Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • EDITION

    Dans le train de l’histoire : le nouveau cahier des Amis du Vieil Allanche

    On reste de nouveau pris par les diffrentes thmatiques abordes sur des morceaux d’histoires du Czallier souvent indits.

  • ESTIVALES 2017

    Thmes des 32 panneaux de l’exposition

  • ESTIVALES 2017

    Notre exposition 2017 lablise par le Parc des Volcans d’Auvergne

    L’exposition intrieurs anciens de la maison traditionnelle du Czallier" a t lablise au titre du programme des manifestations des 40 ans du Parc des Volcans (...)

  • ESTIVALES 2017

    Communiqu de presse

  • ESTIVALES 2017

    Affiche de l’exposition intrieurs anciens

  • 11 JUIN 2017 AURIAC-L’EGLISE

    La dferlante s’arrte dans la valle de la Sianne

    La Dferlante s’arrte dans la valle de la Sianne dimanche 11 juin pour une journe dtente ouverte tous ddie la musique, la dcouverte des patrimoines et de (...)

  • FETE DE L’ESTIVE 2017

    Grand succs pour nos initiatives autour des estives et des burons

    Evnement marquant au coeur du Czallier Cantalien, la 26me fte de l’Estive Allanche le samedi 27 mai a attir la foule. Grand succs de notre (...)

  • ALLANCHE 25-27 MAI

    Retrouvez-nous la fte de l’Estive 2017

    Notre association sera prsente cette grande fte de la transhumance avec une soire cinma du patrimoine et l’exposition "Estives et burons du (...)

  • ESTIVALES 2017

    Un programme culturel et patrimonial indit

    L’Association Czallier valle de la Sianne se mobilise une nouvelle fois pour valoriser son territoire travers les 17mes Estivales. Des rendez-vous ne pas (...)

  • ASSEMBLEE GENERALE 2017

    Rapport d’activits 2016

    Durant l’anne 2016 notre association s’est une nouvelle fois associe la vie culturelle de la rgion en mettant en valeur les richesses patrimoniales, les traditions et les (...)


Patrimoine Le Bâti
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Les fermes traditionnelles

Le bti agricole, btiment d’habitation et btiments lis l’exploitation qui n’ont aujourd’hui parfois plus d’usage agricole, contribuent par leurs caractristiques propres la richesse et la diversit architecturale de notre territoire.

ENQUETE
Un inventaire territorial
Un inventaire territorial

En ralisant un travail d’enqute sur les constructions agricoles intimement lies la vie paysanne d’autrefois, l’association souhaitait mettre en lumire leurs dimensions culturelles, sociales et patrimoniales. Explications.

La protection, la valorisation et la sensibilisation aux btis agricoles traditionnels d’Auvergne supposait un vritable inventaire. C’est pourquoi, l’Association Czallier valle de la Sianne a entrepris en 2010 un premier inventaire sur son territoire d’intervention en Haute-Auvergne 
Pour raliser ce travail, l’association a accueilli durant trois mois une stagiaire en Master II Recherche et mtiers du patrimoine de l’Universit Jean Monnet de Saint-Etienne.

Afin de rpondre aux critres d’une enqute srieuse nous nous sommes inspirs des dmarches d’enqute de l’Inventaire Gnral du Patrimoine bti en l’adaptant aux spcificits de l’aire d’tude.
La premire phase de l’tude s’est droule en amont de l’enqute de terrain. Elle a permis de dgager une approche globale du territoire en dfinissant sa dlimitation, son cadre historique et son cadre gographique. La deuxime phase a constitu la prospection du bti agricole ancien (reprage, rfrencement, analyse et photographies). La fin de mission s’est articule autour d’une synthse des observations recueillies sur le territoire et la ralisation du rapport d’enqute.
Une restitution-exposition et une prsentation sur internet pouvait donc s’appuyer sur ce travail, et tre complte par celui des membres de l’association, notamment pour l’inventaire photographique. C’est ce que proposent les diffrents articles dans la thmatique « Fermes traditionnelles ».


FERMES ET ANNEXES
Un bti tmoin de deux sicles de pratiques agricoles
Un bti tmoin de deux sicles de pratiques agricoles

Au cours des sicles, pour se loger et pour produire, les populations rurales ont difi des btiments avec les matriaux dont ils disposaient, en tenant compte des conditions climatiques locales et des finalits conomiques de leur outil de travail. Cet hritage constitue le coeur de notre patrimoine bti rural d’aujourd’hui.

Au milieu du XXme sicle, l’volution de l’agriculture a entran l’abandon massif de ce bti ancien qui n’tait plus fonctionnel, au profit de btiments d’exploitation plus moderne, mais davantage standardiss. Notre rgion n’a pas chapp a cette volution.

Parce qu’il est porteur de mmoire collective, d’un pass, d’un savoir-faire et d’une identit rgionale, le bti agricole intresse et mrite promotion de sa diversit et sa sauvegarde.
Ces granges et pigeonniers, porcheries et curies, ces tables et les vieilles habitations rurales viennent d’un temps o la campagne et l’conomie rurale taient prpondrantes. En cela, ils sont partie intgrante du patrimoine. Mais cette reconnaissance tardive a laiss le temps faire son travail et l’on dplore aujourd’hui que de nombreux lments soient dgrads quand ils n’ont pas disparu.
Malgr tout, le bti agricole rvle encore de formidables lments. Riche et diversifi, ce bti appartient au patrimoine commun.


UNE SINGULIERE HISTOIRE
Un bti qui accompagne l’volution de l’agriculture
Un bti qui accompagne l’volution de l’agriculture

L’ge moyen du bti agricole de Haute-Auvergne reflte une priode aprs la Rvolution o les conditions de vie des paysans devenait plus facile. Un meilleur revenu agricole a permis aux paysans de sortir de leur misre, de leur isolement, de mieux quiper leurs habitations et leurs enfants de suivre une scolarit. Cette poque durera plus de 150 ans.

Cette apoge de la construction de fermes visible tout au long du 19me sicle subira malgr cela une accentuation de l’exode rural. En mme temps, la modernisation agricole s’est poursuivie entranant la modification des fermes, voir leur abandon ou leur dplacement.

En 1928 pour la premire fois en France la population urbaine dpasse celle des ruraux. Les deux guerres mondiale ont acclr les changements structurels de l’agriculture.
Dans les annes 1950, la production connat un bond en avant, la motorisation agricole se gnralise. C’est aussi la priode du remembrement, de l’augmentation de la taille des exploitations et la puissance des nouveaux matriels agricoles.

Jusqu’au milieu du XXme sicle, les constructions traditionnelles restent encore adaptes aux fonctions, mais trs vite l’agriculture qui se modernise change la donne. C’est la rationalisation de l’activit sur les terres les plus mcanisables et l’abandon des zones les plus difficiles comme les pentes des valles qui se couvrent d’une intense vgtation. Les anciennes cartes postales sont significatives de la transformation des paysages.

Les effets de la politique agricole commune

Avec la mise en place en 1961 de la politique agricole commune, l’agriculture connat une profonde rupture. Un nouveau modle de dveloppe de plus en plus soumis aux lois du march avec la mcanisation du processus de production et les restructurations foncires. L’augmentation des surfaces favorise l’abandon de btiments auparavant lis de petites exploitations
La structure mme de la ferme traditionnelle, aux constructions troites et de faible hauteur de plafond ont contribu la dsaffectation de de type de lieux, renforce aussi par le dveloppement de la stabulation libre.
L’un des effets est la dsaffectation d’un certain nombre de btiments agricoles anciens ou leur radicale transformation et l’apparition de nouveaux types de btiments de dimensions suprieures. L’implantation de structures semi-industrielles hors-sol bouleverse par ailleurs les paysages.
Pour les habitations des agriculteurs, beaucoup sont abandonnes car juges trop difficiles moderniser. On prfre construire de nouvelles maisons plutt que de restaurer les anciennes pas adaptes au dsir lgitime d’avoir de la lumire et donc de grandes ouvertures et qui taient dpourvues de confort. C’est le cas dans les hameaux du Czallier, phnomne accentu par le vieillissement de la population et le dpart des jeunes.
Par ailleurs, le nombre d’exploitation ayant fortement diminu, la maison d’habitation sera alors occup par l’agriculteur retrait jusqu’ son installation dans le bourg voisin ou en maison de retraite.
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Le parc du bti agricole ancien de notre rgion souffre de cette radicale volution cause des mthodes de travail, l’inadaptation aux nouvelles normes environnementales, sanitaires et scuritaires, l’absence quasi-totale d’aides la valorisation du bti rural ancien.
Enfin, du point de vue culturel et sociologique, le neuf est plus attrayant aux yeux des nouvelles gnrations d’agriculteurs.

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(Sources :Rapport au Conseil Economique et Social, 2006 : « Atout pour le monde rural : la valorisation du bti agricole, de Michel de Beaumesnil »)


FERMES DU CEZALLIER
Un bti de mmoire
Un bti de mmoire

Le bti agricole est riche de la marque du pass auvergnat. Il est le tmoin de l’histoire locale et renseigne sur l’volution structurelle du monde agricole. Il reprsente les savoir-faire des anciens. Il est imprgn de la vie humaine de ceux qui ont possd ces constructions et qui ont travaill dur dans ces lieux.

Ferme-bloc, hameau de la Sagne (Charmensac)

Si les fermes du Czallier avec leurs habitations, granges, tables...viennent d’un temps qui s’loigne o la campagne et l’conomie rurale taient prpondrantes, notre territoire possde encore de trs beaux restes architecturaux de cette poque. Et nous pouvons parler d’architecture rurale pour ce bti agricole ancien mme s’il s’agit d’une architecture conue sans architecte, construite par des artisans et des paysans.

La ferme traditionnelle de notre rgion est complexe. C’est la fois un lieu d’habitation et un lieu de travail. Elle devait abriter la famille et le troupeau. Elle possdait depuis des sicles une double vocation la fois domestique et agricole. On y rsidait souvent dans des conditions difficiles, on y levait des animaux, on y stockait des marchandises, on y travaillait la terre. Cet espace humanis n’a cess d’voluer en fonction des besoins des familles paysannes pour leur survie et qui se sont attaches donner une viabilit cette structure conomique dans un milieu naturel difficile de petite montagne.

Des constructions devenues objet de patrimoine

Aujourd’hui le regard que nous pouvons porter sur ce patrimoine agricole est important pour sa protection dans les projets contemporains d’amnagement du territoire et de dveloppement durable.
En effet, le patrimoine des fermes participe l’identit du pays et le relie aux gnrations antrieures. Il est esthtique car il remet l’ordre du jour l’importance d’une exigence qualitative pour les projets de construction dans les exploitations agricoles d’aujourd’hui.
C’est par la connaissance historique de l’hritage agraire que nous pouvons mieux conserver le bti existant.

Avec l’volution de l’agriculture engage depuis les annes 50, le paysage agricole a t largement modifi, avec un impact sur les constructions anciennes qui le ponctuent. Des fermes anciennes, construites avec des matriaux traditionnels locaux on a vu se construire des btiments sans trop de spcificits architecturales pour pouvoir s’adapter aux volutions d’une exploitation agricole moderne. De fermes on parle dsormais d’exploitations et de btiments agricoles.

Les conditions climatiques et gologiques ont jou un rle essentiel dans la construction des btiments, pour leur emplacement, le choix des matriaux notamment .Les formes architecturales taient intimement lies aux fonctions conomiques et sociales de la ferme aux 18 et 19me sicles, ainsi que la structuration de la maison d’habitation qui tait le rsultat dans le Czallier d’un mode de vie ancestral.

Les constructions paysannes traditionnelles n’ont jamais t figes dans le territoire de Haute-Auvergne. L’habitat rural fut au coeur d’un long processus de crations diverses et de transformations permanentes surtout aprs la priode dcisive de la Rvolution.
Depuis le 19me sicle, la ferme et son bti, outils de travail, ont connu des phases de construction, d’agrandissement, de destruction, de modernisation et de reconstruction
L’agencement du bti agricole qui nous rencontrons aujourd’hui reprsente les hritages, les achats... rsultats de successions, d’arrangements, d’un embotement d’lments profitables selon les poques et l’volution des pratiques pastorales et agricoles en Auvergne .
Avec ses divers ajouts de btiments la proprit agricole s’est tendue trs souvent sur plusieurs parcelles parfois loignes de la ferme.

Ainsi, mme si le bti agricole ancien n’a plus parfois d’usage agricole , il contribue par ses caractristiques propres la Haute-Auvergne la richesse et la diversit architecturale, au charme de notre rgion et son atractivit touristique.

L’entretien, la restauration de ce type de patrimoine participent la continuit du territoire et reprsente un vrai marqueur identitaire de la Haute-Auvergne et en particulier du Czallier.

Dsormais, par l’observation, chacun est invit le redcouvrir, l’apprcier et faire des fermes du Czallier un patrimoine commun.

Ensemble de btiments agricoles au hameau de Fondevialle (Moldes)

GENRES ARCHITECTURAUX
Bti agricole : essai de typologie
Bti agricole : essai de typologie

Lors de son enqute ralise en 1999 et destine sensibiliser les acteurs du territoire, le Conseil Gnral du Cantal a totalis 5 genres architecturaux au niveau du dpartement : la maison de matre, la maison de journalier, la barriade, la ferme-bloc et la maison lments indpendants. Typologie que l’on retrouve sur le bassin versant de la Sianne.

Construction d’un index typologique

Les trois premires appellations ont t conserves lors de l’tude mene par l’Association Czallier valle de la Sianne en 2010, cependant les noms des deux dernires typologies ont t remplaces par la ferme traditionnelle (ou maison de l’leveur). La maison-bloc tant un type plutt qu’un genre. La maison lments indpendants, quant elle, fait rfrence une organisation spcifique de ces annexes mais peu trs bien tre une maison-bloc en elle-mme. Nous avons pens que les termes de description sont employer avec une certaine prudence afin d’viter l’amalgame.

La ferme traditionnelle
La ferme traditionnelle de l’leveur, gnralement indpendante, elle possde les deux units d’habitation et d’exploitation (logis et grange-table). On la retrouve aussi bien en habitats disperss qu’en habitats groups, bien que ses dimensions soient de taille plus modeste au sein des villages.C’est ce thme que nous tudierons principalement

La maison de matre
La maison de matre relve du domaine fonction rsidentielle faisant partie intgrante d’une grande exploitation agricole (cheptel important et rcoltes abondantes). Ce domaine a la particularit de se distinguer trs nettement des constructions paysannes traditionnelles en donnant voir une facture d’une rare lgance.
Une grande importance est accorde aux btiments d’exploitation qui constituent la partie essentielle du domaine. Les matriaux les plus nobles y sont employs car la richesse est fonde sur l’levage. Les granges-tables peuvent atteindrent plus de soixante mtres de longueur.
Son propritaire est gnralement d’origine noble ou bourgeoise mais souvent tranger la terre exploite. Cette dernire est donc confie un fermier ou un mtayer. 

On distingue trois types de domaine prsents sur le territoire :

- le domaine maison de matre de type patriarcal qui induit la cohabitation des deux parties.
- le domaine maison de matre associe qui prsente de nettes distinctions architecturales entre la partie habitation et la partie exploitation.
- la mtairie, relie avec des fermes plus lointaines.

Les maisons de matre sont peu nombreuses sur notre territoire du Czallier oriental.

La maison du journalier
La maison de journalier, dite maison lmentaire, constitue d’un logis, sans cheptel donc sans btiment d’exploitation, bien que certaines abritent quelques animaux dans une petite pice faisant office d’table pour les besoins de la famille.

La barriade
La barriade, habitat communautaire qui se caractrise par la juxtaposition de petites cellules individuelles (type multicellulaire) ou bien de diffrents locaux regroups dans un seul corps de btiment. Ce systme permet de faire l’conomie du pignon mitoyen et de gagner ainsi en espace et en chaleur. Dans bien des cas, les cloisons ne sont ralises qu’avec de simples planches.
Soit les barriade abritent plusieurs familles soit se sont les enfants qui prennent leur indpendance tout en demeurant sous le mme toit familial.

CARACTERISTIQUES DE PAYS
Parties constituantes de la ferme du Czallier
Parties constituantes de la ferme du Czallier

L’implantation des fermes la plus reprsentative est situe une altitude comprise entre 800 et 1200 mtres. Les terres sont assez riches pour la culture des crales et surtout pour l’levage du btail qui se nourrit d’une herbe abondante et d’excellente qualit. C’est tout naturellement au coeur de ce systme agropastoral qu’ont t difies les grandes fermes-bloc terre reprsentatives de la Haute-Auvergne.

Les parties constituantes d’une ferme autrefois su le Czallier oriental (nord-Cantal) sont varies en fonction de l’activit, de son implantation gographique et de son importance. L’levage et le climat ont impos des btiments compactes vritables outils de travail intgrant toutes les fonctions.

Dans le territoire du Czallier les caractristiques principales d’une ferme sont toujours bien reprables :

A) La maison d’habitation

B) Les locaux d’exploitation : 

- l’table (appele aussi curie ou bergerie)
- les loges porcs
- le rucher
- le pigeonnier (ou colombier)
- le poulailler

C) les locaux de conservation
- la grange , espace essentiel pour conserver la paille et le foin
- le schoir
- la cave (conservation du vin local, des pommes, des chtaignes...)

C) les locaux d’entrept
- la remise (pour y mettre l’abri carrioles et chars
- le hangar

D) les quipements de la vie quotidienne
- le puits
- le four pain priv
- le « travail »
- l’abreuvoir


Hameau de La Bastide (Moldes)

UNE ORGANISATION
Les hameaux groupes de fermes
Les hameaux groupes de fermes

L’habitat en ordre dispers prsent dans certaines parties du Czallier l’est beaucoup moins dans le secteur de la valle de la Sianne.
La plupart des hameaux du Czallier oriental ne sont qu’un ensemble de maisons paysannes, de granges et de hangars apparemment construits sans ordre prcis, sans signe d’urbanisme. Et pourtant...


Le semblant de dsordre de l’implantation des fermes n’est en fait que la recherche du soleil, le point d’eau pour le btail et toujours li la forme du terrain. Le village reprsente une juxtaposition de plusieurs fermes avec en son centre le couderc, son abreuvoir, son travail ferrer les boeufs, un four banal complmentaire des fours privs.

Ces habitations sont parfois des barriades, un alignement de plusieurs maisons et granges permettant l’conomie de pignons.
Ces habitats sont tablis dans des sites privilgis, sur un plateau aux ttes de valles, dans des cirques glacires (Escrouzet)...

Un contexte paysager

Trois ensembles paysagers existent sur notre territoire : les sommets et les crtes, les plateaux et les valles. Le choix relatif la construction d’une ferme n’tait jamais arbitraire. Les anciens tenaient compte de la proximit des surfaces cultiver, de la stabilit du sol, de la meilleure exposition au soleil, de la prsence d’un point d’eau, de la proximit des voies de communication.
Sur notre territoire du Czallier oriental, le bti agricole est organis en hameaux de taille plus ou moins importants dpassant mme le bourg comme au hameau du Bru sur la commune de Charmensac qui comptait une vingtaine de fermes. Cet habitat en ordre group tait distribu autour d’une place souvent matrialise par un abreuvoir

LE BATIMENT ESSENTIEL DE LA FERME
La grange-table
La grange-table

La plus importante et la plus reprsentative des parties constituantes des fermes du Czallier est la grange-table. Sa taille dterminait l’importance de l’exploitation. Sa grandeur, la qualit de ses matriaux, de sa charpente indiquaient aussi la puissance de son conomie et de la richesse qu’elle reprsentait pour l’exploitation.

La seule richesse du paysan autrefois c’tait le troupeau de vaches qui transformait la seule culture de masse possible en montagne : l’herbe. Aussi, prenait-on autant de soin construire la grange-table que la maison d’habitation.

La grange-table formait donc la partie essentielle d’une ferme. Sur le Czallier, elles sont de trs grande dimension. Vaste btisse sans tage parfois jusqu’ 80 mtres de long pour 8 10 mtres de largeur, elles taient le plus souvent contiges l’habitation familiale. Mais on trouve aussi des granges tables totalement dissocies de l’habitation.

Frquemment ce btiment tait construit sur un terrain en pente dominant la prairie de manire ce que le purin s’chappant de l’table puisse tre vacu et dispers en contrebas pour engraisser les prs.
Lorsque la grange-table est adoss la pente du terrain, les murs enterrs isolaient l’table du froid durant les six mois d’hiver.

UNE RESERVE DE FOIN POUR L’HIVER
La grange-stockage
La grange-stockage

Six mois d’hivernage expliquent la grande dimension des granges du Czallier adaptes la dimension des troupeaux. Il tait essentiel d’engranger le plus de nourriture possible pour les vaches de la fin octobre la fin avril, l’hiver est long, froid et neigeux dans le Czallier.

L’tage du vaste btiment agricole est essentiel l’exploitation. La grange renferme la rserve de foin et de paille pour l’hiver. Pleine craquer, le foin formait un bon isolant du froid pour l’ensemble du btail confin plusieurs mois dans l’table en dessous. Quand arrivait le printemps, presque vide, la grange offrait l’aspect saisissant d’une vritable cathdrale.

C’est toujours un espace essentiel pour la ferme d’aujourd’hui.

                      Hameau Le Bru (Charmensac)

RELAIS DES FERMES
Les granges d’altitude
Les granges d’altitude

Ici et l se reprent sur les « montagnes » en zone d’estive sur le Czallier des granges solitaires, sorte d’annexe aux exploitations et formant souvent une cellule loigne mais connecte la ferme. Ces btiments d’altitude servaient pour recevoir les btes malades et comme rserve de fourrage.

Totalement indpendantes des burons les granges d’altitude sont le plus souvent des btiments rectangulaires de petite dimension. Ils comprenaient un niveau bas occup par une table. C’est le niveau suprieur qui accueillait le fourrage. Ces granges qui devaient rsister aux rudes hivers taient des constructions aussi robustes que les burons 

Grange sur les estives du Czallier (vue du ciel)


Grange des Combes sur la montagne de la Mathonire (Allanche)

LE LOGEMENT DES VACHES
L’table
L’table

L’table toujours situe au rez-de-chausse est le logement des animaux, principalement des vaches. La porte d’entre large d’environ deux mtres s’ouvre gnralement sur le pignon lorsque le btiment est isol et sur la faade lorsqu’il est accol l’habitation familiale.
Peu d’ouverture dans l’table quand elle est situe dans la pente du terrain, les fentres n’existent que sur la faade. Pendant l’hiver ces ouvertures sont bouches avec de la paille.

  Etable et habitation formant une maison-bloc terre. Hameau du Bostberty (Anzat-le-Luguet)

A l’intrieur de l’table, faisant suite la porte une alle centrale traverse le btiment sur toute sa longueur . Elle est borde par deux rigoles o viennent s’couler les djections des animaux ; Le sol taient entirement pav de cailloux ronds.

Les vaches sont places de part et d’autre l’alle la tte tourne vers le mur o s’alignent les crches. Dans un coin de l’table un parc spcial tait affect aux veaux ; Frquemment sous l’escalier conduisant la grange ou dans un recoin obscure se trouvait le lit des domestiques.

Survivance troite cohabitation entre les hommes et les troupeaux, on pntrait dans la salle commune par une porte d’accs directe l’table, limitant ainsi les sorties l’extrieur durant les longs mois d’hiver.     Les btes de travail, le plus souvent des boeufs mais aussi des nes et des chevaux logeaient dans un coin de l’table. Pour y pntrer le cheval devait baisser la tte en passant par la porte trop basse pour lui. Les poules logeaient l’hiver dans l’table ce qui posait parfois des problmes de cohabitation avec les vaches.

La porte traditionnelle de l’table
Basse et troite sont les deux caractristiques de la porte d’accs l’table. Cette ouverture construite avec soin pour durer est le lieu de passage frquent du troupeau de vaches. Il s’agit toujours d’une ouverture aux encadrements en pierre de taille avec arc appareill pour le linteau ou simplement en bois. En pierre, il forme un arc en anse de panier avec cl de vote portant la date de construction ou un motif sculpt. Cet arc surbaiss est surmont d’un arc de dcharge lui aussi en pierre.

La porte deux vantaux en bois plein est dote d’un portillon dans sa partie suprieure permettant de clore l’table tout en laissant une bonne aration durant les journes d’hiver ainsi qu’un libre accs aux poules ramasses dans l’table pendant les grands froids.
Un petit trou d’aration « le trapailloux » complte cette ouverture principale de l’table.

Accs l’table en mur pignon Hameau Le Lac (Vze)

LE LOGEMENT DES VACHES
Une organisation pour les btes et les hommes
Une organisation pour les btes et les hommes

A l’intrieur de l’table, faisant suite la porte une alle centrale traverse le btiment sur toute sa longueur. Elle est borde par deux rigoles o viennent s’couler les djections des animaux ; Le sol taient entirement pav de cailloux ronds.
Les vaches sont places de part et d’autre l’alle la tte tourne vers le mur o s’alignent les crches. Dans un coin de l’table un parc spcial tait affect aux veaux.

Frquemment sous l’escalier conduisant la grange ou dans un recoin obscure se trouvait le lit des domestiques.
Survivance troite cohabitation entre les hommes et les troupeaux, on pntrait dans la salle commune par une porte d’accs directe l’table, limitant ainsi les sorties l’extrieur durant les longs mois d’hiver.

Les btes de travail, le plus souvent des boeufs mais aussi des nes et des chevaux logeaient dans un coin de l’table. Pour y pntrer le cheval devait baisser la tte en passant par la porte trop basse pour lui. Les poules logeaient l’hiver dans l’table ce qui posait parfois des problmes de cohabitation avec les vaches.


VITICULTURE
Maisons de type vigneronne
Maisons de type vigneronne

Sur les limites du Czallier proches de la Haute-Loire se trouve un type de maison-bloc en hauteur caractristique des villages ayant eu une activit viticole importante jusqu’au premier quart du 20me sicle.
La partie habitation est l’tage pour laisser le rez-de-chausse au btail ou la cave.

Cette configuration est gnralement associe aux maisons vigneronnes implantes sur les ctes ensoleilles de la valle de la Sianne o l’on pratiquait la culture de la vigne sur les terrasses en pierre sche (les Palhs).

PATRIMOINE

L’eau

La Sianne, notre rivire

Cascades : la magie de l’eau

Mmoire d’eau

Les abreuvoirs

Les sources ferrugineuses

Les puits

Les moulins de la valle de la Sianne

Les ponts de pierre

Les passages gu

Les passerelles primitives sur la Sianne

Les lavoirs du XXme sicle

Les meules des moulins

Les moulins hydrauliques

Les moulins rservoir

Les moulins de communauts villageoises

L’irrigation le long de la Sianne

Les fontaines

Les milieux humides

Les biefs sur la Sianne

Le pays

Les gens

Le plateau du Czallier

Sucs et volcans

Routes et chemins

Des sites et des lgendes

La faune

La flore

Sites d’intrt europen

Le paysage de la valle de la Sianne

Toponymie

Les grottes

Roches et rochers

Les communes et leurs villages

Mobilier et art populaire

Les Activits

La production du miel

Les charbonnires

Chenevrires

L’estive sur le Czallier Cantalien

Les mines

Traditions culinaires

Objets et machines

Activits traditionnelles

Les Palhs

Le ferrage des animaux

Les fours chaux

L’levage du mouton

La vie scolaire

Le travail agricole

Les prs-vergers

Le portage

Les activits itinrantes

La vie dans la maison traditionnelle

Le Bti

Les maisons de berger

Les abris colombins

Les fermes traditionnelles

Les chteaux

Les maisons fortes

Les maisons d’coles

Les abris vernaculaires

Les symboles sur le bti ancien

Les fours pain communaux

Burons du Czallier oriental

Les petits btiments d’levage

Les toitures du Cantal

Les murets en pierre sche

Les sols en pierre

Les fours pain privatifs

Le Sacr

La Rsistance

Les glises

Les chapelles

Les retables

Cloches et clochers

Les croix

Plerinage Notre-Dame de Laurie

Les vitraux

Les Tumulus

Les cimetires

Les monuments aux morts

La statuaire

Les bannires
de procession

Plerinage
Saint-Jacques
du Bru

Les oratoires

Les vtements liturgiques

L’imagerie mdivale religieuse