Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • COUCHOIR RUDIMENTAIRE

    Le lit-clos du vacher

    Le lit des vachers, bergers et valets de ferme tait situ en dehors de la salle commune. C’tait la couchette spcifique de l’homme charg du btail.

    Ce lit-clos est l’un des (...)

  • L’ALCOVE D’ESCALIER

    La couchette du domestique ou d’un enfant

    Frquemment appel le lit du vacher cette couchette rideau a la particularit d’tre encastre dans la monte d’un escalier. Son positionnement peu confortable a dtermin son (...)

  • OUVERTE OU CACHEE

    La couchette en alcve ferm

    On retrouve encore dans les villages du Czallier plusieurs types de couchage en lit ferm dont certains sont encore utiliss aujourd’hui : alcve ou lit-clos placard ferms par une porte (...)

  • PRESERVATION DE L’INTIMITE

    Alcve et lit-clos ferms par des rideaux

    Le lit-clos rideau gnralement trs color avec un bandeau en cantonnire est le lit le plus reprsent dans les anciennes salles communes du.nord Cantal. Les spcialistes parlent de lit-wagon (...)

  • ALCOVE ET LIT-CLOS

    Le couchage dans la salle commune

    Le fond de la salle commune de la maison paysanne traditionnelle, moins bien claire durant le jour servait la nuit comme lieu de repos en ces temps de cohabitation sous le mme toit de (...)

  • L’ESPACE DE L’EAU

    L’ayguire, un dispositif commode et astucieux

    L’ayguire reprsente une extension fonctionnelle autant qu’un lment dcoratif. Seul point d’eau l’intrieur de la maison cet vier gnralement situ sur l’axe (...)

  • PRATIQUE DE LA PROPRETE

    La fontaine-lavabo

    L’usage de la fontaine-lavabo dans le Cantal est systmatique dans la plupart des demeures anciennes depuis la fin du 19me sicle. Place prs de la porte d’entre (au plus proche du (...)

  • UN ESPACE UTILITAIRE

    L’quipement habituel du cantou

    L’quipement du cantou refltait la richesse ou la pauvret de la maison. Le fond de la chemine comprend une dalle de pierre dure ou une plaque en fonte sans ornement ou habilement orne. (...)

  • SALLE COMMUNE

    L’usage du feu dans la maison paysanne

    Le feu tait au centre des activits domestiques et des rites de la communaut paysanne. L’habitation paysanne s’organisait invariablement autour du feu : du cantou au fourneau de (...)

  • ARTS MENAGERS

    La cuisinire bouscule les habitudes

    Le fourneau de cuisine sera remplac au dbut du XXme sicle par la cuisinire qui offrait quelques fonctions nouvelles : un grand four de cuisson, la production d’eau chaude en permanence (...)


Patrimoine Le Sacré
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La Rsistance

La valle de la Sianne, petit territoire hors des grands axes de circulation (dj au milieu du XXme sicle) a abrit plusieurs maquis dont ceux du Bouchet (Auriac l’Eglise), Chanet (Feydit/Allanche), Le Bostberty (Moldes/Anzat-le-Luguet)...Plusieurs centaines de volontaires ont particip des missions souvent prilleuses.

FICHES EN PREPARATION

BOSBERTY
Monument du Maquis
Monument du Maquis

Un monument commmoratif rig en 1946 voque le passage en ces lieux de plus de 3000 hommes courageux, combattants volontaires, qui ont fait halte au buron de Margemont tout proche avant de rejoindre le Maquis du Mont Mouchet pour combattre l’occupant.

Un lieu du souvenir

Le Bosberty fut lieu de passage ces combattants qui rpondaient l’appel de « Leve de masse » lanc par les chefs de la Rsistance.
« Les combattants volontaires, dont beaucoup arrivaient au buron de Margemont vlo, taient surtout originaires du bassin minier de Brassac et de Montluon » se souviennent les tmoins des villages environnants.

« Le ravitaillement tait assur par la population et par de rares parachutages allis. Ils taient logs sommairement durant quelques jours dans les granges et les burons tout proches, en attendant leur dpart, pieds, vers le Mont-Mouchet ».
Le Maquis du Mont-Mouchet, l’un des cinq grands Maquis de France, avait pour instruction de retarder par tous les moyens la jonction des troupes allemandes du sud avec celles de Normandie, afin de faciliter l’avance des Allis.

En 1946, le monument a t rig au Bosberty, non loin du buron de Margemont, indiquant que 3000 hommes courageux sont passs ici pour combattre l’occupant. Il est rgulirement entretenu. Des rassemblements du souvenir sur ce lieu sont frquemment organiss.


1943-1944
Parachutages pour la Rsistance sur le plateau du Bru
Parachutages pour la Rsistance sur le plateau du Bru

Deux terrains de parachutages pour la Rsistance ont fonctionn sur le plateau du Bru 1070m d’altitude sur la commune de Charmensac de septembre 1943 avril 1944. Le but de ces oprations ariennes tait d’apporter des moyens matriels aux mouvements de rsistance locaux et rgionaux.

Ce n’est qu’au dbut de 1943 aprs l’invasion de la zone sud que la Rsistance Cantalienne commena s’organiser, mais elle manquait cruellement de moyens pour mener des actions collectives contre l’occupant allemand. Il fut donc demand aux groupes du canton de Massiac de trouver des terrains de parachutages d’armes runissant les conditions de scurit satisfaisantes pour les rsistants et la rcupration du matriel.

Pierre Durif instituteur responsable cantonal de la Rsistance Massiac rapporte qu’une quipe de parachutages s’tait constitue et se rendait disponible ds que l’un des messages cibls tait diffus sur la BBC.
Le groupe local d’opration de parachutage pour les deux terrains du hameau du Bru tait monsieur Dephix bniste, monsieur Jalady grant du magasin Casino, monsieur Pialoux commerant qui fournissait le camion, messieurs Richard pre et fils garagistes et Pierre Durif l’instituteur. Ils taient rejoints sur le terrain par l’quipe des rsistants de Murat et des rsistants allanchois.

Une zone de largage discrte

Deux terrains de parachutages furent choisis sur le plateau du Bru et dnomms terrain Bayard au sud ouest du hameau du Bru et le terrain Gamelin plus vers l’est. Ces lieux furent choisis et agres par la Royal Air Force pour leur situation gographique au confins du Cantal et du Puy-de-Dme, o pouvaient se rencontrer les quipes de Massiac, Murat et les responsables rgionaux de la Rsistance. Autre raison trs pratique, les zones de largage devaient tre plates d’environ 600m2, dans un secteur dgag pour viter la perte des containers. Ils devaient se situer prs d’une route ou d’un chemin pour faciliter l’vacuation rapide du matriel. Le plateau du Bru rpondait ces exigences.

Pour chaque terrain les services Anglais de parachutages leurs attriburent un code et des messages types comme des messages personnels pour annoncer des parachutages imminents diffuss sur les ondes de la BBC. Si la phrase type d’un terrain tait diffus 13h, 19h et 21h, le parachutage avait lieu la nuit mme. La Rsistance locale devait donc s’organiser et tre prsente sur les sites. Trois messages taient attribus au terrain Bayard : « Il s’en va de la caisse », « Nous nous baignerons dans l’Allier », « De la Tiretaine la Sioule ». Pour le terrain Gamelin : « Les haricots blancs sont excellents », « On se dgoute vite des choux de Bruxelles », « Les petits pois durs sont dtestables ».

Les terrains taient baliss grce des lampes de poche places en L pour avertir du sens du vent : trois lampes rouges et une blanche. Une liaison par radio entre le sol et l’avion tait tablie.
Les parachutages avaient lieu de prfrence les soirs de pleine lune pour la clart afin de reprer plus facilement les containers. « La recherche des containers emports par le vent glac sur le plateau du Bru durait parfois plusieurs heures rapportait Pierre Durif. Nous rentrions extnus au petit jour et il fallait reprendre notre travail quotidien. La tche tait encore plus dure pour les rsistants Muratais qui se chargeaient du transport et du camouflage des armes ». Aprs le largage, il fallait rapidement rcuprer les containers de 160kg, replier les parachutes, charger les cargaisons de fusils et les munitions.

Entre l’automne 1943 et le printemps 1944 ont eu lieu 6 parachutages et quatre checs sur le plateau du Bru :

- 15 septembre 1943 : largage de 12 containers
- 4 mars 1944 : largage de 15 containers par grand vent et tempte de neige provoquant l’parpillement des containers sur plus de cinq kilomtres. Huit furent rcuprs par le Rsistance en bordure de la valle de l’Alagnon. Sept containers tombrent aux mains des Allemands.
- 24 mars 1944 : 15 containers rceptionns
- 10 avril 1944 : le plus important des largages par trois avions de 35 containers soit cinq tonnes de matriels, rcuprs toute la nuit par les rsistants.
- 23 avril 1944 : 24 containers
- 26 avril 1944 : 24 containers
- 27 avril 1944 : chec sur le terrain Bayard en raison du mauvais temps le largage n’a pas lieu
Les 20, 22, 27 juillet et le 2 aot les avions Anglais passrent au dessus du Plateau du bru mais sans larguer leur chargement en l’absence des quipes de rsistants mis en danger ou partis au Mont Mouchet.

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Sources : article indit de Michel Mars dans la plaquette 2015 de l’Association des Amis du Vieil Allanche, p 26-30.

Photo : parachutage dans le sud du Massif Central

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