIMOINE<br>Emmanuel Basse, industriel de l'antimoine à Blesle</strong></span><br>Le Babory, ce territoire de la commune de Blesle situé entre le cours de l'Allagnon et la voie de chemin de fer Paris-Béziers avait la particularité d'avoir deux usines de traitement du minerai d'antimoine. Si Emmanuel Chatillon fut le plus connu, un autre industriel a lui aussi marqué les lieux et la production métallurgique de l'antimoine en Auvergne, Emmanuel Basse. Il ne reste que peu de souvenir de lui sauf sa marque VB pour Vitalis-Basse.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>LUMIERES DE LA MINE<br>S'éclairer pour travailler dans les galeries</strong></span><br>Comme dans tous les sites miniers, s'éclairer pour travailler fut toujours problématique. Selon les époques, plusieurs types d'éclairages ont accompagné le labeur des ouvriers. Dans la vallée de la Sianne trois lampes ont été utilisées : la coupelle, la lampe à l'huile, la lampe à carbure.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>BASSIN DE LA SIANNE<br>L'antimoine, minerai traditionnel</strong></span><br>C'est à la suite de la fermeture de la mine d'Ouche en août 1967 que la France a cessé toute production d'antimoine. <br>La production d'antimoine française cumulée depuis 1837 a été évaluée à 115.000 tonnes, dont 35.000 tonnes pour le district Brioude-Massiac. Explications techniques de ce métal omniprésent dans la vallée de la Sianne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>GEOLOGIE<br>Dates de formation des minéraux</strong></span><br>Lorsqu'on aborde les évènements géologiques marquants qui ont provoqué la formation des minéraux présents dans le sous-sol de notre région, il convient de parler en millions d'années. Une chronologie qui nous fait perdre la mesure du temps.<br></p> <p><a data-cke-saved-="" href='http://www.cezalliersianne.asso.fr/index-fr.php?page=patrimoine&id_rubrique=37'><span style="color:#ff0000;"><strong>Voir toutes nos fiches ici</strong></span></a></p></div> Les usines et fonderies de Massiac http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article540 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article540 2016-01-09T15:31:09Z text/html fr Pascal Voisin <p>Tout un quartier de la ville de Massiac était dévolu à l'antimoine au début du XXème siècle. Des usines qui ont marqué la vie économique et sociale de la cité. Constituée en date du 30 janvier 1921 pour une durée de cinquante ans, la Société des Mines et des Fonderies d'Antimoine avait son siège social dans le quartier de la Ribeyre avec les apports de la Société et Fonderie d'Antimonio ayant son siège à Gènes en Italie.<br class='autobr' /> La fonderie implantée à Massiac comprenait un four (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton540.jpg" width='150' height='97' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Tout un quartier de la ville de Massiac était dévolu à l'antimoine au début du XXème siècle. Des usines qui ont marqué la vie économique et sociale de la cité. Constituée en date du 30 janvier 1921 pour une durée de cinquante ans, la Société des Mines et des Fonderies d'Antimoine avait son siège social dans le quartier de la Ribeyre avec les apports de la Société et Fonderie d'Antimonio ayant son siège à Gènes en Italie.</p></div> <div class='rss_texte'><p>La fonderie implantée à Massiac comprenait un four à oxydé d'une capacité de consommation de 10 à 12 tonnes de minerais à 25% par jour et d'un four à régule d'une capacité de production de 4,5 à 5 tonnes par jour. Cette usine était complétée par une génératrice à vapeur et l'usine génératrice de Courcelles sur l'Allagnon.</p> <p>La Française des Mines et des Fonderies d'Antimoine exploitera l'usine de Massiac jusqu'à la crise économique de 1936. Plusieurs tentatives de relance de l'exploitation minière se succèderont, sans grand succès. De 1945 (300 salariés en intégrant les prisonniers de guerre) à 1978 (25 salariés), les effectifs ne cesseront de décroître. La reconversion du quartier de la Ribeyre, suite à la liquidation de la fonderie franco-italienne, s'amorcera dès les années 30 dans les domaines du bois et du gaz ( oxygène liquide).</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/usine-massiad439.jpg" width='500' height='312' /></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Une Société importante</span></strong></p> <p>Le capital social de la nouvelle société fondée en 1921 était fixé à la somme de 1.500.00 de francs et représenté par 3.000 actions de 500 francs chacune. Sur ces 3.000 actions, 2.400 furent entièrement attribuées à la Société Minière E Fonderie d'Antimonio. Les 600 actions restantes furent ouvertes à la souscription en numéraire en un seul versement.Le premier Conseil d'Administration était composé de 5 membres : Messieurs Léopold Mabilleau, Camille Poitou, Frédéric Danguy, Ernest de Lassalle, tous de Paris et enfin monsieur Benedetto de Benedetti, demeurant à Gênes, de nationalité italienne.</p> <p>Les propriétés minières de la société comprenaient huit sites d'exploitation dans le district :</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- les terrains du quartier de la Ribeyre </strong></span>d'une superficie d'environ quatre hectares avec toutes les constructions existantes.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- la propriété de Courcelles </strong></span>située au lieu dit de Courcelles et le Champs Fourgoux, dépendances de Massiac d'une superficie de trente ares environ, avec notamment l'usine hydro-électrique qui s'y trouvait installée et tous les droits d'exploitation de la force électrique.<br> <br><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession de la mine d'Ouche </strong></span>située sur les communes de Massiac, Auriac-l'Eglise et Blesle, d'une superficie totale de 388 hectares environ, concédée par décret royal du 5 janvier 1820, et par décret présidentiel du 27 novembre 1909, avec tous les constructions édifiées sur les terrains comprenant les bâtiments d'habitation, usines, hangars, ateliers, fours...<br> <br><strong><span style="color:#ff0000;">- La concession de la Licoulne</span></strong> située sur les communes d'Ally, de Villeneuve d'Allier, de Mercoeur (Haute-Loire) et de la Chapelle-Laurent (Cantal), concédée par décret royal du 17 novembre 1817, d'une superficie de 1500 hectares avec tous les bâtiments existants.<br> <br><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession de Cistrières </strong></span>située sur les communes de Lubilhac, Saint-Beauzire et Saint-Just (Haute-Loire), accordée par décret présidentiel du 8 février 1901, d'une superficie de 657 hectares<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession de de Dahut </strong></span>dans la vallée du même nom, située sur les communes de Lubilhac et Massiac, d'une superficie de 810 hectares accordée par un décret royal du 28 août 1836 et toutes les constructions édifiées sur la concession.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession de Conche </strong></span>d'une superficie de 300 hectares située sur la commune de Chanet et de Molèdes, accordée par décret présidentiel du 20 avril 1893.<br> <br><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession d'Anzat-le Luguet</strong></span> située sur les territoires des communes d'Anzat-le-Luguet (Puy-de-Dôme) et de Leyvaux (Cantal) d'une superficie de 641 hectares, accordée par décret royal du 10 janvier 1821.<br> <br><span style="color:#ff0000;"><strong>- La concession de Terret</strong></span> située sur la commune de Blesle comprenant les bâtiments et les constructions édifiées sur les terrains situés sur les communes d'Auriac, Blesle et Massiac.<br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/usine-massia2c40.jpg" width='500' height='308' /><br></p></div> La mine d'antimoine de Terret http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article140 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article140 2016-01-09T14:09:05Z text/html fr Pascal Voisin <p>Les premières recherches sur le site de Terret situé sur la commune de Blesle aux extrêmes limites des départements de la Haute-Loire et du Cantal, ont été effectuées bien avant 1880. Cependant les travaux importants se situent dans la période de 1881-1907. Des travaux effectués sur le filon d'antimoine il ne reste plus que les ruines des bâtiments et un important tas de déblais où s'imposent encore aujourd'hui les vieux fours de grillage et de concentration du minerai. (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton140.jpg" width='150' height='106' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Les premières recherches sur le site de Terret situé sur la commune de Blesle aux extrêmes limites des départements de la Haute-Loire et du Cantal, ont été effectuées bien avant 1880. Cependant les travaux importants se situent dans la période de 1881-1907. Des travaux effectués sur le filon d'antimoine il ne reste plus que les ruines des bâtiments et un important tas de déblais où s'imposent encore aujourd'hui les vieux fours de grillage et de concentration du minerai.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#b22222;"><em><strong><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/usineregulej2bb7.jpg" width='500' height='246' />L'usine à régule qui a fonctionné jusqu'en 1907</strong></em></span></p> <p>La minéralisation du gîte de Terret s'est en fait exclusivement limitée à de la stibine. On estime que le site minier de Terret considéré comme un filon secondaire a produit 250 tonnes de minerais durant son activité.<br> <br>Sur les recherches faites à Terret, le Service des Mines a fait trois études très détaillés, les 9 juillet 1900, le 25 mai 1905 et le 30 avril 1906. On apprend ainsi que les rapports entre les trois propriétaires, monsieur Truchot, industriel à Langeac, Jean Chassagne, maître mineur à Chazelles hameau de la commune d'Auriac-l'Eglise, et Marcel Pays de Blesle d'une part, et la grande compagnie la Société Franco-Italienne (SAMFA) ayant une emprise importante dans le district, furent compliqués. Toujours est-il que le Service des Mines n'accorda jamais la concession pour le gîte de Terret, bien que la visite sur les travaux de recherches par l'ingénieur des Mines le 1er juillet 1907 devait servir de point de départ à la demande officielle de concession. Après cette visite il estima même que l'ensemble des travaux de Terret et sur Auriac-l'Eglise un peu plus loin dans la vallée pouvant former la même concession étaient considérables. La demande des pétitionnaires pouvait donc être accueillie favorablement. Ce ne fut pas le cas. . <br>En effet, 29 mai 1907, monsieur Truchot, industriel à Langeac, avait demandé l'autorisation au Préfet du Cantal de disposer du minerai d'antimoine provenant de ses recherches sur le territoire de la commune d'Auriac et sollicité auprès du Préfet de la Haute-Loire un permis de vente pour des travaux nouveaux exécutés à Terret. Un premier permis de vente de minerais avait été accordé par arrêté préfectoral le 29 mai 1906.</p> <p>Les recherches entreprises occupaient en 1906 quelques 10 ouvriers non compris ceux construisant cette même année les fours pour le traitement du minerai provenant exclusivement des travaux de Terret.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un site pourtant assez riche</strong></span></p> <p>Les diverses observations du site de Terret indiquéees dans les divers rapports de l'époque révèlent l'ampleur des travaux entrepris à Terret pour la recherche de l'antimoine. On apprend ainsi, qu'un puits de 22 mètres de profondeur situé sur le bord du chemin de Blesle à Auriac-l'Eglise a été remis en état permettant du fond de ce puits le creusement dans le filon d'une galerie de 120 mètres de longueur dans une partie minéralisée d'épaisseur moyenne. A partir de cette galerie, deux autres colonnes d'une vingtaine de mètres ont été creusées mais la traversée s'est avérée stérile. Une petite usine à régule fonctionna plusieurs années.<br>Au niveau du chemin, dans la galerie principale, un puits intérieur a été approfondi afin d'aérer les travaux du fond. D'anciens travaux de la fin du 19ème siècle, situés au-dessus de la galerie principale ne furent pas repris car ils représentaient un coût trop important. On préféra donc percer une galerie de roulage à gauche de la galerie principale. <br>En 1907, l'ingénieur des mines estimait à environ 40 tonnes de minerais à 25% de teneur sur les travaux de Terret.<br>--------------<br>Sources : archives BRGM, Clermont-Ferrand</p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/montage-terra29f.jpg" width='500' height='707' /></p></div> Etat des lieux des galeries de la mine des fréres Lumière (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1880 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1880 2016-01-09T10:35:30Z text/html fr Pascal Voisin <p>Au site minier ayant appartenu aux frères Lumière de sérieuses recherches avaient été faites et les produits envisagés de l'exploitation avaient attiré les célèbres inventeurs du cinéma. La dernière étude sur le terrain fait toujours apparaître sur le site cinq galeries débouchant au jour, sites d'hibernation des chauves-souris.<br class='autobr' /> Les anciennes galeries du gîte minier du Pont de Vèze furent ouvertes sur le filon principal dit "filon de Vèze ou de Chassagne". Il y avait aussi (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1880.jpg" width='150' height='122' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Au site minier ayant appartenu aux frères Lumière de sérieuses recherches avaient été faites et les produits envisagés de l'exploitation avaient attiré les célèbres inventeurs du cinéma. La dernière étude sur le terrain fait toujours apparaître sur le site cinq galeries débouchant au jour, sites d'hibernation des chauves-souris.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/cartejpg-73f73f7.jpg" width='500' height='403' /></p> <p>Les anciennes galeries du gîte minier du Pont de Vèze furent ouvertes sur le filon principal dit "filon de Vèze ou de Chassagne". Il y avait aussi dans cette concession accordée aux frères Lumière d'autres minéralisations de même type connues sous le nom de filon de Moudet, filonnets de Vèze et filonnets du Pont de Vèze, mais elles n'ont jamais fait l'objet d'ouvrages miniers autres que des fouilles superficielles. <br>Dans la partie Est de la concession, le filon dit de Fontdevialle a fait l'objet seulement d'une reconnaissance par une galerie de traçage.</p> <p>L'étude menée en 2004 pour le compte du BRGM à identifiée cinq galeries débouchant au jour sur l'ensemble de la concession dans le secteur du Pont de Vèze, le seul endroit de la vallée où la départementale passe au-dessus de la Sianne. Les haldes du site sont d'un volume très faible et relativement peu riches en éléments minéralisés. Les amateurs de minéraux ne retrouveront rien d'intéressant pour leurs collections.<br>A la fin du 20ème siècle, il était encore possible d'accéder au site à partir du pont. On remontait la rivière par un sentier muletier et l'on franchissait par une passerelle rudimentaire de rondins juste en face de la galerie de base de la mine des frères Lumière. Cette passerelle a été emportée par la grande tempête de 2000 qui a abattu de nombreux arbres aux alentours rendant le secteur toujours inaccessible.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Galerie de Chassagne (principale)</strong></span><br>Cette ancienne galerie de 120 mètres de long est implantée à deux mètres au-dessus du niveau de la Sianne. L'entrée béante se voit de loin. La galerie est inondée à l'entrée par 20 centimètres d'eau et de boue. Il en sort en permanence une exhaure de couleur orangé d'un débit d'environ un litre seconde. Cette eau qui se jette dans la Sianne est probablement hautement polluante, étant riche en arsenic. (Site d'hibernation des chauves-souris)<br> <br><strong><span style="color:#ff0000;">- Galerie deChassagne (B)</span></strong><br>Ancienne galerie d'environ 80m de long en traçage dans le filon. Eboulis en cours. (Site d'hibernation des chauves-souris)</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Galerie de Chassagne (C)</strong></span><br>Cette ancienne galerie de très faible longueur (huit mètres) et ouverte au jour laisse apparaître la roche et le minutieux travail des mineurs. Très basse et très dangereuse.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Galerie de Gazèze (A)</strong></span> <br>Cette ancienne galerie implantée en berge gauche du ruisseau de Gazèze suivait un filon de traçage sur 90 mètres. Elle ne se signale plus aujourd'hui que par une petite halde indurée, riche en fragment ocre de minerai arsénieux et pyriteux. (Site d'hibernation des chauves-souris)</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Galerie de la Gazèze (B)</strong></span><br>Cette galerie s'ouvre en rive droite du ruisseau de Gazèze. Il s'agissait ici d'un travers-banc de 12 mètres de long donnant accès au bout de trois mètres à un traçage se développant sur 22 mètres à gauche (sud) et 35 mètres à droite (nord).<br>-------------------------<br><span style="font-size:12px;">Sources : Etude réalisée par la Société Géoderis à la demande de la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) de la Région Auvergne. Rapport BRGM/RP652699-FR, consultable au Service ressources minérales du BRGM, 3 avenue Claude-Guillemin, 45060 Orléans. Accès réservé.</span></p> <p><span style="font-size:12px;"><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/montage-galeba0e.jpg" width='500' height='910' /></span><br></p></div> Chronologie de la concession des frères Lumière (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1879 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1879 2016-01-09T09:16:07Z text/html fr Pascal Voisin <p>La concession de Vèze couvrait une superficie de 382 hectares octroyée par décret du 19 décembre 1901 au bénéfice de Louis Lumière et Max Lagrévol, pour une exploitation d'or, d'argent et de substances connexes. L'affaire passa ensuite dans les mains de la Société Minière et Métallurgique d'Auzon. Les frères Lumière reconnaitront n'avoir jamais entrepris d'exploitation rationnelle du gîte. La concession a été renoncée le 10 décembre 1919.<br class='autobr' /> 2 août 1898 et (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1879.jpg" width='150' height='121' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La concession de Vèze couvrait une superficie de 382 hectares octroyée par décret du 19 décembre 1901 au bénéfice de Louis Lumière et Max Lagrévol, pour une exploitation d'or, d'argent et de substances connexes. L'affaire passa ensuite dans les mains de la Société Minière et Métallurgique d'Auzon. Les frères Lumière reconnaitront n'avoir jamais entrepris d'exploitation rationnelle du gîte. La concession a été renoncée le 10 décembre 1919.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong><span style="color:#ff0000;">- 2 août 1898 et 4 novembre 1898 :</span></strong> les premières recherches de Mispickel dans le secteur du pont de Vèze font l 'objet de deux déclarations au Service des Mines.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 7 décembre 1899 :</strong></span> le Service des mines vient vérifier sur le site de Vèze la réalité des travaux de recherches.<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 29 mars 1900 : </strong></span>monsieur Théodore Lassalle, directeur de mines à Montluçon, déclare des recherches de Mspickel sur la commune de Vèze.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 30 octobre 1900 :</strong></span> monsieur Jean-Baptiste Bonnet, cultivateur à Fondevialle sur la commune de Molèdes, fait des déclarations de recherches sur la commune de Vèze, mais sans demander de constat officiel.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 14 mai 1900 : </strong></span>messieurs Auguste Lumière et Max de Lagrevol introduisent une demande de concession.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 6 août 1900 : </strong></span>monsieur Lassalle fait opposition à la demande d'Auguste Lumière et présente lui-même une demande partiellement concurrente en extension de sa concession de la mine du Bosberty sur le même filon.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 5 novembre 1900 :</strong></span> Durant la période d'instruction de la demande de concession, Auguste Lumière et Max Lagrévol sollicitent une autorisation officielle de vente des produits des recherches minières.<br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">- 11 février 1901 : </span></strong>Une décision ministérielle autorise la vente des produits miniers.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 10 avril 1901 : </strong></span>le rapport de l'Ingénieur des Mines, monsieur Solente, constate que les travaux sur le gîte de Vèze consistent essentiellement en quatre galeries.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 19 décembre 1901 : </strong></span>décret octroyant à Auguste Lumière la concession minière de Vèze représentant une étendue superficielle de 382 hectares et rejette par le fait la demande concurrente de monsieur Lassalle.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 30 juin 1901 :</strong></span> les travaux miniers dans le périmètre concédé cessent.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 24 février 1902 :</strong></span> les propriétaires de la concession remettent un rapport à l'administration des Mines réalisé par un ingénieur conseil qui décrit les dispositions à prendre pour assurer la mise en valeur du gîte de Vèze. Les galeries d'études ont représenté au total plus de 350 mètres.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- Septembre 1905 : l</strong></span>a mine est amodiée à la Compagnie minière et métallurgique d'Auzon qui effectue un certain nombre de travaux miniers avec environ 20 ouvriers.. Une reprise éphémère durant six mois pour une production de 300 tonnes de minerais à 15% au maximum et arrêté à cause des difficultés de transport.</p> <p>- <strong style="color: rgb(255, 0, 0);">1907 : </strong>Aucun nouveau travail important ne se poursuit sur le gîte de Vèze. L'on se borne à l'entretien des travaux existants.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 1914 : </strong></span>les concessionnaires n'assurent pendant la première guerre aucune activité sur le site de Vèze.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 22 mai 1918 :</strong></span> un rapport de monsieur Gautier, contrôleur des mines, après une visite des vestiges des travaux existant encore sur la concession de Vèze indique l'état d'avancement des détériorations des galeries, des dangers d'éboulement et des risques potentiels des galeries accessibles par la population du secteur et des dangers que cela représente.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 20 juin 1918 :</strong></span> Auguste Lumière et Max de Lagrevol font une demande de renonciation à la concession à la préfecture du Cantal. Ils indiquent qu'ils n'ont jamais entrepris une exploitation rationnelle de la concession. La demande est rejetée.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>- 18 février 1919 :</strong></span> l'ingénieur en chef des mines constate que la concession de Vèze à été en fait inexploitée depuis son institution et que tous les travaux miniers ont eu lieu avant l'acceptation de la concession. Il mets en cause la négligence coupable des concessionnaires et propose à l'administration des mines de poursuivre la déchéance de ces concessionnaires si, après une mise en demeure ils s'obstinent à rester inactifs.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">- 10 décembre 1919 : </span></strong>Renoncement officiel de la concession.</p> <p><em><span style="font-size:12px;">Photos : archives BRGM Clermont-Ferrand</span></em></p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/affiches-min4a0c.jpg" width='500' height='374' /></p> <p><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/veze-plan-1c083a.jpg" width='500' height='407' /><br></p></div> Dernier inventaire à la mine de Fournial en 1965 (5) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article545 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article545 2016-01-05T15:48:55Z text/html fr Pascal Voisin <p>En 1965, le BRGM a effectué une visite sur le site minier de Fournial dans le cadre de l'inventaire des minéraux des gîtes français. Les études minéralogiques et métallographiques effectuées par les ingénieurs ont mis en évidence la présence à Fournial de nombreux minéraux dont certains sont des raretés minéralogiques.<br class='autobr' /> Lors de l'inventaire, parmi les espèces minéralogiques répertoriées à Fournial certaines sont des raretés minéralogiques qui n'ont été déterminées que dans (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton545.jpg" width='150' height='103' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>En 1965, le BRGM a effectué une visite sur le site minier de Fournial dans le cadre de l'inventaire des minéraux des gîtes français. Les études minéralogiques et métallographiques effectuées par les ingénieurs ont mis en évidence la présence à Fournial de nombreux minéraux dont certains sont des raretés minéralogiques.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Lors de l'inventaire, parmi les espèces minéralogiques répertoriées à Fournial certaines sont des raretés minéralogiques qui n'ont été déterminées que dans quelques rares gisements mondiaux. Ce fut par exemple la première fois qu'était signalé en France de la canfieldite et de l'argyrodite, minéraux connus seulement en Bolivie et à Freiberg dans la Saxe.</p> <p>Selon l'étude de 1965 la pyrargyrite est nettement le plus abondant des minéraux d'argent découverts à Fournial et elle est parfois visible à l'oeil nu. L'examen à la loupe à permis d'en observer dans presque tous les échantillons riches en galène... » . Par ailleurs, les prélèvements plus systématiques, effectués sur les anciennes haldes de la mine, ont permis aux chercheurs de mettre en évidence une minéralisation stano-argentifère exceptionnelle. <br>Ces recherches attestent que le site de Fournial avait un vrai intérêt économique.</p> <p>Lors de l'inventaire, parmi les espèces minéralogiques répertoriées à Fournial certaines sont des raretés minéralogiques qui n'ont été déterminées que dans quelques rares gisements mondiaux. Ce fut par exemple la première fois qu'était signalé en France de la canfieldite et de l'argyrodite, minéraux connus seulement en Bolivie et à Freiberg dans la Saxe.</p> <p>Selon l'étude de 1965 la pyrargyrite est nettement le plus abondant des minéraux d'argent découverts à Fournial et elle est parfois visible à l'oeil nu. L'examen à la loupe à permis d'en observer dans presque tous les échantillons riches en galène... » . Par ailleurs, les prélèvements plus systématiques, effectués sur les anciennes haldes de la mine, ont permis aux chercheurs de mettre en évidence une minéralisation stano-argentifère exceptionnelle. <br>Ces recherches attestent que le site de Fournial avait un vrai intérêt économique.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/carrotages-1ce68.jpg" width='500' height='274' /><br></p></div> La mine de plomb argentifère de Fournial (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1878 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1878 2016-01-05T13:50:01Z text/html fr Pascal Voisin <p>La mine de plomb argentifère de Fournial est située sur la commune de Molèdes. Le filon appelé « Le filon de Colombine » qui aurait été repéré en 1880 par le meunier du moulin de Fournial affleure le flan nord de la vallée de la Sianne. Depuis cette découverte le filon a fait l'objet de nombreux travaux de recherches et d'une période d'exploitation d'une vingtaine d'années. Il s'agissait d'un filon de quartz minéralisé en sulfures de plomb, de zinc (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1878.jpg" width='150' height='96' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La mine de plomb argentifère de Fournial est située sur la commune de Molèdes. Le filon appelé « Le filon de Colombine » qui aurait été repéré en 1880 par le meunier du moulin de Fournial affleure le flan nord de la vallée de la Sianne. Depuis cette découverte le filon a fait l'objet de nombreux travaux de recherches et d'une période d'exploitation d'une vingtaine d'années. Il s'agissait d'un filon de quartz minéralisé en sulfures de plomb, de zinc et d'argent.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Comme la plupart des filons du secteur la puissance utilisable était faible, de l'ordre de 20 centimètres. D'après les renseignements datant de l'époque des travaux à Fournial, les teneurs en plomb et en zinc étaient très faibles, de l'ordre de 5%, la teneur en arsenic étant par contre très élevée. Quant au minerai argentifère celui-ci renfermait 500g d'argent à la tonne et certaines zones allant jusqu'à 800g la tonne.</p> <p>Le filon puis la concession de Fournial ont été exploités à partir de 1911 pour des travaux de recherches puis d'extraction des minerais par plusieurs société successivement, preuve de la difficulté rencontrée par les investisseurs pour rentabiliser le gîte pourtant reconnu comme important : la Société Anonyme de Recherche et d'Exploitation Aurifère, AREA (1912-1922), la Société Auxiliaire de l'Entreprise (1927), la Compagnie des Mines et Métallurgiques du Centre (1929).</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fournial-sbj8074.jpg" width='500' height='282' /><br></p> <p>Les premières installations de l'exploitation du minerai à Fournial ont été décrite par monsieur Bonneval Contrôleur des mines en 1918 : « Près des galeries écrit-il dans son rapport, il a été établi une petite usine de traitement qui comprend un four à réverbère pour le grillage du minerai, un cubilot qui donne du plomb et des scories de zinc traitées ensuite au water jacket. Les fumées du cubilot et du water jacket passent dans une chambre de condensation où elles sont recueillies au moyen de sac. Il existe en outre un moteur à gaz pauvre, une dynamo pour le courant continu, un ventilateur soufflant pour le cubilot et le water jacket, un ventilateur aspirant pour la cheminée d'appel, un concasseur, un broyeur et un moulin à boulet... ». Toutes ces machines attestent du bon équipement dès l'origine de l'exploitation minière de Fournial.</p> <p>En raison du manque de technique de séparation des différents éléments du minerai le transport du minerai tout-venant était un vrai problème et fort coûteux. Alors que les procédés anciens basés sur la gravité permettaient à grand-peine à récupérer dans les concentrés 60 à 70% des métaux contenus dans un minerai, le flottage bien exécuté récupérait 95% de ces éléments. Ce procédé a radicalement transformé les conditions économiques de l'exploitation minière notamment pour des minerais pauvres d'Auvergne.<br>Un atelier de flottation avait donc été installé vers 1927, cette technique nouvelle permettant d'assurer sur place le traitement mécanique des minerais en vue de leur enrichissement. Cette production avait aussi l'avantage de diminuer le transport de tonnages de concentrés de galène et de blende argentifère.<br>Les conditions de travail étaient difficiles. Le roulage dans les galeries s'effectuait par berlines isolées et poussées à la main. Plusieurs accidents ont eu lieu notamment en 1930 qui amèneront le Service de Mines à prendre de nouvelles mesures pour mieux sauvegarder la sécurité et l'hygiène des ouvriers.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Années de prospérité</strong></span></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L200xH205/usine-fourni8eeb-3b8e0.jpg" width='200' height='205' />C'est en 1931 que la concession minière de Fournial a connu ses années de prospérité. Une nouvelle usine-laverie avec son atelier de flottation est construite par des sous-traitants allemands en escalier sur le versant Est de la vallée de la Sianne un peu à l'écart de l'ancienne usine située dans le ravin de la Colombine. L'effectif atteint 180 ouvriers mineurs, des gars du pays, mais aussi des Polonais. Pour héberger ses ouvriers l'entreprise aménage des logements et un dortoir dans les maisons du hameau de Fournial-bas. L'ancien moulin sert de cantine. Cette année là, la production atteint le chiffre record de 2200 tonnes de minerais traités. Pour faire fonctionner l'usine est lancée la construction par quatre ouvriers d'une ligne électrique de 7 kilomètres pour relier à Molompize la ligne Massiac-Saint-Flour. Mais cette embellie sera de courte durée. Pour finir, l'usine sera entièrement démontée pour être réinstallée à la mine de la Loubatière dans l'Aude.</p> <p>Les haldes toujours visibles sur place sont abondantes alors qu'une partie a déjà été emportée par la Sianne au fil du temps. Il subsiste néanmoins une plate-forme qui s'étire jusqu'en contrebas du mur de l'ancienne usine-laverie d'environ 200m de long sur 30 m de large et 3m de hauteur. Ces haldes sont très riches en minerais (galène, blende, pyrite, sulfosels d'argent... ce qui peut encore occasionnellement polluer la rivière toute proche. Ces résidus de lavage étaient acheminés par un plan incliné sur le côté de la laverie moderne.</p> <p>La plus ancienne halde du site se situe dans le ravin du Mouguvay, près des ruines de la première usine, une halde ocre au niveau de la galerie Tesseidre longue de 100 mètres par 20m de large pour une hauteur de 4 mètres. Elle est encore riche en minerai pyriteux.</p> <p>De l'époque héroïque de Fournial il nous reste quelques rares photographies réalisées par un amateur éclairé du hameau la Besseyre de Molèdes avec son gros appareil à soufflet sur trépied qui montrent les installations de la première usine dans le ravin de la Colombine. Nous sont ainsi parvenues de précieuses photos de paysans-mineurs devant la forge où l'on refaisait en permanence les pioches et piolets, les outils pour casser la roche.</p> <p>Ces images restituent la composition des équipes d'hommes, des paysans du pays, casquette sur la tête, sabots aux pieds, lampes à carbure à la ceinture qui duraient un poste de huit heures. Ces documents d'archives montrent également l'importance des traditions minières notamment lorsque le 28 juillet 1928 l'administration des mines de Fournial fait ériger et bénir une statue de Notre-Dame des Miracles à l'entrée de la mine en présence du Conseil d'Administration.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fournail-mon4160.jpg" width='500' height='879' /></p> <p>--------------------------------------</p> <p>Water jacket : four à cuve, refroidi par une circulation d'eau dans une double paroi, utilisé notamment dans la métallurgie du cuivre et du nickel. Le water-jacket répondait parfaitement aux équipements de traitement des minerais sur le gisement même et il a été adopté d'une façon générale en quelques années par toutes les mines de France.</p> <p>Four à réverbère : système où la chaleur est réfléchie (réverbérée) par la voûte du four. Dans ce type de four, le combustible est brûlé dans une chambre différente de celle des matières traitées. Ainsi, on limite les interactions indésirables entre la combustion et les matières à traiter.</p> <p>Sources : J.J Perrichaud bulletin de la Société Française de Minéralogie, 1966<br>Archives du BRGM, Clermont-Ferrand et archives privées.</p></div> Chronologie de la mine de Fournial (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1877 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1877 2016-01-04T18:08:25Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le site minier de plomb argentifère de Fournial aura été la plus importante exploitation métallurgique de la vallée de la Sianne. Reconnue riche en minerais la concession passera en plusieurs mains jusqu'à son démantellement en 1939. Longues galeries, usine-laverie en étage imposante, production conséquente, emploi de beaucoup d'ouvriers mineurs…la mine de Fournial restera une aventure industrielle unique dans cette vallée de la Haute-Auvergne.<br class='autobr' /> Paysans-mineurs devant (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1877.jpg" width='150' height='91' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le site minier de plomb argentifère de Fournial aura été la plus importante exploitation métallurgique de la vallée de la Sianne. Reconnue riche en minerais la concession passera en plusieurs mains jusqu'à son démantellement en 1939. Longues galeries, usine-laverie en étage imposante, production conséquente, emploi de beaucoup d'ouvriers mineurs…la mine de Fournial restera une aventure industrielle unique dans cette vallée de la Haute-Auvergne.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong><span style="color:#800000;"><em>Paysans-mineurs devant l'entrée d'une galerie dans le ravin du Mouguvay, Fournial vers 1920. (Photo collection ACVS)</em></span></strong></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/MINEURS1jpg-ce30.jpg" width='500' height='327' /></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>26 novembre 1880 : </strong></span>Monsieur Brandon, meunier au hameau de Fournial-bas déclare à la préfecture avoir découvert plusieurs filons d'antimoine dans sa propriété de Mougavay sur la commune de Molèdes et demande l'autorisation de faire des recherches.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>25 octobre 1911 : </strong></span>monsieur Gaston Vaussard sollicite un permis de recherches pour du minerai de Mispickel et de minerais connexes sur la commune de Molèdes et s'inquiète que d'autres explorateurs viennent faire des demandes identiques à la sienne sur ses terrains.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Avril 1912 : </strong></span>la Société anonyme de Recherches et d'Exploitations Aurifères (AREA) effectue à Fournial des travaux de recherches sur un filon de blende et de galène. L'analyse portant sur du minerai tout venant révèle 15% de plomb et deux kilogrammes d'argent à la tonne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>27 novembre 1912 :</strong> </span>Alfred Hache, Président d'AREA demande une concession pour le site minier de Fournial.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>4 juillet 1914 :</strong></span> la Société AREA adresse une demande de permis de disposer des produits de ses recherches sur le gîte de Fournial. Le travail de la mine a été suspendu à la mobilisation générale. Durant toute la première guerre mondiale les installations minières ne seront pas entretenues.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">20 mai 1915 :</span></strong> AREA fait part au directeur des Mines de Clermont-Ferrand de son impatience et souhaite connaître l'état d'instruction de sa demande de concession à Fournial. L'administration lui indique qu'en raison des évènements liés à la guerre toutes les demandes à statuer sont en sursis.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1918-1920 :</strong></span> Après la guerre l'activité de la mine reste très faible.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">15 février 1919 : </span></strong>AREA demande le renouvellement du permis de vente du minerai de Fournial.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1920 : </strong></span>reprise de l'instruction de la demande d'AREA sous le régime de la nouvelle loi minière de septembre 1919/</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1er juillet 1921 :</span></strong> la Société AREA demande un sursis d'instruction de son dossier pour un an afin de faire la preuve de ses capacités financières actuellement insuffisantes pour justifier l'octroi d'une concession minière à Fournial.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>27 avril 1922 : </strong></span>la Société AREA retire sa demande de concession. Elle est acceptée par décision ministérielle le 8 mai 1922.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>3 février 1927 :</strong></span> le liquidateur de la Société AREA accepte une demande de monsieur Poorter qui se déclare ingénieur conseil et administrateur unique de la Société Auxiliaire de l'Entreprise et qui souhaite reprendre les travaux de recherches à Fournial. Les accords passés avec la Société AREA et les propriétaires des sols sont substitués à monsieur Poorter.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1er juin 1927 : </strong></span>début de nouveaux travaux de recherches à Fournial qui consistent en premier lieu au déblaiement et à la remise en état des galeries creusées durant la période de la guerre par la Société AREA, et en partie éboulées.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>27 octobre 1927 :</strong></span> un arrêté préfectoral accorde une autorisation de disposer du produit des recherches, valable jusqu'au 16 novembre 1927, à la Société Auxiliaire de l'Entreprise. L'autorisation ne concerne pas les travaux d'exploitation qui sont toujours bloqués.<br>Mars 1928 : la Société Auxiliatrice de l'Entreprise fait apport de ses droits et de ses recherches à la Société des Mines d'Argent de la Colombine.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1928 : </strong></span>la concession de la mine de Fournial est étendue à 1180 hectares.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>7 février 1929 :</strong></span> la mine de Fournial emploie 25 ouvriers dans les galeries et 10 au jour. Depuis la reprise des travaux 280m de galeries ont été creusées ou relevées. Une ligne électrique de 7 kilomètres a été installée pour amener l'énergie nécessaire aux travaux.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1929 :</strong></span> un rapport de l'Inspecteur des mines précise que le stock tout venant est de 50 tonnes (concentré de plomb à 38% à 42%) et contenant jusqu'à 17 kilos d'argent à la tonne de minerai. Il indique que 59 tonnes de plomb ont été vendues sur l'ensemble de l'année.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">19 novembre 1929 :</span></strong> les actionnaires décident de changer le nom de la Société exploitant le gîte de Fournial en Compagnie des Mines et Métallurgiques du Centre.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>7 et 11 mars 1930 : </strong></span>deux accidents à la mine Le premier est provoqué par la chute d'un gros morceau de bois. Un ouvrier est amputé de la jambe droite. Le second est dû à l'explosion d'un culot repris au marteau perforateur. Un ouvrier perd la vue. Le Service des Mines arrête de nouvelles mesures pour mieux sauvegarder la sécurité et l'hygiène des ouvriers à Fournial.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>31 mai 1930 :</strong></span> la Compagnie des Mines et Métallurgique du Centre obtient le permis d'exploitation du gîte de Fournial. Le Conseil Municipal de Molèdes autorise la Société à rechercher et d'extraire des minerais sur les terrains communaux moyennant une redevance quelque soit le résultat des travaux. <br>Le site emploie 30 ouvriers au fond et 7 au jour. Il atteindra 53 ouvriers en octobre.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1931 :</span></strong> le site de Fournial est au plus haut de son activité. <br>-Construction d'une nouvelle usine en étage qui remplace celle du ravin de la Colombine.<br>- L'effectif atteint 180 ouvriers dont de nombreux Polonais. <br>-L'entreprise aménage des logements et des dortoirs dans les maisons du hameau de Fournial-bas en contrebas de la mine.<br>- Le 9 septembre le Service des Mines autorise le dépilage des galeries Robert et Centrale 1 dans le but de permettre la production du tonnage nécessaire aux essais de la nouvelle usine de flottation.<br>- Le 18 octobre les essais de l'usine de flottation démarrent. Les bâtiments en étage comprennent des appareils de concassage pouvant passer 100 de minerai par jour et l'atelier de flottation peut traiter 100 tonnes par jour.<br>- La production totale de l'année 1931 est de 2200 tonnes.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1932 : </strong></span>construction d'un autre ateleir de flottation. L'effectif de la mine est redescendu à 130 ouvriers.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1933 :</strong></span> la Compagnie des Mines et Métallurgiques du Centre se propose de reprendre de nouveaux travaux de recherches autour de Fournial.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1939 : </span></strong>l'usine moderne à étage est entièrement démontée pour être réinstallée sur le site de la mine de zinc et de plomb de la Loubatière dans l'Aude.</p></div> Etat des lieux sur l'ampleur de la mine de Fournial (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1876 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1876 2016-01-03T18:00:19Z text/html fr Pascal Voisin <p>Une enquête met en évidence l'importance des travaux miniers effectués sur le site de Fournial au début du XXème siècle. Le rapport signale l'existence visible de six ouvrages débouchant encore au jour, 80 ans après la fermeture du site : cinq galeries et une cheminée d'aération. Une carte nous permet de visualiser la répartition des galeries sur l'ensemble du site. Une mine d'information sur l'exploitation de la mine argentifère de Fournial (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1876.jpg" width='150' height='119' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Une enquête met en évidence l'importance des travaux miniers effectués sur le site de Fournial au début du XXème siècle. Le rapport signale l'existence visible de six ouvrages débouchant encore au jour, 80 ans après la fermeture du site : cinq galeries et une cheminée d'aération. Une carte nous permet de visualiser la répartition des galeries sur l'ensemble du site. Une mine d'information sur l'exploitation de la mine argentifère de Fournial</p></div> <div class='rss_texte'><p>L'inventaire a été effectué en 2002 sur les anciens sites miniers du District de Massiac afin de mieux connaître les vestiges des anciens ouvrages et leurs risques éventuels. En effet, à des époques différentes, les exploitants des concessions minières ont pu creuser des ouvrages souterrains sans pour autant reporter leur emplacement sur des cartes, ou du fait que des plans ont pu être perdus. Les vestiges du site de Fournial importants.</p> <p>Sources/BRGM/Géodéris<br><img alt="" style=' border-width: 2px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/carte-galeri7b59.jpg" width='500' height='250' /></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 1 Galerie centrale</strong></span><br>C'est la galerie la plus visible et la mieux conservée située immédiatement en contrebas de la route départementale. Elle forme une voûte ronde en brique et parements en pierres cimentées. Elle donne accès à un réseau de plusieurs centaines de mètres de galeries et descenderies. La galerie est innondée en permanence sur 20 centimètres de hauteur. L'exhaure est de couleur rouille. L'eau est ferrugineuse avec un débit de 4 à 5 litres seconde.<br>Les haldes sont abondantes mais une partie a déjà été amplement emportée par la Sianne. Il en subsiste une plate-forme qui s'étire depuis l'entrée de la galerie jusqu'en contrebas de l'ancienne laverie. Elle fait environ 200 mètres sur 30 de surface sur une hauteur de trois mètres, au bord même de la Sianne.<br>Au niveau de la laverie, cette halde est recouverte de graviers et de boues provenant du concassage et du lavage gravimétrique du minerai.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Ouvrage 2 la poudrière</span></strong><br>Elle est située sur la rive gauche du ruisseau de Mouguvay qui passe devant l'ancien bureau de la mine aujourd'hui transformé en maison d'habitation.<br>Cette entrée est située sur une halde importante, l'entrée est béante et donne accès à un travers-banc de 10 mètres qui débouche dans un traçage. Selon les plans de 1933, il s'agirait de deux courtes recoupes à droite et à gauche du travers-banc, l'ensemble formant un T.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 3 La galerie Tesseidre</strong></span><br>Vue de l'entrée de la galerie Tesseidre avec le remblai de terre et de déblai poussé devant.<br>Une tranchée de 10 mètres de long donne accès à un front de taille en roche saine de 4 mètres de haut à la base duquel démarre un travers-banc déservant plusieurs centaines de mètres de traçages et descenderies.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Ouvrage 4 La galerie Marguerite</span></strong><br>Située au fond du vallon de Mouguvay ce travers-banc donnait accès à un réseau de 150 mètres de traçages. Il ne subsiste de l'ancienne entrée, masquée totalement, qu'une tranchée d'accès de cinq mètres de long dont le fond est obstrué par un effondrement de terre végétale.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 5 cheminée de jour </strong></span><br>La cheminée qui remontait au jour venait d'après les anciens plans d'un sous-niveau de dépilage intermédiaire entre la galerie Tesseidre et la surface. Sa dimension observable encore aujourd'hui à une section de 1,5m par 2m mais elle se rétrécit à un mètre de diamètre en aval. Elle est à-demi obstruée à huit mètres de profondeur par des troncs de hêtres jetés dedans en guise de protection.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Ouvrage 6 Galerie Robert ou Cinsous</span></strong><br>Il s'agissait d'un traçage de 335 mètres de long. Son entrée en berge gauche du ruisseau de Mouguvay est aujourd'hui totalement masquée par des coulées de terre végétale, de boue. De cette galerie sort néanmoins une exhaure de couleur ocre d'un débit d'environ cinq litre seconde, une eau dangereuse pour la consommation humaine et l'irrigation.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 7 La galerie Henri</strong></span><br>Il s'agit d'un traçage de 393 mètres de longueur, dont l'entrée est aujourd'hui totalement effondrée et masquée dans les terrains ébouleux de la berge droite du ruisseau du Mouguvay. On ne devine plus son existence que par la présence d'un lambeau de halde ocre, très riche en minerai pyriteux.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Ouvrage 8 La galerie Amédée </span></strong><br>Il s'agit d'un traçage de 153 de long dont l'entrée subsiste encore. Elle est toutefois presque entièrement masquée par des coulées de terre végétale et de roche altérée.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 9 La galerie Molèdes</strong></span><br>Cette ancienne galerie en position de traçage de six mètres de longueur n'est plus visible aujourd'hui.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 10 La galerie du Communal</strong></span><br>C'est la seule galerie située en bas du versant de la rive droite de la Sianne. On y accédait à partir du pont du moulin de Fournial. Il s'agissait de deux petites attaques de galeries implantées dans une cassure. La principale galerie était longue d'environ 80 mètres. D'après les anciens plans elle se trouvait à 35 mètres au-dessus de la rivière. La galerie qui reste aujourd'hui visible est bouchée par un effondrement du toit à deux mètre de l'entrée.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 11 Anciens ateliers et bureaux. </strong></span><br>L'ancien bureau au bord de la piste a été réaménagé<br>Des anciens ateliers de stockage ou de concassage il ne subsiste que les ruines de deux murs.<br>La halde du niveau Tesseidre en rive droit du ruisseau est longue de 100 mètres pour une largueur de 2omètres et haute de 4 mètres.<br>Sur cet emplacement se situait la première usine de traitement du minerai installée disent les archives dans le ravin de la Colombine. Il n'en subsiste rien. L'ensemble des installations a été transféré en 1931 dans la nouvelle laverie.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Ouvrage 12 la laverie moderne </strong></span><br>Le mur de pierre qui longe la départementale est le vestige visible le plus important du site minier de Fournial, autant dire peu de chose. <br>-----------------------------<br><span style="font-size:11px;">Etude réalisée par la Société Géoderis à la demande de la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) de la Région Auvergne. Rapport BRGM/RP652699-FR, consultable au Service ressources minérales du BRGM, 3 avenue Claude-Guillemin, 45060 Orléans. Accès réservé.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Montage-fourc4c1.jpg" width='500' height='435' /></span><br></p></div> 1931 : une usine moderne sur le site de Fournial (4) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1875 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1875 2016-01-03T16:41:40Z text/html fr Pascal Voisin <p>1931, La mine de Fournial est à l'apogée de son activité. L'effectif de l'exploitation atteint 180 ouvriers, dont beaucoup d'étrangers, notamment des Polonais. Une imposante laverie moderne de minerais installée par des sous-traitants allemands remplace l'ensemble des anciennes installations du ravin de la Colombine.<br class='autobr' /> Complexe minier impressionnant au coeur de la vallée de la Sianne<br class='autobr' /> La nouvelle usine s'étalait toute en hauteur sur quatre étages dans la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1875.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>1931, La mine de Fournial est à l'apogée de son activité. L'effectif de l'exploitation atteint 180 ouvriers, dont beaucoup d'étrangers, notamment des Polonais. Une imposante laverie moderne de minerais installée par des sous-traitants allemands remplace l'ensemble des anciennes installations du ravin de la Colombine.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/usine-fourni7206.jpg" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' width='500' height='298' /><em><strong>Complexe minier impressionnant au coeur de la vallée de la Sianne</strong></em></p> <p>La nouvelle usine s'étalait toute en hauteur sur quatre étages dans la pente, en escalier. On y traitait le minerai et lavait les poussières. L'eau arrivait par une conduite aérienne depuis le haut de l'usine. Sur un côté, un plan incliné permettait l'acheminement des résidus du lavage jusqu'à la grande halde de l'autre côte de la route et formant un replat devant les entrées voûtées des principales galeries du site d'extraction.</p> <p>En 1939 la laverie sera entièrement démontée pour être réinstallée sur le site de la mine de zinc et de plomb de la Loubatière dans l'Aude.</p> <p>On peut encore remarquer en parcourant le site, qui reste dangereux sur le versant de la montagne, des cuves, des bassins en ciment, des rigoles ou l'on procédait au lavement du minerai, des bâtis à machines. Dans la pente de la côte, ce qui correspondait aux différents étages de l'ancienne usine existent toujours les socles en béton qui portaient les concasseurs. Le mur de base qui constituait le flanc aval de l'ancienne laverie, bâti directement le long de la départementale est le seul vestige visible des constructions érigées en 1931. Le mur de pierre de taille à une longueur de 35 mètres et une hauteur de cinq mètres.<br>On imagine difficilement aujourd'hui l'intense activité qui régnait dans cette laverie ultra moderne avant la seconde guerre mondiale.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/usine-demont441d.jpg" width='500' height='316' /></p> <p><em>L'usine en cours de démontage en 1939</em></p></div> Les traces de l'épopée minière toujours présentes http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article356 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article356 2016-01-03T10:37:42Z text/html fr Pascal Voisin <p>Pendant plus de 60 ans, des paysans devenus mineurs ont creusé le sous-sol de la vallée de la Sianne pour extraire de l'antimoine et autres minerais argentifères et aurifères. Des industriels de la métallurgie minière ont exploité des concessions ou des recherches ont été autorisées par le Service des Mines. Les anciennes mines de la vallée de la Sianne font désormais partie intégrante du patrimoine archéologique.<br class='autobr' /> A la fin du 19ème siècle et dans le premier quart du XXème, les (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton356.jpg" width='150' height='98' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Pendant plus de 60 ans, des paysans devenus mineurs ont creusé le sous-sol de la vallée de la Sianne pour extraire de l'antimoine et autres minerais argentifères et aurifères. Des industriels de la métallurgie minière ont exploité des concessions ou des recherches ont été autorisées par le Service des Mines. Les anciennes mines de la vallée de la Sianne font désormais partie intégrante du patrimoine archéologique.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH375/puits-mine-10b44-0fbfd.jpg" width='250' height='375' />A la fin du 19ème siècle et dans le premier quart du XXème, les activités extractives et métallurgiques dans la vallée de la Sianne jusqu'au bord des estives ont provoqué le creusement de kilomètres de galeries et de nombreux puits. Ces travaux ont laissé des cavités et des haldes impressionnantes. Des ateliers ont été montés sur place pour le traitement des minerais (lavage, concassage, broyage...) et leur métallurgie (four de grillage, fonte, affinage..). Des usines-fonderies se sont implantées non loin de là au Babory de Blesle. Alors que l'activité minière a disparu depuis 70 ans dans ce territoire d'Auvergne, les réseaux souterrains et les bâtiments qui ont résisté au temps sont aujourd'hui les témoins des recherches acharnées de l'Antimoine et le démarrage d'exploitations qui ont marqué les paysages. Dans un contexte géologique pourtant favorable l'activité minière aurait pu assurer un développement territorial et économique de cette petite vallée isolée de Haute-Auvergne. Mais la production insuffisante, les résultats financiers précaires et les méthodes d'extraction encore trop artisanales ont empêché le développement escompté. La crise économique et les guerres en Europe ont achevé le rêve industriel.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Une exploitation minière massive mais brève</strong></span></p> <p>Cette histoire minière de courte durée a néanmoins transformé le visage du pays et participé à l'épopée de l'Antimoine du district Brioude-Massiac, qui fut parmi les plus dynamique de France.</p> <p>Cet héritage culturel et social est à découvrir. Il s'est en effet dilué au fil des décennies. A l'abandon des exploitations, la nature a repris ses droits. Le temps a fait son oeuvre, effacé presque tous les repères matériels et accentué le processus d'oubli dans la mémoire collective du territoire. Nos fiches descriptives abondamment documentées et illustrées de documents d'archives visent a restituées cette période de l'histoire locale, celle qui a concerné un bon nombre de familles du pays qui ont eu des aïeuls paysans-mineurs.<br></p> <p>------------------------</p> <p>Les recherches effectuées par l'Association Cézallier vallée de la Sianne ont fait l'objet d'une restitution inédite à travers une exposition en 2006. Elle est toujours disponible.</p> <p><em><span style="color:#a52a2a;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/stockage-min420a.jpg" width='500' height='255' />Stockage du minerai d'Antimoine (Usine-fonderie, Blesle)</span></em><br></p></div> Emmanuel Basse, industriel de l'antimoine à Blesle http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1874 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1874 2016-01-02T11:05:25Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le Babory, ce territoire de la commune de Blesle situé entre le cours de l'Allagnon et la voie de chemin de fer Paris-Béziers avait la particularité d'avoir deux usines de traitement du minerai d'antimoine. Si Emmanuel Chatillon fut le plus connu, un autre industriel a lui aussi marqué les lieux et la production métallurgique de l'antimoine en Auvergne, Emmanuel Basse. Il ne reste que peu de souvenir de lui sauf sa marque VB pour Vitalis-Basse.<br class='autobr' /> Il y avait donc deux (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1874.jpg" width='150' height='90' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le Babory, ce territoire de la commune de Blesle situé entre le cours de l'Allagnon et la voie de chemin de fer Paris-Béziers avait la particularité d'avoir deux usines de traitement du minerai d'antimoine. Si Emmanuel Chatillon fut le plus connu, un autre industriel a lui aussi marqué les lieux et la production métallurgique de l'antimoine en Auvergne, Emmanuel Basse. Il ne reste que peu de souvenir de lui sauf sa marque VB pour Vitalis-Basse.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Il y avait donc deux usines d'antimoine au Babory de Blesle situées de part et d'autre du bief et reliées par une solide passerelle en bois. Il y avait celle que les gens appelaient « l'usine Basse » et l'autre celle de monsieur Chatillon. Les anciennes cartes postales du début du XXème siècle montrent une totale occupation du site du Babory par ces deux usines et leurs hautes cheminées.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH206/fonderie-Basf9ed-269d6.jpg" width='250' height='206' />« Je me souviens raconte Claude Baud, que l'usine Basse occupait les terrains actuels des matériaux Laporte-Bigmat et du garage Roche que mon grand-père Edouard Chatillon avait obtenu sur adjudication en 1922-1923. Il l'avait rachetée avec un industriel de la récupération monsieur Baurgard un parisien du 20ème arrondissement. Celui-ci avait stocké très tôt un important tonnage de pneumatiques, chambres à air et même chenilles de véhicules résidus de la guerre de 14-18. C'était en prévision d'une grosse pénurie de caoutchouc qui en fait n'a jamais eu lieu. Ce stock énorme, complètement décomposé ne sera évacué totalement qu'en 1978.</p> <p>L'usine Basse idéalement située au confluent de la vallée de la Sianne et de l'Allagnon, comprenait des hangars à charpente en bois, une cheminée en brique d'une quinzaine de mètres de hauteur, une maison d'un étage en bordure de la route nationale avec un logement, des bureaux, un petit laboratoire et le plus étonnant un fenil au premier étage où l'on conservait du foin (le bâtiment existe toujours).<br>Par ailleurs, il y avait aussi entre la route nationale et la rivière un énorme dépôt de mâchefer provenant des déchets d'incinération de l'usine sur lequel fut aménagé comme souvent un terrain de tennis (aujourd'hui derrière la station de carburant).</p> <p>Emmanuel Basse est né le 15 mars 1852 à Ambert dans le Puy-de-Dôme dans une famille de négociant. Il a fait ses études chez les Jésuites à Saint-Etienne, puis à la faculté de Droit de Clermont-Ferrand. Il épouse en 1879 Léontine Vitalis fille de Léon Vitalis, un important fabricant de tissus pour l'armée et les collectivités, basé à Lodève. Ils habiteront quatre ans dans une maison de famille à Clermont-Ferrand.<br>Intéressé comme beaucoup d'hommes de la bourgeoisie à la métallurgie minière de l'antimoine et à ses belles perspectives en Auvergne, il prospecte et met en exploitation des filons déjà découverts à Pressac, la Chireze, Marmeissat et le Cheylat. Il installe une usine de traitement du minerai sur les terrains achetés au meunier Antoine Gardy. La première année de production de son usine est datée selon les archives du BRGM de 1881.<br>En 1883 il acheté au Comte de Mourges le château de La Fage sur les hauteurs de la commune de Saint-Etienne-sur-Blesle, au coeur des exploitations du bassin minier Brioude-Massiac. Emmanuel Basse durant cette fin de siècle aura neuf enfants, trois filles et six garçons.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Une deuxième usine au Babory</strong></span></p> <p>L'Antimoine était devenu depuis la guerre de 1870 un matériau stratégique car il entrait à hauteur de près de 25% dans les alliages à base de cuivre ou de plomb composant les ceintures d'obus et les centaines de billes dans le coeur de ces obus.<br>En 1886 Emmanuel Chatillon industriel de la métallurgie de l'Antimoine à Brioude à la réputation déjà bien ancrée dans la région et au niveau national décide de s'installer au même endroit, au Babory de Blesle. Il loue à Antoine Gardy ce qui lui reste comme terrain à droite du bief, le barrage et le bief lui-même, l'hôtel dans lequel il installe des bureaux, un logement et un laboratoire d'analyse. Ces terrains étaient ceux non vendus à Emmanuel Basse quelques années plus tôt. Emmanuel Chatillon démarrera donc juste en face l'usine Basse une petite exploitation pour y tester ses inventions et ses brevets. Pendant 20 ans les deux Emmanuel confirmeront en parallèle leurs activités propres.<br>A partir de 1905 les affaires d'Emmanuel Basse connaissent quelques difficultés notamment à cause de ses clients étrangers comme la Russie en pleine Révolution et d'autres emprunteurs malveillants. Lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905 Emmanuel Basse refuse de revenir sur un contrat de livraison, pour une question de principe, malgré les importantes hausses des cours de l'Antimoine, ce qui accrût les difficultés de son entreprise Blesloise face à ses concurents.</p> <p>C'est alors qu'Emmanuel Chatillon décide de vendre à la Société Franco-Italienne « Miniere e Fonderie d'Antimonio » son usine de Brioude et ses concessions minières d'Ouche, de la Licoune, de la Bessade, de Conche dans la vallée de la Sianne, et du Daü. Avec cet afflux de capitaux estimé à 580000 francs or de l'époque l'industriel concurrent de Basse achète à l'ancien meunier Gardy tous les terrains dont il était locataire. Il peut alors agrandir son usine, installer deux centrales électriques sur le bief et construire un embranchement privé raccordé à la voie de chemin de fer. Il fait aussi édifier par Noël Desfemmes maçon sur la commune de Blesle, une cheminée de plus de trente mètres de hauteur inaugurée en 1907.</p> <p>Un coup dur pour l'usine Basse qui voit un concurrent beaucoup plus performant au Babory même. Utilisant comme Emmanuel Basse des minerais pauvres communs en Auvergne, avec souvent 7 à 8% seulement de sulfure d'Antimoine, Emmanuel Chatillon dispose d'une technique très performante qu'il a inventé et breveté concernant le grillage de ces minerais dans deux fours appelés « Cubilots » qui produisent un oxyde très abondant retenu dans les gaz de la combustion par des filtres. Il installe aussi quatre fours à fusion à sole. Alors commence pour Emmanuel Basse une dizaine d'années très douloureuses pour ses affaires aggravées par ses problèmes de santé dus au diabète.</p> <p>En 1912, il projette de constituer une société anonyme dite « Commpagnie des Mines d'Antimoine de France », dont le siège social serait à Lille, au capital de 2 600 000 francs réalisé par 26 actions de 100 francs. Emanuel Basse et son épouse Léontine apporteraient les concessions des mines du Cheylat et de Pressac ainsi que la Fonderie du Babory. En contrepartie ils recevraient part à deux 1 000 000 de francs et 6000 actions. Mais la situation économique est tendue en France et les guerres Balkaniques contribuent à entretenir un climat de guerre en Europe. Ce projet n'aboutit pas par manque de souscripteurs. Juste avant la première guerre mondiale Emmanuel Basse est obligé de céder à son concurrent direct son entreprise du Babory.</p> <p>Survient la déclaration de guerre à l'Allemagne en 1914, les fils Basse sont mobilisés. Commence alors pour la famille de l'industriel de terribles épreuves. Le soldat Marcel Basse, 22 ans est tué le 24 août 1914 à Oret en Belgique puis le sergent Gabriel Basse, 29 ans le 27 septembre à Tracy dans le Val-de-l'Oise.<br>Marqué par la mort de ses deux fils, les difficultés d'exploitation de ses mines et de sa fonderie, le manque de main-d'oeuvre Emmanuel Basse met fin à ses jours en 1915 dans son bureau. Il sera inhumé à Ambert. Un troisième fils, le Sous-lieutenant Léon Basse, observateur, sera tué en combat aérien le 19 septembre 1917 au-dessus de Gury dans l'Oise. Joseph Basse, prisonnier sera libéré à la fin de l'année 1918.</p> <p>Le château de La Fage et le domaine seront achetés sur adjudication en 1937.</p> <hr class="spip"> <p>Sources : Témoignage de monsieur Claude Baud, 2014,<br></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fonderies-baa8c5.jpg" width='500' height='197' /><br></p> <p>Les deux fonderies Basse-Vitalis (gauche) et Chatillon (droite)</p></div> Notre site a encore assuré en 2015. 50 nouveaux articles ! http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1873 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1873 2015-12-31T15:51:23Z text/html fr Pascal Voisin <p>Revenons sur les informations mises à votre disposition en 2015 sur le site de notre association Cézallier vallée de la Sianne. Une bonne année.<br class='autobr' /> Une fois n'est pas coutume nous utilisons la pratique habituelle de la plupart des médias qui offrent à leur lectorat une rétrospective de l'année qui s'est achevée.<br class='autobr' /> Les avez-vous parcourus ? Ce sont plus de 50 nouveaux articles qui ont été publiés sur notre site en 2015. Un beau bilan qui montre notre capacité et surtout notre (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique2" rel="directory">Actualités</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1873.jpg" width='150' height='93' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Revenons sur les informations mises à votre disposition en 2015 sur le site de notre association Cézallier vallée de la Sianne. Une bonne année.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Une fois n'est pas coutume nous utilisons la pratique habituelle de la plupart des médias qui offrent à leur lectorat une rétrospective de l'année qui s'est achevée.<br>Les avez-vous parcourus ? <strong><span style="color:#ff0000;">Ce sont plus de 50 nouveaux articles </span></strong>qui ont été publiés sur notre site en 2015. Un beau bilan qui montre notre capacité et surtout notre volonté d'assurer en permanence une restitution documentaire et patrimoniale auprès de tous ceux qui apprécient la vallée de la Sianne, son histoire et son avenir.</p> <p>Issues de nos recherches patrimoniales, de la préparation de notre exposition annuelle, des nos activités diverses, de la collaboration de certains d'entre vous... ces 50 nouvelles fiches et les reportages photographiques qui les accompagnent ont concerné principalement les thématiques du patrimoine agricole, l'épopée minière du 19ème siècle, et le début prometteur de nos fiches descriptives de la flore locale et des recettes culinaires rassemblées auprès des familles du pays.</p> <p>Merci a nos milliers de lecteurs annuels. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions. <span style="color:#ff0000;">Bonne année 2016 au patrimoine de la vallée de la Sianne en Cézallier et à tous nos fidèles internautes.</span></p> <p>Le Conseil d'Administration de l'association</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/portail1bjpg9f45.jpg" width='500' height='313' /><br></p></div> Chonologie de la concession d'antimoine de Conche (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article143 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article143 2015-12-31T15:05:33Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le site minier de Conche fut l'un des plus actifs de la vallée de la Sianne malgré son implantation à 19 kilomètres de la gare de Blesle et ses accès difficiles par le fond de vallée. On doit les premières recherches à l'industriel Emmanuel Chatillon en 1887. La concession connaîtra des périodes d'inactivité. L'acte de renonciation interviendra en 1926.<br class='autobr' /> 3 Novembre 1887 : monsieur Emmanuel Chatillon, industriel à Brioude effectue des recherches minières et explore (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton143.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le site minier de Conche fut l'un des plus actifs de la vallée de la Sianne malgré son implantation à 19 kilomètres de la gare de Blesle et ses accès difficiles par le fond de vallée. On doit les premières recherches à l'industriel Emmanuel Chatillon en 1887. La concession connaîtra des périodes d'inactivité. L'acte de renonciation interviendra en 1926.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong>3 Novembre 1887</strong> : monsieur Emmanuel Chatillon, industriel à Brioude effectue des recherches minières et explore des terrains dans la vallée de la Sianne. Il obtient l'autorisation de faire les fouilles à Conche grâce à une convention avec les habitants du hameau de Combalut (commune d'Allanche) à qui appartiennent les terrains communaux. Ce permis est confirmé par la préfecture du Cantal.</p> <p><strong>26 avril 1889 :</strong> à l'occasion d'une demande d'un permis de vente, Monsieur Debicheret, ingénieur des mines, visite les travaux d'exploration du gîte ninier de Conche.</p> <p><strong>28 novembre 1889 : v</strong>isite du site par l'Ingénieur en chef des Mines. Il constate que les travaux sont ouverts à flanc de coteau sur le versant ouest de la vallée de la Sianne dans un bois communal qui dépend du territoire de la commune de Chanet.</p> <p><strong>26 novembre 1890 :</strong> monsieur Emmanuel Chatillon sollicite une concession de mine d'antimoine, de pyrites de fer arsénicales et cuivriques et autres minerais connexes sur le territoire des communes de Vèze et Chanet. La concession embrasse une étendue superficielle de 51 hectares.</p> <p><strong>31 janvier 1891 : </strong>l'avis administratif de la préfecture du Cantal porte la demande de concession à la connaissance du public.</p> <p><strong>18 mars 1891 :</strong> le Conseil Municipal de la commune de Chanet s'oppose à la demande de concession prétextant que monsieur Emmanuel Chatillon aurait sans autorisation et sans versement d'aucune indemnité, extrait du minerai d'antimoine de plusieurs propriétés publiques ou privées de la commune. Le Conseil craignant par ailleurs que la fumée se dégageant d'une usine de traitement serait nuisible aux propriétaires du voisinage.</p> <p><strong>25 mars 1891 : </strong>monsieur Jacques Monnier, propriétaire au hameau de Conche-haut, déclare avoir cédé à monsieur Brugeyroux de Marmessac un droit de rechercher et d'exploiter les minerais contenus dans ses propriétés, lesquelles sont englobées dans la demande de concession de monsieur Chatillon.</p> <p><strong>25 avril 1891 : </strong>monsieur Annet Brandon, propriétaire au hameau de Fournial déclare qu'il a découvert et signalé en préfecture en 1888 plusieurs mines de pyrites de fer d'argentifère et autres minerais dans ses propriétés. Il demande que le périmètre des gisements visés par monsieur Chatillon soit réduit du côté Est de manière à ne pas englober ses propriétés.</p> <p><strong>20 décembre 1891 :</strong> l'ingénieur des mines, monsieur Debicheret, dans son rapport ne voit aucun obstacle a notifier à monsieur Emmanuel Chatillon le droit d'exploitation et propose que la concession lui soit accordée sous le nom de Mine de Conche. Les diverses oppositions n'ayant donné aucune suite.</p> <p><strong>20 avril 1893 :</strong> institution par Décret de la concession de Conche portant sur les communes de Chanet et Molèdes au profit de monsieur Emmanuel Chatillon. Sa superficie est de 300 hectares.</p> <p><strong></strong><strong>26 décembre 1893 :</strong> visite des travaux souterrains du contrôleur des mines qui rapporte que le site comprend quatre galeries d'exploitation débouchant à flan de coteau :<br>- la galerie N°1 a une longueur de 110 mètres. Il s'agit d'un chantier qui dépile les affleurements. Deux ouvriers sont occupés à ce chantier. Ils produisent de 6 à 7 tonnes de minerai par mois.<br>- la galerie N°2 située à 15 mètres en contrebas et dont les dépilages sont terminés est d'environ 100 mètres.<br>- la galerie N°3 est en direction et a une longueur de 200 mètres. On y accédait par une galerie en travers-blancs de 70mètres.<br>- la galerie N°4 est la plus longue avec 216 mètres au coeur d'un filon d'antimoine. Deux chantiers d'abattages existent dans la partie minéralisée du filon. On y travaille en deux postes. L'un occupe huit ouvriers et l'autre quatre. Ces deux chantiers fournissent en moyenne 23 tonnes de minerai par mois. <br></p> <p>L'ingénieur des mines a été très attentif aux conditions d'aération des différentes galeries. Il explique dans son rapport que l'entrée de l'air se fait par le travers-blancs jusqu'au fond de la taille. Le chantier est aéré par diffusion et retourne par une conduite en bois dans une cheminée. En bas de la cheminée fonctionne un feu à coke (50kg par jour) pour faciliter l'aérage de l'ensemble de la mine.<br>Le creusement de la quatrième galerie à eu pour conséquence de mettre à sec une fontaine située sur le chemin de Conche à l'église de Chanet. Un captage de l'eau ferrugineuse a été mis en place pour l'amenée par un tuyau à une nouvelle fontaine située à l'entrée de la galerie. (source qui existe toujours).<br>L'ingénieur rapporte que les exploitants se donnent trois ou quatre ans pour terminer les dépilages. Pendant de temps ils se proposent de faire d'autres recherches.</p> <p>La production moyenne du site de Conche est de 30 tonnes par mois de minerai, d'une teneur de 12 à 15%, traitées sur place par sublimation.</p> <p><strong>1893 : g</strong>rande époque de la mine qui emploie au total 20 ouvriers : 16 mineurs, 2 rouleurs, 1 trieur et 1 menuisier. Le salaire d'un mineur est de 9,70 francs par jour, 2,50 pour les rouleurs et le trieur.</p> <p><strong>1895 : </strong>les travaux miniers à Conche sont abandonnés</p> <p>Novembre 1901 : les travaux miniers reprennent sur le site de Conche.</p> <p><strong>1903 :</strong> le site de Conche n'est plus exploité. Deux ouvriers seulement assurent l'entretien des installations. Situation qui perdura jusqu'en 1921.</p> <p><strong>11 avril 1905 :</strong> Monsieur Emmanuel Chatillon cède la mine de Conche à la Minière e fonderie d'antimonio dont le siège est à Gène (Italie).</p> <p><strong>1906-1913 : </strong>le<strong></strong> gîte de Conche a produit 756 tonnes de minerai à 13% en teneur de SB.</p> <p><strong>Mai 1909 :</strong> reprise de l'exploitation de la mine de Conche dans une partie non explorée jusque là. Mais l'extraction est insignifiante. La mine emploie seulement un maître mineur et huit ouvriers, dont deux manoeuvres</p> <p><strong>1909-1915 :</strong> la mine de Conche est inexploitée</p> <p><strong>14 août 1910 : </strong>la société est autorisée par Décret à réunir les concessions de La Licoulne, Cistrières, Lubilhac (Haute-Loire), Anzat-le-Luguet (Puy-de-Dôme), Ouche et Conche (Cantal) Luri-Castello (Corse).</p> <p><strong>1915-1918 :</strong> durant la première guerre mondiale le gîte de Conche produit 22 tonnes de minerai à 18% en teneur de SB, ce qui est supérieur au deux autres mines en activité Lubilhac et Ouche.</p> <p><strong>1919 :</strong> la mine de Conche a cessé définitivement toute activité.</p> <p><strong>Juin 1922 :</strong> un Décret autorise la cession de la mine de Conche à la Société anonyme française Mines et fonderies d'antimoine.</p> <p><strong>12 juin 1924 : </strong>le Conseil d'Administration de la Société et Fonderie d'Antimoine (Massiac) propriétaire de la mine de Conche décide de renoncer à la concession.</p> <p><strong>20 mars 1925 :</strong> la Société des Mines et Fonderies d'Antimoine (SAMFA) demande officiellement la renonciation de la concession pour les raisons suivantes : la mine de Conche est située à grande distance de l'usine de traitement (Blesle à 19 kilomètres), la minéralisation est peu puissante, continuer l'exploitation exige de créer des maisons pour les ouvriers. En clair la Société estime que la concession de Conche n'est plus rentable économiquement.</p> <p><strong>18 mai 1926 : </strong>l'ingénieur en chef des mines de l'arrondissement de Clermont-Ferrand, malgré l'avis de l'ingénieur Brizard, est d'avis que la renonciation à la concession de Conche doit être refusée estimant que l'inexploitabilité du gisement en l'état actuel de la métallurgie de l'antimoine n'est pas prouvée.</p> <p><strong>6 décembre 1926 :</strong> acte officiel de renonciation. La concession minière de Conche n'existe plus.</p></div> La mine de Conche au coeur de la vallée de la Sianne (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1872 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1872 2015-12-31T14:11:32Z text/html fr Pascal Voisin <p>Sur la rive droite de la Sianne, le site d'exploitation de la mine d'antimoine (stibine massive) était implanté à la base d'une zone boisée. Les travaux de recherches ont démarré en 1887. Débuté vers 1893 l'exploitation de la concession a pris fin définitivement en 1919 pour une production estimée à 800 tonnes. Galerie, carreau de la mine et halde sont encore visibles aujourd'hui.<br class='autobr' /> Carreau de la mine. Seule photo connue du site minier (vers 1910)<br class='autobr' /> Le sol de (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1872.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Sur la rive droite de la Sianne, le site d'exploitation de la mine d'antimoine (stibine massive) était implanté à la base d'une zone boisée. Les travaux de recherches ont démarré en 1887. Débuté vers 1893 l'exploitation de la concession a pris fin définitivement en 1919 pour une production estimée à 800 tonnes. Galerie, carreau de la mine et halde sont encore visibles aujourd'hui.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/carreau-conc380d.jpg" width='500' height='273' /><span style="color:#a52a2a;"><strong><em>Carreau de la mine. Seule photo connue du site minier (vers 1910)</em></strong></span></p> <p>Le sol de la mine d'antimoine de Conche en plein coeur de la vallée de la Sianne était formé de gneiss partiellement recouvert de basalte, et profondément raviné du nord-ouest au sud-est par la rivière. Le filon de sulfure d'antimoine avait été reconnu sous le nom du « Père Lachaise » entre la petite chapelle romane de Chanet et le hameau de Conche-bas par les travaux de recherches de monsieur Emmanuel Chatillon en 1887. Ce filon déclaré important, enclavé dans le gneiss contenait un remplissage de quartz et sulfure d'antimoine intimement mélangés, fournissant un minerai de basse et moyenne teneur estimé en 1891 être capable de donner 6 à 20% de métal.</p> <p>Des bandes verticales stériles de roche divisaient parfois le filon en plusieurs veines au milieu desquelles se rencontraient d'assez nombreuses géodes incrustées de sulfure d'antimoine cristallisée en aiguille. L'épaisseur des parties minéralisées était en moyenne de quarante centimètres mais qui par endroits était quatre fois supérieure. Bref un assez bon filon laissant présager une belle exploitation pour le propriétaire des usines d'antimoine de Blesle.<br>Les travaux avaient été ouverts à flanc de côte sur le versant sud-ouest de la vallée de la Sianne. Ils constituaient au début en quatre galeries de 65 à 425 mètres de longueur. <br>L'exploitation de la concession de Conche s'est située à une période technique charnière. Dans le rapport de l'ingénieur des mines en 1891, celui-ci déclarait que le « gîte de Conche entrait dans la catégorie des mines à grosse production mais à faible teneur de minerai exploitable ».</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un bornage particulièrement minutieux</strong></span><br>Le 20 avril 1893 lorsque le décret institue officiellement la concession minière d'antimoine de Conches à monsieur Emmanuel Chatillon un arrêté du Sous-Préfet de Murat daté du 11 août 1893 précise alors que le concessionnaire doit dans un délais de trois mois procéder au bornage de la concession et indique précisément certaines modalités d'exécution. <br>Ainsi, une borne devra être plantée à chacun des sommets du périmètre ainsi qu'au point H situé à l'angle sud-ouest de la chapelle de Chanet. Les bornes seront en pierre dure et auront un minimum une section de quatre décimètres carrés et une hauteur de 0,80 mètres dont la moitié sera enterrée. Elles porteront en lettre les noms de la concession ou la lettre initiale de ce nom. Les bornes seront plantées en présence de l'ingénieur des mines après vérification de leur emplacement. Les maires de Chanet et de Molèdes en seront informés.<br></p> <p>------------------------------------</p> <p>Sources : Archives BRGM, Clermont-Ferrand</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/conche6jpg-003de.jpg" width='500' height='311' /><br></p></div> Chronologie de la concession minière du Bosberty (3) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1871 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1871 2015-12-31T13:24:12Z text/html fr Pascal Voisin <p>Des premiers travaux de recherches en 1834 à l'annulation de la concession en 1960, le site minier d'arsenic argentifère et aurifère du Bosberty connaîtra bien des difficultés malgré ses importants filons et ses propriétaires aventureux. Une histoire de plus de 125 ans au cœur du massif du Cézallier.<br class='autobr' /> 1834 : premiers travaux de recherches suite à la découverte de filons arsenifères dans le secteur du hameau du Bosberty aux limites des départements du Puy-de-Dôme et du (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1871.jpg" width='150' height='111' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Des premiers travaux de recherches en 1834 à l'annulation de la concession en 1960, le site minier d'arsenic argentifère et aurifère du Bosberty connaîtra bien des difficultés malgré ses importants filons et ses propriétaires aventureux. Une histoire de plus de 125 ans au cœur du massif du Cézallier.</p></div> <div class='rss_texte'><p><span style="color:#ff0000;"><strong>1834 :</strong></span> premiers travaux de recherches suite à la découverte de filons arsenifères dans le secteur du hameau du Bosberty aux limites des départements du Puy-de-Dôme et du Cantal.<br>Durant trois ans, trois mille quintaux de minerais d'Arsenic seront extrait démontrant une certaine rentabilité du gisement du Bosberty.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1837 :</strong></span> le 15 mars, Ordonnance Royale instituant la concession du Bosberty pour trois années des quatre filons constatés d'arsenic argentifère et aurifère.<br> Le filon principal et trois filons annexes dits de Graveyroux, de l'usine et de Vins-Haut. L'ordonnance fixe la superficie à 51 hectares, accordée à monsieur Pierre Boudon déjà concessionnaire de la mine d'Antimoine de « La Forge » d'une importante étendue de 641 hectares sur la commune d'Anzat-le-Luguet et de Lubihac de 810 hectares en Haute-Loire.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1838 : </strong></span>le 14 février Pierre Boudon cède ses droits d'exploitation à la Société des Mines du Bosberty constituée par monsieur Henri-Jules Borie, ingénieur civil des Mines qui inventera par la suite les toits terrasses des immeubles. Le siège de la Société est 12 place de la Bourse à Paris. Monsieur Borie établit en même temps une usine à Brassac (Haute-Loire) pour le blanchissage de l'Arsenic.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1839 : </span></strong>construction d'un atelier de traitement du minerai et d'une cheminée de 33 mètres de hauteur dans le vallon du ruisseau du Barthonnet sur la rive droite cadastrée sur Molèdes.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1840 :</strong></span> La Société des Mines du Bosberty entre en liquidation. Les créanciers pillent les bâtiments de l'usine de traitement du minerai.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1841-1845 : </strong></span>plus aucune activité n'a lieu sur la concession</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1842 : </strong></span>le concessionnaire constate l'insuffisance du minerai qui ne permet pas la rentabilité des travaux.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1844 : </strong></span>le Service des Mines après enquête fait état de douze filons reconnus dans le secteur du Bosberty.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1845 :</strong> </span>monsieur Ernest Brière entrepreneur de Neuilly reprend la concession minière et fait exécuter quelques travaux de recherches. Il reprend également l'usine métallurgique de Brassac et la mine d'Espeluche.Les travaux ne dureront que quelques mois.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1851 :</strong></span> la concession est de nouveau ni explorée ni inexploitée.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1895 : </strong></span>les héritiers de monsieur Brière sont déchus de leur concession pour inexploitation continue de la mine du Bosberty.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1896 :</strong></span> le 30 juin, adjudication infructueuse de la concession du Bosberty à la Préfecture du Puy-de-Dôme malgré une importante publicité dans les journaux régionaux du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1898 : </span></strong>le 30 juillet monsieur Théodore Lassalle, industriel à Montluçon rachète pour deux cents francs aux Domaines la concession.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1900 : </span></strong>monsieur Théodore Lassalle demande une extension de la concession après avoir été mis en demeure par le Service des Mines de reprendre les travaux de dépilages au Bosberty.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1901 :</span></strong> le 31 mai, un arrêté préfectoral met en demeure le propriétaire de la mine de remettre en activité l'exploitation du site. Le 9 juin, monsieur Lassalle annonce qu'il a repris les travaux.</p> <p>Un décret du 19 décembre institue au profit d'Auguste Lumière et Max de Lagrevol, la concession voisine de Mispickel de Vèze située sur le prolongement méridional du filon du Bosberty et par le fait même rejette la demande d'extension de la concession du Bosberty faite par monsieur Lassalle malgré la note favorable de l'ingénieur des mines au projet d'extension de 405 hectares.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1902 : </strong></span>travaux de dépilages entrepris par la Société Générale d'extraction de l'or pour laquelle monsieur Lassalle a amodié moyennant une redevance périodique. Les travaux consistent en une galerie d'avancement de 70mètres de longueur et d'un puits en fonçage profond de 12 mètres. Les travaux occupent alors 18 ouvriers mineurs attestés par une visite sur place d'un contrôleur du Service des Mines. Le dépilage donnera 100 tonnes de minerais à 4% de teneur.<br>Une note du ministère indique le 31 mars qu'il n'y a plus lieu de poursuivre une procédure de déchéance.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1914 : </span></strong>monsieur Lassalle meurt insolvable. Ses héritiers renoncent à la concession. Le tribunal de 1ère Instance de Montluçon déclare la concession vacante et nomme un curateur pour administrer la mine et assurer sa conservation.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1929 :</strong></span> le 19 janvier, arrêté ministériel de déchéance. Le 21 octobre, mise en adjudication publique à la Préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand. Sans acquéreur.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>1930 : </strong></span>la concession minière du Bosberty tombe dans l'oubli.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">1960 : </span></strong>le 12 janvier la concession du Bosberty est définitivement annulée. Fin d'une épopée locale. Selon la loi minière en principe le site redevient libre à la recherche. Depuis, le site attire régulièrement des amateurs de minéraux.<br></p> <p>-----------------</p> <p>Sources : Archives du BRGM, Clermont-Ferrand</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/DSCN3700jpg-84d0.jpg" width='500' height='266' /><br></p></div> Les deux sites de la mine du Bosberty (2) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1870 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1870 2015-12-30T14:56:25Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le site minier de 51 hectares du Bosberty était composé de deux lieux distincts : le site d'extraction proprement dit situé dans un vallon à 300 mètres au sud-ouest du hameau du Bosberty non loin des Brèches de Giniol, et l'atelier de traitement du minerai construit dans le ravin du ruisseau du Barthonnet. Une exploitation minière qui n'eu qu'un intérêt local dans un site sauvage difficilement accessible, loin des axes de communication et à près de 1200m (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1870.jpg" width='150' height='79' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le site minier de 51 hectares du Bosberty était composé de deux lieux distincts : le site d'extraction proprement dit situé dans un vallon à 300 mètres au sud-ouest du hameau du Bosberty non loin des Brèches de Giniol, et l'atelier de traitement du minerai construit dans le ravin du ruisseau du Barthonnet. Une exploitation minière qui n'eu qu'un intérêt local dans un site sauvage difficilement accessible, loin des axes de communication et à près de 1200m d'altitude.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">Du site d'extraction du minerai il ne subsiste qu'une petite halde de couleur jaunâtre et dénudée, conséquence plus de 150 ans après son dépôt de la corrosivité des sels arsénicaux.<br>A quelques dizaines de mètres au-dessus du monticule de déchets miniers se trouve le puits de la mine qui donnait accès à la galerie principale et au filon Graveyrou.<br>La concession d'origine qui date de 1837 aurait pu recevoir en 1842 un avis favorable d'extension si entre-temps la Société Borie et Compagnie, pétitionnaire n'était entrée en liquidation. Ces difficultés de gestion des concessionnaires se retrouvent dans toutes les mines du secteur. Après la frénésie pour les ressources minières, nombreuses sociétés minières ne furent que des miroirs aux alouettes. Il y eu beaucoup de banqueroutes. La mine du Bosberty connaîtra ce destin.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 4px; margin-right: 4px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH314/bosberty-aff2b58-71396.jpg" width='250' height='314' />Le gisement n'était pourtant pas si mauvais. Le gîte minéral était formé de Mispickel à gangue quarteuze contenu dans un filon nord-sud de 25 à 30 centimètres d'épaisseur, enclavé dans le gneis. Quatre galeries réparties sur une hauteur totale d'une soixantaine de mètres y furent creusées. Les rapports des ingénieurs des mines de 1896 précisent que dans la galerie principale le filon s'est montré très riche. Un des obstacles à l'exploitation régulière de la concession fut en fait son exiguité car « l'irrégularité des gisements métallifères en Auvergne est telle qu'une entreprise ne peut vivre qu'à condition de faire des recherches constantes de divers côtés, sur divers filons...<br>Et concernant l'Arsenic la mine pouvait « être parfaitement viable si les droits de douane sur l'acide arsénieux allemand étaient maintenus... » Mais finalement ce sont les difficultés de transport dans une région à 1200 mètres d'altitude et à 15 kilomètres de la voie ferrée à Blesle et les avis négatifs d'extension de la concession qui ne dépassait pas 51 hectares qui mettront fin à l'activité du site en 1851. <br>L'autre difficulté de taille faut que dans cette région d'altitude, très froide et enneigée, période de l'année où les conditions d'existence étaient si rudes les travaux de la mine et le fonctionnement de l'usine furent certainement quasiment impossible.</p> <p style="text-align: justify;">Rachetée en 1898 aux Domaines par Monsieur Lassalle industriel de Montluçon celui-ci repris les travaux qui occupèrent en 1902 18 ouvriers. En 1914 monsieur Lassalle meurt insolvable. Ses héritiers renonceront à la concession. Il faudra attendre 1960 pour que la concession du Bosberty soit définitivement annulée.</p> <p style="text-align: justify;">Aujourd'hui sont encore visibles la halde et l'entrée du puits principal autour duquel subsistent des éléments métalliques dont la lourde embase de fonte de l'ancien treuil.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>L'atelier de traitement du minerai</strong></span><br>En 1838 a été construit l'atelier de traitement dans le ravin sur la rive droite du ruisseau du Barthonnet, commune de Molèdes. L'objectif de départ était de faire le maximum de travaux sur place avant l'expédition. Complètement arrêtés entre 1841 et 1845 le traitement du minerai reprendra mais transféré à Brassac-les-Mines.L'usine devint un simple atelier de bocardage.</p> <p style="text-align: justify;">L'étude des ruines laisse deviner le complexe d'exploitation construit en pierre et qui se composait d'un seul bâtiment d'une soixantaine de mètres carrés sur une dizaine de mètres de hauteur authentifié par une ancienne carte postale.. Le tout adossé à l'imposante cheminée. La fondation d'anciens bâtiments indiquent par ailleurs la présence de constructions annexes pour la direction et les ouvriers.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>L'impressionnante cheminée</strong></span> <br></p> <p style="text-align: justify;">La cheminée reste l'élément le plus spectaculaire des lieux. On est surpris de découvrir en ce lieu insolite et d'accès difficile cette monumentale et impressionnant construction de 33 mètres de haut, le seul vestige désormais visible de l'atelier de traitement du minerai. Cette cheminée à pans carrés et pyramidale est très bien construite. Sa base est soigneusement composée de grosses pierres, des moellons extraites de roches gneissiques prélevées dans le secteur, équarris en gros appareil, puis soigneusement ajustés sans joint de maçonnerie. Cette vertigineuse construction comporte à mi-hauteur un linteau de maçonnerie qui renforce sa stabilité dans sa verticalité. 150 ans après sa construction malgré son fléchissement amorcé dans sa partie supérieure elle garde toute sa solidité et étonne encore en surplombant de plusieurs mètres la cime des arbres.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>La fonderie</strong></span><br>Isolée dans la montagne du Cézallier la concession impliquait une installation sur place pour le concassage du minerai et sa transformation. </p> <p style="text-align: justify;">L'atelier de traitement du minerai arsenical a été implanté à 200 mètres du site d'extraction, sur un replat longeant le ruisseau du Barthonnet, à l'endroit même où fonctionnait antérieurement le petit moulin à seigle 'le Moulin Venot ». </p> <p><img alt="" src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH167/boberty3jpg-0857-96af9.jpg" style='margin-right: 4px; margin-left: 4px; border-width: 1px; border-style: solid; float: right;' width='250' height='167' /></p> <p style="text-align: justify;">Une conduite forcée, peut-être celle de l'ancien moulin, amenait l'eau à la fonderie et permettait d'actionner une roue à palette pour le fonctionnement de la machine à écraser le minerai avant sa fonte (le bocard), et le soufflet des fours pour la fusion. <br>Cette fonderie totalement disparue comportait selon les archives deux fours pour le grillage et deux pour la purification qui provoquait la distillation de l'acide Arsénieux et sa transformation à l'état solide. C'est en tout cas ce que présentait le livret publicitaire remis aux actionnaires de la mine en 1838.<br></p> <p style="text-align: justify;">---------------------------</p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11px;">Sources :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size:11px;">- BRGM, Archives du site régional de Clermont-Ferrand<br>- Une insolite composante métallo-minière à la grandeur de la Révolution industrielle à Bosberty dans le Pays de Blesle. Almanach de Brioude, 2005. Guy Pegère, ancien membre de l'Association pour le Contact et l'Information en Archéologie Industrielle</span><br></p></div> Mine d'Arsenic du Bosberty (1) http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article145 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article145 2015-12-30T11:14:31Z text/html fr Pascal Voisin <p>Le site minier du Bosberty dont la concession d'exploitation fut accordée en 1837 est situé aux extrémités des communes d'Anzat-le- Luguet (Puy-de-Dôme) pour le lieu d'extraction dont il ne subsiste aujourd'hui plus aucune trace, et de Molèdes (Cantal) pour la petite usine de traitement du minerai. Un site minier désormais caché par une abondante végétation.<br class='autobr' /> Pour les spécialistes de l'archéologie minière, le filon présent sur le site du Bosberty contient (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique37" rel="directory">Les mines </a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton145.jpg" width='150' height='118' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Le site minier du Bosberty dont la concession d'exploitation fut accordée en 1837 est situé aux extrémités des communes d'Anzat-le- Luguet (Puy-de-Dôme) pour le lieu d'extraction dont il ne subsiste aujourd'hui plus aucune trace, et de Molèdes (Cantal) pour la petite usine de traitement du minerai. Un site minier désormais caché par une abondante végétation.</p></div> <div class='rss_texte'><p>Pour les spécialistes de l'archéologie minière, le filon présent sur le site du Bosberty contient particulièrement du Mispickel, probablement mis en place à la fin de l'ère primaire (520-225 millions d'années). On note également la présence d'un minéral assez rare le Tungtène.<br>Oierre Désiré Baudin, ingénieur des mines de renom, précise dans un rapport publié en 1844 que le gîte du Bosberty possède un filon principal, mais qu'il y aurait eu dans le secteur trois petits filons annexes ayant fait l'objet de grattages, mais sans poursuite d'exploitation minière et une douzaine de filons reconnus. Le filon principal serait le même que celui que l'on trouve sur la concession de Vèze plus au sud, située à trois kilomètres de là.</p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/bosberty-10jd676-62a21.jpg" width='250' height='188' />Les vestiges de la mine sont difficiles à trouver si l'on ne connaît pas bien le pays. Le site est désormais caché par la végétation, ce qui n'était pas le cas au premier tiers 19ème siècle lors de la fièvre minière qui s'est emparée de la région.<br>Les premiers travaux de recherches au Bosberty remonteraient au début des années 1830 selon les archives du BRGM (1). Une première ordonnance royale institue l'exploitation de la concession le 15 mars 1837 pour une superficie d'environ 51 hectares à Pierre Boudon, déjà propriétaire de la mine d'Antimoine « La Forge » située sur la commune d'Anzat-le-Luguet. Celui-ci cèdera ses droits au fondateur de la Société minière de Bosberty, Henry-Jules Borie, ingénieur civil des mines demeurant au Puy-en-Velay. La constitution de cette société s'est faite le 14 février 1838.</p> <p>Dans son étude sur la composante métallo-minière du Bosberty, paru en 2005 dans l'Almanach de Brioude, Guy Pegère (1) apporte de précieux renseignements sur le filon du Bosberty qui fut exploité à flanc d'une ravine par quatre galeries étagées à différents niveaux. Le développement des trois galeries inférieures représenterait 260 mètres au total.</p> <p>« A l'époque de la mine du Bosberty, rien ne pouvait laisser vraiment présager une exploitation prolongée. La seule façon de savoir si le sol renfermait bien les richesses qu'on comptait découvrir était d'aller en explorer les profondeurs explique le chercheur. La progression s'effectuait alors « à vue », c'est-à-dire à partir de galeries ouvertes en traçage du filon. On était dans l'impossibilité de reconnaître les structures minéralisées, leurs extensions en profondeurs ainsi que de comprendre la morphologie du gîte, autrement qu'en effectuant des travaux miniers... ». Les entrées de galeries sont désormais éboulées, on ne peut plus vérifier la qualité du filon ni avoir des informations sur les travaux d'exploitation.<br>---------------------------------------<br>1) BRGM, Archives du site régional de Clermont-Ferrand<br>2) Une insolite composante métallo-minière à la grandeur de la Révolution industrielle à Bosberty dans le Pays de Blesle. Almanach de Brioude, 2005. Guy Pegère, ancien membre de l'Association pour le Contact et l'Information en Archéologie Industrielle</p></div> Variétés fruitières en vallée de Sianne http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1868 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1868 2015-12-29T11:34:23Z text/html fr Pascal Voisin <p>Autrefois chaque exploitant possédait une parcelle dans les différents terroirs de la vallée de la Sianne ce qui lui permettait de mener une production variée notamment fruitière. L'inventaire fruitier de la fin des années 90 dans le Pays de Massiac a répertorié quelques variétés anciennes et locales dignes d'intérêt. Parmi elles, des spécimens présents dans la vallée de la Sianne.<br class='autobr' /> Variétés recensées dans la vallée de la Sianne. Pour les cerises le Gros bigarreau noir, la (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1868.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Autrefois chaque exploitant possédait une parcelle dans les différents terroirs de la vallée de la Sianne ce qui lui permettait de mener une production variée notamment fruitière. L'inventaire fruitier de la fin des années 90 dans le Pays de Massiac a répertorié quelques variétés anciennes et locales dignes d'intérêt. Parmi elles, des spécimens présents dans la vallée de la Sianne.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong><span style="color:#ff0000;"></span></strong>Variétés recensées dans la vallée de la Sianne. Pour les cerises le Gros bigarreau noir, la Grosse Guigne Noire, le Negra et la Blancauda. Pour les poires la Messergent et pour la pomme la Pomme d'Enfer, la Sainte Germaine, Belle de Boskoop, Cox's Orange, Borowitsky, Belle du Bois, Kondil Sinap.<br></p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">CERISES</span></strong></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Le Gros Bigarreau Noir </strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles du hameau de Chazelle, Auriac-l'Eglise))<br>Le bigarreau noir est aussi appelé Coeur de boeuf.<br>Aspect général du fruit : très grosse cerise de 9g, arrondie et légèrement réniforme. Suture bien marquée, sillon dorsal peu profond.<br>Caractères externes : épiderme pourpre, noir à maturité. Point pistillaire aplati. Pédoncule très court et très fortement attaché à la chair car il est inséré dans une cavité assez profonde.<br>Caractères internes : chair rouge veiné de blanc, pourpre autour du noyau. Chair très ferme et très sucrée. Jus pourpre abondant et tachant. Noyau plutôt allongé, semi-adhérent, de petite taille par rapport au fruit.<br>Utilisation locale : cerise de table et de pâtisserie (le mignard).</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Grosse Guigne Noire</strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-Haut)<br>Aspect général du fruit : poids moyen variant de 6 à 7g. Fruit arrondi. Suture et sillon dorsal peu profonds.<br>Caractères externes : épiderme pourpre, noir à maturité. Point pistillaire aplati. Pédoncule de taille moyenne, très fortement attaché mais inséré dans une cavité peu profonde.<br>Caractères internes : chair pourpre, veinée de blanc, moyennement ferme, fruit sucré. Jus rouge pourpre, moyennement abondant. Noyau libre, sphérique, de taille moyenne par rapport au fruit.<br>Utilisation locale : cerise de table et de pâtisserie.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Negra </strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-Haut)<br>Aspect général du fruit : poids assez faible variant de 3 à 4g. Cerise arrondie. Suture et sillon dorsal peu profonds.<br>Caractères externes : épiderme pourpre moir. Point pistillaire légèrement en creux. Pédoncule moyen, fortement attaché, inséré dans une cavité peu profonde.<br>Caractères externes : chair pourpre, moyennement ferme. Cerise juteuse mais peu sucrée. Jus rouge à pourpre. Noyau libre, sphérique, d'importance moyenne.<br>Qualité dégustative moyenne.<br>Utilisation locale : cerise employée en pâtisserie et confiturerie.<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Blancauda</strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-haut)<br>Il s'agit d'une appellation locale. Cette variété ressemble au bigarreau Napoléon 1er mais se distingue notamment par la longueur du pédoncule et par la saveur du fruit.<br>Aspect général du fruit : cerise de poids moyen : 6 à 7g. Cerise allongée, suture et sillon dorsal peu profonds.<br>Caractères externes : épiderme vermillon sur fond jaune à maturité. Point pistillaire légèrement en creux. Pédoncule court, fortement attaché, inséré dans une cavité moyenne.<br>Caractères internes : chair blanc crème, ferme. Saveur légèrement sucrée, jus incolore. Fruit moyennement pourvu en eau. Noyau allongé, semi-adhérent.<br>Utilisation locale : cerise de table assez bonne.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Cerise du pays </strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-Haut)<br>Aspect général du fruit : grosse cerise de 8 à 9g. Cerise cordiforme. Suture et sillon dorsal peu profonds.<br>Caractères externes : épiderme pourpre plus ou moins marbré. Point pistillaire très marqué, en relief. Pédoncule court, à très court, très fortement attaché dans une cavité profonde.<br>Caractères internes : chair colorée par de nombreux pigments rouges et veinée de blanc. Chair très ferme, sucrée. Fruit peu fourni en eau. Noyau adhérent, allongé.<br>Utilisation locale : très belle cerise de bonne qualité gustative. Utilisée pour la table.</p> <p><span style="color: rgb(255, 0, 0);"><strong>LES POIRES</strong></span><br></p> <p><strong style="color: rgb(255, 0, 0);">Messire Jean</strong></p> <p>Poire localement appelée Messergent<br>(Répertoriée sur des parcelles du hameau de La Bastide, Auriac-l'Eglise)<br>Aspect général du fruit : poids moyen d'environ 95g. Poire plus ou moins arrondie, voire conique arrondie. Fruit au contour irrégulier, bosselé. <br>Caractères externes : épiderme vert très largement ponctué de fauve roux. Marbrures brun roux au niveau de l'oeil et du pédoncule. Oeil ouvert, inséré dans une cuvette peu profonde aux côtes peu accentuées. Pédoncule long d'environ 29mm, arqué, présentant un léger mamelon à sa base.<br>Caractères internes : loges petites larges ou étroites selon les fruits, renfermant 3-4 pépins. Chair de fermeté moyenne et de texture granuleuse. Poire moyennement juteuse, très sucrée. Parfum très prononcée, très agréable.<br>Utilisation locale : très bonne poire à manger au couteau. Maturité de consommation : octobre-décembre.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>LES POMMES</strong></span></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Pomme d'Enfer</strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-l'Eglise)<br>Cette pomme présente un mélange des caractères des pommes Belle Limousine et Limousine. Elle a la dénomination locale de « Pomme d'Enfer ». Sa date de récolte se situe dans la première quinzaine d'octobre.<br>Aspect général du fruit : calibre moyen, hauteur de 62mm et 63mm de diamètre. Pomme conique arrondie, présentant toutefois une joue plus prononcée. Le contour du fruit est le plus souvent irrégulier.<br>Caractères externes : épiderme jaune vert lavé de rouge. Lenticelles fauves ou rousses. OEil mi-ouvert, inséré dans une cuvette peu profonde. Pédoncule court, inséré dans une cuvette peu profonde. Couronne mamelonnée.<br>Caractères externes : loges assez hautes, renfermant 3-4 pépins. La chair est ferme, blanc verdâtre à blanchâtre. Chair à texture fine. Fruit moyennement pourvu en eau, peu sucré, légèrement acidulé. Parfum assez prononcé.<br>Maturité de consommation : octobre-avril<br>Dans le pays, cette pomme de saveur moyenne était réputée pour sa longue conservation. Toutefois, pour beaucoup d'anciens, cette pomme 'n'était pas bonne à manger à la récolte ou alors la faire cuire avec du boudin.. Il fallait attendre l'hiver pour apprécier sa saveur.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>La Sainte Germaine</strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles d'Auriac-l'Eglise)<br>Cette pomme plus connue sous le nom de Pomme de L'Estre est appelée localement Sainte Germaine. Sa date de récolte se situe dans la première quinzaine d'octobre.<br>Aspect général du fruit : pomme petite à moyenne. Dimensions : 60mm de hauteur à 63mm de diamètre. Fruit conique arrondi au contour irrégulier, légèrement côtelé.<br>Caractères externes : épiderme jaune verdâtre gris fauve lavé de rouge. Lenticelles grises ou rousses. OEil fermé ou mi-clos inséré dans une cuvette assez profonde. Pédoncule moyen inséré dans une cuvette assez profonde. Couronne mamelonnée.<br>Caractères internes : loges petites et étroite. Chair ferme, blanchâtre à la texture mi-tendre. Pomme moyennement fournie en eau. Acidulée.<br>C'est une assez bonne pomme de longue conservation principalement utilisée pour la table et la pâtisserie.<br>Maturité de consommation : octobre-avril.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Belle de Boskoop </strong></span><br>(Répertoriée sur des parcelles à Auriac-Haut)<br>Aspect général du fruit : C'est une grosse pomme de 74mm de hauteur et 85mm de diamètre. Fruit oblong présentant une joue légèrement plus développée. Fruit au contour irrégulier.<br>Caractères externes : épiderme jaune verdâtre gris fauve lavé de rouge et légèrement strié de rouge. Lenticelles brunes et grises. OEil fermé inséré dans une cuvette profonde. Pédoncule long de 23mm inséré dans une cuvette profonde. Couronne mamelonnée.<br>Caractères internes : loges de taille moyenne renfermant un nombre très variable de pépin (en moyenne 2). Chair mi-ferme, jaunâtre. Texture fine. Pomme peu juteuse, douce, au parfum très prononcé.<br>C'est une bonne pomme pour la table et les pâtisseries.<br>Maturité de consommation : octobre-décembre.</p> <p><strong><span style="color:#ff0000;">Cox's Orange</span></strong><br>(Répertoriée sur une parcelle à Auriac-l'Eglise)<br>Pomme appelée Reinette Orange du Cantal et Pomme Beurre par certains particuliers d'Auriac-l'Eglise.<br>Aspect général du fruit : calibre moyen de 52mm de hauteur et 61mm de diamètre. Fruit au contour le plus souvent régulier.<br>Caractères externes : épiderme jaune orangé strié de rouge. OEil mi-ouvert inséré dans une cuvette peu profonde. Pédoncule moyen inséré dans une cuvette assez profonde. Couronne unie.<br>Caractère interne : chair blanchâtre. Pomme douce légèrement sucrée et suffisamment pourvue en eau.<br>C'est une bonne pomme de couteau.<br>Maturité de consommation : octobre-décembre.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Borowitsky</strong></span><br>(Répertoriée au hameau de La Bastide, Auriac-l'Eglise)<br>Pomme appelée localement « Pomme d'Eve ».<br>Aspect général du fruit : pomme assez grosse de 59mm de hauteur pour 71mm de diamètre. Fruit au contour irrégulier.<br>Caractères externes : épiderme jaune vert lavé et strié de rouge (fond brunâtre). Lenticelles vertes cerclées de blanc. OEil fermé inséré dans une cuvette étroite et assez profonde. Pédoncule court et fin inséré dans une cuvette profonde. Couronne mamelonnée à bosselée.<br>Caractères internes : chair blanchâtre, mi-ferme. Pas de parfum particulier.<br>Pomme idéale en pâté et compotes.<br>Maturité : août</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Belle du Bois</strong></span><br>(Répertoriée sur une parcelle à Auriac-Bas)<br>Pomme appelée localement « Pomme banane ».<br>Aspect général du fruit : grosse pomme de 70mm de hauteur et de 80mm de diamètre. Fruit au contour irrégulier.<br>Caractères externes : épiderme jaune vert. Lenticelles blanches ou noirs cerclées de blanc. OEil fermé à mi-clos inséré dans une cuvette assez profonde. Pédoncule court inséré dans une cuvette peu profonde. Couronne mamelonnée.<br>Caractères internes : chair blanc verdâtre. <br>Pomme plutôt fade. Dégustation de qualité gustative moyenne.<br>Maturité de consommation : octobre-décembre</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Kondil Sinap</strong></span><br>(Répertoriée sur une parcelle du hameau de La Bastide, Auriac-l'Eglise)<br>Aspect général du fruit : pomme de calibre moyen de 65mm de hauteur et de 64mm de diamètre. Fruit au contour irrégulier.<br>Caractères externes : épiderme vert jaunâtre lavé de rouge foncé. Lenticelles brunes noirâtres. OEil mi-clos inséré dans une cuvette peu assez profonde. Pédoncule cout inséré dans une cuvette assez profonde. Couronne bosselée.<br>Caractères internes : chair blanc verdâtre.<br>Pomme peu juteuse laissant un effet pâteux.<br>Maturité de consommation : octobre-décembre</p> <p>-----------------<br><span style="font-size:12px;">Extrait du rapport de l'inventaire fruitier consultable à la Communauté de Communes du Pays de Massiac, 47 rue Jean Lepine, 15500 Massiac, Tel : 04 71 23 07 11.<br>L'inventaire fruitier du Pays de Massiac a répertorié 16 variétés de cerises, 17 variétés de prunes, 25 variétés de poires et 57 variétés de pommes. Certaines de ces variétés sont toutefois présentes sur tout le territoire français.</span></p> <p><span style="font-size:12px;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Composition19c2e.jpg" width='500' height='219' /></span><br></p></div> Des espèces fruitières avec la vigne sur les palhàs http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1867 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1867 2015-12-28T16:40:50Z text/html fr Pascal Voisin <p>La culture en terrasse très présente sur les côtes de la vallée de la Sianne les mieux orientés principalement dévolue à la vigne produisait également une diversité de fruits particulièrement appréciée. Les pêcher, abricotiers, cognassiers et pruniers étaient plantés en complément de la vigne et non en verger. Leur emplacement était toutefois très codifié se souviennent les plus anciens du pays.<br class='autobr' /> Les pêchers étaient plantés au centre de la vigne car l'ombre de cet arbre est légère et (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1867.jpg" width='150' height='122' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>La culture en terrasse très présente sur les côtes de la vallée de la Sianne les mieux orientés principalement dévolue à la vigne produisait également une diversité de fruits particulièrement appréciée. Les pêcher, abricotiers, cognassiers et pruniers étaient plantés en complément de la vigne et non en verger. Leur emplacement était toutefois très codifié se souviennent les plus anciens du pays.</p></div> <div class='rss_texte'><p><strong><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 5px; margin-right: 5px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/arbres-palhaaae0-8956c.jpg" width='250' height='188' />Les pêchers</strong> étaient plantés au centre de la vigne car l'ombre de cet arbre est légère et il apprécie que la terre soit travaillée à son pied. « Dans le temps, on n'aurait pas pensé avoir une vigne sans pêcher, se souvient un ancien de Blesle. C'était un régal, pendant les vendanges, de manger les pêches sur l'arbre. Quand un pêcher donnait des rejetons, on les greffait sur place et on les replantait l'année d'après... ».</p> <p><strong>Les cognassiers</strong> étaient plantés le long des tranchadas pour profiter de leur humidité.</p> <p><strong>Les pruniers et les cerisiers</strong> se trouvaient en bordure de palhàs du fait de l'importance de l'ombre portée.</p> <p>Ces arbres fruitiers plantés sur les palhàs étaient des arbres d'agrément. Ils n'étaient ni exploités ni plantés en verger. Leur production était destinée au seul usage familial.</p> <p>Contre les murs en pierre sèche des terrasses et entre les rangées de vigne, il était fréquent de trouver quelques pieds de fraisiers ou d'autres fruits. Et lorsque le palhàs était situé à proximité d'un hameau, on y trouvait aussi des fleurs.</p></div> Un patrimoine fruitier en disparition http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1866 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1866 2015-12-28T15:48:23Z text/html fr Pascal Voisin <p>Hérité d'un travail de plusieurs siècles, le patrimoine fruitier de notre vallée est en voie de disparition. Les prés-vergers sont devenus de simples prairies de fauche où pointent ici et là quelques arbres fruitiers à hautes-tiges. Les près-vergers quittent progressivement le paysage et avec eux s'en va une tradition arboricole. Seuls quelques spécimens ont survécu aux effets du temps.<br class='autobr' /> Ancien pré verger aux abords du village d'Auriac-l'Eglise<br class='autobr' /> Traditionnellement, (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1866.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Hérité d'un travail de plusieurs siècles, le patrimoine fruitier de notre vallée est en voie de disparition. Les prés-vergers sont devenus de simples prairies de fauche où pointent ici et là quelques arbres fruitiers à hautes-tiges. Les près-vergers quittent progressivement le paysage et avec eux s'en va une tradition arboricole. Seuls quelques spécimens ont survécu aux effets du temps.</p></div> <div class='rss_texte'><p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/pre-auriacjpff24.jpg" width='500' height='159' /><em></em><span style="color:#696969;"><em>Ancien pré verger aux abords du village d'Auriac-l'Eglise</em></span></p> <p>Traditionnellement, la concentration des vergers se situait dans le fond de la vallée de la Sianne non loin des hameaux entre Vazeille hameau de la commune de Blesle et Alagnon hameau de la commune de Molèdes, sur environ dix kilomètres.</p> <p>Si ces vergers traditionnels ne marquent plus le paysage, ceux-ci ont eu durant des décennies un grand intérêt pour la population locale.<br></p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un intérêt écologique</strong></span><br></p> <p>Issus du travail de générations d'habitants de la vallée, les près-vergers constituaient un écosystème à part entière, d'une grande richesse faunistique. A ce milieu de prairies naturelles étaient associées des espèces végétales assez diverses et une faune très variée. Par ailleurs, la présence fréquente de cavités en verger traditionnel, d'arbres creux ou d'arbres morts, offraient un refuge à de nombreux oiseaux, mammifères et insectes.</p> <p>De même, l'implantation de vergers sur un espace de la vallée de la Sianne constituait des cordons de communication pour certaines espèces animales.<br>La présence d'insectes était intimement liée au verger à hautes tiges sur prairie naturelle. Cette présence était notamment indispensable à la pollinisation et donc à la fructification (abeilles et bourdons) mais aussi les insectes jouaient un rôle fondamental dans la préservation des parasites des arbres et des fruits.</p> <p>Les vergers ont par endroit servit de gîte aux chauves-souris qui appréciaient ce milieu semi-ouvert. Aujourd'hui elles ne sont plus présentent qu'aux abords des galeries des anciennes mines d'antimoine principalement vers Fournial-bas.<br>L'oiseau le plus symbolique des vergers traditionnels était la chouette chevêche qui appréciaient particulièrement les espaces délaissés par l'agriculture intensive, c'est pourquoi, nous repérons encore sa présence ici et là dans le fond de vallée.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un intérêt culturel</strong></span></p> <p>L'entretien des prés-vergers supposait la connaissance de savoirs et de savoir-faire spécifiques. L'arboriculture mettait en jeu une grande diversité de techniques, résultat de dizaines d'années de pratiques et d'expérimentations.<br>Au 19ème siècle, pas de traitements phytosanitaires, les anciens connaissaient cependant les opérations qui leurs permettaient de conserver les fruits : choix du sujet, l'importance de la greffe, la taille d'entretien, les soins aux arbres, la conservation des fruits...Cette intelligence paysanne, autrefois banale se transmettait de génération en génération. On savait entretenir un rapport privilégié avec la nature environnante.<br>La diversité des variétés permettait la consommation des fruits frais toute l'année en combinant les variétés précoces et tardives. Au plan des usages, il existait donc un grand nombre de valorisations culinaires : cidre, pompe aux pommes, poiré...<br></p> <p>Comme pour les moissons, les travaux des prés-vergers étaient aussi l'occasion de se retrouver en famille et entre voisins pour des journées de ramassages des fruits, journées fatigantes certes mais qui n'en était pas moins conviviales et constituaient un lien entre les générations.<br>Après les années 1950, les prix des pommes sont tombés. Les arbres à hautes tiges des prés-vergers ont commencé à être délaissés. Le phénomène s'est accéléré à partir des années soixante dix ou les prés-vergers sont devenus petit à petit simplement des prairies de fauches ou des pâtures. La pomme, autrefois cueillie avec soin à l'échelle (écharon) ou à la gaule, n'était même plus ramassée au sol. Débute alors dans la vallée de la Sianne et dans de nombreux endroits en Auvergne une grande vague d'arrachages, parcelle par parcelle. Dans les années soixante pour palier à la crise de surproduction de pommes les habitants producteurs se sont vu offrir des primes d'arrachage de l'ordre de cinquante francs par arbre. Cette prime accentuera la disparition des près vergers de la vallée de la Sianne. Depuis, le temps a fait son oeuvre et les parcelles du fond de vallée qui possèdent encore quelques arbres fruitiers de cette époque font figure d'exception.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><strong>Un héritage encore présent mais pour combien de temps</strong></span></p> <p>Sans usage et sans valeur économique, les derniers pommiers de la vallée de la Sianne disparaissent petit à petit avec le vieillissement. Aucune plantation n'a eu lieu ces trente dernières années. <br>Aux nombreuses menaces naturelles, souvent liées au manque d'entretien, les derniers arbres subissent les effets du temps :<br>- la colonisation par le gui : espèce parasite véhiculée principalement par les merles et les grives, ce végétal s'ancre directement à l'arbre par des racines suçoirs. Lorsqu'il envahit un pommier, il amenuise ses facultés de survit et peut entraîner le dessèchement complet, donc la mort. Par ailleurs, le gui, en constituant des masses importantes sur les pommiers, joue également, par ses feuilles persistantes, un rôle d'accumulateur de neige qui entraîne souvent la casse hivernale. Notons cependant qui les arbres peuvent supporter le gui lorsqu'il est en quantité limité.<br></p> <p><strong>- la rupture des charpentières :</strong> sur les vieux arbres laissés sans entretien on assiste à une augmentation lente mais finalement conséquente de la ramure. Il arrive un moment, les années ou il y a beaucoup de fruits, ou une charge de l'extrémité des branches entraîne des ruptures, l'arbre étant totalement déséquilibré.</p> <p><strong>- le déracinement :</strong> dans le fond de vallée, les fruitiers n'ont pas un enracinement très important car la terre végétale se limite à une épaisseur ne dépassant pas un mètre. La pénétration verticale des racines est alors limitée. L'arbre adopte un type de développement racinaire de type traçant offrant moins de résistance aux coups de vents.</p> <p><strong>-les champignons :</strong> le chancre est très fréquent sur les pommiers infectés par les plaies de taille, le débroussaillage, le frottement des vaches... Une fois décollée, l'écorce laisse voir le bois qui prend une teinte noirâtre. Ces mêmes arbres sont souvent touchés également par le gui.</p> <p><strong>- les causes humaines : </strong>c'est avant tout la modification de l'agriculture qui est à la base de l'abandon des vergers en plein vent. Reconnaissons que ces arbres qui existent encore, sans rentabilité, ont du mal à cohabiter avec les pratiques mécanisées même en alignement. Le passage des tracteurs dans les petites parcelles, le matériel de fauche, l'enrubannage sont autant d'éléments techniques qui sont difficiles d'emploi avec des arbres.<br>La mise en pâture des vaches entraîne le piétinement au niveau des racines des pommiers. Le voisinage pomme-vache devient des plus délicats. L'arbre est devenu une gêne.<br></p> <p>En disparaissant de l'économie locale, les prés-vergers de la vallée de la Sianne quittent progressivement le paysage. Et avec eux s'en est allé une tradition arboricole qui a fortement marqué le pays et son économie.</p></div> Les fruits retrouvés du Pays de Massiac http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1865 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article1865 2015-12-28T15:05:42Z text/html fr Pascal Voisin <p>Les variétés locales sont porteuses d'histoire et du caractère de notre pays d'Auvergne. C'est pourquoi, l'inventaire fruitier mis en oeuvre par la Communauté de Communes du Pays de Massiac avec l'Agence Sirventes se révèle donc un précieux témoignage sur les variétés produites dans nos vallées entre 1930 et 1960. On en trouve encore beaucoup aujourd'hui.<br class='autobr' /> L'inventaire fruitier réalisé en 1998-1999 a permis de déceler quelque 16 variétés de prunes, (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton1865.jpg" width='150' height='101' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Les variétés locales sont porteuses d'histoire et du caractère de notre pays d'Auvergne. C'est pourquoi, l'inventaire fruitier mis en oeuvre par la Communauté de Communes du Pays de Massiac avec l'Agence Sirventes se révèle donc un précieux témoignage sur les variétés produites dans nos vallées entre 1930 et 1960. On en trouve encore beaucoup aujourd'hui.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;">L'inventaire fruitier réalisé en 1998-1999 a permis de déceler quelque 16 variétés de prunes, 25 variétés de poires et 57 variétés de pommes. Parmi ces variétés, beaucoup sont présentes sur tout le territoire français.</p> <p style="text-align: justify;">Parmi ces variétés "nationales", l'inventaire a toutefois retenu quelques exceptions :<br> les variétés emblématiques pour les habitants du pays de Massiac, c'est à dire celles ayant marqué les habitudes culinaires et l'apport économique, notamment les pommes Canada et la poire Bon Papa.<br> les variétés très anciennes, implantées il y a très longtemps dans le pays, devenues aujourd'hui plus ou moins rares.</p> <p style="text-align: justify;"><span style="color:#ff0000;"><strong>Les cerises</strong></span></p> <p style="text-align: justify;">Des résultats obtenus à l'inventaire, deux variétés locales de cerises présentes entre autres dans la vallée de la Sianne ont été déclarées particulièrement intéressante à être sauvegardées : la Negra et la Blancauda.<br>- La Negra correspondait aux variétés appelées "Petite Noire" dans la Lozère et Négrale dans l'Aveyron.<br>- La Blancauda est une cerise bicolore, jaune et rouge, redouté à tort pour ses petits vers internes.</p> <p style="text-align: justify;">Quatre variétés historiques ont été jugées intéressantes à conserver :<br> - le Bigarreau Noir de Tartarie, <br> - le Gros bigarreau Noir, <br> - la Grosse Guigne Noire,<br> - l'Amarelle Royale.</p> <p style="text-align: justify;">Concernant les prunes, l'inventaire a été plus difficile car, selon l'Agence Sirventés, les habitants du pays ne connaissent pas les noms des variétés. Néanmoins, six variétés inventoriées ont retenu l'attention des enquêteurs :<br>- deux variétés historiques : la Mirabelle Tardive et la Reine Claude Impériale<br>- deux variétés emblématiques : les Damassounes<br> une variété locale : la Prune d'oeuf Marbrée, aussi appellée dans le pays "couille de coq".<br>- une variété pédagogique : la Reine Claude d'Oullins</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Les poires</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Concernant les poires, beaucoup de variétés nationales ont été inventoriées, mais cinq présentent un intérêt historique dont notamment la poire Messire Jean localement appelée Messergent.<br>La Poire du Curé, localement appelée Bon Papa, est considérée dans l'inventaire comme la poire emblématique du Pays de Massiac. On la trouve bien évidemment dans la vallée de la Sianne où la plupart des habitants savent bien la reconnaître.</p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Les pommes</span></strong></p> <p style="text-align: justify;">Le pommier est l'arbre fruitier le mieux représenté du Pays de Massiac et de la vallée de la Sianne en particulier. Toutefois, l'inventaire a permis de constater de nombreuses confusions dans la connaissance des variétés. C'est notamment le cas des pommes Sainte Germaine qui selon les habitants sont partout présentes. En fait sont appelées chez nous Sainte Germaine, beaucoup de pommes se conservant longtemps. D'ou la confusion.<br>L'inventaire a retrouvé parmi les variétés nationales six qui sont d'origine ancienne et dignes d'intérêt.<br>Les pommes Canada, appellation locale des Reinettes Grises et Blanches du Canada, constituent deux variétés emblématiques pour les gens de chez nous. Ces deux pommes ont eu jusqu'en 1960 une importance économique non négligeable pour l'ensemble du Pays de Massiac. Par exemple, près du hameau de la Croze, plus de 200 pommiers produisaient la pomme Canada et Calville blanc notamment. Le pré-verger de La Vernède donnait environ 8 à 10 tonnes de pommes par an.</p> <p style="text-align: justify;">A noter également la présence du Pacheroux local (Pascharos ou Pastéiros) qui possède un pédoncule long assez fin.<br>--------------------------------<br>Le rapport de l'inventaire fruitier est consultable à la Communauté de Communes du Pays de Massiac, 47 rue Jean Lepine, 15500 Massiac, Tel : 04 71 23 07 11.<br>L'inventaire a été effectué dans plusieurs communes du territoire : Massiac, Auriac-l'Eglise, Saint-Mary-le-Plain, La Chapelle-Laurent, Molompize, Saint-Poncy, Bonnac.</p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/Composition2766f.jpg" width='500' height='197' /></p></div> Les fruits conservés d'une agriculture de terroir http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article657 http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?article657 2015-12-28T10:44:28Z text/html fr Pascal Voisin <p>Les habitants de la vallée de la Sianne produisaient de nombreuses espèces de fruits : raisin, notamment sur les palhàs, les pommes dans les prés du fond de vallée, les poires, dans les jardins clos, les noix grâce aux noyers sur les bords des parcelles, les pêches sur les palhàs et dans les jardins. Il s'agissait d'une agriculture de terroir, fondée sur la diversité.<br class='autobr' /> L'inventaire des variétés locales passe avant tout par la mémoire des autochtones car nombre de variétés (...)</p> - <a href="http://cezalliersianne.asso.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory">Les prés-vergers</a> <img class='spip_logos' alt="" align="right" src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/arton657.jpg" width='150' height='113' style='' /> <div class='rss_chapo'><p>Les habitants de la vallée de la Sianne produisaient de nombreuses espèces de fruits : raisin, notamment sur les palhàs, les pommes dans les prés du fond de vallée, les poires, dans les jardins clos, les noix grâce aux noyers sur les bords des parcelles, les pêches sur les palhàs et dans les jardins. Il s'agissait d'une agriculture de terroir, fondée sur la diversité.</p></div> <div class='rss_texte'><p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 3px; margin-right: 3px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH188/fruits-1jpg-53e4-f8ab0.jpg" width='250' height='188' />L'inventaire des variétés locales passe avant tout par la mémoire des autochtones car nombre de variétés paysannes n'ont jamais fait l'objet d'écrits. Entre 1930 et 1960, les vallées du Pays de Massiac ont connu une forte activité arboricole. Les personnes qui ont aujourd'hui en mémoire diverses variétés alors présentes sur notre territoire et les pratiques culturales liées à cette production sont de moins en moins nombreuses.</p> <p style="text-align: justify;">Force est de constater que toutes les variétes présentes aujourd'hui dans notre environnement n'ont pas forcément été décrites. Des hybridations naturelles ont pu se produire, être reproduites et conservées car les fruits intéressaient les gens du pays. Il s'agit en fait d'un mode de sélection ancestrale : les pépins issus d'une hybridation naturelle étaient plantés les uns à côté des autres et la croissance des arbres obtenus attentivement surveillée (croissance et mise à fruit plus rapides, arbre plus fructueux, arbre le plus résistant aux gelées...). Les fruits que l'on sait encore nommer sont donc parfois très bien adaptés au terroir. Aussi, lorsque ces arbres sont présents en plusieurs exemplaires sur notre territoire, on peut considérer qu'il s'agit de variétés locales. A conserver évidemment.<br></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="color:#ff0000;">Intérêt patrimonial des arbres fruitiers </span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid; margin-left: 3px; margin-right: 3px; float: right;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH181/fruits-2jpg-5efd-cf682.jpg" width='250' height='181' />La culture des arbres fruitiers dans la vallée de la Sianne revêtait autrefois un aspect beaucoup plus important qu'aujourd'hui, tant du point de vue économique que culturel et social. L'arboriculture avait des conséquences directe sur la façon de vivre des habitants (apport d'argent, alimentation autarcique, pratiques culinaires...) L'on sait par les anciens, que chaque espèce fruitière avait un emplacement bien déterminé :</p> <p style="text-align: justify;"><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> dans les palhàs étaient plantés vigne, pêchers, abricotiers, amandiers, pruniers, cerisiers, cognassiers et parfois des figuiers.<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> dans les prés-vergers fleurissaient de nombreux pommiers, accompagnés de quelques poiriers.<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> dans les potagers se trouvaient surtout des poiriers, cerisiers, pruniers et cognassiers<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> aux bords des chemins et des parcelles les noyers délimitaient les parcelles<br><img src="http://cezalliersianne.asso.fr/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-26ee9.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='' /> sur le couderc de nombreux hameaux poussaient les mûriers.</p> <p><span style="color:#ff0000;"><b>La tradition fruitière porteuse d'histoire</b></span></p> <p>Nous sommes donc heureux de pouvoir encore aujourd'hui connaître ces variétés locales ou traditionnelles car elles constituent la connaissance des modes de vie et des traditions des générations passées. La valorisation des variétés locales, porteuse de l'histoire et du caractère de notre vallée redevient donc une possibilité. C'est ce que s'attache de faire le verger conservatoire du Pays de Massiac qui a pu sauver différents types d'arbres fruitiers après un inventaire dont la vallée de la Sianne a fait partie.</p> <p>Cet inventaire mené en 1998-1999 par l'Agence Sirventes pour le compte de la Communauté de Communes du Pays de Massiac a permis de déceler quelque 16 variétés de cerises, 17 variétés de prunes, 25 variétés de poires et 57 variétés de pommes, dont bien sûr beaucoup sont présentes sur tout le territoire français.</p> <p>Sources : Synthèse des inventaires fruitiers du Pays de Massiac, Agence Sirventes (1999)<br class="autobr"></p> <p><img alt="" style=' border-width: 1px; border-style: solid;' src="http://cezalliersianne.asso.fr/IMG/distant/jpg/fruits-bjpg-26ca.jpg" width='500' height='182' /><br></p></div>