Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • COUCHOIR RUDIMENTAIRE

    Le lit-clos du vacher

    Le lit des vachers, bergers et valets de ferme tait situ en dehors de la salle commune. C’tait la couchette spcifique de l’homme charg du btail.

    Ce lit-clos est l’un des (...)

  • L’ALCOVE D’ESCALIER

    La couchette du domestique ou d’un enfant

    Frquemment appel le lit du vacher cette couchette rideau a la particularit d’tre encastre dans la monte d’un escalier. Son positionnement peu confortable a dtermin son (...)

  • OUVERTE OU CACHEE

    La couchette en alcve ferm

    On retrouve encore dans les villages du Czallier plusieurs types de couchage en lit ferm dont certains sont encore utiliss aujourd’hui : alcve ou lit-clos placard ferms par une porte (...)

  • PRESERVATION DE L’INTIMITE

    Alcve et lit-clos ferms par des rideaux

    Le lit-clos rideau gnralement trs color avec un bandeau en cantonnire est le lit le plus reprsent dans les anciennes salles communes du.nord Cantal. Les spcialistes parlent de lit-wagon (...)

  • ALCOVE ET LIT-CLOS

    Le couchage dans la salle commune

    Le fond de la salle commune de la maison paysanne traditionnelle, moins bien claire durant le jour servait la nuit comme lieu de repos en ces temps de cohabitation sous le mme toit de (...)

  • L’ESPACE DE L’EAU

    L’ayguire, un dispositif commode et astucieux

    L’ayguire reprsente une extension fonctionnelle autant qu’un lment dcoratif. Seul point d’eau l’intrieur de la maison cet vier gnralement situ sur l’axe (...)

  • PRATIQUE DE LA PROPRETE

    La fontaine-lavabo

    L’usage de la fontaine-lavabo dans le Cantal est systmatique dans la plupart des demeures anciennes depuis la fin du 19me sicle. Place prs de la porte d’entre (au plus proche du (...)

  • UN ESPACE UTILITAIRE

    L’quipement habituel du cantou

    L’quipement du cantou refltait la richesse ou la pauvret de la maison. Le fond de la chemine comprend une dalle de pierre dure ou une plaque en fonte sans ornement ou habilement orne. (...)

  • SALLE COMMUNE

    L’usage du feu dans la maison paysanne

    Le feu tait au centre des activits domestiques et des rites de la communaut paysanne. L’habitation paysanne s’organisait invariablement autour du feu : du cantou au fourneau de (...)

  • ARTS MENAGERS

    La cuisinire bouscule les habitudes

    Le fourneau de cuisine sera remplac au dbut du XXme sicle par la cuisinire qui offrait quelques fonctions nouvelles : un grand four de cuisson, la production d’eau chaude en permanence (...)


Patrimoine Le pays
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Les gens

PAROISSES ET COMMUNES
Les recensements
Les recensements

La crise des annes 1845-1848 a provoqu dans tout le Cantal une chute brutale de la population par accentuation des courants migratoires dj trs actifs cette poque. Le nombre des habitants des communes proches de la Sianne reflte bien le phnomne qui n’a pas cess depuis prs de 200 ans, comme en tmoignent les chiffres officiels des recensements.

AURIAC L’EGLISE

- 1806 : 995 habitants

- 1831 : 1200 habitants

- 1836 : 1060 habitants

- 1841 : 889 habitants

- 1846 : 928 habitants

- 1851 : 900 habitants

- 1866 : 777 habitants

- 1872 : 730 habitants

- 1876 : 748 habitants

- 1881 : 722 habitants

- 1886 : 769 habitants

- 1891 : 770 habitants

- 1896 : 724 habitants

- 1901 : 712 habitants

- 1906 : 680 habitants

- 1911 : 642 habitants

- 1921 : 537 habitants

- 1926 : 541 habitants

- 1931 : 541 habitants

- 1936 : 570 habitants

- 1946 : 513 habitants

- 1954 : 503 habitants

- 1962 : 436 habitants

- 1968 : 364 habitants

- 1975 : 293 habitants

- 1982 : 251 habitants

- 1990 : 229 habitants

- 1999 : 209 habitants (soit 10 habitants au Km2)

CHANET/FEYDIT

- 1806 : 260 habitants

- 1836 : 360 habitants

- 1884 : 218 habitants

- 1901 : 235 habitants

- 1912 : 213 habitants

- 1954 : 77 habitants

- 1962 : 53 habitants

En 1964, Chanet/Feydit est rattache
la commune d’Allanche. En 2004, 10 rsidents vivent en permanence sur l’ancienne commune de Chanet.

CHARMENSAC
- 1831 : 619 habitants

- 1836 : 621 habitants

- 1841 : 601 habitants

- 1846 : 607 habitants

- 1851 : 600 habitants

- 1856 : 602 habitants

- 1861 : 530 habitants

- 1866 : 529 habitants

- 1872 : 492 habitants

- 1876 : 505 habitants

- 1881 : 502 habitants

- 1886 : 463 habitants

- 1891 : 455 habitants

- 1901 : 414 habitants

- 1906 : 374 habitants

- 1911 : 433 habitants

- 1921 : 298 habitants

- 1926 : 256 habitants

- 1931 : 253 habitants

- 1936 : 232 habitants

- 1946 : 227 habitants

- 1954 : 213 habitants

- 1962 : 198 habitants

- 1968 : 164 habitants

- 1975 : 140 habitants

- 1982 : 118 habitants

- 1990 : 118 habitants

- 1999 : 130 habitants

LAURIE/LUSSAUD

- 1806 : 500 habitants

- 1831 : 575 habitants

- 1836 : 670 habitants

- 1841 : 622 habitants

- 1846 : 635 habitants

- 1851 : 601 habitants

- 1856 : 535 habitants

- 1861 : 502 habitants

- 1866 : 501 habitants

- 1872 : 506 habitants

- 1876 : 527 habitants

- 1881 : 506 habitants

- 1886 : 504 habitants

- 1891 : 508 habitants

- 1896 : 505 habitants

- 1901 : 509 habitants

- 1906 : 518 habitants

- 1911 : 508 habitants

- 1921 : 388 habitants

- 1926 : 314 habitants

- 1931 : 322 habitants

- 1936 : 289 habitants

- 1946 : 270 habitants

- 1954 : 232 habitants

- 1962 : 219 habitants

- 1968 : 200 habitants

- 1975 : 165 habitants

- 1982 : 160 habitants

- 1990 : 139 habitants

- 1999 : 117 habitants

La commune de Lussaud a t rattache
Laurie le 2 aot 1836

MOLEDES

- 1806 : 961 habitants

- 1831 : 1005 habitants

- 1836 : 959 habitants

- 1841 : 951 habitants

- 1846 : 940 habitants

- 1851 : 966 habitants

- 1856 : 938 habitants

- 1861 : 883 habitants

- 1866 : 793 habitants

- 1876 : 718 habitants

- 1881 : 682 habitants

- 1886 : 642 habitants

- 1891 : 692 habitants

- 1896 : 672 habitants

- 1901 : 670 habitants

- 1906 : 651 habitants

- 1911 : 462 habitants

- 1921 : 461 habitants

- 1926 : 426 habitants

- 1931 : 438 habitants

- 1936 : 386 habitants

- 1946 : 323 habitants

- 1954 : 272 habitants

- 1962 : 248 habitants

- 1968 : 218 habitants

- 1975 : 198 habitants

- 1982 : 181 habitants

- 1990 : 140 habitants

- 1999 : 115 habitants

PEYRUSSE

- 1831 : 1218 habitants

- 1836 : 1153 habitants

- 1841 : 1169 habitants

- 1846 : 1158 habitants

- 1851 : 1107 habitants

- 1856 : 1064 habitants

- 1861 : 985 habitants

- 1866 : 1018 habitants

- 1872 : 936 habitants

- 1876 : 916 habitants

- 1881 : 920 habitants

- 1886 : 927 habitants

- 1891 : 938 habitants

- 1896 : 923 habitants

- 1901 : 921 habitants

- 1906 : 929 habitants

- 1911 : 814 habitants

- 1921 : 657 habitants

- 1926 : 602 habitants

- 1931 : 561 habitants

- 1936 : 556 habitants

- 1946 : 485 habitants

- 1954 : 439 habitants

- 1962 : 358 habitants

- 1968 : 334 habitants

- 1975 : 276 habitants

- 1982 : 274 habitants

- 1990 : 259 habitants

- 1999 : 215 habitants

VEZE

- 1806 : 667 habitants

- 1831 : 695 habitants

- 1836 : 699 habitants

- 1841 : 637 habitants

- 1846 : 687 habitants

- 1851 : 665 habitants

- 1856 : 636 habitants

- 1861 : 615 habitants

- 1866 : 550 habitants

- 1872 : 553 habitants

- 1876 : 580 habitants

- 1881 : 536 habitants

- 1886 : 589 habitants

- 1891 : 589 habitants

- 1896 : 502 habitants

- 1901 : 608 habitants

- 1906 : 625 habitants

- 1911 : 554 habitants

- 1921 : 448 habitants

- 1926 : 416 habitants

- 1931 : 403 habitants

- 1936 : 340 habitants

- 1946 : 318 habitants

- 1954 : 273 habitants

- 1962 : 262 habitants

- 1968 : 235 habitants

- 1975 : 198 habitants

- 1982 : 159 habitants

- 1990 : 139 habitants

- 1999 : 100 habitants

1809
L’arrive de la pomme de terre
L’arrive de la pomme de terre

C’est un jeune journalier employ des chtelains de Torsiac que l’on doit l’introduction de la pomme de terre dans la paroisse d’Auriac, en 1809.Toute une histoire.

Le 8 fvrier 1809, Gabriel Gardes, originaire du hameau de Brugeille (commune de Torsiac) pousa Auriac-l’Eglise Michlle Arfeuille du hameau de Fraissinet. Le couple s’installa dans le village de la jeune femme.

Avant son mariage, Gabriel Gardes avait travaill au chteau de Torsiac. Chaque printemps le chtelain plantait un carr de curieuses et prcieuses solanaces : de la pomme de terre.

Grce une faveur spciale, le jeune Gabriel obtint du chtelain une douzaine de ces tubercules encore inconnues dans la rgion. Il les planta sur l’un de ses terrains de Fraissinet au "Barthas del Curat". On sait depuis ce qu’il advint dans la valle de la Sianne comme partout ailleurs en France : l’extraordinaire dveloppement du tubercule.

VIE COMMUNAUTAIRE
Soire traditionnelle de Nol Vze
Soire traditionnelle de Nol  Vze

Les soires de Nol taient dans nos campagnes fortement communautaires et traditionnelles. Denis se remmore cette soire des annes 50 bien particulire marque par le dplacement pieds vers l’glise de Vze pour la messe de minuit.

"9 heures, le soir d’un 24 dcembre, les invits commencent arriver la ferme. La table est mise, mais nous savons que le repas sera frugale : soupe maigre, riz au lait, pain et fromage avec un peu de vin ou un verre d’eau. H oui, pour aller faire la communion l’glise, mme le soir de Nol, il fallait tre jeun, surtout pas manger de la viande.
Des membres de notre famille qui viennent pieds d’un village travers la montagne, seront vite rchauffs autour de la soupe fumante et du riz au lait bien chaud, avec un canon pour les hommes. Aprs le repas, parties de cartes pour les hommes, discussions autour du pole pour les femmes.

Onze heures, nos voisins passent nous prendre pour la messe de minuit. On range les jeux et on cesse les bavardages. Chacun s’habille chaudement pour sortir car la nuit est froide cette poque de l’anne dans nos montagnes du Czallier.

Une demi-heure de marche sera ncessaire pour traverser la valle et rejoindre l’glise du bourg de Vze. Des groupes se forment, par affinit, par ge. Toute la petite troupe avance en file indienne en suivant le sentier trac dans la neige poudreuse claire par quelques lampes temptes. Eclats de rire et jeux de neige pour les jeunes, prolongement des conversations pour les adultes, cascades de questions pour les petits. Le chemin se poursuit sans que l’on y prenne garde. Parler rend le chemin moins long.

Arriv au bourg, les gens des diffrents hameaux de la commune arrivent eux aussi pieds et convergent vers la petite glise. Les deux cafs se vident. On prend son temps de converser avec les voisins et de suivre le mouvement.

Au coeur de la tradition

La porte de l’glise s’est referme. Tout le monde a trouv sa place : les enfants dans le choeur, les femmes dans la nef, les hommes au fond de l’glise et au « chamara » (la tribune). L’glise est bien pleine, chacun s’est « pouss » pour laisser un peu de place aux derniers arrivants. Presque tout le village se retrouve l’glise ce soir l, la messe de minuit fait partie des traditions.

La crche est modrment illumine la bougie, sous la statue de la Vierge Marie et la chaire surleve.
Minuit : le vieux cur face l’autel, commence son office en latin. Les rponses aussi sont lues en latin dans le missel de la premire communion, faites par presque toutes les femmes, parfois un homme et les enfants du catchisme...Chants repris en coeur par la majorit des femmes et les enfants.
La crmonie termine, sur la petite place, on salue ceux que l’on n’avait pas vus l’arrive et chaque famille regagne la hte son logis.

De retour la maison chacun se dbarrasse de ses manteaux, charpes ou cache-nez, les femmes ravivent le feu et mettent la table. Les hommes sortent les bouteilles, les enfants jettent un coup d’oeil sur les pantoufles poses dans la chemine avant le dpart pour la messe. Paquet de bonbons, quelques mandarines et quelques papillotes en chocolat remplissent les pantoufles, et en plus, nol exceptionnel, un char boeufs en bois avec attelage de la mme matire, miniature videmment, n’attendait. Le tout, conu et fabriqu par Baptistou, le cordonnier du village employ aussi comme berger.

Le rveillon peut alors commencer : saucisson et jambon maison suivi par un coq, lev sur la ferme et tu la veille. Ce plat de fte est accompagn des lgumes du jardin, petits pois en bouteilles, carottes en bocaux cueillis et striliss la belle saison, pommes de terre conserves dans la pnombre de la cave et qui ont gard toute leur couleur et leurs saveurs.
Cantal et chvre fabriqus dans le village continuent le repas qui se termine par un dessert maison : crme chantilly monte partir de la crme frache recueillie le matin mme, gteau tout simple, cerises strilises accompagnes de leur noyau. Le tout est accompagn de tranches de pain bis cuit par le boulanger du bourg et arros d’un vin rouge tir la barrique.
Aprs le caf et le verre de rhum pour trinquer on pouvait alors se lever de table et regagner son lit ou son domicile.

Moments intenses de convivialit, d’amour, d’amiti, de bonheur tout simplement.

Denis Hermet

VIE COMMUNAUTAIRE
Promenade familiale du soir au vallon du Lac
Promenade familiale du soir au vallon du Lac

La fin du mois de juin reprsentait un moment de rpit dans les activits des paysans. Elle tait une pose dans une anne bien remplie, un moment propice souffler. Denis nous parle de ces sorties familiales du soir travers la campagne.

« Le repas du soir termin, alors que le village du Lac sur le versant nord, tait dj dans l’ombre, nous allions parfois faire une promenade en famille jusqu’aux champs que possdaient mes parents, en bordure de la fort « les branchailles ». Sur deux petits champs de quelques ares poussaient alternativement, pommes de terre, avoine et orge.

A la sortie du village, nous prenions un vieux chemin creux dlimit par deux murets de pierres et bords de freines et de noisetiers. Nous franchissions gu le ruisselet des Buges et montions lentement le chemin des chaumes, la « crous d’a choumen ».

Au fur et mesure, nous dcouvrions le vallon du ruisseau du Lac qui nous sparait du bourg de Vze. Le ruisseau tait un lieu agrable, bord et cach par un rideau de saules. Les prs du vallon, entours de haies de freines et de noisetiers, desservis par les chemins creux taient pour nous le but de notre promenade estivale.

Le souvenir de ces soires me revient frquemment en mmoire, souvenir d’une poque rvolue sans tlvision ».

Denis Hermet

CHEVALERIE
La famille de Chavagnac
La famille de Chavagnac

Il ne serait pas juste de ne pas voquer la place de l’une des grandes familles qui a marqu la valle de la Sianne : la famille de Chavagnac, dont les descendants vivent aujourd’hui dans le Maine-et-Loire et Paris. Merci Olivier de Chavagnac pour ses informations.

La maison de Chavagnac a pour origine le fief et le chteau fort du mme nom qui taient situs sur la commune d’Auriac l’Eglise.
Cette terre tait l’origine un fief de la seigneurie de Blesle, qui dpendait du duch de Mercœur. C’tait un fief mouvant de Mercœur et il comptait plusieurs arrire-fiefs tels qu’Artigues, Feydit, Vdrines, etc.

Elle fut la possession de la famille de Chavagnac sans interruption du XIIIme sicle la Rvolution, priode durant laquelle toutes les terres furent confisques et vendues comme biens nationaux.
L’acte le plus ancien faisant tat de la possession de cette terre est une lettre de donation faite en 1277 par Bompar de Chavagnac.

Ce fief a vu son tendue gographique se modifier au cours des gnrations, au gr des diffrents partages, rachats ou ventes de terres. A son apoge en 1789, la justice (haute, moyenne et basse) du marquisat de Chavagnac s’tendait sur tout ou partie de 13 paroisses du secteur : Blesle, Auriac, Bousselargues, Autrac, Leyvaux, Saint-Etienne de Blesle, Lussaud, Moldes, Laurie, Charmensac, La Chapelle d’Alagnon, Espalem et Lorlanges.

La maison de Chavagnac est une ancienne chevalerie. Elle fait donc partie des familles qui ont toujours t nobles, depuis prs d’un millnaire. Dj, ds 1200, Guillaume fut chanoine comte de Brioude, ce qui signifie entre autres qu’il possdait 16 quartiers de noblesse, c’est dire que tous ses anctres taient nobles sur quatre gnrations.

Les armoiries, un usage essentiel

Le sceau le plus ancien portant les armes de la famille de Chavagnac est celui d’un chanoine de Brioude avec la mention "S. Petri de Chavanhac D. canoni" (Il y a eu deux Pierre de Chavagnac au chapitre de Brioude, l’un en 1241 et l’autre en 1340). (blason haut gauche sur la photo)
Il s’agit d’une mdaille de bronze avec un manche de fer. Selon la formule consacre, il porte d’argent deux fasces de sable surmont de trois roses de mme en chef.

Par la suite, les usages hraldiques se modifirent. Les armes des ans devinrent de sable deux fasces d’or accompagnes de trois roses de mme en chef. (blason en haut droite sur la photo).

Ces armes restrent celles des ans de la famille jusqu’au dbut du XVIIIme sicle. La branche cadette, appele branche de Champagne, brisa les armes en modifiant la couleur du chef : d’argent deux fasces de sable au chef d’azur charg de trois roses d’or(blason en bas gauche sur la photo).

Les armes actuelles de la famille de Chavagnac ont t introduites par Henri-Louis Clair au 17me sicle : de sable trois fasces, d’argent accompagnes de trois roses d’or en chef (blason en bas droite sur la photo).

Aujourd’hui tous les membres de la famille de Chavagnac portent ces armes.

Les archives brlent la Rvolution

Comme toutes les familles fodales, les Chavagnac gardaient prcieusement leurs archives. Celles-ci renfermaient les chartriers, les actes de donation, les contrats de mariage. Les actes d’tat civil (baptmes, mariages et dcs) taient eux tenus par les registres paroissiaux.
Pendant la Rvolution, le chteau de Blesle o rsidait la famille de Chavagac fut pill et ses archives dtruites. Tous les originaux des documents qui avaient t fournis lors des preuves de noblesses taient entreposs aux archives de la cour des aides de Clermont dans le palais de la cour. Ce palais fut vendu en 1791 et un an aprs, toutes ses archives furent brles sur la place publique.
La plus grande partie des documents historiques de la famille de Chavagnac a donc disparu.

ENTREPRISE
Emmanuel Basse,
industriel de l’antimoine Blesle
Emmanuel Basse, <br> industriel de l’antimoine  Blesle

Emmanuel Basse fut le premier industriel de notre rgion s’intresser au traitement du minerai d’antimoine. Aprs avoir achet plusieurs concessions minires, il lancera au Babory de Blesle une usine avant d’tre rachet par son principal concurent. Destin d’un homme au destin bris.

Monsieur Emmanuel Basse est n en 1852 Ambert, commune du Puy-de-Dme, d’une famille de ngociant. Aprs avoir fait ses tudes chez les Jsuites Saint-Etienne, il obtient une licence en droit Clermont-Ferrand.

Il se marie avec Marguerite Vitalis, fille d’un important industriel de Lodve, fabricant de tissus pour l’arme et les collectivits. Peu de temps aprs, il dcide de se lancer dans l’industrie minire de l’antimoine qui reprsente dans la dernire moiti du 19me sicle un potentiel intressant, notamment en Auvergne.
Dans les annes 1880, il achte au comte de Mourgue le chteau de « La Fage » situ sur la commune de Saint-Etienne-sur-Blesle. Il acquire ensuite diverses concessions minires, dont l’importante mine de Pressac dont la concession s’tend jusqu’ la valle de la Sianne vers Terret.

Aprs une priode prospre, notamment due l’usine de traitement de l’antimoine situe au Babory de Blesle, les difficults financires de l’entreprise d’Emmanuel Basse commencrent avec la guerre russo-japonaise (1904-1905). Elles furent notamment provoques cause d’un contrat de fourniture sur lequel Emmanuel Basse refusa de revenir pour une question de principe, malgr les importantes hausses des cours de l’antimoine.

En 1914, le dpart au front de ses cinq fils fut un norme choc familial. Avec la mobilisation gnrale, l’exploitation de la mine et de l’usine de Blesle devint de plus en plus difficile par un cruel manque de main-d’oeuvre. Les rsultats financiers se sont effondrs.

Le destin de sa famille bascula quand trois de ses fils seront tus la guerre. Emmanuel Basse traumatis, vcut alors repli sur lui-mme, malade, diabtique, tenaill par d’normes soucis financiers. Dsesprs, un matin de 1915, il commit l’irrparable en mettant fin sa vie, laissant sa femme dans l’impossibilit d’assurer la marche de l’usine qui a vgt jusqu’ la fin de la guerre.

Quand l’un de ses fils, prisonnier en Allemagne fut enfin libr, celui-ci ne put que constater l’ampleur des dgts : la mine de Pressac tait inonde, le matriel dlabr. Une remise en tat des installations s’avrait faramineux. L’usine de traitement du minerai de l’antimoine avait t vendue avant la guerre son concurrent direct Emmanuel Chatillon. Il dcida de se consacrer quelque temps l’exploitation du bois de son domaine de « La Fage »pour assurer quelques ressources sa famille. L’exploitation minire fit dsormais partie du pass.
En sa qualit d’ingnieur M. Basse-Vitalis obtient la direction de la Socit des peintures et Vernis Marseille, puis dans le port de Dunkerque. Aprs quelques annes, il fonde sa propre socit de « Fournitures pour la marine et l’Industrie » qu’il dirigera jusqu’en 1944.

PATRIMOINE

L’eau

La Sianne, notre rivire

Cascades : la magie de l’eau

Mmoire d’eau

Les abreuvoirs

Les sources ferrugineuses

Les puits

Les moulins de la valle de la Sianne

Les ponts de pierre

Les passages gu

Les passerelles primitives sur la Sianne

Les lavoirs du XXme sicle

Les meules des moulins

Les moulins hydrauliques

Les moulins rservoir

Les moulins de communauts villageoises

L’irrigation le long de la Sianne

Les fontaines

Les milieux humides

Les biefs sur la Sianne

Le pays

Les gens

Le plateau du Czallier

Sucs et volcans

Routes et chemins

Des sites et des lgendes

La faune

La flore

Sites d’intrt europen

Le paysage de la valle de la Sianne

Toponymie

Les grottes

Roches et rochers

Les communes et leurs villages

Mobilier et art populaire

Les Activits

La production du miel

Les charbonnires

Chenevrires

L’estive sur le Czallier Cantalien

Les mines

Traditions culinaires

Objets et machines

Activits traditionnelles

Les Palhs

Le ferrage des animaux

Les fours chaux

L’levage du mouton

La vie scolaire

Le travail agricole

Les prs-vergers

Le portage

Les activits itinrantes

L’usage du feu dans la maison traditionnelle

L’eau dans la salle commune

Le temps du couchage

Le Bti

Les maisons de berger

Les abris colombins

Les fermes traditionnelles

Les chteaux

Les maisons fortes

Les maisons d’coles

Les abris vernaculaires

Les symboles sur le bti ancien

Les fours pain communaux

Burons du Czallier oriental

Les petits btiments d’levage

Les toitures du Cantal

Les murets en pierre sche

Les sols en pierre

Les fours pain privatifs

Le Sacr

La Rsistance

Les glises

Les chapelles

Les retables

Cloches et clochers

Les croix

Plerinage Notre-Dame de Laurie

Les vitraux

Les Tumulus

Les cimetires

Les monuments aux morts

La statuaire

Les bannires
de procession

Plerinage
Saint-Jacques
du Bru

Les oratoires

Les vtements liturgiques

L’imagerie mdivale religieuse

Les objets de pit