Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • ENERGIE HYDRAULIQUE

    Canaliser la force de l’eau pour les moulins

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Patrimoine Le pays
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La faune

La valle de la Sianne et le versant oriental du Czallier, marqus par des reliefs contrasts, offrent des habitats naturels qui permettent l’panouissement d’une faune riche et varie.
Aux cots de la faune sauvage, des races domestiques aux caractristiques spcifiques (Salers, Bizet...) ont intgr diffrents sols et espaces.
La qualit d’un territoire dpend aussi d’une multitude de services cologiques souvent irremplaables : pollinisation des plantes par les insectes et les oiseaux, slection naturelle des espces, maintien d’un quilibre par la chasse raisonne...
La biodiversit se dfinit au regard de la varit des cosystmes. Espaces agricoles, fort, eau, animaux...forment un tout. C’est cette cohabitation permanente qui permet la conservation du territoire. La valle de la Sianne s’en sort plutt bien !

OISEAUX
Le retour du hron cendr
Le retour du hron cendr

Cet oiseau de la mme famille que les cigognes fait sa rapparition dans nos valles depuis quelques annes. Des couples de ce grand chassier sont rgulirement observs prs de la Sianne sur le secteur du hameau de Riol (Auriac-l’Eglise) et non loin de Ferrire-bas (Blesle), ainsi que prs de l’Alagnon (Moldes).

La silhouette du hron cendr se caractrise par un long cou, un bec pointu et de hautes pattes. Son observation procure un rel plaisir car le hron cendr peut demeurer longtemps immobile. Son retou dans la valle de la Sianne manifeste la qualit du biotope. (photos avril 2009).


BIODIVERSITE
Le retour de la loutre confirm par une tude
Le retour de la loutre confirm par une tude

Il est difficile d’observer la loutre dans son milieu naturel. On repre donc sur le terrain les indices de sa prsence. C’est ce qu’une jeune stagiaire en BTA gestion de la faune sauvage a ralis sur le cours de la Sianne. Bilan de sa prospection : la loutre est bien revenue dans la valle de la Sianne.

Pour vrifier sur le terrain la prsence de la loutre, notre jeune stagiaire a utilis la mthode classique qui consiste slectionner un secteur d’chantillonnage tous les cinq kilomtres le long de la Sianne. Sur chacun des secteurs dfinis, elle a recherch des indices de prsence sur 300 mtres en amont sur chaque rive et de mme en aval.
Ds qu’un indice tait dcouvert, le secteur tait not positif.

Secteurs d’observation :

- point 1, le lieu dit les trois rivires, confluence de l’Alagnon, la Sianne et la Voireuse.
- point 2, Gu de Ferrire-bas
- point 3 pont de confluence Sianne-Ruisseau de l’Eglise
- point 4 confluence Sianne- Ruisseau de Vaurze
- point 5, pont du hameau de Fournial
- point 6, Bonarme, confluence Sianne-Ruisseau d’Alari
- point 7 hameau de Conches-bas, confluence Sianne-ruisseau de la Meule
- point 8, Vze, valle de La Tour, confluence Sianne-Ruisseau de la Fontaine-Saint-Martin
- point 9, Retenue artificielle sur la Sianne de la Bruyre
- point 10, Tourbires de Tioulouse-haut sur la Sianne

Les indices de la prsence de la loutre sont multiples. Certains sont mmes caractristiques de l’espce et plus facilement dtectables que d’autres.

LES EMPREINTES

La loutre laisse gnralement des empreintes sur une pierre, une touffe d’herbe ou sur un monticule de sable qu’elle fait elle-mme. Ainsi, chaque fois que l’animal sort de l’eau il laisse une empreinte qui sert marquer son territoire et qui permet aux autres individus de l’espce de se reconnatre. Il a t constat que la loutre marque des endroits stratgiques. Des empreintes ont t trouves sous les ponts et aux confluences des ruisseaux. "Ces empreintes sont trs caractristiques reconnait Anas Lebrun, elles sont d’un brun verdtre, dgagent une trs forte odeur de poisson et de multiples fragments d’arrtes de poissons sont visibles".

LES TRACES

Les traces de la loutre laisses sur le sol des berges sont elles aussi caractristiques de son passage. On distingue les cinq doigts et la pelote digitale. Souvent deux empreintes sont superposes, elles correspondent la patte avant et la patte arrire de l’animal qui vient se poser juste derrire les doigts.

LES POILS

Lorsque la loutre sort de l’eau, des poils s’accrochent souvent aux branches des arbres de la berge.

LES RELIEFS DES REPAS

Les dchets des repas du mammifre sont aussi de bons indices pour dtecter un passage. Ce sont les restes de ses proies, comme les poissons, les grenouilles et les crapauds. Dans la Sianne ce sont aussi des restes d’crevisses aux pattes blanches. Concernant les crapauds on observe dans les dchets que la loutre les dpcent par l’arrire et mange l’intrieur en vitant soigneusement de croquer la peau qui contient une sorte de poison.

LES PLACES DE RESSUI

La loutre lorqu’elle a des proies difficilles manger comme les anguilles ou les gros poissons, monte sur les berges enherbes de la Sianne. C’est un prcieux indice de prsence car ces endroits, la vgtation est aplatie car la loutre s’y est roule, elle a nettoy son pelage souvent enduit de la substance gluante de ses proies.

LES COULEES EN U

En gnral on constate que les coules d’entre et de sortie de l’eau ne sont pas les mmes. Les coules forment donc un U, contrairement aux coules du ragondin. La coule de la loutre est par ailleurs toujours propre, l’herbe n’y est pas pitine.

LES HEBERGEMENTS

On repre ici et l le long de la Sianne des gtes, catiches et couches qui sont les diffrents endroits de repos de la loutre. Les gtes sont des abris gnralements couverts ou la loutre se repose. Mais elle n’y reste rarement plusieurs nuits de suite. Les catiches sont des excavations la plupart du temps dans les racines des arbres sur la berge. Il y en a beaucoup le long de la Sianne. L’entre d’une catiche est gnralement souterraine ce qui enpche l’accs aux intrus et protge les petits. Les couches, quant elles, sont ciel ouvert. Situes sur la berge, elles sont utilises pour le repos de la nuit et le nettoyage du pelage. L’observation de ces lieux d’hbergements a montr qu’ils sont souvent marqus par des empreintes l’entre.

UNE ETUDE INTERESSANTE

Si les conditions mtorologiques ont quelque peu perturb la priode d’observation de notre stagiaire, les nombreuses preuves de son reportage photographique ne laissent aucun doute sur la prsence de la loutre dans notre rivire. Elle vient confirmer qu’elle recolonise petit petit notre territoire. Elle confirme par ailleurs les dernires tudes du Sigal sur la bonne qualit de l’eau, essentielle pour la survie de l’espce.

Etude de terrain effectue en mai-juin 2007 sur le cours de la Sianne, par Anas Lebrun dans le cadre d’un stage de 1re anne BTA gestion de la faune sauvage (Legta Henri Queuille 19160 Neuvic).

MILIEU HYDROGRAPHIQUE
La loutre recolonise les berges de la Sianne
La loutre recolonise les berges de la Sianne

La Sianne offre de nouveau un habitat de trs grande qualit pour la loutre avec l’essentiel des lments vitaux pour elle. La rapparition de l’espce est le signe de la bonne sant du milieu. Explications.


La bonne qualit de l’eau de la Sianne, confirme par les dernires tudes dans le bassin de l’Alagnon », le potentiel alimentaire important et les nombreux abris dans les berges, les zones importantes de tranquillit font de la Sianne un territoire idal pour la prsence des loutres.

Jusqu’au dbut du XXme sicle la loutre tait prsente sur la totalit des rivires et des plans d’eau du Cantal. Une grande enqute effectue en 1983 a rvl la disparition de l’espce dans le bassin de l’Alagnon autour des annes 1950. Mais au fur et mesure des prospections, les scientifiques ont redcouvert des indices de sa recolonisation entre 1991 et 1998. Pour la Sianne, les traces d’une prsence de la loutre sont attestes depuis 1996.

La prsence de la loutre est dsormais constate tout au long de la Sianne, manifestant sans aucun doute des bonnes conditions indispensables son dveloppement. Ainsi, l’enqute « Statut de la loutre dans le bassin de l’Alagnon » ralise pour le Sigal* dans le cadre du Contrat de rivire Alagnon en 2002, a confirm le retour du mammifre carnivore dans la valle de la Sianne. Aprs plusieurs dcennies difficiles, la loutre a pu retrouver dans notre rivire tous les lments qui lui sont absolument ncessaires.

Un territoire parfaitement adapt la loutre

Les ressources alimentaires d’abord avec le poisson prsent dans la rivire comme la truite fario, la loche, le vron, le goujon et le chabot. Les proies complmentaires sont galement disponibles comme les batraciens, les couleuvres collier et viprine. Les crevisses pattes blanches prsentes dans la Sianne reprsentent aussi un plus dans l’ventail des proies de la loutre qui ne rechigne pas non plus sur les grenouilles dans les nombreux ruisseaux des Estives chaque anne en fvrier. Les observateurs spcialiss pensent mme que les Estives sont la zone de communication et de reconqute de la Sianne. La loutre serait donc revenue par l’aval et non par les fonds de valle.

Tout autant que la qualit de l’eau, le potentiel alimentaire et la libert de circulation, la prsence de nombreux abris dans les berges de la Sianne, rivire sauvage sur une bonne partie de son cours, ont t dterminant pour le retour de la loutre. L’animal a en effet l’habitude d’occuper un grand nombre d’abris tout au long de son territoire et d’en changer frquemment.
Ces abris le long de la Sianne se rpartissent en trois catgories : des couches l’air libre dans la vgtation des rives, des abris demi protgs sous des rochers, sous les racines des arbres ou dans les cavits naturelles des berges surtout entre Bonarme et le Pont-de-Vze.
Enfin, prsence de catiches entirement souterraines et camoufles dans la berge avec une entre le plus souvent sous l’eau.

La loutre a besoin de tranquilit

Selon diffrentes tudes sur le comportement de la loutre, l’on sait par ailleurs que les couches et les abris sont rarement utilises plusieurs jours de suite par une loutre mais que les catiches invisibles aux humains peuvent l’tre trs frquemment mme en dehors de la priode d’levage des jeunes. L’on sait aussi que la prsence d’abris protgs est absolument essentiel au maintien des loutres sur un territoire donn car plus des 2/3 d’une journe de loutre sont consacres au sommeil ou au repos, d’o l’importance du milieu riverain et des gtes potentiels.

L’observation des berges de la Sianne a montr que la majorit du cours de la Sianne offre un grand potentiel d’abris la loutre. Les emplacements des gtes observs l’occasion de l’enqute se trouvent trs proches de la rivire car pour la loutre son premier rflexe consiste se jeter l’eau la moindre alerte.

Le retour de la loutre dans notre valle s’explique aussi par la configuration nouvelle des rives dues au dpeuplement et l’absence d’entretien des rives. La loutre a en effet besoin de tranquilit, d’une alternance de zones fermes et ouvertes, de portions ombrages et ensoleilles. Dans la partie la plus dgage, disons entre La Croze et Le Babory, la loutre trouve plus facilement des couches l’air libre, dans les herbes ou sous les buissons bas. Dans les zones plus fermes, entre Allagnon et la Terrisse, la loutre occupe des abris ou des catiches dans des endroits o la circulation pied pour les hommes est plus difficile crant ainsi des zones de tranquilit. La prsence d’arbres aux systmes de racines larges, que l’on trouve ici et l le long de la Sianne offrent des cavits naturelles qui ne demandent qu’ tre sommairement amnages.
Notons que l’alternance entre portions ouvertes et fermes le long de la Sianne sont galement favorables aux pcheurs trs nombreux sur cette rivire de premire catgorie qui peuvent ainsi accder des coins de pche, tandis que d’autres endroits plus difficiles d’accs permettent le maintien des populations poissonneuses.

Une observation difficile

Comment reprer la prsence de la loutre. Peu de promeneurs peuvent tmoigner avoir vu une loutre. Celle-ci ne se laisse jamais approcher en milieu naturel. On dcouvre les abris sous roche ou les entres de galeries grce aux empreintes que la loutre dpose systmatiquement aux points de sorties de l’eau et dans les abris dans les bords de la Sianne difficile d’accs, zones naturellement tranquilles pour la loutre.
De nombreuses traces ont t observes notamment prs de l’ensemble des ponts sur la Sianne et en particulier dans le secteur entre la cascade de la Terrisse et le pont de La Tour.

La loutre a-t-elle fait son retour dfinitif dans la valle de la Sianne. Probablement car d’une manire gnrale, toutes les mesures favorables la prservation et l’amlioration de la qualit de l’eau, au maintien et l’amlioration du milieu aquatique de la valle de la Sianne telles que les met en oeuvre le Contrat de rivire ne peuvent qu’tre que favorable la loutre.

* Etude complte disponible au Syndicat interdpartemental de gestion Intgre de l’Alagnon et de ses affluents (SIGAL)
47 rue Jean Lpine, 15500 Massiac, Tel : 04 71 23 19 80


RECONQUETE
Le saumon remonte la Sianne
Le saumon remonte la Sianne

Le retour du saumon atlantique dans les rivires d’Auvergne est de plus en plus une ralit. Si l’Allier remporte la palme pour la prsence du saumon, grce aux efforts des collectivits et des associations, son affluent l’Alagnon commence revoir le prcieux poisson qui naturellement cherche remonter les bons cours d’eau. La Sianne lui plait bien mais...

Le saumon atlantique (Salmo salar) tait prsent l’amont de Laveissire jusqu’en 1850 environ. La cration de la micro-centrale de Grand Pont Lempdes sur Alagnon en Haute-Loire avait dfinitivement bloqu la migration piscicole. Aujourd’hui les donnes de population de cette espce migratrice restent ponctuelles et indicatives. Le contrat de rivire Alagnon mis en oeuvre par le SYGAL a pour objectif depuis plusieurs annes de restaurer la migration piscicole par la suppression ou l’amnagement des nombreux seuils prsents sur l’Alagnon et qui font obstacles la migration du saumon.

En 2001, selon les observations du Conseil Suprieur de la Pche, 12 frayres ont t comptes l’aval du barrage de Grand Pont, le principal « bouchon » de l’Alagnon. Cet obstacle a t partiellement aras en 2003 et a fait l’objet d’autres travaux en 2005 afin de le rendre totalement franchissable. Grce ces travaux raliss au barrage de Grand Pont, 82 frayres sur l’Alagnon et 2 sur la Sianne ont t recenses.

Pour les amoureux de la valle de la Sianne ces observations sont videmment de bonnes nouvelles. La Sianne possde en effet un fort potentiel pour la reproduction des saumons tant du point de vue de la qualit de ses eaux que de celle de ses habitats. Mais nous savons que quelque soit le nombre de saumons accdant aux portes de la Sianne, trs peu pourront s’y reproduire car un premier seuil de taille barre l’accs aux frayres de l’amont au lieu-dit de Ferrire-bas, aprs le camping de Blesle.

C’est au pied de ce barrage que deux saumons ont fray de manire force (photo), n’ayant pu poursuivre leur migration plus au loin dans la valle, aprs 900 kilomtres parcourus sur la Loire et l’Allier...

On peut esprer qu’une concertation aura lieu entre les propritaires riverains, les collectivits locales et le Sygal pour trouver des solutions aux diffrents obstacles qui barrent l’accs de la Sianne au saumon. Barrages et autre pillires en travers la rivire dont l’utilit est aujourd’hui inexistante pourraient peut-tre faire l’objet d’amnagements. C’est en tout cas, une opportunit saisir
estime l’Association Czallier valle de la Sianne.

ORNITHOLOGIE
Les oiseaux de nos montagnes
Les oiseaux de nos montagnes

Un groupe de jeunes passionns de la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) a effectu en juillet 2001 un recensement des diverses espces prsentes sur le territoire de la valle de la Sianne. Un bilan particulirement significatif de la biodiversit : 85 espces aperues lors de la priode d’inventaire.

Inventaire ralis par la Ligue Protectrice des Oiseaux Auvergne (LPO) en 2001

- Alouettes : alouette des champs, alouette lulu

- Ciconiiformes : hron cendr

- Certhiids : grimpereau des jardins

- Phasianids : caille des bls, perdrix rouge, faisan des colchiques

- Picids : pic peiche, pic noir, pic vert

- Sylviids : fauvette tte noire, fauvette des jardins, fauvettes grises, puoillot vloce, roitelet hupp, roitelet triple bandeau

- Accipitrids : buse variable, circate-jean-le-blanc, milan noir, milan royal, bondre apivore, aigle bott, pervier d’Europe, busard saint-Martin, autour des palombes, vautour fauve, vautour moine

- Falconids : faucon crcerelle, faucon hobereau, faucon plerin

- Limicoles : vanneau hupp, bcasse des bois, bcassine des marais

- Columbids : pigeon biset de ville, pigeon colombin, pigeon ramier, tourterelle turque

- Strigiformes : chouette hulotte, effaie des clochers, chouette chevche, hibou grand duc, hibou petit duc

- Caprimulgids : engoulevent d’Europe

- Apodids : martinet noir

- Hirundinids : hirondelle rustique, hirondelle de fentre, hirondelle de rocher

- Motacillids : bergeronnette grise, bergeronnette de ruisseau, pipit des arbres

- Troglodytids : troglodytide mignon

- Cinclids : cincle plongeur

- Passrids : moineau domestique, moineau friquet

- Fringillids : pinson des arbres, serin cini, verdier d’Europe, tarin des aulnes, bouvreuil pivoine, linotte mlodieuse, chardonneret lgant.

-  Embrizids : bruant jaune, bruant proyer, bruant zizi

- Turdids : grive draine, grive musicienne, merle noir, rouge gorge, traquet motteux, tarier ptre, rouge queue front blanc, rouge queue noire

-  Parids : msanges longue queue, msange charbonnire, msange hupp, msange noire

- Sittids : sitelle torchepot

- Laniids : pie griche corcheur, pie griche grise

- Corvids : pie bavarde, geai des chnes, grand corbeau, corneille

- Sturnids : tourneau sansonnet

-  Cuculids : coucou gris

- Upuds : huppe fascie

SAUVEGARDE
La chauve-souris
La chauve-souris

Notre territoire a t reconnu pour abriter d’importantes colonies de chauves-souris, notamment sur les communes de Charmensac, Moldes et Vze. Dclar secteur Natura 2000, les chauves-souris de la valle de la Sianne bnficient de mesures de protection.


Sur le site du hameau de Fournial (Moldes) dans les galeries d’anciennes mines argentifres deux espces de chauves-souris ont t recenses principalement le petit rhinolophe et des spcimens du grand rhinolophe.

Animal fascinant mais mal aim, la chauve-souris, seul mammifre volant, disparait progressivement de nos campagnes. Notre valle n’chappe pas la rgle. La chauve-souris, qui vhicule toute une srie d’histoires a une mauvaise image. Elle fait peur. Pourtant, c’est un animal craintif, qui fuit l’homme et qui joue un rle important dans la rgulation des populations d’insectes, dont elle se nourrit exclusivement.

Le petit rhinolope, qui a t rpertori dans la valle de la Sianne, est un animal sombre, de la taille d’un pouce, aux courtes oreilles pointues et au nez en forme de fer cheval. Il est victime chez nous aussi des pratiques agricoles qui tuent beaucoup d’insectes dont il se mourrit.

Les btiments agricoles traditionnels, dont les combles ou les granges servaient de refuge, ont t remplacs par des btiments qui ne conviennent pas l’espce. Par ailleurs, beaucoup de maisons sont dsormais hermtiquement fermes ne servant que d’habitats secondaires. Or, la chauve-souris est un animal trs sdentaire qui ne circule que dans un rayon de 5 km autour de sa colonie de reproduction.

Dclar secteur Natura 2000, les chauves-souris de la valle de la Sianne bnficient de mesures de protection.


TRADITION
Animaux naturaliss
Animaux naturaliss

La taxidermie a t trs longtemps une pratique commune beaucoup de familles de la valle. Les animaux ainsi prservs sont les tmoins d’une faune trs riche sur notre territoire.

La pratique de la naturalisation des animaux de la faune sauvage (taxidermie) tait trs rpandue parmi la population du Cantal et de la Haute-Loire. Cette pratique a considrablement diminu depuis l’application de la loi de 1976 sur la protection des espces (90%). Ainsi, depuis 1982 seulement 10% des espces sont libres la naturalisation. Aujourd’hui, on se contente donc des animaux chassables.

Chez de nombreux particuliers, souvent des familles de chasseurs, trnent encore sur diffrents meubles, ou sont relgus dans les greniers et les granges, des animaux de toutes sortes, qui avant 1982 pouvaient tre lgalement naturaliss sans autorisation. Ces spcimens prservs reprsentent aujourd’hui le tmoignage reprsentatif d’une faune locale riche et diversifie.

De cette passion ou tradition ancestrale, restent des animaux tonnants que l’on peut observer de prs, ce qui n’est pas possible dans la nature (martre, fouine, petit duc, renard, sanglier, chevreuil, cerf, buse...).

L’association Czallier valle de la Sianne va inventorier et localiser chez les particuliers ces animaux souvent trs bien conservs dans le but de faire dcouvrir la faune sauvage toujours prsente au coeur de la biodiversit du versant oriental du Czallier..

(Collection Nicolas)


GESTION DU VIVANT
Faune de la valle de la Sianne
dans l’Inventaire national
Faune de la valle de la Sianne<br> dans l’Inventaire national

Le premier inventaire national du patrimoine naturel (janvier 2005) rassemble de prcieuses informations sur la valle de la Sianne, zone d’intrt faunistique. Sont notamment rfrencs les poissons, les mammifres, les reptiles et les batraciens et quelques insectes sur chaque commune de notre territoire.

Le Musum d’Histoire Naturelle mis la disposition du public sur Internet les informations relatives au premier inventaire national du patrimoine naturel de France. Aboutissement d’un long travail d’inventaire lanc en 1982 sur la nature et la biodiversit, les donnes dsormais disponibles sur le net couvrent l’ensemble des rgions franaises.

INVENTAIRE

Poissons :
Le chabot, le chabot commun, la truite des rivires, la loche franche

Mammifres :
Le chevreuil europen, le cerf laphe, le cerf, le chat haret, le livre d’Europe, la fouine, la martre des pins, la martre, le blaireau europen, l’hermine, la belette d’Europe, le putois d’Europe, le lapin de garenne, le sanglier, le renard roux, la loutre d’Europe, la loutre, le campagnol des champs, le rat surmulot.

Reptiles :
La coronelle lisse, la couleuvre viprine, le lzard des murailles, la vipre aspic

Batraciens :
Alyte accoucheur

Site de rfrence : www.mnhn.fr/inpn

RECONQUETE
La pilire de Ferrires-bas adapte pour les poissons
La pilire de Ferrires-bas adapte pour les poissons

Pour rejoindre leurs zones de reproduction, les truites et les saumons ont besoin de se dplacer mais les seuils et barrages levs durant le xxme sicle empchaient cette migration. Ctait le cas sur la Sianne o notamment la pilire de Ferrires-bas empchait les poissons venus de lAlagnon de remonter plus haut. La passe poissons change la donne.

En 2011, le Syndicat Interdpartemental de Gestion de lAlagnon (SIGAL) a pilot la cration dune passe poissons sur ce barrage. Ce systme fragmente la chute initiale en quatre chutes franchissables par les poissons. Les poissons peuvent dsormais poursuivre leur migration pour atteindre les portes dAuriac lEglise dans le Cantal en attendant d’autres travaux qui permettront aux poissons de remonter plus loin..

Afin dvaluer lefficacit de lopration, la Fdration de Pche de Haute-Loire a dnombr les frayres truite ("nids" o elles se reproduisent) avant et aprs lamnagement. En 2010, avant la passe poissons, on dnombrait 32 zones de reproduction au dessus du barrage, jusquau ruisseau du Chantejail ou ruisseau de la "fond sale". En 2011, ce chiffre a quadrupl (120 frayres) avant datteindre en 2013 le chiffre de 205 soit une reproduction de lespce 6,5 fois plus importante quen 2010 !

Pour Stphane Nicolas, directeur technique de la fdration de pche " La qualit du fond, des berges et surtout de leau de la Sianne laisse esprer une bonne population de truite. Mais encore faut il que les gniteurs puissent accder ces zones ! La passe poissons amliorera considrablement les choses, cest un gain cologique indniable".

Pour Guillaume Ponsonnaille, directeur du SIGAL "Le rtablissement de la migration des poissons afin quils puissent coloniser les zones de cours deau favorables est un enjeu important sur le bassin de lAlagnon.

Les travaux de restauration de cours deau par le SIGAL, notamment sur la Sianne devraient se poursuivre dans les prochaines annes. Des rflexions sont lances sur la Violette, le Bave, la Voireuze, ...

Contact : SIGAL - 04.71.23.07.11 - alagnon@wanadoo.fr


PATRIMOINE

L’eau

La Sianne, notre rivire

Cascades : la magie de l’eau

Mmoire d’eau

Les abreuvoirs

Les sources ferrugineuses

Les puits

Les moulins de la valle de la Sianne

Les ponts de pierre

Les passages gu

Les passerelles primitives sur la Sianne

Les lavoirs du XXme sicle

Les meules des moulins

Les moulins hydrauliques

Les moulins rservoir

Les moulins de communauts villageoises

L’irrigation le long de la Sianne

Les fontaines

Les milieux humides

Les biefs sur la Sianne

Le pays

Les gens

Le plateau du Czallier

Sucs et volcans

Routes et chemins

Des sites et des lgendes

La faune

La flore

Sites d’intrt europen

Le paysage de la valle de la Sianne

Toponymie

Les grottes

Roches et rochers

Les communes et leurs villages

Mobilier et art populaire

Les Activits

La production du miel

Les charbonnires

Chenevrires

L’estive sur le Czallier Cantalien

Les mines

Traditions culinaires

Objets et machines

Activits traditionnelles

Les Palhs

Le ferrage des animaux

Les fours chaux

L’levage du mouton

La vie scolaire

Le travail agricole

Les prs-vergers

Le portage

Les activits itinrantes

La vie dans la maison traditionnelle

Le Bti

Les maisons de berger

Les abris colombins

Les fermes traditionnelles

Les chteaux

Les maisons fortes

Les maisons d’coles

Les abris vernaculaires

Les symboles sur le bti ancien

Les fours pain communaux

Burons du Czallier oriental

Les petits btiments d’levage

Les toitures du Cantal

Les murets en pierre sche

Les sols en pierre

Les fours pain privatifs

Le Sacr

La Rsistance

Les glises

Les chapelles

Les retables

Cloches et clochers

Les croix

Plerinage Notre-Dame de Laurie

Les vitraux

Les Tumulus

Les cimetires

Les monuments aux morts

La statuaire

Les bannires
de procession

Plerinage
Saint-Jacques
du Bru

Les oratoires

Les vtements liturgiques

L’imagerie mdivale religieuse