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Le temps du couchage

ALCOVE ET LIT-CLOS
Le couchage dans la salle commune
Le couchage dans la salle commune

Le fond de la salle commune de la maison paysanne traditionnelle, moins bien claire durant le jour servait la nuit comme lieu de repos en ces temps de cohabitation sous le mme toit de plusieurs gnrations. Cet espace toujours sur le ct du cantou tait occup par une enfilade d’alcves ou des lits-clos en planches nues, ni peintes ni blanchies, adosse au mur face la porte d’entre.

L’introduction du lit-clos en France et son usage dans les rgions montagneuses d’Auvergne se situe dans la premire moiti du 18me sicle et parfois mme au 17me dans les fermes cantaliennes.

Les spcialistes s’accordent faire remonter au 15me sicle l’introduction du lit-clos en Europe. Il serait d’abord apparu en milieu bourgeois avant de gagner les campagnes profondes. Son usage s’est gnralis en Auvergne quelques dcennies avant l’apparition du chemin de fer. On comprend pourquoi les paysans pour qualifier l’enfilade des lits dans les salles communes parlaient de « lits en wagon ».

Le lit qui se trouvait au plus prs du cantou tait rserv au matre de maison. Dans le Cantal autrefois, le recours ce type de lit tait apprciable dans la mesure o le froid ambiant la nuit tait d’autant plus vif qu’on laissait le feu mourir dans le cantou en le recouvrant de cendre aprs la veille par crainte de l’incendie.

PRESERVATION DE L’INTIMITE
Alcve et lit-clos ferms par des rideaux
Alcve et lit-clos ferms par des rideaux

Le lit-clos rideau gnralement trs color avec un bandeau en cantonnire est le lit le plus reprsent dans les anciennes salles communes du.nord Cantal. Les spcialistes parlent de lit-wagon lorsque sont intgrs la boiserie trois ou quatre lits juxtaposs en enfilade agrment d’une horloge et auxquels on accde au moyen des marchebancs, une tradition auvergnate trs ancienne.

Une simple cloison en planches spare les units pour supporter les oreillers et une certaine intimit. Dans les plus anciens couchages la literie est maintenue en place par une traverse enjamber aprs celle du marchebanc.

Enfilade de lits-clos avec boiserie peinte comprenant une sparation par un profond placard. L’horloge de tradition Comtoise est ici remplace par un carillon mural. Les lits sont prcds d’un marchebanc (Commune de Vze)

OUVERTE OU CACHEE
La couchette en alcve ferm
La couchette en alcve ferm

On retrouve encore dans les villages du Czallier plusieurs types de couchage en lit ferm dont certains sont encore utiliss aujourd’hui : alcve ou lit-clos placard ferms par une porte ou par un pais rideau.

Lit-clos placard
Le lit-clos intgr dans un placard peut tre considr comme une sorte de lit armoire qui permettait durant la journe de le faire totalement disparatre de la salle commune en fermant une porte deux battants du mme style que le reste de la boiserie.


Alcve avec un grand rideau
Il s’agit d’un lit indpendant et amovible auquel on accde grce une large ouverture gnralement ferme par un grand rideau, signe d’une volution du couchage au 20me sicle. Ce couchage toujours utilis aujourd’hui est prsent dans certaines maisons ayant t rnoves pour accueillir le confort moderne.

SOMMEIL ET RELATIVE INTIMITE
Un couchage standard pour toute la famille
Un couchage standard pour toute la famille

Le couchage dans un alcve au fond de la salle commune est caractristique la fois de l’intrieur de la maison paysanne des 19me et de la premire moiti du 20me sicle, mais aussi d’un certain mode de vie dans le Czallier. Il a aujourd’hui disparu quelques exceptions prs dans des intrieurs encore occups par des personnes ages.

La monte au lit : le marchebanc
Le banc-coffre, marchepied jamais pourvu de dossier dispos devant l’alcve avait la mme longueur. Indissociable du lit-clos il permettait d’accder au lit tout en hauteur. Il donnait plein sens la formule bien connue « monter se coucher ».

Ce dispositif n’existait plus lorsqu’un vrai lit (lit rouleau) a remplac au dbut du XXme sicle la couchette traditionnelle en planche. La plupart des marchebancs ont disparu. Les lits clos n’tant plus utiliss.

La couchette

La couchette du lit-clos se composait d’un sommier en planches sur lequel on disposait un matelas de feuilles de htre conservant longtemps une certaine lasticit. Mais le principal inconvnient tait que ds que l’on remuait cela provoquait un bruit considrable dans le silence de la nuit., Le contenu de ces matelas fut chang au dbut du 20me sicle contre des plumes ou de la laine, notamment lorsque les lits rouleaux ont pris la place des anciennes couchettes l’intrieur mme des alcves.

Le matin, pour remettre en ordre le couchage, on utilisait un bton de lit permettant de ramener facilement les draps et la couverture sur le traversin.

L’dredon gonflant rouge

L’dredon quasiment prsent sur la couchette de tous les alcves ressemble une couette, mais de taille plus rduite. Il couvre uniquement le plateau du lit sans remonter sur l’oreiller. Il ne retombe pas du lit.

En Auvergne cet dredon traditionnellement de couleur rouge tait autrefois gonflant car rempli de duvet naturel et de plumettes. Dans l’alcve il apportait aussi une note de dcoration en plus du confort car frquemment recouvert le jour d’une parure en coton brode en dentelle.

L’dredon est n au Moyen-Age. On le plaait alors entre le dormeur et la paillasse pour l’isoler du froid et pour lui apporter un peu de moelleux. Lorsque les matelas en laine sont apparus, les dredons sont remonts sur les dormeurs pour apporter de la chaleur.

Le berceau de l’enfant

Le berceau du dernier n de la famille plac prs du lit-clos des parents tait le plus souvent suspendu au dessus du lit une potence l’extrmit droite du lit permettant de bercer l’enfant sans se lever.

Le bton de lit mi-clos

L’ALCOVE D’ESCALIER
La couchette du domestique ou d’un enfant
La couchette du domestique ou d’un enfant

Frquemment appel « le lit du vacher » cette couchette rideau a la particularit d’tre encastre dans la monte d’un escalier. Son positionnement peu confortable a dtermin son attribution un domestique ou un membre de la famille, souvent un enfant.

Comme la plupart des lits mi-clos, le lit sous l’escalier possdait un rideau comme fermeture, mais aussi dans certaines maisons une porte un ou deux battants.


(Commune de Charmensac)

COUCHOIR RUDIMENTAIRE
Le lit-clos du vacher
Le lit-clos du vacher

Le lit des vachers, bergers et valets de ferme tait situ en dehors de la salle commune. C’tait la couchette spcifique de l’homme charg du btail.
Ce lit-clos est l’un des lments mobiliers les plus frustres et d’une simplicit d’excution, sorte de grande caisse en bois sur pied, ferme par une porte ou des volets coulissants sans aucune dcoration.

Le couchage clos ou plutt cette paillasse inconfortable, sorte de caisse en planches tait place dans un coin de l’table ce qui permettait nanmoins au vacher de profiter l’hiver de la chaleur des animaux.

Ce type de lit-clos dsormais rare a progressivement t abandonn. Il a disparu des tables dans la dernire moiti du 19me sicle. Devenus inutiles et encombrants, ils ont presque tous t dtruits. Deux spcimens ont t conservs sur la commune de Peyrusse.


Lits-clos de vachers dposs dans une grange Peyrusse

La chambre d’table

Parmi la forme de logement la plus ancienne pour les domestiques d’une ferme maison-bloc, la chambre d’table ou d’curie a longtemps t en usage dans le Czallier. Cette chambre situe dans un coin de l’table ordinairement spare des animaux par une cloison en planches ou par des claies en bois, accueillait le lit-clos du vacher, un couchoir rudimentaire.

Ces lits-clos tmoignent du mode de couchage ancien utilis par l’ensemble de la famille dans les montagnes du Cantal, principalement l’hiver, avant l’avnement du fourneau et l’amlioration du niveau de vie des paysans.
Dans cet espace amnag en dehors du logement des humains, proximit du lit-clos se trouvaient diverses tagres, des porte-manteaux auxquels on accrochaient les habits pendant la nuit.
Le linge et les vtements du vacher taient rangs dans un marchebanc, sorte de banc-coffre plac devant le lit-clos et permettant en outre d’accder la couche.
Aux beaux jours, c’est un autre type de lit, mobile celui l, qui sera l’espace nuit du vacher dans les pturages.

JOUR-NUIT
La chambre, dbut de la maison moderne
La chambre, dbut de la maison moderne

Dans le dernier tiers du 19me sicle le dsir de s’isoler pour dormir conduit la cration de chambres spares de la salle commune et l’abandon des modes traditionnels de couchage. Les chambres l’tage bouleverseront l’espace de vie et les relations familiales.

La cohabitation l’intrieur d’une pice unique posait des problmes de promiscuit intergnrationnelle. Jusque-l une bonne partie de la famille dormait dans les lits clos de la salle commune o dans le salon, pice adjointe aux multiples fonctions : couchage complmentaire, pice de rangement ou pice d’apparat. .

Selon les spcialistes de l’habitat rural, la cration des chambres l’tage entrana un bouleversement de la disposition de la maison et une redistribution des fonctions l’intrieur des habitations en Haute-Auvergne.

L’amlioration du niveau de vie aboutit la construction de maisons plus grandes et plus confortables, avec comme effet la rduction de la promiscuit. Les nouvelles maisons bloc tage construites aprs 1850 comprendront la salle commune et le salon au rez-de-chausse, souvent spars par l’escalier d’accs au premier tage au fond d’un troit couloir. Suivant la taille de la maison plusieurs chambres taient disponibles.

La cration des chambres marqua la cration de zones fonctionnelles indpendantes les unes des autres : la sparation des fonctions jour-nuit. C’est cette configuration qui est encore la plus visible aujourd’hui dans l’habitat rural

Le chauffage des chambres

Lorsque s’est rpandu l’usage des vritables chambres, celles-ci taient meubles uniquement l’aide de grands placards-boiseries.
Jusqu’ la fin du 19me sicle la plupart des chambres l’tage n’taient pas chauffes. Celles qui seront cres auront une chemine de petite dimension insre gnralement dans la boiserie. Elles taient souvent en jambage et linteau-tablette en bois ou en pierre, parfois en marbre.

L’arrive du lit double chevet

Le lit bateau est devenu la vedette de la nouvelle chambre coucher et s’est transmis de gnration en gnration. Ce lit de style Louis Philippe, dit aussi lit de travers, date du dbut du 19me sicle. Il s’est fortement dmocratis avec les nouvelles possibilits de la production industrielle. Ses formes droites ou en courbes dcoupes le rendait plus facile produire mcaniquement d’o son succs et sa prsence quasiment dans toutes les maisons.
Ce lit une ou deux places a aussi t frquemment intgr dans la modernisation des alcves et lits clos.

PATRIMOINE

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La Sianne, notre rivire

Cascades : la magie de l’eau

Mmoire d’eau

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