Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • TRADITIONS

    Types de chemines sur la maison paysanne (2)

    Pour tre efficace une souche de chemine doit dpasser le fatage d’au moins cinquante centimtres. Dans le Czallier elles peuvent largement dpasser cette hauteur. La souche comporte (...)

  • MULTIFONCTIONS

    L’pi rose des vents (5)

    L’pi rose des vent arbore toujours un axe pourvu d’une croix directionnelle indiquant les quatre points cardinaux. Gnralement mtallique, la girouette rose des vents est constitue (...)

  • EPI POPULAIRE

    La girouette mtallique (4)

    Popularise au 19me sicle l’pi girouette en mtal orne principalement les btisses bourgeoises du dbut du XXme sicle et s’est durant tout le 20me sicle tendu de nombreuses (...)

  • ESTHETISME

    Les pis de fatage mtalliques (3)

    L’pi de fatage en mtal, fer, zinc ou fer blanc, plomb, n’est pas antrieur au 19me sicle. Le socle de cet objet utilitaire comprend une pyramide tronque ou un cube surmont (...)

  • LA POSE

    Les deux modes de fixation de l’ardoise (3)

    Pour bien fixer les ardoises et assurer une bonne tanchit, rsister au vent, protger de la neige, ont t utiliss deux modes de fixations, le clou fixation traditionnelle en Auvergne et le (...)

  • ECAILLE OU OGIVE

    Avec l’ardoise, le bti a chang (2)

    Au 19me sicle la toiture en ardoise a conquis tous les types de btiments paysans, bourgeois, religieux. Une cohabitation plus que centenaire qui perdure encore pour les fermes, les granges, (...)

  • APPARENCE ET FONCTIONNALITE

    La grande harmonie du toit en lauze (2)

    La lauze de schiste, la plus employe dans le nord Cantal, taille en caille ou en ogive, mesure gnralement de 15 60 cm et se distingue facilement sur les toitures par son irrgularit et (...)

  • EN ATTENDANT MIEUX

    Le gent, l’autre toiture vgtale

    Ressource vgtale abondante dans le Massif Central, le gent ne couvrait pas seulement quelques btiments usage d’habitation, il tait aussi employ pour de petits difices ruraux (...)

  • EPOQUE

    Causes de la disparition du chaume dans le Czallier (4)

    Plusieurs facteurs expliquent la disparition progressive de l’utilisation du chaume pour couvrir les habitations paysannes dans le Czallier:nouvelles pratiques agricoles, nouveaux (...)

  • TRACES

    Chaume : le tmoignage prcieux de la photographie (5)

    La photographie offre un tmoignage visuel, dat, des anciens hameaux de la valle de la Sianne. Deux sources sont dsormais prcieuses pour visualiser l’tat du bti au cours du 20me (...)


Patrimoine Le Bâti
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Les maisons de berger

Les burons ne sont pas les seuls btiments sur les Estives. Implantes flanc de montagne, des constructions de petite taille, et dont l’usage n’tait pas la fabrication de la fourme Cantal, se reprent ici et l. Il s’agit d’abris sommaires en dur, construits dans le premier tiers du 20me sicle pour les bergers en charge de la surveillance du btail durant l’t.

GARDE DES TROUPEAUX
Les abris de berger pour l’estive
Les abris de berger pour l’estive

Sur les estives du versant oriental du Czallier des maisons, appeles tort « buron », y compris sur les cartes IGN, permettaient aux bergers, voire un couple, de rester sur place sans avoir besoin de rentrer la ferme le soir. Ces petites vigies qui ponctuent encore le paysage sur le bord des estives du Czallier, ne sont pas trs loignes des fermes et des hameaux sur les communes de Vze, Moldes, Peyrusse, Feydit/Allanche et Anzat-le-Luguet.

Suite la transformation de l’conomie pastorale traditionnelle au dbut du XXme sicle, la prsence de maisons de bergers faisait suite la volont des ayant-droits des sectionnaux d’avoir sur leurs montagnes un lieu de vie pour les gardiens de leurs troupeaux. Ces maisons accompagnaient donc l’volution de l’utilisation des montagnes lait aux montagnes graisse. Les constructeurs devaient obtenir diverses autorisations et respecter des procdures communales et dpartementales parfois trs longues.

La diffrence avec les burons ddis la fabrication traditionnelle du fromage est frappante. C’est d’abord la surface relativement petite. Si l’espace habitable reste troit, il comprend tout de mme un certain confort d l’volution des conditions de vie et d’hygine du dbut du 20me sicle : chemine fonctionnelle, bonne ventilation intrieure, fentres double battants diffusant une bonne clart, entre spare, pour certains, espace part avec sa porte extrieure pour le rangement, parfois un tage avec au-dessus un grenier. L’eau proximit, obligatoire pour le permis de construire...On est loin des burons entirement dvolus l’activit fromagre ou le bien-tre des hommes n’tait pas la priorit.

Ces maisons de bergers sont une dizaine sur le Czallier oriental et la dernire semble bien tre celle qui pointe sur le communal de la Montagne du Bosberty dominant la retenue de la Sianne, termine seulement en 1931.
Depuis la pose systmatique des cltures en fer barbel, ces anciens lieux de vie servent aujourd’hui ramasser les btes malades ou entreposer du petit matriel. La surveillance permanente des btes n’tant plus ncessaire.

Maisons de bergers la Vazze et au Bosberty (Anzat-le-Luguet)

ANZAT-LE-LUGUET
La maison sur la montagne sectionnale du Bosberty
La maison sur la montagne sectionnale du Bosberty

La maison de berger sur la montagne du Bosberty, bien sectionnal appartenant au village du mme nom, est situe l’extrmit de la commune d’Anzat-le-Luguet (Puy-de-Dme). C’est le dernier btiment consacr l’estive sur le bassin versant de la Sianne. Sa construction s’est tale sur prs de huit annes (1923-1931) du fait de diverses complications dues la faillite de l’entrepreneur de maonnerie.

Tout avait pourtant bien commenc. Les habitants du village du Bosberty s’taient mis d’accord pour btir sur une montagne appartenant la collectivit (section communale) une petite maison usage d’Estive pour mieux organiser le pacage de leurs btes durant l’t.
Le 1er septembre 1922, toutes les familles et les ayant-droits de la section du Bosberty s’engageaient officiellement excuter eux-mmes ou leur frais dans la montagne de Bosberty "tous les travaux, fouilles et transports de matriaux pour la construction d’un "buron" sectional, la recherche d’eau et l’installation de bacs abreuvoirs pour l’entretien des btes". Cet engagement fut vis par le maire d’Anzat-le-Luguet le 29 novembre 1922.
Les habitants signataires furent : Gabriel Soulalioux, Edoaurd Bresson, Gabriel Palut, Antoine Bresson, Franois Blanc, Jean Blanc, Alphonse Bresson, Jacques Pallut, Charles Laporte.

Avec l’aide de la municipalit et de l’ingnieur des eaux et fort, ils obtinrent une belle subvention de l’Etat, somme prise sur les jeux du Pari Mutuel (18 800 francs de l’poque).
Les plans du btiment furent dresss par monsieur Quitard, architecte Thiers. L’humble btisse ne prvoyait pas l’activit de fabrication du fromage, mais une simple habitation, bnficiant tout de mme d’un certain confort d l’volution du style de vie dans le premier tiers du 20me sicle.
Le 15 septembre 1923, monsieur Auguste Mingonnet, entrepreneur Genelire, commune de Dauzat-sur-Vodable, soumisionne pour raliser les travaux et obtient le chantier. Peu de temps aprs, celui-ci tombe malade alors que les travaux ne sont gure avancs. Il reprend pisodiquement le chantier partir de juillet 1925 durant la bonne saison. En effet, plus de 1200 mtres d’altitude l’hiver est prcoce et long, empchant toute construction. Mais en 1927, l’entreprise de monsieur Mingonnet fait faillite. Le chantier est arrt, et les tracasseries administratives empchent de trouver une solution rapide.

Le 20 octobre 1929 le Conseil Municipal constate que la construction du "buron" est toujours en souffrance. Mme constat en 1930, plus de six ans aprs l’acceptation des travaux.
A la fin de l’anne 1930 le Conseil, avec l’accord des habitants du Bosberty, dcide de confier la fin du chantier un menuisier de la commune, Pierre Gay. Le 29 mai 1931, un trait de gr gr finalise la demande. Les travaux de finitions seront rapides. La maison fut utilise pour la premire fois durant l’t 1931, aprs huit ans d’attente.
Par la suite sera rajout sur le ct une petite table surmonte d’un grenier au toit une pente.
La petite maison a bnfici en 2006 d’une nouvelle couverture en bac acier...une vie prolonge pour ce petit btiment d’estive.

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Sources : Archives Dpartementales du Puy-de-Dme cote 33FI 6/25


VEZE
L’abri d’t du col de la Croix de Baptiste
L’abri d’t du col de la Croix de Baptiste

L’abri du col de la Croix de Baptiste sur la montagne communale de Vze n’est pas trs loign du bourg. Il a connu une prsence rgulire durant l’t pendant plusieurs dcennies, du 15 mai au 9 octobre jusqu’en 1971. Tmoignage.


"La saison de l’Estive avait lieu des dates immuables : du 15 mai au 9 octobre de chaque anne. La Montagne communale de Vze accueillait les vaches de tout ge : les « bourettes » (de plus d’un an), mais surtout les « bmes » (de plus de deux ans) et quelques vaches adultes taries. Parfois s’y mlait un taureau. Tous ces animaux taient des « Salers » mme si trois o quatre « Aubrac » se perdaient dans la masse des 200 300 btes du troupeau. Dans les annes quarante, il n’y avait trs peu de fils barbels. Les limites de la Montagne taient donc signales par de grosses pierres, « les cares » poses de loin en loin. Mais ces limites que nous devions respectes taient toutefois approximatives.

Ds le 14 mai arrivaient la Montagne d’abord les btes du village de Vze, pied comme il se doit. Les 15, 16 et 17 mai parvenaient les « trangres » d’Aurillac, Mauriac, Maurs et mme de l’Aveyron. Arrives en train jusqu’ la gare d’Allanche elles finissaient le trajet pied au son des clochettes et autres sonnailles.

Chaque propritaire avait sa marque pour ses btes et le btier tenait bien jour un carnet sur lequel il indiquait pour chacun le nom, la marque, le nombre de btes avec un descriptif sommaire complt par l’adresse du propritaire.

Ds 7 heures du matin, les vaches partaient pour les « bordures » de la Montagne. Pour viter le gaspillage de l’herbe, toute la matine, le troupeau tait ainsi maintenu le long des limites de la Montagne par deux bergers : un ct Montagne et l’autre ct bordures. Le troupeau se disposait alors en un long ruban surveill sur les longs cts.

A midi, les btes rentraient au parc jusqu’ 15 heures. Ce parc carr de cent claies, dont un ct de claies pleines, les redas, tait dplac tous les deux jours ce qui permettait la fumade. Aprs 15 heures, le troupeau allait patre presque en libert surveill par un seul berger qui vitait la dispersion des btes. Le matin et l’aprs-midi, le berger veillait faire boire les btes dans les grands troncs de sapin creuss, les bachass, dposes prs des sources. A la tombe de la nuit le troupeau regagnait le parc.

Le berger devait aussi veiller l’tat de sant des animaux, donner les premiers soins et prvenir les propritaires s’il n’y avait pas d’amlioration, d’o l’importance des marques.

Le dernier batier vivre l’Estive au buron de la Montagne de Vze fut Marius Chazelon. De 1946 1971, avec sa femme, ils quittaient chaque anne le hameau de Bteil pour exercer un mtier qui n’tait pas de tout repos. Un mtier avec beaucoup de responsabilits et une relle libert d’initiative. A la fin de la saison le salaire forfaitaire tait vers par la mairie de Vze, propritaire de la Montagne".

Marius Chazelon, prs de la maison de berger du col de la Croix de Baptiste (Vze), vers 1948.

ANZAT-LE-LUGUET
La petite maison du col de la Vazze
La petite maison du col de la Vazze

Cette petite maison presque carre (6,50x7,00m) situe l’est du hameau du mme nom 1290m d’altitude, signale comme buron sur la carte IGN, est en fait une maison de berger servant principalement la surveillance des troupeaux. On n’y fabriquait pas de fromage. Un btiment tait dj signal cet endroit sur le cadastre de 1838 qui prcisait qu’il appartenait aux habitants de la Vazze.

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