Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
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Patrimoine Le Sacré
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L’imagerie mdivale religieuse

Afin de rendre comprhensible les principes chrtiens par toute la population en ce temps d’analphabtisme gnral des XII et XIIImes sicles, on demanda aux sculpteurs employs dans les glises de les illustrer leur manire. Majoritairement l’imagerie Romane s’est donc retrouve sur les difices religieux jusque dans les contres les plus excentres. C’est le cas exclusif de la valle de la Sianne qui ne comporte plus aucun btiment civil de cette poque, part la tour carre de Colombine (Moldes).

IMAGES DE PIERRE
Des glises rurales,
tmoins de la socit Romane
Des glises rurales, <br>tmoins de la socit Romane

Les diverses imageries de pierre, l’extrieur et l’intrieur des petits difices religieux sont dignes d’intrt car elles renseignent sur une priode de l’histoire locale. En tout cas, les sculptures encore visibles montrent que la petite valle de la Sianne ne fut pas en dehors du grand lan culturel et religieux qui a marqu l’Auvergne aprs l’an mille. Explications.


Le territoire de la valle de la Sianne n’est assurment pas le plus exceptionnel et le plus reprsentatif de l’Art Roman en Haute-Auvergne. Les glises rfrences du secteur sont de petits difices de village fortement remanis au cours des sicles qui n’ont jamais eu la magnificence de certaines glises rurales du Cantal o de la Haute-Loire toute proche, Blesle et Brioude notamment.
Les difices de la valle de la Sianne partiellement Roman sont l’glise Saint Nicolas d’Auriac, l’glise de l’Assomption de Laurie, l’glise saint-Lger de Moldes, l’glise saint-Caprais de Vze, la chapelle saint Julien de Chanet et une petite extension aux glises de Charmensac et Peyrusse dont une partie du territoire se prolonge dans la valle de la Sianne.

Tenir compte de l’poque
En histoire de l’art, la priode romane s’tend de 1030 la moiti du XIIme sicle. L’Art Roman regroupe aussi bien l’architecture que la sculpture ou la statuaire romane comme les Vierges en Majest (celle de Laurie en fait partie).
Pour comprendre les vestiges de l’imagerie Romane dans notre territoire, il convient de restituer l’poque. La population du XIme sicle tait craintive, crase par le monde qui l’entourait et les mystres de la vie et de la nature environnante. Mme la rflexion des gens cultivs tait marque par l’irrationnel et les fantasmes, les angoisses du lendemain expliquent les historiens du Moyen-Age. C’est pourquoi il faut regarder l’imagerie Romane comme le reflet d’une manire de vivre, de la situation sociale, conomique, politique et religieuse videmment une poque donne.

Art symbolique, le Roman marquait la naissance d’un style universel qui prendra un aspect particulier dans chaque rgion. En France, les historiens ont recens une bonne quinzaine de styles diffrents, mais toutefois avec une vraie unit, celle du mme sentiment religieux vhicul par le christianisme. Par ailleurs, la socit romane vivait en autarcie, ce qui explique aussi les caractristiques rgionales, notamment en Auvergne.
Art sacr avant tout, le Roman avait pour but de rpandre par les formes et les images le contenu de l’histoire sainte, aprs des sicles de dbats passionns au sein de l’Eglise catholique sur le bien fond des images. Jusqu’ l’an mille, o l’on commena tablir des reprsentations destines aux fidles.
L’imagerie Romane proposait une mise en ordre du monde en permettant chacun d’y retrouver ses proccupations essentielles : l’amour, le travail, les tentations, la fuite du temps, un sens de la vie dans le monde. La morale chrtienne proposait alors des repres pour le temps du chemin terrestre en attendant le Paradis.
Afin de rendre comprhensible par tous les principes chrtiens en ce temps d’analphabtisme gnral, on demanda aux sculpteurs employs dans les glises de les illustrer leur manire. Majoritairement l’imagerie Romane se retrouvait donc sur les difices religieux jusque dans les contres les plus excentres. C’est le cas exclusif de la valle de la Sianne qui ne comporte plus aucun btiment civil de cette poque, part la tour carre de Colombine (Moldes).

Pourquoi cette imagerie l’poque mdivale ?
Dans la socit mdivale, une grande majorit de la population ne savait ni lire ni crire. C’est ce qui a justifi les sculptures images pour l’enseignement de la religion catholique et l’aide spirituelle des fidles. La sculpture romane fut donc une bible de pierre pour ceux qui n’avaient pas accs aux textes.

L’imagerie romane enseignait donc l’histoire sainte, servait de guide pour la vie quotidienne et la morale selon la vision chrtienne du moment. Elle rappelait aussi des pisodes de la vie du Christ, l’exemple des saints, voire de personnages ou seigneurs montrs en exemple. Le clerg, souvent mal form l’utilisait pour illustrer le sermon du dimanche.
L’imagerie ne recherchait pas seulement un effet esthtique, sont but tait bien ducatif. Les artistes mettaient en scne toujours des thmes de composition en fonction du public qui frquentait les lieux. Technique toujours essentielle aujourd’hui. Nos mdias n’ont rien invent.

L’imagerie mdivale,
la source de la culture visuelle contemporaine

Avec le XXIme sicle, nous sommes rsolument entrs dans une civilisation de l’image, accentue ces dernires annes par l’extraordinaire dveloppement des nouvelles technologies de l’image et de la communication.
Cette volution a l’avantage de nous rendre plus attentif aux rles et aux usages des images et des reprsentations dans les socits qui nous ont prcdes, des images qui font partie du patrimoine commun.
Dans la culture mdivale, la notion d’image s’appliquait aux objets figurs, aux langages, aux rves et aux visions. Tout tant galement caractris par des influences extrieures hrites de l’antiquit romaine, les importations byzantines et carolingiennes, et surtout le retour en force des images lies la religion et au culte chrtien. Les reprsentations sculpturales romanes ne visaient pas forcment au ralisme mais se conformaient aussi des codes symboliques pour prsenter l’absent ou l’invisible, notion trs prsente dans la foi catholique de toujours.
L’imagerie mdivale de nos glises rurales peut donc se rvler nos yeux d’aujourd’hui comme un lieu d’exprimentation des reprsentations du monde, des relations au divin et de mise en jeu des rapports sociaux de l’poque.
Cette culture visuelle du Moyen-Age qui nous parait si lointaine peut nous faire mieux comprendre ce qui nous rapproche et tout ce que notre culture contemporaine de l’image doit ces temps anciens, mais aussi tout ce qui nous spare de ce monde.

RECHERCHE DE SENS
Le symbolisme,
caractristique de l’imagerie Romane
Le symbolisme, <br>caractristique de l’imagerie Romane

Le symbolisme est l’une des caractristiques de l’imagerie Romane. Au-del de l’aspect ornemental, il tait essentiel pour les btisseurs d’glises que les fidles peroivent au mieux le message transmis par les sculptures de pierre. Les symboles n’taient pas forcment nouveaux. Ils taient riches de l’enseignement spirituel et culturel de civilisations disparues.

La priode mdivale s’est ainsi beaucoup inspire de l’antiquit, l’poque romaine, les mythes et traditions dus l’installation des peuples celtiques et germaniques, la socit carolingienne, les croisades…Car en fait, la symbolique traditionnelle est universelle. Le dragon par exemple possde la mme signification protectrice en Chine.

Connatre ces symboles et le sens de l’architecture romane permet de mieux comprendre cette socit d’il y a 800 ans, ses certitudes, les lois et les dogmes qui organisaient la fois la vie en socit et la vie religieuse. Ainsi, mme avec de petits lments de la sculpture romane encore visibles sur notre territoire, c’est un prcieux tmoignage qui est offert notre comprhension.

Sens des chapiteaux dans l’architecture et l’imagerie
Dans la construction d’une glise, le chapiteau a un rle important puisqu’il rcupre la pousse des arcs et une partie de la vote. Il subit donc une pression que le sculpteur devait prendre en compte.Cette soumission aux lois de l’architecture limitait la crativit. Les diffrences viendront alors des traditions locales, des comptences des sculpteurs et de la nature de la pierre.

Le pilier roman est l’hritier naturel de la colonne antique. Les architectes se sont rappels des corbeilles ioniques et corinthiennes. Ils ont retraduit sur les chapiteaux l’art des parures.
La sculpture romane est donc d’abord un lment d’architecture. A l’intrieur de nos glises on le trouve essentiellement sur les chapiteaux. Mais les sculpteurs ne pouvaient ignorer, ni contourner les formes obliges. Leurs ciseaux ne pouvaient attaquer la pierre n’importe comment. Des difficults techniques et esthtiques limitaient leurs crativits.
Qu’importe, le sculpteur roman qui avait horreur du vide n’hsitera pas dformer ses personnages pour occuper les angles par exemple.
Toutefois, il faut garder en mmoire que la figuration ornementale des motifs gomtriques ou vgtaux trs prsente dans l’imagerie mdivale avait aussi son importance car ils donnaient du rythme et de la dynamique aux symboles.

Le chapiteau histori aura t une spcialit Romane. Si les dcors sculpturaux des premiers sicles du deuxime millnaire encore visibles aujourd’hui restent pour beaucoup d’entre nous nigmatiques, il faut savoir qu’ils reprsentent un vrai lexique par l’image de la culture religieuse des 12 et 13me sicles. Le temps a videmment effac presque toute trace du code interprtatif de ce lexique qui peut nous paratre aujourd’hui trange et sduisant la fois.

La priode gothique qui suivra, magnifie par les grandes cathdrales, dont il nous reste les chapelles latrales dans quasiment toutes les glises de notre territoire, ne connatra que des chapiteaux feuillages, mais surtout, l’imagerie sera dplace sur les vitraux. Un vrai changement de mentalit et de socit, et une autre faon de concevoir le sens d’une glise chrtienne.

Les modillons, un petit patrimoine savoureux
Les modillons sont un lment de l’architecture romane sur lesquels les artistes du Moyen-Age ont donn libre court leur imagination. Il se diffrencie du corbeau, pice en saillie destine porter une charge, trs frquente sur les anciennes maisons car il n’est pas sculpt.

Ce qui frappe dans les modillons romans, y compris ceux de nos petites glises, c’est la richesse des thmes abords. Les scnes acrobatiques jouxtent les ornementations florales ou gomtriques, des reprsentations animalires ou monstrueuses, des thmes religieux ou moraux.
- L’acrobate, symbolise l’tape ultime de la spiritualit. Tous les membres sont touns vers le ciel, mais cette situation demande de la vigilance et de la persvrance.

- La vache, figuration extrmement frquente en Haute-Auvergne, mais exclusivement l’extrieur des difices sous la corniche. L’art populaire dans toute sa dmonstration. Prsente Auriac, Moldes et Vze.
- L’Atlante, personnage qui semble soutenir l’difice, symbole de l’Homme qui par son comportement est un lment essentiel de l’Eglise.
- Le Dragon, souvent un serpent ail grande queue pleine d’cailles. Il symbolise le combat qui a lieu l’intrieur de l’Homme. Il sort gnralement vainqueur.
- La feuille, symbole de renouveau et de vie. Le feuillage ne reprsente pas de plante dtermine, mais des lments styliss de la nature.
- Tresse ou torsade, ligne courbe sans rupture qui symbolise le pur et l’infini.
- Langue tire, symbolise la dsinvolture. Un bouche qui tire la langue se moque de celui qui coute la bonne parole car il sait qu’il y aura la rechute. La bouche dit ce qui est en nous.
- Masques humains ou monstrueux crachants ou suant des tiges ou des palmettes.
- Le griffon, ou lion, symbole de vigilance.
- Volute, symbolise l’nergie spirituelle naissante.

PROFUSION ET EXUBERANCE
La polychromie
La polychromie

Au Moyen-ge, tout tait peint. La couleur dans les glises permettait d’accentuer la sacralisation des lieux, une sorte de relais entre le monde visible et le monde invisible. Partielle ou totale, la polychromie ornait la majorit des sculptures romanes, perptuant en cela les pratiques de l’antiquit. La polychromie s’est teinte avec le noclassicisme qui avait cr le got du monochrome et au 18me sicle, architecture et sculptures furent blanchies.

Tous les spcialistes s’accordent pour expliquer que la polychromie romane n’tait pas le fruit du hasard. Les sculpteurs et les peintres travaillaient de concert. Toutefois, les artistes taient limits par la fabrication des couleurs constitues d’une prparation base de pigments. En couches paisses, elles taient choisies en fonction de significations prcises, lies aussi aux rites annuels de la vie de l’Eglise et des grandes ftes religieuses catholiques. .

Le systme traditionnel antique des couleurs tait fond sur le noir, le blanc et le rouge explique les spcialistes. Il a volu partir du XIIme sicle en faisant place au bleu, au vert, puis aux autres couleurs.

- Le blanc, symbole de puret et couleur du passage (les vtements du Christ aprs sa rsurrection).

- Le bleu, C’est la plus profonde des couleurs, la plus immatrielle. Couleur du ciel et de la mer, c’est le chemin de l’infini. Le bleu est la couleur du bonheur. L’utilisation du bleu et du blanc, couleurs mariales, symboliseront la puret spirituelle et l’immensit de l’univers. Au Moyen-Age, comme dj dans l’antiquit, les votes des sanctuaires taient d’Azur et d’Or.

- L’or, symbole type de la richesse matrielle et de la lumire spirituelle. L’or est l’image de la perfection. Plus tard, le Baroque usera cette symbolique pour reprsenter le divin avec la dorure des Retables.

- L’orange, mi-chemin entre l’or et le rouge, cette couleur se retrouvait abondamment la priode romane car c’est l’expression de la foi constante en la misricorde divine.

- Le noir, peu utilis, mais symbole de la complmentarit du blanc puisque, de la nuit nat de nouvelles lumires. Dans le roman, le noir signifiait toujours l’ide du passage franchir ou en cours de franchissement.

- Le rouge, couleur fondamentale lie au principe de la vie, la rgnration de l’tre. C’est aussi la couleur de l’immortalit, de l’amour librateur et dans la religion catholique de l’Esprit Saint (flammches de la Pentecte). C’est la couleur de la rvlation de l’amour universel.

- Le jaune : cette couleur est la base du rituel chrtien. Il est le signe de la vie ternelle. Le jaune est trs souvent associ la puret du blanc.

- Le vert : pour les chrtiens, le vert est demeur l’esprance. Il symbolise les œuvres accomplies et par extension la charit. Couleur du rgne vgtal et des eaux rgnratrices. Symboliquement le vert a toujours eu une valeur mdiatrice entre la vie terrestre et la vie cleste.

- Le violet, symbole de spiritualit et de dvotion, de l’change perptuel entre le ciel et la terre. Signe de passage et d’un ternel recommencement. Au Moyen-Age les reprsentations du Christ lui attribuaient toujours pendant sa passion une robe violette.

Perdue au fil des sicles en ce qui concerne l’architecture, ce phnomne de la couleur a retrouv au 19me sicle un regain d’intrt dans les grands et les petits difices romans d’Auvergne. Le plus bel exemple tant l’abbatiale d’Issoire. Les glises rurales d’Auriac, Laurie, et Moldes ont ainsi retrouv des couleurs sur les votes, les colonnes et les chapiteaux. Des couleurs dont les traces sont toujours visibles. (Voir fiche sur la polychromie du 18me sicle).

NEO ROMAN
Le retour la polychromie
au 19me sicle
Le retour  la polychromie <br>au 19me sicle

Trs en vogue dans les centres urbains au 19me sicle, les dcors peints ont aussi t trs populaires en milieu rural la mme poque. Les petits difices ont eux aussi bnficis de dcorations colores : motifs floraux, emblmes styliss.Les glises rurales d’Auriac, Laurie et Lussaud, Moldes et Charmensac ont ainsi retrouv des couleurs sur les votes, les colonnes et les chapiteaux. Des couleurs dont les traces sont toujours visibles.

DECORATION
La simplicit de l’imagerie populaire
La simplicit de l’imagerie populaire

La priode romane marque la fin de l’emploi en architecture des paralllogrammes ou portions de cylindres. Si la dcoration de billettes, boudins, motifs gomtriques existait dj sur les difices mrovingiens, c’est principalement pendant les XI et XIIme sicles que cette dcoration prendra une grande importance sur les btiments romans. Malgr leur simplicit ces petits lments participaient l’ornementation des bandeaux et corniches. On en trouve sur les difices de la valle de la Sianne.

L’Art Roman, c’est aussi toute une srie de reprsentations symboliques notamment dans l’ornementation (billettes, croix, toile, carr, X, damier, boudin, flore…).
Les motifs gomtriques avaient pour but de montrer l’harmonie de l’univers cre par Dieu.

PHOTOS MISES EN LIGNE PROCHAINEMENT

CULTURE ET SYMBOLES
Le bestiaire roman
Le bestiaire roman

Tout un bestiaire stylis, souvent fabuleux marque le style roman. Les animaux familiers font bien sr partie du dcor roman surtout dans nos campagnes. Les artistes ont puis leurs modles de modillons et de chapiteaux dans les bestiaires rels ou imaginaires avec les significations morales et religieuses de l’poque. Ceux qui sont parvenus jusqu’ nous restent des tmoignages prcieux des temps anciens.

Pourquoi tant d’animaux peuplent l’imagerie mdivale ? Il faut savoir que pendant le Moyen Age la description des animaux rels ou fabuleux de la cration fut trs en vogue. Ces bestiaires furent trs souvent emprunts aux auteurs de l’antiquit qui leurs donnaient dj un sens symbolique.
Les qualits et les dfauts de chaque animal taient prsents comme une figure de l’tat de l’me humaine, de ses vices ou de ses vertus, comme personnification de l’Eglise catholique ou mme de Jsus Christ. Du moment qu’il tait admis que les animaux avaient t cres pour l’homme et afin que l’tude de leurs moeurs fut pour lui un exemple, il ne faut pas s’tonner de voir sculpts une foule d’animaux destins rappeler les vertus que les populations devaient pratiquer ou les vices qu’elles devaient viter.

Au Moyen-ge, l’homme est au centre de toute chose sur la terre, et l’Eglise lui montre sans cesse cette vrit sur les monuments, petits et grands. Ces sculptures d’animaux, parfois tranges comme des caprices des sculpteurs, des bizarreries sans significations sont au contraire l’unit vers laquelle tendait la pense du Moyen-ge.
Les animaux, rels ou fantastiques, auxquels on attribuait de qualits si tranges vivaient dj dans les imaginations bien avant le christianisme. Les symboles et les bestiaires des cultures anciennes furent changs en symboles chrtiens.

SPIRITUALISATION
Les acrobates, tout le corps tourn vers le ciel
Les acrobates, tout le corps tourn vers le ciel

Le symbolisme, une expression de l’art et de la foi. Mme de nos jours, il est encore bien difficile de concevoir les religions dpouilles de symbolisme car il est une puissante expression de l’art et de la foi.. Il n’est pas surprenant que le christianisme a utilis une quantit prodigieuse de symboles forts. Pendant tout le Moyen-ge, cette soif de symboles donnait aux artistes de vastes champs investir.

Sur les modillons et les chapiteaux romans, les acrobates sont partout prsents et symbolisent l’tape ultime de la spiritualisation. Mais ceux qui ont atteint ce stade doivent rester vigilants.
Dans l’ide des sculpteurs, il s’agit de reprsenter la conversion intrieure, le nouvel quilibre apport par la foi chrtienne et la recherche du salut.
Dans toutes les civilisations les acrobates tiennent une place particulire dans l’imagerie et les aspirations. L’acrobatie symbolise l’envol vers une autre condition.

Sur le chapiteau de l’glise de Laurie (photo ci-contre),solidement camp sur ses jambes, l’acrobate s’accroche d’une main une branche (droite), de l’autre, il tient un bton horizontal qui occupe le centre de la corbeille. De ce bton tombe un lment indistinct, peut-tre un fruit.

Dans la pense romane chrtienne, le retournement est la gymnastique que chacun doit oprer pour trouver son salut et qui consiste amener vers le haut tout son tre. Les sculpteurs ont reprsent cette dmarche par des acrobates qui tournent leurs membres ou une partie de leur corps vers le ciel.
Se tenir les pieds, la cheville ou la jambe est le symbole du contrle de la marche vers le ciel. Dans l’art roman, c’est un degr lev de spiritualisation dont l’ultime tape est le retournement ou la conversion lorsque les membres infrieurs sont orients vers le ciel.

CULTURE MEDIEVALE
Quand le sacr et le profane font corps
Quand le sacr et le profane font corps

Dans la culture mdivale, il n’y avait pas de sparation entre le sacr et le profane. Toutes les reprsentations de la vie, de la conception du monde taient en Occident marques par la religion chrtienne. La sculpture romane, mme en milieu rural parlait donc de certaines attitudes, du diable, de mystres aussi...

Le modillon du pisseur
Ce modillon sous la corniche de l’glise de Peyrusse qui provient probablement de l’ancienne glise romane offre la scne d’un personnage masculin qui n’hsite pas offrir au regard ce qui est d’ordinaire cach.

Quel est donc le sens du modillon du pisseur ? Les imagiers romans recevaient des thmes religieux imposs pour sculpter les modillons et les chapiteaux. Mais ils devaient aussi avoir l’occasion d’exprimer d’autres proccupations, beaucoup plus proche des ralits quotidiennes.

Cette marge de libert que l’on dcouvre sur de nombreuses glises romanes offre quelques saisissantes figures ou positions, la plupart du temps l’extrieur des difices, permettant aux sculpteurs d’exprimer leurs fantaisie, humour ou gauloiserie.

Le diable, la manifestation du mal
Le diable est toujours prsent dans l’art roman. Le voici sur l’un des deux modillons de l’glise de Vze : facis grimaant et cornes bien en vue

Le diable symbolise toutes les forces qui affaiblissent la conscience de l’Humain. Il est la nuit par opposition Dieu, centre de lumire. Sa rduction frquente en forme grotesque manifeste symboliquement la chute de l’esprit. 

Tout le rle du diable est de dpossder l’Humain de la grce de Dieu pour le soumettre sa propre domination.Un appel lutter contre le mal.

C’est dans la sculpture du XIe sicle, en France, que le diable a commenc jouer un rle important. L’imagination des artistes s’est plue lui donner les figures les plus tranges et les plus hideuses : sous la forme d’un homme monstrueux, souvent pourvu d’ailes et de queue ou sous la forme d’animaux fantastiques. A l’glise deVze, il s’agit plutt de diablotins

Entrelacs ou figure symbolique  

Mais ce motif, deux tigettes croises runies par un cercle (symbole fondamental) interroge toutefois. L’association de l’X, symbole du refus dans l’art roman, et du cercle, qui exprime le souffle de la divinit sans commencement ni fin, pourrait bien donner une autre signification ce modillon qui reste nigmatique.

Les entrelacs sont des motifs d’ornementation particulirement adopts pendant la priode mdivale, principalement sur les grands difices romans. Ce modillon sous la corniche de l’glise d’Auriac semblerait alors le dernier vestige de cette dcoration sur nos glises

EFFET ARCHITECTURAL
Le bouton, un petit plus pour le dcor roman
Le bouton, un petit plus pour le dcor roman

Le bouton est un singulier ornement dcoratif de sculpture frquemment employ dans la dcoration architecturale pendant le XIIme et le XIIIme sicle. Il est destin dcorer diffrents espaces l’intrieur o l’extrieur des difices romans. On le trouve sculpt de diffrentes formes sur les petits difices religieux de la valle de la Sianne.


Les boutons en relief sont runis comme des grains de chapelet courant le long du stylobate du choeur de l’glise Saint-Nicolas d’Auriac. Il prend la forme de petits mamelons qui ponctuent une arcature qui ceint galement le clocher.

On le retrouve aussi sur des modillons qui devaient autrefois porter des couleurs vives.

A la chapelle Saint-Julien de Chanet, le bouton en relief agrmente une archivolte de l’abside donnant au sombre difice la pierre nue un brin de fantaisie.

En fait, il s’agit l dune modeste ornementation pas si banale que cela car elle permettait de rompre la monotonie d’espaces sans figuration. Ce style architectural tait dj utilis dans les temples Grecs comme pidestal supportant les colonnes.


DECORS ET EDUCATION
Les chapiteaux historis, des images pour instruire
Les chapiteaux historis, des images pour instruire

Le chapiteau histori aura t une spcialit Romane. Si les dcors sculpturaux des premiers sicles du deuxime millnaire encore visibles aujourd’hui restent pour beaucoup d’entre nous nigmatiques, il faut savoir qu’ils reprsentent un vrai lexique par l’image de la culture religieuse des 12 et 13me sicles. Le temps a videmment effac presque toute trace du code interprtatif de ce lexique qui peut nous paratre aujourd’hui trange et sduisant la fois.

La priode gothique qui suivra, magnifie par les grandes cathdrales, dont il nous reste les chapelles latrales dans quasiment toutes les glises de notre territoire, ne connatra que des chapiteaux feuillages, mais surtout, l’imagerie sera dplace sur les vitraux. Un vrai changement de mentalit et de socit, et une autre faon de concevoir le sens d’une glise chrtienne.

Les ttes d’angles de la nef de la Vierge
La nef primitive romane de l’glise de Laurie, sanctuaire de plerinage, a retrouv sont aspect d’origine en 1888 lorsque que fut dtruit un double mur construit l’intrieur mme de l’difice pour le protger de l’humidit. C’est l’occasion de cette dmolition que furent redcouvertes des colonnettes romanes portant des ttes d’angles typiques du Moyen-ge.
Conformment au got de cette fin du 19me sicle et renouant avec la pratique de polychromie dans les constructions du XIIme sicle, l’glise de Laurie fut totalement peinte de couleurs vives. Ce sont toujours ces peintures qui couvrent les sculptures romanes des colonnettes.

Le chapiteau des danseurs
Ce chapiteau de Vze met en scne deux danseurs autour d’un arbre. Les deux personnages centraux tiennent d’une main le tronc de l’arbre d’o partent trois branches. A droite, un troisime personnage semble sautiller sur place en levant les bras au ciel.

Le bras laiss libre des deux autres est galement lev, mais la main du personnage de gauche est mordue par un animal forte mchoire.

La scne dcrite par les imagiers, un peu burlesque, a un sens difficile expliquer aujourd’hui.

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Chapiteau de la vigne
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Chapiteau des raisins

Les chapiteaux
du renouveau

Tiges partant d’un tronc unique, termines par des feuilles et des grappes de raisins.

Si l’on comprend le souci du sculpteur d’occuper tout l’espace disponible sur ce chapiteau de Laurie, peint en rose au 19me sicle, la thmatique du feuillage, symbole de renouveau et de vie, associe au raisin, transform en vin, est comprhensible dans la tradition catholique ( la messe le vin devient le sang du Christ).

Les chapiteaux des feuillages

Chapiteaux typiquement romans. Le tailloir, la tablette qui couronne chaque chapiteau de la colonne, joue un grand rle dans les constructions du Moyen ge.
Le chapiteau recevant directement les naissances des arcs, forme un encorbellement destin quilibrer le porte--faux du sommier sur la colonne, le tailloir s’ajoute la saillie du chapiteau en lui donnant une plus grande rsistance.
Il est biseaut gnralement dans les chapiteaux de l’poque romane primitive.

Le chapiteau de l’innocence
Sur ce chapiteau histori de l’glise de Vze, probablement peint au Moyen-ge, les personnages sont spars par un arbre. Il s’agit probablement d’Adam et Eve, puisqu’on reconnat sur l’un la poitrine fminine et sur l’autre un sexe masculin.
Sur chaque face latrale, l’imagier a dispos un autre arbre. Ce chapiteau voque le temps de l’innocence, avant la chute.
Le chapiteau des serviteurs
Enigmatique chapiteau de Moldes, peint de couleurs vives au 19me sicle reprsentant deux personnages costauds, mains sur les hanches, vtus d’une jupe et torse nu, portant sur les poignets des serviettes retombant jusqu’ l’astragale (moulure arrondie sparant le chapiteau de la colonne).

Les spcialistes de l’art roman sont rservs quant l’interprtation de la scne. Il s’agirait peut-tre des serviteurs de l’agneau dans un rcit de la Bible (Exode), qu’on mangeait les riens ceinturs et qui en milieu chrtien deviennent des serviteurs du Christ.

La sirne, figure du mal
La sirne, monstre mi-humain, mi-animal est la figure classique du mal et de la volupt. La sirne est aussi considre comme l’incarnation de la sduction fminine dont il faut se mfier, qui attire les pcheurs et qui annonce que le combat contre le mal a lieu en chaque personne. Le personnage apparat dans presque tous les difices religieux romans.

Cet intrt est d principalement sa signification et sa parfaite adaptabilit sur un chapiteau. Ce motif donnait l’artiste la possibilit d’occuper tout l’ensemble des trois faces, constituant ainsi une solution architecturale lgante au problme de la symtrie sur deux artes.

La sirne bi-caudale est l’expression mme de la contrainte technique rcupre par les sculpteurs. Chaque tronc de sirne occupe un angle tandis que les queues releves viennent remplir les trois faces adjacentes. Une queue de chaque sirne se retrouvant sur la face centrale la plus large, puis les deux autres queues occupant chacune une des deux autres faces plus troites.

Les chapiteaux de Moldes rpondent l’exigence architecturale romane. Pour les artistes le chapiteau permettait de lier par la synthse des opposs, de vraies contraintes gomtriques, esthtiques et symboliques.

Le chapiteau de la clairvoyance
(Eglise de Moldes)

La chouette et son regard perant domine les tnbres. Le volatil voit dans l’obscurit et peut donc tre associ la foi.
La chouette symbolise la vigilance, la connaissance et l’esprance dans l’autre monde. On peut la ranger parmi les animaux dj prsents dans la symbolique du monde antique prchrtien.

La bouche, la porte des enfers ou celle du paradis
C’est par la bouche que passe le souffle, la parole, la nourriture, l’expression de la pense, la bouche est le symbole de la puissance cratrice et de l’insufflation de l’me.
La bouche a de tous temps symbolis un degr lev de la conscience. Mais cet aspect positif, comme tout symbole, comporte un envers. La force capable de construire, d’animer, d’ordonner, de croire, est galement capable de dtruire, de tuer, de troubler.
C’est pourquoi, dans l’imagerie romane comme dans l’iconographie universelle, la bouche est aussi bien reprsente par la gueule du monstre que par les lvres de l’ange.

La bouche est aussi bien la porte des enfers que celle du paradis. Pas tonnant alors de retrouver sur les chapiteaux romans un symbolisme aussi fort que la bouche.

La colonnette au visage
Colonne encorbellement dans l’glise de Vze (unique dans la valle de la Sianne) qui repose sur un cul-de-lampe orn d’une tte d’homme. Ce style de colonne en saillie sur le parement d’un mur a t frquemment employ pendant la priode romane.
Le chapiteau au barbu
Personnage barbu entre des boules aux angles. Souvent dans l’art roman, la barbe c’est le symbole du vieil homme avec ses points faibles et qui a beaucoup pch. (Vze)
EGLISE DE VEZE
Le portail roman de Saint-Pancrace
Le portail roman de Saint-Pancrace

Le portail de l’glise Saint-Pancrace de Vze est le seul porche du bas-Moyen-ge dans les difices de la valle de la Sianne. Ce portail roman trois voussures tmoigne des transformations de l’difice au cours des sicles. Il fut couvert en effet au XVme sicle par une vote sur croise d’ogives quadripartite gothique.

 Ce portail roman prsente des belles particularits :

- claveaux polychromes (pierres en forme de coin) disposs en plein cintre. Traditionnellement les constructeurs du Moyen-ge donnaient ces pierres tailles la mme forme et la mme dimension.
- archivolte polychrome obtenu par l’utilisation de tuf marron et de tuf clair qui adopte la courbe brise, dcore de perles et de petits motifs comme le trfle quatre feuilles et de petites pointes.
- deux consoles ttes humaines en trachyte peut-tre un ajout postrieur
- arcs orns de fines rainures

Le porche gothique ouvre en direction du sud par un arc bris cavets, (l de vote reprsentant l’agneau pascal) tandis que les parois maonnes  l’ouest et l’est sont dotes de tablettes formant des bancs latraux.

UN COURANT D’ART RELIGIEUX
L’poque des autels en marbre blanc au 19me sicle
L’poque des autels en marbre blanc au 19me sicle

A partir de 1860 et jusque vers 1905, le style no roman, qui puise ses racines dans l’architecture mdivale, vient concurrencer le style no-gothique. Ce got pour le roman se traduira dans nos glises par un nouveau mobilier choisi sur des catalogues urbains diffuss dans les campagnes, c’est le triomphe des autels dit « en style du Moyen-ge ».

Les glises figurent videmment comme une source de l’histoire locale part entire, tant par leurs formes extrieures que leurs amnagements intrieurs. Elles sont donc un champ d’observation des diffrentes poques, notamment sur le 19me sicle, qui redcouvrait le pass, les fonctions rfrentielles du Moyen-ge comme un signe d’espoir d’une reconqute chrtienne.
Ainsi, dans quatre glises de la valle ont t installs de nouveaux autels en marbre blanc, financs par souscriptions : Auriac-l’Eglise, Charmensac, Feydit, Laurie (et Lussaud).

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Rutilisation de la table d’autel aprs la rforme du Concile Vatican II

MAITRE-AUTEL DE L’EGLISE D’AURIAC

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L’autel d’origine dans les annes 1930

Table d’autel roman du 19me sicle rutilis conformment aux pratiques du culte issues du Concile Vatican II.
Un bel exemple du mobilier roman. La faade de la table d’autel est orne de cinq arcades de style roman reposant sur des colonnettes entre lesquelles se tiennent le Christ au centre et les 4 vanglistes avec leurs attributs en demi-relief : au centre, le Christ tenant dans sa main gauche le globe terrestre et bnissant de la main droite.
A sa droite, Saint Jean crivant sur un parchemin son Evangile. Il a l’aigle ses pieds. Dans l’arcade cot, Saint Mathieu, avec l’ange qui le dsigne. A la gauche du Christ, Saint Luc lisant son Evangile. A ses pieds le boeuf. Dans l’arcade suivante Saint Marc avec le lion.


MAITRE-AUTEL DE L’EGLISE DE CHARMENSAC

L’ensemble du mobilier de l’glise de Charmensac date de 1861.
L’ornementation et l’ameublement furent acquis grce aux dons de particuliers : madame Rodier du hameau du Vau pour le matre autel en marbre.
Les sculptures en relief de la table d’autel reprsentent au centre, le Christ, entour des quatre vanglistes.
L’autel d’origine n’a subit aucune transformation aprs le Concile Vatican II. Les restaurations rcentes de l’glise l’ont bien remis en valeur.


MAITRE-AUTEL DE L’EGLISE DE LUSSAUD (Laurie)



AUTEL DE LA VIERGE EN MAJESTE (Eglise de Laurie)


L’autel de la Vierge en Majest tait autrefois en bois et situ face la porte d’entre de l’glise. Il fut remplac par cet autel en marbre blanc de style roman. Le plan de l’autel est d au chamoine Pau, prtre du diocse de Tulle qui fut le confrencier de plusieurs Semaines Saintes Laurie et lors du plerinage de la Pentecte.
L’autel fut consacr solennellement le 29 mai 1889, le jour de la fte de l’Ascension, par l’Evque du diocse de Saint Flour, Monseigneur Baduel.
L’achat de ce nouvel autel fut couvert par une souscription laquelle participrent les paroissiens de Laurie, l’vque de Saint Flour et le chanoine Pau.

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L’autel de la Vierge est accompagn d’une table de communion dans le mme style en marbre blanc
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Plaque commemorative des bienfaiteurs de l’glise

MAITRE-AUTEL DE L’EGLISE DE FEYDIT (Allanche)


Autel en marbre blanc dat de 1846
(Eglise construite en 1843)

CINEMA
Il y a 15 ans Chanet transfigure le temps d’un tournage
Il y a 15 ans Chanet transfigure le temps d’un tournage

En 2001, pour les besoins du film de Pierre Jolivet « Le frre du guerrier », dont l’histoire se droule au XIIIme sicle, quelques scnes ont t tournes la chapelle de Chanet. Les dcorateurs sous la direction du Chef dcorateur du film Emilio Ghigo, ont reconstitu sur les vieux murs de l’difice des fresques romanes. Chanet transfigure le temps d’un tournage. Un dcor surprenant qui donne une ide de la polychromie dans les difices romans.


Dcor en carton pte plus vrai que nature dtruit aprs le tournage du film


PATRIMOINE

L’eau

La Sianne, notre rivire

Cascades : la magie de l’eau

Mmoire d’eau

Les abreuvoirs

Les sources ferrugineuses

Les puits

Les moulins de la valle de la Sianne

Les ponts de pierre

Les passages gu

Les passerelles primitives sur la Sianne

Les lavoirs du XXme sicle

Les meules des moulins

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Les moulins rservoir

Les moulins de communauts villageoises

L’irrigation le long de la Sianne

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Sucs et volcans

Routes et chemins

Des sites et des lgendes

La faune

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Sites d’intrt europen

Le paysage de la valle de la Sianne

Toponymie

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L’estive sur le Czallier Cantalien

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Activits traditionnelles

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Le temps du couchage

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Les petits btiments d’levage

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Plerinage
Saint-Jacques
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L’imagerie mdivale religieuse

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