Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • ETAT DES LIEUX

    L’abri temporaire d’un pays pierreux

    Pur produit de l’pierrage, les cases en pierres sches se trouvent principalement sur les plateaux volcaniques forms par l’inversion des reliefs. Les sols assez propices aux (...)

  • FERRAGE

    L’entrave des bovins.

    Chaque village ou ferme possdait sont "travail ferrer" les bovins. Le bti maintenait l’animal sur les cts pour viter les coups de pied pendant les soins.

    Le ferrage des animaux (...)

  • HABITAT RUDIMENTAIRE

    Le lit clos mobile du berger

    La technique de fumure des prairies et des ctes par les moutons parqus pendant la nuit loin de la ferme obligeait le berger pratiquer un levage ambulant. Il devait donc coucher prs de son (...)

  • ENERGIE HYDRAULIQUE

    Canaliser la force de l’eau pour les moulins

    La plupart des moulins taient construits l’cart de la Sianne ou de ses affluents, ils captaient l’eau par un bief d’amont. L’nergie hydraulique mettait en oeuvre les (...)

  • ELEVAGES COMPLEMENTAIRES

    Les loges porcs

    Indpendantes ou attenantes au buron ou au vdlat, les loges porcs spares en plusieurs compartiments indpendants taient de vritables petites maisons difies avec soin, toujours bien (...)

  • SALLE COMMUNE

    Pole et cuisinire remplacent le cantou (4)

    L’arrive du pole la fin du 19me sicle qu’on ne cherchait nullement camoufler pris place dans le cantou ou devant celui-ci. Plus tard il sera supplant par le fourneau et (...)

  • SALLE COMMUNE

    Le cantou, l’espace des vieux (3)

    Au milieu du 19me sicle, avec l’amlioration des conditions de vie des paysans et l’organisation de la salle commune, trs vite va se gnraliser l’habitude de disposer un (...)

  • SALLE COMMUNE

    La tablette du cantou (2)

    L’tre de la maison paysanne du Czallier tait toujours surmont d’une tablette en bois massif gnralement couverte d’un volant de tissu color ou de dentelle. Cet espace (...)

  • SALLE COMMUNE

    Le cantou, le coeur de la maison traditionnelle (1)

    On ne pouvait pas vivre sans feu dans la maison, y compris en t, pour la cuisson des aliments et la production de chaleur l’hiver. Le cantou tait donc le coeur de la vie familiale, (...)

  • MOLEDES

    La tour carre de Colombine : aspects intrieurs (3)

    La tour de Colombine possde quatre niveaux intrieurs. Malgr ses proportions modestes et l’exiguit des pices, la tour tait habite au XIIme sicle, un espace de vie spartiate, (...)


Patrimoine Le Bâti
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Les fours pain communaux

De nombreux fours pain btis en pierre du pays sont encore visibles dans la valle de la Sianne. Dans chaque hameau, le four banal mlait les habitants avec une tonnante convivialit. Malgr leur abandon depuis une cinquantaine d’annes, un certain nombre de fours pain ont rsist au temps grce leur couverture en lauze. Certains ont t restaurs par les communes et sont parfois utiliss lors de ftes ou de repas collectifs.
Malheureusement, beaucoup de ces modestes constructions de villages ont t dtruites lors de l’amnagement de places ou pour l’largissement des routes. Le four pain reste dans l’inconscient collectif le tmoin authentique d’une poque o le boulanger n’existait pas. Les fours donnaient au pain un got incomparable tout comme aux tartes et autres plats cuisins. Par leur prsence, ils rapellent la vie collective d’autrefois.

MEMOIRE
Vestiges des fours d’antan
Vestiges des fours d’antan

Une vingtaine de fours pain btis en pierre du pays sont encore visibles dans la valle de la Sianne. Dans chaque hameau, le four banal mlait les habitants avec une tonnante convivialit. Mais chaque anne qui passe entrane avec elle des disparitions. Certains hameaux n’ont plus la trce de leur vieux four pain.

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Four du hameau de Chazelles,
(Auriac-l’Eglise)
entirement ras en 2002
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Ruines du four du hameau
de Serre (Auriac-l’Eglise),
avant sa destruction totale
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Four du hameau de Riol
(Auriac-l’Eglise)
dont il ne reste que les murs
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Four du hameau de Feydit
(Allanche)
qui a perdu son avant salle
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Four du hameau de Jureuge
(Laurie)
et quelques restes de murs
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Four du hameau de La Terrisse
(Vze)
qui a perdu ses lauzes
AU COEUR DES VILLAGES
Quand la communaut
villageoise cuisait son pain
Quand la communaut <br>villageoise cuisait son pain

Le four avait un rle essentiel dans la vie quotidienne de la population de tous les villages. Et l’on se souvient encore de la mobilisation de toutes les familles pour cuire le pain.

A Fraissinet
Hameau de la commune d’Auriac-l’Eglise

"Quand mes parents faisaient le pain"
"Autrefois chaque village, parfois mme chaque maison, avait son four pain. Nous avons le notre qui ne sert plus depuis quelques annes. Cependant, je me souviens encore du temps o mes parents faisaient notre pain".

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Les tourtes sorties du four

La veille au soir maman mettait la farine dans la grande maie. Elle ptrissait un peu de pte avec un peu de farine, de l’eau tide et le levain qu’elle avait conserv depuis la fourne prcdente. Puis, elle couvrait le ptrin jusqu’au lendemain.
Ds le matin, maman se transformait en boulangre, et les bras nus, les cheveux et les vtements couverts de farine, elle rebrassait la pte. Elle ajoutait ainsi au levain de la veille de l’eau, du sel et toute la farine de bl et de seigle qu’elle avait prpare.

Lorsque la pte tait point, maman la divisait en petites tourtes qu’elle dposait dans les paillassons enfarins. Puis, elle plaait les panetons dans un endroit assez chaud et les couvrait d’un linge.
Pendant ce temps, papa chauffait le four. Les gents secs, le bois mort, les genevriers, les buissons flambaient l’intrieur du four pendant deux ou trois heures produisant une bonne chaleur.

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L’enfournement (1943)

Lorsque le four tait assez chaud et les tourtes leves point, papa se prparait enfourner . Vite il faisait tomber les braises avec une raclette, puis il balayait soigneusement le four avec une perche et un chiffon humide.
Maman portait les tourtes, les renversait sur la pelle long manche et papa les dposait la place voulue dans le four. Ensuite, on y rentrait les tartes, les pats aux pommes et les brioches cornes appeles « cornards ».

Lorsque la porte du four tait ferme, les pains et la patisserie se doraient et cela sentait bon partout. Et le soir, nous nous rgalions.

Patrick Boudon (10 ans en 1969)
Publi dans la revue des lves de l’cole publique d’Auriac-l’Eglise

Fte patronale au hameau de Fraissinet en 1823
Dans son livre "La terre sacre" Jean-Louis Boudon rapporte comment l’on prparait la fte patronale en 1823 au hameau de Fraissinet . Elle tait clbre suivant une coutume bien prcise ou le four avait toute son importance.

« Dans les jours qui prcdait la fte dit-il, l’agitation tait son comble dans le village. Les hommes appelaient la semaine qui prcde la Saint-Barthlmy « la semaine de la faim. Le beurre et les œufs taient rservs pour les tartes et les gteaux. Les femmes rgnaient en matre, les hommes devenaient

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Tout est prt
pour allumer le four

les auxiliaires faisant provision de bois pour le four.
Les trois premiers jours de la semaine avant la fte du dimanche, se passaient faire la toilette de la maison et de ses abords. Les cuivres taient polis, les tains nettoys la cendre de bois. Le jeudi tait jour de cuisson des pains passs. Le vendredi celui de l’achat de viande. Le samedi on cuisait tartes, pts et gteaux.

Le dimanche matin le four s’emplissait de rtis et de terrines de boeuf en daube. Ce plat magistral qui fit le rgal de nos anctres exigeait quatre heures de cuisson.
De dix heures midi le four tait dbarrass pour recevoir une fourne de pts de viande qui doivent tre servis onctueux et fumants aprs la soupe aux choux et l’oule de jambon et du bœuf qui suit.
De une heure cinq heures de l’aprs-midi, chacun prenait part au festin. On devine quelle agitation rgnait dans le village et quelle comptition pour l’utilisation de l’unique four du village ».



Au four banal du hameau de Riol

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Ruine du four de Riol

"Le four communal du hameau de Riol dont il ne reste que des morceaux de murs, a connu une forte activit jusqu’au dbut des annes 60, se souvient Jean Vallon. En hiver, on cuisait le pain toutes les trois semaines. En t tous les quinze jours. Une fois la cuisson termine, on mettait le bois dans le four encore chaud. Il schait ainsi et pouvait tre utilis beaucoup plus rapidement pour la cuisson suivante »

FEYDIT/ALLANCHE
Le jour de chauffe au hameau de Chastres
Le jour de chauffe au hameau de Chastres

Albertine et Marcel connaissaient bien leur affaire. Chaque semaine, dans les annes cinquante, Albertine prparait la pte pain. De son ct, Marcel s’occupait du four. Pour la petit ferme familiale du hameau de Chastres, le rituel tait rod, classique mais essentiel. Les belles tourtes cuites au four accompagneront tous les repas. Tmoignage.

"A la maison, dans le coin de la grande pice, on a soulev le couvercle du ptrin (la mastra). La farine de bl, ramene du moulin et stocke dans les sacs, est verse dans le caisson. Aprs avoir fait un petit trou au milieu du dme de farine, (nous sommes au pays des volcans), Albertine verse progressivement l’eau et commence ptrir.
Le ptrissage est trs dur, surtout au dbut : on a mal aux bras. Il ne faut ni mnager sa peine, ni oublier le levain et une pince de sel. Aprs un certain temps, la pte est prte. On la rpartit dans les paillassons (moules en paille tresse, fabriqus pendant l’hiver la veille) au fond desquels on a dispos un torchon en toile. On rabat les bords du torchon sur la pte qui remplit chaque paillasson. Celle-ci va monter peu peu et sera prte pour le moment de la cuisson.

Pendant ce temps, Marcel chauffe le four. Il l’a allum avec des brindilles de frne provenant des fagots dont les moutons ont mang la feuille, puis il a ajout progressivement des branches plus grosses. Le feu flambe. Peu peu, les braises s’amoncellent sur la sole en briques rfractaires. Elles sont tales avec le racloir.

Il fait chaud pour Marcel, la bouteille de vin et le verre sont poss prs de la porte. En cas de visite d’Alfred qui habite derrire, ou d’autres villageois, Marcel pourra trinquer. Si personne ne vient, il trinquera seul.

Le tas de braises est maintenant consquent. Marcel l’tale une dernire fois et ferme la porte du four. Les briques de la sole, mais aussi de la vote, vont emmagasiner la chaleur en attendant l’arrive de la pte.

Le four est chaud. Marcel ouvre la porte et racle les braises encore fumantes. La sole est brlante, on va pouvoir enfourner. La pelle plate et ronde, munie d’un long manche, est pose sur le seuil du four. La pte gonfle et odorante contenue dans les paillassons est retourne sur la pelle.
Deux coups de couteaux croiss entament le dessus de la pte et forment un quadrillage. Une dizaine de tourtes ainsi travailles seront rparties une une, la pelle, dans le four. La porte referme, la cuisson commence. Moment de rpit pour Marcel, petite discussion avec les voisins, tout en dbarrassant la braise sortie du four et en rangeant les fagots de freines non utiliss.

Une heure est passe. La porte s’ouvre. Les tourtes fumantes sur les quelles se dessinent les larges traces du couteau, sont sorties avec la pelle et dposes sur une planche. Stockes dans le tiroir de la grande table, elles seront dcoupes en larges tranches avant chaque repas, dans le courant de la semaine suivante. Le pain bis se conserve trs longtemps sans scher...

Il ne faut pas perdre de temps, car les pts aux pommes, pte trs consistante, arrivent. Ils sont aussitt enfourns tant que le four est chaud et seront vite cuits. Ils achveront le repas de midi ou seront dgusts au quatre heures. A la semaine prochaine..."

Denis Hermet

LAURIE
Le four color du hameau de Fouillre
Le four color du hameau de Fouillre

Le four du hameau de Fouillre (Laurie) a t remis en usage en 1994 alors qu’il avait cess d’tre utilis depuis le dbut des annes cinquante.
Beau spcimen des fours de villages, et bien restaurs plusieurs reprises, le four est utilis plusieurs fois par an pour cuire pain, pats, et pompes aux pommes.

LAURIE
Four communal du hameau de Lussaud
Four communal du hameau de Lussaud

Le four communal du hameau de Lussaud au centre du couderc est le type mme du four de la Haute-Auvergne. Sa couverture en lauze atteste son anciennet au coeur du gros village rattach la commune de Laurie le 2 aot 1836. On y fabrique toujours du pain les jours de la fte patronale de la Sainte Madeleine en Aot.

VEZE
Four du hameau d’Aubevio
Four du hameau d’Aubevio

Le four pain du hameau d’Aubevio rcemment restaur impose sa masse au coeur du hameau. Il est particulirement bien plac prs d’une fontaine et de la route. Autrefois, il connaissait une intense activit.

MOLEDES
Four du hameau d’Allagnon
Four du hameau d’Allagnon

Bti en pierre du pays et couvert en lauze, le four du hameau d’Allagnon a fonctionn jusque dans les annes 1950. Il vient de faire l’objet d’une importante restauration.

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Le vieux four, autrefois au centre de la vie communautaire

Le four est situ au centre du village sur un endroit ouvert, le couderc, espace communal de vie communautaire prs de la Sianne.

Pour l’association Czallier-valle de la Sianne, la restauration de ce four revtait une grande importance. En effet, il est le seul rescap des fours communaux du fond de valle. Son emplacement est particulirement intressant, propice la revitalisation touristique du fond de valle. Enfin, il est insr dans un hameau situ mi-chemin des deux extrmits de la valle dans un environnement touristique porteur.

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Le four a retrouv
son aspect original
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Un chantier
de sauvegarde
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Une tape
prilleuse
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Tout tait
remonter
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L’tape du coffrage
de la voute
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Une toiture
dans la tradtion du pays
LAURIE
Mobilisation pour sauver
le four du Vogue
Mobilisation pour sauver<br> le four du Vogue

Le four du hameau du Vogue ne fonctionne plus depuis prs de 100 ans, mais les habitants du village, particulirement motivs pour le faire revivre, ne mnagent pas leurs efforts pour nettoyer les abords, et l’difice lui-mme en trs mauvais tat.














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Un arbre a pouss
dans la salle du four
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Dcouverte d’un toit
impressionnant

Avec l’aide de l’Association Czallier valle de la Sianne, deux dbroussaillages ont eu lieu afin de dgager le four et ses abords. Comme on le voit sur les photos prises en avril 2003, il reste beaucoup de travail pour rendre au four son aspect utilitaire d’origine.

AURIAC-L’EGLISE
Four communal du hameau de Chavagnac
Four communal du hameau de Chavagnac

Situ l’entre du village, le four communal de Chavagnac tait complmentaire des fours privs intgrs dans la plupart des maisons.

AURIAC-L’EGLISE
Architecture intrieure type d’un four
Architecture intrieure type d’un four
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La bouche d’un four particulier au hameau de La Croze (Auriac-l’Eglise)

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Une vote en "cul de four"
avec un appareillage de pierres cales
sur le champs, particulirement russie.

AURIAC-L’EGLISE
Four du hameau de Fraissinet
Four du hameau de Fraissinet

Dans son livre "La terre sacre", Jean-Louis Boudon, natif du village, rapporte comment l’on prparait la fte patronale en 1823 au hameau de Fraissinet . Elle tait clbre suivant une coutume bien prcise et le four avait toute son importance.

« Dans les jours qui prcdait la fte dit-il, l’agitation tait son comble dans le village. Les hommes appelaient la semaine qui prcde la Saint-Barthlmy « la semaine de la faim. Le beurre et les œufs taient rservs pour les tartes et les gteaux. Les femmes rgnaient en matre, les hommes devenaient les auxiliaires faisant provision de bois pour le four.
Les trois premiers jours de la semaine avant la fte du dimanche, se passaient faire la toilette de la maison et de ses abords. Les cuivres taient polis, les tains nettoys la cendre de bois. Le jeudi tait jour de cuisson des pains passs. Le vendredi celui de l’achat de viande. Le samedi on cuisait tartes, pts et gteaux. Le dimanche matin le four s’emplissait de rtis et de terrines de boeuf en daube. Ce plat magistral qui fit le rgal de nos anctres exigeait quatre heures de cuisson.

De dix heures midi le four tait dbarrass pour recevoir une fourne de pts de viande qui doivent tre servis onctueux et fumants aprs la soupe aux choux et l’oule de jambon et du bœuf qui suit.
De une heure cinq heures de l’aprs-midi, chacun prenait part au festin. On devine quelle agitation rgnait dans le village et quelle comptition pour l’utilisation de l’unique four du village ».

NOSTALGIE
Le vieux four d’Escrouzet
Le vieux four d’Escrouzet

Difficile de s’attarder devant le four du hameau d’Escrouzet (Moldes). Il ne reste qu’une banale ruine. Une habitante du village a crit en 1972 une posie "mon vieux four pain"... avec un brin de nostalgie.


A droite de l’image le four communal la toiture un pan, vers les annes 1950

Jadis au milieu du village
existait un vieux four vot
o mes parents selon l’usage
cuisaient le pain qu’ils mangeaient.

J’aimais voir enfourner le pain
et la fouace du bon froment,
cette cuisson ne donnait faim
je la guettais impatiemment.

Mon dieu qu’il sentait bon !
Le village tait parfum.
Ce temps n’est plus, ni la chanson
du vieil Etienne le charbonnier.

Hlas le vieux four est dtruit.
Ses vestiges sont couverts de ronces.
Les paysans m’ont dit : "Fini".
A cuire notre pain on renonce.

Je contemple d’un oeil attendri
les pauvres ruines du vieux four.
Sous ses pierres grises "Ici git"
la tradition des anciens jours.

Carmen Burkel-Veissire

Ruines du four d’Escrouzet

RENOVATION
Restauration russie
du four de Moldes
Restauration russie<br> du four de Moldes

Le four a rsist au divers largissements de la route et aux amnagements du primtre de l’glise. Le btiment rnov depuis peu est l’un des derniers fours communaux encore au centre d’un bourg.

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Une restauration complte
faite pour durer
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Le four parade dsormais
parmi les dfices restaurs de Moldes

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