Warning: array_shift() expects parameter 1 to be array, boolean given in /htdocs/public/www/config/ecran_securite.php on line 283 Cézallier: le patrimoine de la vallée de la Sianne en Auvergne (Cantal/Haute-Loire)
  • FETE DE L’ESTIVE 2017

    Grand succs pour nos initiatives autour des estives et des burons

    Evnement marquant au coeur du Czallier Cantalien, la 26me fte de l’Estive Allanche le samedi 27 mai a attir la foule. Grand succs de notre (...)

  • ALLANCHE 25-27 MAI

    Retrouvez-nous la fte de l’Estive 2017

    Notre association sera prsente cette grande fte de la transhumance avec une soire cinma du patrimoine et l’exposition "Estives et burons du (...)

  • ESTIVALES 2017

    Un programme culturel et patrimonial indit

    L’t approche et avec lui nos 17mes Estivales. L’Association Czallier valle de la Sianne se mobilise une nouvelle fois pour valoriser son territoire. Des rendez-vous ne pas (...)

  • ESTIVALES 2017

    Notre exposition 2017 lablise par le Parc des Volcans d’Auvergne

    L’exposition intrieurs anciens de la maison traditionnelle du Czallier" a t lablise au titre du programme de manifestations des 40 ans du Parc des Volcans (...)

  • ASSEMBLEE GENERALE 2017

    Rapport d’activits 2016

    Durant l’anne 2016 notre association s’est une nouvelle fois associe la vie culturelle de la rgion en mettant en valeur les richesses patrimoniales, les traditions et les (...)

  • ETAT DES LIEUX

    L’abri temporaire d’un pays pierreux

    Pur produit de l’pierrage, les cases en pierres sches se trouvent principalement sur les plateaux volcaniques forms par l’inversion des reliefs. Les sols assez propices aux (...)

  • FERRAGE

    L’entrave des bovins.

    Chaque village ou ferme possdait sont "travail ferrer" les bovins. Le bti maintenait l’animal sur les cts pour viter les coups de pied pendant les soins.

    Le ferrage des animaux (...)

  • HABITAT RUDIMENTAIRE

    Le lit clos mobile du berger

    La technique de fumure des prairies et des ctes par les moutons parqus pendant la nuit loin de la ferme obligeait le berger pratiquer un levage ambulant. Il devait donc coucher prs de son (...)

  • ENERGIE HYDRAULIQUE

    Canaliser la force de l’eau pour les moulins

    La plupart des moulins taient construits l’cart de la Sianne ou de ses affluents, ils captaient l’eau par un bief d’amont. L’nergie hydraulique mettait en oeuvre les (...)

  • ELEVAGES COMPLEMENTAIRES

    Les loges porcs

    Indpendantes ou attenantes au buron ou au vdlat, les loges porcs spares en plusieurs compartiments indpendants taient de vritables petites maisons difies avec soin, toujours bien (...)


Association
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Espace presse

ESTIVALES 2015
Communiqu de presse

COMMUNIQUE

Le bti agricole ancien, thme des 15mes Estivales
de la valle de la Sianne
(Cantal-Haute-Loire-Puy-de-Dme)

Pour ses 15me estivales du 11 juillet au 20 septembre l’Association intercommunale Czallier valle de la Sianne propose une programmation varie d’activits et de dcouvertes patrimoniales avec une mise l’honneur du bti agricole ancien notamment par la cration de l’exposition « Les fermes traditionnelles du Czallier ».

EXPOSITION 2015
La ferme traditionnelle du Czallier
 Le bti, les annexes

Les fermes du Czallier rappellent un temps qui s’loigne quand la vie la campagne et l’conomie rurale taient prpondrantes. Notre territoire entre Allanche, Anzat-le-Luguet, Blesle et Massiac possde encore de trs beaux restes architecturaux de cette poque.
Ce bti rural est riche de l’histoire locale et renseigne sur l’volution structurelle du monde agricole. Il reprsente les savoir-faire des anciens. Il est imprgn de la vie humaine de ceux qui ont possd ces constructions et qui ont travaill dur dans ces lieux.
Les parties constituantes d’une ferme autrefois sont varies en fonction de l’activit, de son implantation gographique et de son importance. L’levage et le climat de la moyenne montagne ont impos des btiments compacts vritables outils de travail intgrant toutes les fonctions.
La silhouette qu’on rencontre le plus frquemment sur notre territoire est celles de la ferme-bloc btiments contigus. L’habitation familiale et la grange-table runis sous le mme toit ont bnfici d’une construction soigne et solide, c’est pourquoi bon nombre de fermes anciennes construites aprs la Rvolution sont parvenues jusqu’ nous. 

La plus importante et la plus reprsentative des parties constituantes des fermes du Czallier est la grange-table. Sa taille dterminait l’importance de l’exploitation. Sa grandeur, la qualit de ses matriaux, de sa charpente indiquaient aussi la puissance de son conomie et de la richesse qu’elle reprsentait pour l’exploitation. Aussi prenait-on autant de soin construire la grange-table que la maison d’habitation.

Aujourd’hui notre regard sur le patrimoine agricole a donc de l’importance car ce qui avait valeur d’outil autrefois a pris aujourd’hui une valeur de tmoignage, au-del des raisons fonctionnelles qui justifiaient son existence.
Sauvegarder et valoriser le bti ancien agricole ne doit pas pour autant s’accompagner d’une nostalgie du pass puisque l’agriculture est une activit productive qui a besoin de btiments adapts, plus moderne et qui volue elle-mme dans un monde en mutation permanente.

L’association Czallier valle de la Sianne souhaitait mettre en lumire les dimensions culturelles, sociales et patrimoniales des fermes d’autrefois. L’exposition indite propose aux visiteurs du 11 juillet au 15 aot la mairie d’Auriac-l’Eglise a pu tre ralise la suite d’un inventaire territorial du bti agricole ancien dans le Czallier oriental sur lequel s’appuie ce travail de restitution.

Grce plus de 200 photographies sur une quarantaine de panneaux explicatifs, les visiteurs comprendront mieux pourquoi la prservation de ce type de patrimoine participe la continuit du territoire et de son attractivit et reprsente un vrai marqueur identitaire de la Haute-Auvergne et en particulier du Czallier.
Informations sur le programme complet des Estivales
sur le site internet cezalliersianne.asso.fr

Affiche disponible prochainement

RENSEIGNEMENTS PRESSE :

Jacques Hamon 06 79 51 58 38

ESTIVALES 2015
Programme 2015

Programme des Estivales 2015 de la valle de la Sianne

5 expositions sur le patrimoine du nord Cantal

4 juillet-20 septembre
EXPOSITION
L’imagerie mdivale, mystres et symbolisme de la sculpture romane
Vestiges de l’imagerie romane sur les modillons et chapiteaux historis des glises rurales de la valle de la Sianne
Cathdrale Saint-Pierre, Saint-Flour
10h-19h, visites libres
4 juillet (nuit des glises),

10 juillet-20 septembre
EXPOSITION
Mythes, lgendes et traditions populaires
Parcours insolite dans la valle de la Sianne et le Czallier oriental autour d’une vingtaine de sites naturels emblmatiques auxquels sont associes des lgendes populaires.
Caf du vlorail, Landeyrat,
10h-19h, entre libre

11 juillet-15 aot
EXPOSITION
La ferme traditionnelle du Czallier Cantalien,
le bti et ses annexes (Cration indite 2015)
La ferme traditionnelle du Czallier la fois lieu d’habitation et de travail qui n’a cess d’voluer en fonction des besoins des populations et des pratiques agricoles. Dcouverte du bti permanent et temporaire de la ferme et de ses annexes dans le nord Cantal.
Salle de la mairie, Auriac l’Eglise, 15h-18h30, entre libre

18 juillet-2 aot
EXPOSITION
Traditions et dcors sur le bti ancien du Czallier
Thme rarement explor sur les principaux symboles utiliss sur la maison rurale et qui permet d’entrer dans certains aspects des croyances du monde rural auvergnat aux sicles derniers.
Ancien collge public, Blesle, 10h-12h, 14h18h, entre libre

3 aot-16 aot
EXPOSITION
Les toits du Cantal
Mmoire et savoir-faire autour de la valle de la Sianne
Exploration des traditions paysannes pour couvrir et dcorer les maisons autrefois (chaume, lauze, tuile, ardoise). Dcouverte de l’une des plus belles facettes du patrimoine du nord Cantal.
Salle communale, Vze, 15h-18h30, entre libre

Convivialit

Dimanche 26 juillet
Repas traditionnel auvergnat sur les estives du Czallier
Buron de Moudeyre, 12h30
Un rendez-vous convivial et familial au coeur des Estives du Czallier
Participation aux frais :18 euros
Rservation indispensable jusqu’au 20 juillet, places limites
Accs : dpartementale 39 entre Vins-Haut et la Jarrige. Piste accessible aux voitures.
Propos par l’Association Czallier valle de la Sianne
Renseignements et inscriptions : Tel : 07 86 82 85 93 et 09 63 21 56 96

Mercredi 12 aot
RANDONNEE
Balade pdestre patrimoine et musique
Itinraire de dcouverte du patrimoine bti et naturel sur la commune de Moldes, du village de Fondevialle (brches de Giniol) au village d’Allagnon (berges de la Sianne). La balade de 6 km sera ponctue de pauses musicales avec une musicienne professionnelle.
Rendez-vous 10h Fondevialle (Moldes)
Repas tir du sac. Participation 1 euro par personne,
Gratuit pour les membres de l’association
Propose par l’Association Czallier valle de la Sianne
Renseignements : Tel : 04 71 73 92 65, 

Jeudi 6 aot
Atelier cuisine d’Auvergne
Partage des savoir-faire et des recettes traditionnelles d’Auvergne sous la direction de Jeanine Pantel. Dgustation des produits prpars
Salle municipale, 14h, Charmensac,
Participation aux frais : 5 euros
Places limites, inscriptions obligatoires : Tel : 04 71 73 92 24

2 soires cinma

Cinma du patrimoine
Mercredi 29 juillet
Les disparus de Saint-Agil, film de Christian Jaque (1938)
Salle de cinma, mairie, Allanche, 20h30, entre gratuite

Cinma du patrimoine
Mardi 11 aot
Les disparus de Saint-Agil, film de Christian Jaque (1938)
Salle de la mairie, Saint-Etienne sur Blesle, 20h30, entre gratuite

Rencontres patrimoniales

Dimanche 23 aot
La valle de la Sianne et son patrimoine
Sortie dcouverte en partenariat avec l’Association Cantal Patrimoine
Renseignements : www.cantalpatrimoine.free.fr

Vendredi 28 aot
A la dcouverte des chauves-souris dans la valle de la Sianne
Rencontre en partenariat avec le SMAT, Pays du Haut-Allier
Mini confrence et observations sur le terrain (Blesle-Auriac-l’Eglise)
Renseignements : Office du tourisme de Blesle, tel : 04 71 76 26 90
et www.haut-allier.com,  ; Tel : 04 71 77 28 30

Informations complmentaires
sur le site internet cezalliersianne.asso.fr

2013
Programme des 13me estivales

Programme des estivales 2013

de la valle de la Sianne

13 juillet - 8 aot
EXPOSITION
Toitures traditionnelles du Cantal (cration 2013)
Mmoire et savoir-faire
L’originalit des paysages et des villages du Cantal tient beaucoup la particularit des toitures des habitations : toitures minrales, toitures en pierre, toitures en tuiles…une histoire indite sur la couverture travers le temps de la maison des hommes en Auvergne, entre la terre et le ciel.
Salle communale, Mairie, Charmensac, 15h-18h30 Entre gratuite.
Renseignements : Tel : 06 70 00 37 77
Exposition indite ralise par l’Association Czallier valle de la Sianne

14 juillet - 24 aot
EXPOSITION
La Vierge de Laurie et le plerinage bleslois
Exposition indite ralise avec le concours des habitants de Laurie (Cantal) et Blesle (Haute-Loire) sur l’histoire de la statue de la Vierge de Laurie et le plerinage historique de Blesle le lundi de Pentecte.
Rtrospective autour de l’œuvre d’art et du phnomne religieux et social qui retrace l’hritage artistique et spirituel de la Vierge en majest de Laurie œuvre du XIIme sicle.
Abbatiale Saint -Pierre de Blesle (Haute-Loire), entre libre
Exposition indite ralise par l’Association Czallier valle de la Sianne

15 juillet - 15 septembre
EXPOSITION
Estives et burons du Czallier
Exposition qui a dj attir plus de 5000 visiteurs sur le patrimoine architectural des burons du Czallier, la fabrication du fromage, les paysages autour du Signal du Luguet, les caractristiques humaines et conomiques des activits de montagne. Le pastoralisme de montagne et la pratique de l’estive admirablement expliqus.
Caf de la Gare de Landeyrat, Entre libre, 10h-19h
Renseignements : Tel : 06 31 35 78 22
Exposition indite ralise par l’Association Czallier valle de la Sianne

Jeudi 18 juillet
CINEMA DU PATRIMOINE
L’cole buissonnire, (1949) de Jean-Paul Le Chanois
Une histoire populaire qui romance les dbuts de la pdagogie Freinet (exprimente l’cole publique d’Auriac-l’Eglise), travers le personnage d’un jeune instituteur, camp par Bernard Blier. Un temps fort de l’histoire du cinma franais.
Salle polyvalente, Auriac-l’Eglise, 20h30, entre gratuite.
Soire organise par l’Association Czallier valle de la Sianne

Samedi 27 juillet
Visite guide de l’exposition Toiture du Cantal
Accompagnement et informations complmentaires sur les toitures d’Auvergne par les membres de l’association Czallier valle de la Sianne
Salle communale, Mairie, Charmensac, 15h30 Visite gratuite.
Renseignements : Tel : 06 70 00 37 77

Lundi 29 juillet - samedi 17 aot
EXPOSITION
Rites et symboles et le bti ancien
Une exposition qui permet de se familiariser avec les symboles utilises sur le bti auvergnat ancien par les populations autrefois, d’en comprendre le sens ainsi que les pratiques rituelles du monde rural d’hier.
Salle de l’ancienne Mairie, Anzat-le-Luguet, 15h-18h30, entre libre
Exposition indite ralise par l’Association Czallier valle de la Sianne

Jeudi 1er aot
ATELIER CUISINE D’AUVERGNE
Un moment pour partager des savoir-faire et des recettes traditionnelles aux produits d’Auvergne avec Jeanine Pantel. Dgustation des produits prpars.
14h, salle communale, Vze
Participation 5 euros (Places limites). Inscription obligatoire. Tel : 06 26 33 78 93
Animation culinaire organise par l’Association Czallier valle de la Sianne

Vendredi 9 aot
CINEMA DU PATRIMOINE
Goupi mains rouges (1943) de Jacques Becker
Le film raconte l’histoire d’une famille de paysans russ, les Goupi. Une nuit d’agitation et de crimes inexpliqus smeront la panique et le doute au sein de la famille. Ce film fait preuve d’un ralisme froce et dcrit minutieusement les moeurs paysannes o chacun des personnages est finement dpeint et interprt par de belles performances d’acteurs. Il est considr comme l’un des meilleurs films de la priode de l’occupation.
Salle communale, Mairie de Moldes, 20h30, entre gratuite
Renseignements : 04 71 73 92 65
Soire organise par l’Association Czallier valle de la Sianne

Jeudi 22 aot
RANDO-AUTO PATRIMONIALE
Paysages et villages autour de Peyrusse
Itinraire de dcouverte en voiture sur le vaste territoire de la commune de Peyrusse.
Dpart 14h, place de l’glise, covoiturage, participation 1 euro par personne
Renseignements : Tel : 04 71 73 92 24
Balade commente organise par l’Association Czallier valle de la Sianne

ESTIVALES 2013
Affiche de l’exposition toits du Cantal
COMMUNIQUE
12mes Estivales de la valle de la Sianne

Deux crations indites

La vallle de la Sianne situe entre Blesle (Haute-Loire) et Allanche (Cantal) vivra cet t au rythme de la dcouverte du patrimoine. L’Association Czallier valle de la Sianne propose du 14 juillet au 15 aot huit initiatives autour de la dcouverte du patrimoine.
Si la renomme des expositions cres chaque anne par l’association n’est plus faire (30 000 visiteurs en dix ans), cela n’empche pas l’association de diversifier son offre de dcouverte au public tout en poursuivant la prsentation systmatique des facettes du patrimoine rural auvergnat.

Ainsi, les Estivales 2012 proposent deux crations indites : un musiconte Moldes le 21 juillet 20h45 qui reprend deux lgendes de la valle de la Sianne. Un conte de l’ombre, les vaches maudites de la Sianne et un conte de la lumire, les fades du jardin vert. Deux lgendes librement adaptes par le groupe « Duovergne » qui n’est pas son coup d’essai pour promouvoir la culture traditionnelle en Auvergne. Ce musiconte sera cr en Auvergne pour la premire fois Moldes, salle de la Mairie. L’entre est gratuite.

L’autre coup de matre de l’association c’est une exposition hors du commun qui s’attache faire dcouvrir en 25 panneaux richement illustrs la singularit et l’histoire d’une œuvre d’art du 12me sicle : la statue en bois de la Vierge en majest de Laurie (Cantal) du 14 juillet au 5 aot. « Nous voulions rvler au public les caractristiques, le sens cach et l’histoire de cette œuvre populaire qui se tient toujours dans son lieu historique, l’glise de Laurie (Cantal) » prcise Jacques Hamon, le prsident de l’association. Le rsultat est la hauteur du travail de recherche effectu par l’association avec l’aide d’habitants de Laurie, Blesle et Massiac.
Cre l’occasion des ftes du centenaire du Couronnement de cette Vierge en mai dernier, l’exposition a durant deux jours attir plusieurs centaines de visiteurs, des croyants, mais aussi des passionns du patrimoine sacr. L’histoire de la Vierge au sourire comme on l’appelle dsormais est habilement raconte en utilisant tous les apports crits et photographiques disponibles aujourd’hui.

A ct de ces deux crations, l’association propose trois autres expositions sur le patrimoine Blesle (Mmoire d’eau), Vze (Rites et symboles sur le bti ancien), Anzat-le-Luguet (Estives et burons du Czallier), une soire cinma du patrimoine Charmensac (Mmoire d’Auvergne et le tracteur d’orgueil) , une randonne familiale Peyrusse, un atelier cuisine traditionnelle d’Auvergne Auriac-l’Eglise.
De quoi satisfaire la curiosit des habitants permanents et des vacanciers durant l’t.

Plus d’information sur le site internet : cezalliersianne.asso.fr

CENTENAIRE DU COURONNEMENT 27 28 MAI 2012
Communiqu de presse

Communiqu

CENTENAIRE DU COURONNEMENT
27-28 mai 2012
Week-end de Pentecte exceptionnel Laurie (Cantal)

Le petit bourg de Laurie, situ dans la valle de la Sianne entre Blesle et Allanche, vivra un exceptionnel week-end de Pentecte avec la commmoration du centenaire du Couronnement de la statue romane de la Vierge en majest. Trois initiatives indites complmentaires des clbrations liturgiques permettront tous ceux qui se dplaceront Laurie de redcouvrir les dimensions historiques et spirituelles du sanctuaire et du culte la Vierge de Laurie depuis des sicles.

Vierge trouve, Vierge noire, Vierge habille, Vierge couronne, Vierge de plerinage… la statue de la Vierge en majest de Laurie a travers les sicles et les volutions de l’Eglise catholique. Elle se tient toujours en ce dbut du XXIme sicle dans son village historique devant le regard des croyants et des amateurs aviss du patrimoine sacr.

Couronne le 27 mai 1912 par autorisation spciale du Pape, la Vierge de Laurie est depuis des sicles l’objet chaque Lundi de Pentecte d’un plerinage. Cette anne, les manifestations religieuses, culturelles et festives viendront rehausser un vnement auquel participeront lundi la messe les vques de Saint-Flour et Clermont-Ferrand.

Parmi les temps forts du centenaire du Couronnement, l’Association Czallier valle de la Sianne, dont la qualit des expositions patrimoniales (25000 visiteurs en 10 ans) est unanimement reconnue proposera sa 11me ralisation sur « La Vierge en majest de Laurie, histoire, traditions, plerinage », avec des documents d’archives jamais montrs au public.
Cette rtrospective autour d’une œuvre d’art et d’un phnomne religieux et social retrace l’hritage artistique et spirituel de l’œuvre du XIIme sicle, travers 25 panneaux .

A 15h dans la salle municipale, madame Pascale Moulier, archiviste diocsaine, spcialiste du patrimoine religieux du Cantal, proposera une confrence indite elle aussi sur « Les sept Vierges couronnes du Cantal ». Elle resituera dans son contexte et dans ses aspects religieux, politiques, voire anthropologiques cette manifestation du Couronnement des Vierges qui a concern sept statues de Haute-Auvergne entre 1855 et 1934.

Lundi 28 mai, les manifestations habituelles du plerinage se drouleront toute la journe avec 11 heures la messe du centenaire au cours de laquelle sera remise officiellement la paroisse Saint-Mary de Haute-Auvergne une bannire de procession de Notre-Dame de Laurie, exceptionnelle œuvre populaire de la deuxime moiti du 19me sicle, longtemps disparue, et rachete chez un antiquaire grce la gnrosit de 70 donateurs suite une souscription. La bannire sera expose dans l’glise tout le week-end avec pour la premire fois 15 autres bannires de plerinages des anciennes paroisses du Pays de Massiac.

A n’en pas douter un plerinage 2012 qui marquera le petit village de Laurie, les croyants et les amateurs de patrimoine qui s’y rendront et qui pourront par ailleurs se procurer quelques objets commmoratifs vendus au profit de la paroisse.

Programme complet du plerinage et informations sur la Vierge de Laurie sur le site internet cezalliersianne.asso.fr

Renseignements : Paroisse Saint-Mary de Haute-Auvergne,
Presbytre, 1, rue de l’hospital 15500 Massiac
Tel : 04 71 23 02 77

Programme

Dimanche 27 mai

9 h 30 Ouverture du March de Pays
Rencontre avec des crivains rgionaux

10 h Inauguration de l’Exposition
La Vierge en majest de Laurie
Histoire, tradition, plerinage

11 h Visite guide de l’glise

Matine anime par la cabrette et l’accordon

Repas l’auberge ou sur les stands

15 h Les Vierges couronnes du Cantal
Confrence de Pascale Moulier, archiviste diocsaine

16 h 30 Musique & Danses d’Auvergne
Groupe folklorique « Le Brusse »

Vente de pain cuit au four toute la journe

Lundi 28 mai

6 h 30 Dpart de la marche des plerins - Blesle (Moulin du Bos)

8 h Pause casse-crote Besse o l’on peut rejoindre la marche

10 h 30 Accueil des plerins
la Croix d’Anliac, au son de la cabrette et de l’accordon

11 h Messe
prside par Mgr Hippolyte Simon, Archevque de Clermont
en prsence de Mgr Bruno Grua, Evque de Saint-Flour

12 h 30 Apritif

Repas l’auberge, sur les stands ou pique-nique

16 h Vpres

Une affiche et un porte-cls commmoratifs seront mis en vente
lors des deux journes

Centenaire du Couronnement de la Vierge de Laurie
Photos libres de droits
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La statue du XIIme sicle couronne en 1912
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La Vierge de Laurie
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Le village de Laurie
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Exposition exceptionnelle les 27 et 28 mai de 15 bannires de procession du 19me sicle
27 OCTOBRE 2010
Confrence sur les trsors des tumulus

Confrence exceptionnelle
sur les trsors des tumulus de Laurie

L’Association Czallier valle de la Sianne organise le mercredi 27 octobre 2010 16h30 une confrence avec monsieur Frdrik Letterl, Conservateur rgional de l’archologie (Drac-Auvergne), un rendez-vous avec l’histoire la salle communale de Laurie (Cantal). Entre libre.

Cette confrence « Trsors des tumulus de Lair de Laurie » restituera le contexte des fouilles de Lair aprs leur dcouverte en 1962. Elle permettra de comprendre comment les tumulus de Lair et leurs trsors ont un grand intrt pour la connaissance des premiers agriculteurs de la valle de la Sianne, il y a plus de 3000 ans.

En hommage Alphonse Vinati, archologue et fouilleur de la ncropole de Lair, auteur d’ouvrages et d’articles sur les tumulus du Cantal et de la priode gallo romaine, une plaque souvenir sera dvoile prs du tumulus N° 1 dcouvert en 1962 par deux lves d’Alphonse Vinati de l’cole publique d’Auriac-l’Eglise. (Inauguration de la plaque 15h sur le plateau de Lair de Laurie. Parking aprs la sortie du village).

L’un des plus importants sites de tumulus de France

Sur le plateau basaltique de Lair de Laurie (Cantal) s’lve la ncropole compose d’une trentaine de tumulus. Ces tertres circulaires dat d’il y a 3000 ans, constitus de dalles de basalte, occupent une position dominante ou le rebord du plateau.
Ces tumulus mis jour depuis 1962, et dont sept ont t tudis par Alphonse Vinati et des quipes d’archologues, ont fourni un mobilier de grand intrt : poignards en bronze, pingles, bracelets, brassards cisels, flches en silex, urne funraire…
L’architecture des tumulus rvle les rites funraires dont ils taient les lieux, l’poque de leur construction et l’organisation conomique des groupes humains qui les ont difis. L’tude des trsors dcouverts lors des diffrentes fouilles apportent des informations passionnantes, y compris pour le grand public.

Un rendez-vous sur un lieu emblmatique de la protohistoire en Haute-Auvergne.


Retrouvez l’information sur le patrimoine dans le site internet cezalliersianne.asso.fr

AFFICHES OCTOBRE 2010
Photos libres de droit
Texte de base de l’exposition sur le portage

Porter pour mieux vivre et travailler

Pour dplacer les charges qu’il ne pouvait soulever ou traner, l’homme a cherch les faire rouler, rduire le poids au levage, quilibrer les forces pour ses dplacements et pour diminuer l’effort humain.
Ainsi, en inventant des techniques, des outils et des vhicules pour le transport de charges sur de courtes ou de longues distances, il a pu faire rouler plus lourd qu’il ne pouvait porter, transporter des charges suprieures sa force des bras, multiplier la distance de transport et rduire la fatigue.
Avec l’poque moderne, certains modes de portages ont volu ou disparu peu peu et mesure qu’ont t construites les routes. Certains vont se perfectionner et des appareils nouveaux seront diffuss dans les campagnes et allgeant d’autant la peine des hommes, rduisant les temps de transport.

Le principal outil de portage humain, c’est son propre corps :

-  la main : premier outil de l’homme. Tous les objets de portage humain demandent l’utilisation des mains. Le contenu de la main est la poigne. C’est par poignes qu’on jette le grain aux volailles. C’est aussi par poignes que le semeur « jette la moisson future aux sillons ».
-  le bras : la campagne, la brasse est le prolongement naturel de la main : brasse de bois pour le feu, brasse de foin pour les chvres, brasse de paille pour la litire des vaches et des moutons…
-  la tte : porter les objets sur la tte est un procd universel et connu depuis la haute antiquit. En Auvergne…
-  l’paule : partie du corps qui convient bien au portage. On y place aussi bien le sac de grains ou d’engrais, une pice de bois, le fagot, une caisse de pommes ou de noix. Quand la commune ne possdait pas de corbillard, le cercueil du dfunt tait alors port l’paule, du village l’glise et au cimetire. Plusieurs quipes de porteurs se relayaient au cours du trajet selon la distance.
-  le dos : frquemment utilis pour le portage. Le fardeau, retenu gnralement aux paules par des courroies, laisse aux bras leur entire libert de mouvement. Le paysan-vigneron sur les Palhs portait notamment sur son dos le pulvrisateur. L’colier mettait son sac sur son dos pour se rendre en classe, de son village l’cole communale.
-  la hanche : appuy sur la hanche et maintenu par le bras, le procd tait commode pour porter un panier, une citrouille, une bassine de grain ou de pommes de terre…

Le brise-dos
C’est une sorte de hotte faite de deux grands montants de bois runis par plusieurs barres en travers. Le fond est form par un ou deux planches assembles.
Les bretelles sont en cuir ou en bande tresses d’osier.
Le brise-dos est un objet qui ressemble une chaise qu’on porterait au dos. Quand il est charg, il brise vraiment le dos, d’o son nom.
Le brise-dos servait transporter des marchandises diverses : petit tonnelet de vin ou de cidre, du pain, des pommes en sac, du fromage…mais aussi des pierres pour les rparations courantes des murets en pierres sches.

Le Torion
Le torion tait un simple petit coussin en forme de couronne de 20 25 cm de diamtre extrieur et de 8 10cm de diamtre intrieur. Bourr de laine ou de balle d’avoine, il servait aux femmes pour porter sur leur tte un rcipient d’eau. Pratique trs rpandue autrefois, dans les villages.

La courge
Objet typique de nos campagnes, la courge est une sorte de petit joug en bois aux extrmits duquel on accrochait deux seaux d’eau en bois permettant de ramener l’eau d’un puits ou d’une source loigner de la maison.
La courge tait souvent un simple bton, une barre d’environ 1m20 de longueur.

A la diffrence du joug ncessitant un passage assez large pour s’en servir, le porteur de courge passait la barre sur son paule, un seau devant et un seau derrire. Le systme permettait d’emprunter des sentiers abrupts et rocailleux, le plus souvent troit et souvent bords de murets en pierre sche, et qui ne pouvait donner passage qu’ une seule personne

Jusqu’au dbut du XXme sicle la courge tait aussi utilise par les femmes pour transporter le linge, notamment les draps la rivire ou au lavoir (courge de linge). La courge a t finalement dlaisse au profit de la brouette.

La hotte
Dans notre rgion, les paysans employaient surtout la hotte pour les travaux sur les Palhs et lors de vendanges
Les colporteurs locaux avaient aussi leur hotte spciale faite d’une sorte de petite armoire portative tiroir.

Le joug humain
Le joug tait une simple planche de bois avec une chancrure au milieu pour y placer le cou. Aux extrmits on attachait une chane relie un crochet.
Le joug reposait sur la nuque et les paules du porteur (le plus souvent la femme dans les campagnes).Il tait possible de rembourrer la partie qui appuie sur les paules. Aux crochets, on enfilait l’anse d’un seau d’eau de 25 litres en bois.
Cet objet simple, mais trs utile en milieu rural, facilitait le transport de l’eau pour la maison ou les animaux.

La bandoulire
La bandoulire tait une bande de cuir porte pour soutenir un sac graine, une arme pour la chasse. Elle soutenait le sac du facteur, la gibecire du chasseur et mme la musette de l’colier

L’oiseau
L’oiseau est une sorte d’auge forme de deux simples planchettes assembles en angle droit et munie d’un double manche permettant de porte l’appareil sur les paules. Il servait au maon porter le mortier sur l’chafaudage.
L’oiseau, pos sur une sorte de trpied hauteur d’paule, tait charg de mortier, l’aide de la pelle. Le chargement effectu, le maon allait vider le mortier dans l’auge prs du mur en rfection. L’oiseau a t replac par des systmes plus efficaces et moins fatiguant : le treuil, la corde et la poulie.

Le diable
Engin de la famille de la brouette, le diable est un outil de levage et de transport de charges. Il a la forme d’un petit chariot mobile grce deux roues basses.
Son faible encombrement en faisait un compagnon idal de ceux qui doivent ranger des marchandises sur une trs courte distance.
Les meuniers taient utilisateurs du diable, notamment pour bouger les sacs de farines.

La brouette
Ce simple vhicule de transport si commun aujourd’hui serait d’origine chinoise invent au dbut de notre re, soit environ dix sicles avant qu’il ne fasse son apparition en Europe. Les premires reprsentations de la brouette dans l’imagerie populaire franaise datent du XIIIme sicle. Et c’est Blaise Pascal, le clbre inventeur Auvergnat qui l’aurait perfectionn.
La brouette rpondait au besoin d’augmenter la capacit de transport d’objets divers par un homme seul, sur une voie amnagement rudimentaire.
L’intrt de la brouette, c’est que plus le poids est proche de la roue, moins la charge est lourde pour celui qui tient les deux manches. Mais la roue ne rduit pas la rsistance l’avancement, le pousseur doit lui aussi supporter une partie de la charge. C’est le principe du levier associ la position du centre de gravit vers l’aplomb du point d’appui, la roue, qui est ici mis en œuvre.
La brouette se compose du chssis constitu de deux brancards solidariss, souvent termins par deux poignes, du porte-charge permettant de transporter des matriaux, un simple panneau plus ou moins quip de parois, du systme roulant, simple roue pleine ou rayons et enfin une paire de pieds qui assure avec la roue, une base d’appui stable pour le chargement.

- Brouette linge
Les femmes d’autrefois transportaient vers le lavoir ou le ruisseau le linge dans des cuves en bois poses sur des brouettes. Elles transportaient galement leur boite laver garnie de paille. Il faut imaginer que certains villages taient loigns du lavoir.

- Brouette fourrage

- Brouette de bcheron

La civire
Toutes les fermes possdaient cet appareil sommaire de transport de charge.Il servait sortir le fumier des tables et des curies et le transporter au tas. Mais il fallait tre deux porteurs, c’est pourquoi on employait le plus souvent la brouette qui ne demandait qu’un seul porteur.
La civire servait aussi pour un autre usage : lors du sacrifice du cochon. Quand l’animal avait t tu, grill, lav, vid, on le plaait dessus pour le porter la maison o il tait dpec et cuisin.

La perche
Dans notre rgion la perche tait utilise pour deux usages : durant les vendanges sur les Palhs du fond de valle, le portage de la benne, cuve de bois oreilles, le transport du lait dans la gerle au buron sur les montagnes d’estives du Czallier.

Les deux porteurs devaient trouver le rythme, c’est pourquoi parfois, l’un tenait la perche sur l’paule droite, l’autre sur l’paule gauche. L’essentiel tait de marcher contre-pas pour ne pas imprimer la benne un balancement pnible et douloureux pour les porteurs.

La charrette
La charrette, autrefois fabrique par les charrons, est un vhicule trs ancien en France. C’est gnralement une voiture deux roues, tire par un animal de trait.

La charrette anglaise
Ce vhicule est apparue dans nos campagnes dans la premire moiti du 19me sicle et a conquis le milieu rural. C’est une voiture lgre deux ou quatre places et gnralement deux roues, tire par un cheval. Elle se rapproche en fait de la calche utilise dans les villes.
Invente en Angleterre dans les annes 1840, la charrette a connu un vif succs dans toute la France et notamment en Auvergne. Elle est devenue la voiture la plus rpandue dans le dernier quart du 19me sicle et au dbut du 20me avant l’automobile. C’est pourquoi de nombreux exemplaires de charrettes existent encore dans notre rgion, remiss dans les granges.

La charrette anglaise est une voiture deux roues de grand diamtre. La caisse contient en gnral deux siges dos dos permettant d’embarquer pour le march ou la messe quatre personnes. Avec ses hautes roues, la charrette anglaise offrait une grande stabilit et une pratique de l’attelage fort apprci.
Trs utilise pour des usages autres que le transport des personnes, la charrette anglaise servait une fois le sige arrire enlev, transporter du petit matriel, bagages, paniers, marchandises diverses.

On trouve aussi d’autres modles plus courts avec un seul sige pour deux passagers et protg par une capote de toile ou de cuir.

On parle de charrette bras quand celle-ci est pousse par un homme et non pas tire par un animal.

Le char
Son origine vient de l’antiquit. Durant cette poque le char tait une voiture deux roues ferme l’avant et ouverte l’arrire, dont le conducteur tait debout. Gnralement utilis pour les jeux du cirque et les combats, tir par un ou plusieurs chevaux..
Le char tel que nous le connaissons en Auvergne est un vhicule en bois sans suspension, tract par des animaux de trait pour les travaux des champs et le transport notamment des gerbes de foin.
Le corps du char se compose de deux fortes poutres de bois parallles solidement runies par des traverses. Ces deux poutres s’amincissent l’avant pour former le brancard ou limons.

Lorsqu’on attelait un cheval entre les brancards, on l’appelait le limonier. Om pouvait atteler un deuxime cheval devant le premier.

Dans le char bœufs, les brancards sont remplacs par une seul pice de bois centrale qui fait toute la longueur : le timon. C’est ce qui tait le plus frquent dans notre rgion de montagne.
Les deux hautes roues du char lui donnaient moins d’adhrence au sol ce qui permettait de mieux utiliser la force de traction de l’attelage.
A la descente, le centre de gravit du chargement se dplace vers l’avant et le dos de l’animal avait une forte charge soutenir. A la monte, c’est le contraire, le poids se porte l’arrire et la sous-ventrire scie le ventre de l’animal. C’est pourquoi, le char deux roues tait surtout utilis en terrain plat.

Le tombereau
Le tombereau est une petite charrette construite en bois, quipe de deux roues en bois ferre avec une caisse souvent ferme vase vers le haut, d’une contenance moyenne d’un mtre cube.L’avant et l’arrire pouvaient se fermer de trappes mobiles Le tombereau est articule sur les brancards et avait l’avantage de basculer en arrire sans qu’il soit ncessaire de dteler l’animal. Le chargement est mis terre, directement sans fatigue, simplement en dgageant le levier qui fixe la caisse aux brancards.
Vhicule de faible encombrement, il tait tir par un cheval ou par un bœuf. Ce moyen de transport permettait de circuler dans des endroits peu accessibles. En Auvergne il servait couramment transporter le fumier, le terreau, le sable, les cailloux, les pommes de terre, les pommes cidre…

La tonne
La tonne est une petite citerne roulante, trs utile la ferme. Le plus souvent elle sert vider la fosse purin et rpandre son contenu dans les champs. Elle sert aussi transporter aux champs loigns d’une source l’eau ncessaire aux animaux, surtout durant les t trs secs.. Quelquefois on l’utilisait pour ramener du buron le petit lait qui tait employ pour la nourriture des porcs.

Le grand chariot
Le chariot tait le vhicule le plus stable. En pays de montagne il tait donc trs utilis. En effet, ses quatre roues lui assurent une stabilit parfaite et s’il offre un peu plus d’adhrence au sol que la charrette deux roues, l’animal qui le tranait n’avait aucun effort supplmentaire fournir aux ctes ou aux descentes. Le poids du seul brancard constitue en effet une charge insignifiante. Quand le brancard tait remplac par un timon destin recevoir un attelage deux btes, celui-ci se tenait souvent seul et ne servait qu’ assurer la direction du vhicule. On employait le grand chariot pour transporter le bois notamment.

Le chariot chelles
Vhicule assez courant dans nos campagnes, le chariot chelles possde quatre roues. Les roues avant sont gnralement d’un diamtre infrieur celui des roues arrires. Quoique moins hautes que celles de la charrette deux roues, ces roues sont cependant construites selon les mmes principes.
Les deux essieux portent la longe, pice principale qui supporte les deux chelles latrales au moyen de quatre pices de bois. Aux extrmits, les chelles sont maintenues entre elles par une poutre fixe de chaque ct par une clavette.
La longe est une forte poutre de bois qui runit l’essieu avant l’essieu arrire. Elle est perce de quelques trous permettant d’avancer ou de reculer l’essieu arrire pour allonger ou raccourcir le chariot selon les besoins.
L’essieu arrire tait fix la longe sur laquelle reposait le fond du chariot. L’essieu avant n’tait attach la longe que par un pivot autour duquel il pouvait tourner.

Histoire de la roue
L’invention de la roue a t trs importante dans l’histoire du transport. Mais pour rouler correctement, la roue avait besoin d’un terrain plat et il y a toutes les raisons de croire que c’est la roue qui a provoqu la construction des routes. La roue dbuta probablement par un simple disque de bois perc d’un trou au milieu pour recevoir l’essieu. Puis elle s’allgea de trous et pris sa forme connu aujourd’hui en trois parties : jante, rayons ou rais et moyeu.
Au cours des sicles, la roue bnficia de deux amliorations apprciables. On imagina, pour lui donner plus d’adhrence en diminuant l’usure, de l’incliner. C’est le carrossage : les roues se rapprochent vers le bas. On donna aussi la roue une forme conique, ce qui la rendit plus souple : c’est l’cuanteur.

SYNOPSIS
Texte de base de l’exposition "Imagerie mdivale" (2008)

L’imagerie mdivale dans la valle de la Sianne
Mystres et symboles de la sculpture romane

Le territoire de la valle de la Sianne, situ entre Blesle (Haute-Loire) Allanche et Massiac (Cantal) n’est assurment pas le plus exceptionnel et le plus reprsentatif de l’Art Roman en Haute-Auvergne. Les glises rfrences du secteur sont de petits difices de village fortement remanis au cours des sicles qui n’ont jamais eu la magnificence de certaines glises rurales du Cantal o de la Haute-Loire toute proche, Blesle, Brioude et Issoire notamment.
Les difices qui servent de prtexte cette petite vocation du Roman sont l’glise saint-Nicolas d’Auriac, l’glise de l’Assomption de Laurie, l’glise saint-Lger de Moldes, l’glise saint-Caprais de Vze, la chapelle saint Julien de Chanet et une petite extension aux glises de Charmensac et Peyrusse dont une partie du territoire se prolonge dans la valle de la Sianne.
Les diverses imageries de pierre, l’extrieur et l’intrieur de ces petits difices partiellement Romans sont toutefois dignes d’intrt car elles renseignent sur une priode de l’histoire locale. En tout cas, les sculptures encore visibles montrent que notre petite valle ne fut pas en dehors du grand lan culturel et religieux qui a marqu la Haute-Auvergne aprs l’an mille. Un patrimoine dcouvrir et surtout comprendre, indpendamment des rgles architecturales romanes et des motivations religieuses qui ne sont pas les propos de l’exposition.

Tenir compte de l’poque
En histoire de l’art, la priode romane s’tend de 1030 la moiti du XIIme sicle. L’Art Roman regroupe aussi bien l’architecture que la sculpture ou la statuaire romane comme les Vierges en Majest (celle de Laurie en fait partie).
Pour comprendre les vestiges de l’imagerie Romane dans notre territoire, il convient de restituer l’poque. La population du XIme sicle tait craintive, crase par le monde qui l’entourait et les mystres de la vie et de la nature environnante. Mme la rflexion des gens cultivs tait marque par l’irrationnel et les fantasmes, les angoisses du lendemain… expliquent les historiens du Moyen-Age.
C’est pourquoi il faut regarder l’imagerie Romane comme le reflet d’une manire de vivre, de la situation sociale, conomique, politique et religieuse videmment une poque donne.
Art symbolique, le Roman marquait la naissance d’un style universel qui prendra un aspect particulier dans chaque rgion. En France, les historiens ont recens une bonne quinzaine de styles diffrents, mais toutefois avec une vraie unit, celle du mme sentiment religieux vhicul par le christianisme. Par ailleurs, la socit romane vivait en autarcie, ce qui explique aussi les caractristiques rgionales, notamment en Auvergne.

Une vision du monde
Art sacr avant tout, le Roman avait pour but de rpandre par les formes et les images le contenu de l’histoire sainte, aprs des sicles de dbats passionns au sein de l’Eglise catholique sur le bien fond des images. Et cela jusqu’ l’an mille, o l’on commena tablir des reprsentations images destines aux fidles.
L’imagerie Romane proposait une mise en ordre du monde en permettant chacun d’y retrouver ses proccupations essentielles : l’amour, le travail, les tentations, la fuite du temps, un sens de la vie dans le monde. La morale chrtienne proposait alors des repres pour le temps du chemin terrestre en attendant le Paradis.

Afin de rendre comprhensible par tous les principes chrtiens en ce temps d’analphabtisme gnral, on demanda aux sculpteurs employs dans les glises de les illustrer leur manire.
Majoritairement l’imagerie Romane se retrouvait donc sur les difices religieux jusque dans les contres les plus excentres. C’est le cas exclusif de la valle de la Sianne qui ne comporte plus aucun btiment civil de cette poque, part la tour carre de Colombine sur sa motte castrale (Moldes).

Pourquoi cette imagerie l’poque mdivale ?
Dans la socit mdivale, une grande majorit de la population ne savait ni lire ni crire. C’est ce qui a justifi les sculptures images pour l’enseignement de la religion catholique et l’aide spirituelle des fidles. La sculpture romane fut donc une bible de pierre pour ceux qui n’avaient pas accs aux textes religieux.
L’imagerie romane enseignait donc l’histoire sainte, servait de guide pour la vie quotidienne et la morale selon la vision chrtienne de cette poque. Elle rappelait aussi des pisodes de la vie du Christ, l’exemple des saints, voire de personnages ou seigneurs montrs en exemple. Le clerg, souvent mal form l’utilisait pour illustrer le sermon du dimanche.

L’imagerie ne recherchait pas seulement un effet esthtique, sont but tait bien ducatif. Les artistes mettaient en scne toujours des thmes de composition en fonction du public qui frquentait les lieux. Technique toujours essentielle aujourd’hui. Nos mdias n’ont rien invent.

L’imagerie mdivale, la source de la culture visuelle contemporaine
Avec le XXIme sicle, nous sommes rsolument entrs dans une civilisation de l’image, accentue ces dernires annes par l’extraordinaire dveloppement des nouvelles technologies de l’image et de la communication en trois dimensions.
Cette volution a l’avantage de nous rendre plus attentif aux rles et aux usages des images et des reprsentations dans les socits qui nous ont prcdes, des images qui font partie dsormais du patrimoine culturel commun.
Dans la socit mdivale, la notion d’image s’appliquait aux objets figurs, aux langages, aux rves et aux visions. Tout tant galement caractris par des influences extrieures hrites de l’antiquit romaine, les importations byzantines et carolingiennes, et surtout le retour en force des images lies la religion et au culte chrtien en plein expansion.
Les reprsentations sculpturales romanes ne visaient pas forcment au ralisme mais se conformaient aussi des codes symboliques pour prsenter l’absent ou l’invisible, notion trs prsente dans la foi catholique de toujours.

L’imagerie mdivale de nos glises rurales, mme sommaire, peut donc se rvler nos yeux d’aujourd’hui comme un lieu d’exprimentation des reprsentations du monde, des relations au divin et de mise en jeu des rapports sociaux de l’poque. Cette culture visuelle du Moyen-Age qui nous parait si lointaine peut nous aider mieux comprendre ce qui nous rapproche et tout ce que notre culture contemporaine de l’image doit ces temps anciens, mais aussi tout ce qui nous spare de ce monde.

Le symbolisme, caractristique de l’imagerie Romane
Le symbolisme est l’une des caractristiques de l’imagerie Romane. Au-del de l’aspect ornemental, il tait essentiel pour les btisseurs d’glises que les fidles peroivent au mieux le message transmis par les sculptures de pierre.
Les symboles n’taient pas forcment nouveaux. Ils taient riches de l’enseignement spirituel et culturel de civilisations disparues : l’antiquit, l’poque romaine, l’installation des peuples celtiques et germaniques, la socit carolingienne, les croisades…Car en fait, la symbolique traditionnelle est universelle. Le dragon (ou le serpent) par exemple possde la mme signification protectrice en Chine.

Connatre ces symboles et le sens de l’architecture romane permet de mieux comprendre cette socit d’il y a 800 ans, ses certitudes, les lois et les dogmes qui organisaient la fois la vie en socit et la vie religieuse. Ainsi, mme avec de petits lments de la sculpture romane encore visibles sur notre territoire, c’est un prcieux tmoignage qui est offert notre comprhension.

Sens des chapiteaux dans l’architecture et l’imagerie
Dans la construction d’une glise, le chapiteau a un rle important puisqu’il rcupre la pousse des arcs et une partie de la vote. Il subit donc une pression que le sculpteur devait prendre en compte. Cette soumission aux lois de l’architecture limitait la crativit. Les diffrences viendront alors des traditions locales, des comptences des sculpteurs et de la nature de la pierre.

Le pilier roman est l’hritier naturel de la colonne antique. Les architectes se sont rappels les corbeilles ioniques et corinthiennes. Ils ont retraduit sur les chapiteaux l’art des parures.
La sculpture romane est donc d’abord un lment d’architecture. A l’intrieur de nos glises on le trouve essentiellement sur les chapiteaux. Mais les sculpteurs ne pouvaient ignorer, ni contourner les formes obliges. Leurs ciseaux ne pouvaient attaquer la pierre n’importe comment. Des difficults techniques et esthtiques limitaient leurs crativits.
Qu’importe, le sculpteur roman qui avait horreur du vide n’hsitera pas dformer ses personnages pour occuper les angles par exemple.
Toutefois, il faut garder en mmoire que la figuration ornementale des motifs gomtriques ou vgtaux trs prsente dans l’imagerie mdivale avait aussi son importance car elle donnait du rythme et de la dynamique aux symboles.

Le chapiteau histori aura t une spcialit Romane. Si les dcors sculpturaux des premiers sicles du deuxime millnaire encore visibles aujourd’hui restent pour beaucoup d’entre nous nigmatiques, il faut savoir qu’ils reprsentent un vrai lexique par l’image de la culture religieuse des 12 et 13me sicles. Le temps a videmment effac presque toute trace du code interprtatif de ce lexique qui peut nous paratre aujourd’hui trange et sduisant la fois.

La priode gothique qui suivra, magnifie par les grandes cathdrales, dont il nous reste les chapelles latrales dans quasiment toutes les glises de notre territoire, ne connatra que des chapiteaux feuillages, mais surtout, l’imagerie sera dplace sur les vitraux. Un vrai changement de mentalit et de socit, et une autre faon de concevoir le sens d’une glise chrtienne.

Les modillons, un petit patrimoine savoureux
Les modillons sont un lment de l’architecture romane sur lesquels les artistes du Moyen-Age ont donn libre court leur imagination. Il se diffrencie du corbeau, pice en saillie destine porter une charge, trs frquente sur les anciennes maisons car il n’est pas sculpt.

Ce qui frappe dans les modillons romans, y compris ceux de nos petites glises, c’est la richesse des thmes abords. Les scnes acrobatiques jouxtent les ornementations florales ou gomtriques, des reprsentations animalires ou monstrueuses, des thmes religieux ou moraux.

- L’acrobate, symbolise l’tape ultime de la spiritualit. Tous les membres sont touns vers le ciel, mais cette situation demande de la vigilance et de la persvrance. Au vu du modillon on le comprend !

- La vache, figuration extrmement frquente en Haute-Auvergne, mais exclusivement l’extrieur des difices sous la corniche. L’art populaire dans toute sa dmonstration. Prsente Auriac, Moldes et Vze.

- L’Atlante, personnage qui semble soutenir l’difice, symbole de l’Homme qui par son comportement est un lment essentiel de l’Eglise

- Le Dragon, souvent un serpent ail grande queue pleine d’cailles. Il symbolise le combat qui a lieu l’intrieur de l’Homme. Il sort gnralement vainqueur.

- La feuille, symbole de renouveau et de vie. Le feuillage ne reprsente pas de plante dtermine, mais des lments styliss de la nature ;

- Tresse ou torsade, ligne courbe sans rupture qui symbolise le pur et l’infini

- Langue tire, symbolise la dsinvolture. Un bouche qui tire la langue se moque de celui qui coute la bonne parole car il sait qu’il y aura la rechute. La bouche dit ce qui est en nous.

- Masques humains ou monstrueux crachants ou suant des tiges ou des palmettes

- Le griffon, ou lion, symbole de vigilance

- Volute, symbolise l’nergie spirituelle naissante

La polychromie
La polychromie s’est teinte avec le noclassicisme qui avait cr le got du monochrome et au 18me sicle, architecture et sculptures furent blanchies.
Perdue au fil des sicles en ce qui concerne l’architecture, ce phnomne de la couleur a retrouv au 19me sicle un regain d’intrt dans les grands et les petits difices romans d’Auvergne. Le plus bel exemple tant l’abbatiale d’Issoire. Les glises rurales d’Auriac, Laurie, Charmensac et Moldes ont ainsi retrouv des couleurs sur les votes, les colonnes et les chapiteaux. Des couleurs dont les traces sont toujours visibles. Les constructions religieuses du 19me sicle ont connu pareille engouement (Charmensac et Feydit).

Au Moyen-Age tout tait peint. La couleur dans les glises permettait d’accentuer la sacralisation des lieux, une sorte de lien entre le monde visible et le monde invisible.
Partielle ou totale, la polychromie ornait la majorit des sculptures romanes, perptuant en cela les pratiques de l’antiquit.
Tous les spcialistes s’accordent pour expliquer que la polychromie n’tait pas le fruit du hasard. Les sculpteurs et les peintres travaillaient de concert. Toutefois, les artistes taient limits par la fabrication des couleurs constitues d’une prparation base de pigments. En couches paisses, elles taient choisies en fonction de significations prcises, lies aussi aux rites annuels de la vie de l’Eglise et des grandes ftes religieuses.

Le systme traditionnel antique des couleurs tait fond sur le noir, le blanc et le rouge explique les spcialistes. Il a volu partir du XIIme sicle en faisant place au bleu, au vert, puis aux autres couleurs.

- Le blanc, symbole de puret et couleur du passage (les vtements du Christ aprs sa rsurrection).

- Le bleu, C’est la plus profonde des couleurs, la plus immatrielle. Couleur du ciel et de la mer, c’est le chemin de l’infini. Le bleu est la couleur du bonheur. L’utilisation du bleu et du blanc, couleurs mariales, symboliseront la puret spirituelle et l’immensit de l’univers. Au Moyen-Age, comme dj dans l’antiquit, les votes des sanctuaires taient d’Azur et d’Or.- L’or, symbole type de la richesse matrielle et de la lumire spirituelle. L’or est l’image de la perfection. Plus tard, le Baroque usera cette symbolique pour reprsenter le divin avec la dorure des Retables.

- L’orange : A mi-chemin entre l’or et le rouge, cette couleur se retrouvait abondamment la priode romane car c’est l’expression de la foi constante en la misricorde divine.

- Le noir, peu utilis, mais symbole de la complmentarit du blanc puisque, de la nuit nat de nouvelles lumires. Dans le roman, le noir signifiait toujours l’ide du passage franchir ou en cours de franchissement.

- Le rouge, Couleur fondamentale lie au principe de la vie, la rgnration de l’tre. C’est aussi la couleur de l’immortalit, de l’amour librateur et dans la religion catholique de l’Esprit Saint (flammches de la Pentecte). C’est la couleur de la rvlation de l’amour universel.

- Le jaune : cette couleur est la base du rituel chrtien. Il est le signe de la vie ternelle. Le jaune est trs souvent associ la puret du blanc.

- Le vert : Pour les chrtiens, le vert est demeur l’esprance. Il symbolise les œuvres accomplies et par extension la charit. Couleur du rgne vgtal et des eaux rgnratrices. Symboliquement le vert a toujours eu une valeur mdiatrice entre la vie terrestre et la vie cleste.

- Le violet : symbole de spiritualit et de dvotion, de l’change perptuel entre le ciel et la terre. Signe de passage et d’un ternel recommencement. Au Moyen-Age les reprsentations du Christ lui attribuaient toujours pendant sa passion une robe violette.

Les motifs ornementaux
L’Art Roman, c’est aussi toute une reprsentation symbolique dans l’ornementation (billette, croix, toile). Ainsi, les motifs gomtriques combinant polygones et cercles, flore stylise avait pour but de montrer l’harmonie de l’univers cr par Dieu.

- La boule, symbolise l’unit de l’Eglise. Stylobales orn de boule Auriac

- Le carr, symbole terrestre par opposition au cleste

- L’X, symbole du refus

- Ttes, le visage est trs frquent sur les modillons, le roman est humain. La tte en arrire marque le dbut du retournement, sentiment que le bon choix est fait.

- Palmettes, motif qui ornait jadis les sarcophages, symbolise l’au-del.

- Flammches alignes Moldes et Auriac

Personnages des chapiteaux

La syrne
Moiti femme et moiti poisson, serpent ou oiseau, la syrne est un personnage qui apparat dans presque tous les difices religieux romans. Elle figure sur les chapiteaux de Moldes, Vze. La rptition systmatique de l’image de la syrne dans le roman est due la fois une conception de la femme et des exigences architecturales.
La syrne est en effet une figure strotype de la volupt, l’incarnation de la sduction fminine dont il faut se mfier. A relier bien sr la conception de la fminit de cette poque. Elle est aussi considre comme l’image de la femme prostitue qui attire les pcheurs.
L’autre explication est que ce motif permettait au sculpteur d’appliquer la loi de la symtrie l’ensemble des trois faces du chapiteau. La syrne bi-caudale est en effet l’expression mme de la contrainte technique rcupre. Chaque tronc de syrne occupe un angle tandis que les queues releves viennent remplir les trois faces adjacentes. Une queue de chaque syrne se retrouvant sur la face centrale la plus large, puis les deux queues restantes occupant chacune une des deux autres faces plus troites.


Tout un bestiaire stylis, souvent fabuleux marque le style roman. Les animaux familiers font bien sr partie du dcor roman surtout dans nos campagnes.
Les artistes ont puis leurs modles de modillons et de chapiteaux dans les bestiaires rels ou imaginaires avec les significations morales et religieuses de l’poque.

Petits lments de sculptures
Il n’y a pas de sculptures qu’aux endroits nobles. Dans l’glise romane on trouve aussi de petits lments sur la base de piles, les corniches, le tour des fentres. Ils viennent souligner un espace, forment parfois un galon renforant les caractristiques d’un mur…

EXPO CREEE EN 2005
Textes de l’exposition "Pierres et volcans"

Pierres et volcans,
mmoire de la valle de la Sianne
(230 photos indites)

A) Introduction
Pour comprendre la valle de la Sianne, il convient de s’intresser tous les aspects de son patrimoine. Cette anne, l’association a port son regard sur la pierre et les volcans.
En effet, l’histoire gologique a fortement marqu notre territoire. Les ruptions volcaniques ont model les reliefs. L’rosion a creus des gorges profondes et des paysages encaisss.
L’histoire de la valle de la Sianne, depuis ces temps immmoriaux jusqu’ aujourd’hui se lit dans un patrimoine naturel exceptionnel et prserv, dans la prsence millnaire de l’homme qui a modifi le paysage pour sa survie, grce sa capacit matriser son environnement. Cette histoire a un point commun sur l’chelle du temps, l’importance de la roche et l’utilisation de la pierre.
La pierre pour tmoin, tel est l’itinraire propos par cette cinquime exposition sur le patrimoine de la valle de la Sianne.

A l’aide de plus de 230 photographies indites et des textes courts, elle met en vidence toutes les caractristiques du patrimoine commun : les coules de lave successives et les consquences de l’rosion, les lieux insolites marqus par le chaos des premiers temps de l’humanit, les tumulus et les pratiques culturelles durant la protohistoire.

L’exposition fait revivre l’pope des constructions humaines qui ont model les paysages : les kilomtres de palhs qui ont permis de rcuprer des terres jusque l impropres la culture, les abris vernaculaires, ces cabanes temporaires des paysans et des bergers, les murets en pierre sche issus de l’pierrement durant des sicles, les chemins et les voies romaines, les mines et les carrires. Et la pierre porteuse de sens sur les maisons, dans les hameaux, sur les Estives….
Dans sa mission de valorisation patrimoniale, l’association se devait d’voquer son pays l’tat brut. Cette exposition prsente pour la premire fois en Auvergne s’y emploie. Venez la dcouvrir en avant-premire.

1 L’rosion, principal rsultat de nos paysages actuels
2 L’inversion de relief fait dsormais apparatre le socle primaire de la terre
Le plissement hercynien (aire primaire, 300 millions d’annes) a eu comme effet le soulvement des terrains et la dformation des couches de roches A cette poque des mouvements de l’corce terrestre ont form, sur ce qui forme la France d’aujourd’hui, les premiers massifs montagneux : le Massif Central, le Massif Armoricain et les Vosges. D’autres plissements par la suite, accompagns de fractures et de failles, ont contribu la formation du Massif Central

Le Massif du Czallier sur lequel se trouve notre territoire est marqu par deux types de formation gologique. Un socle ancien form principalement de roches mtamorphiques et granitiques d’une part et un difice volcanique complexe qui a recouvert le socle ancien.
Les roches qui forment l’environnement paysager actuel que nous pouvons observer dans notre secteur sont de formation trs anciennes pour le socle primaire et assez ancienne pour les roches volcaniques. C’est pourquoi nos difices volcaniques, dats entre 7,8 2,5 millions d’annes, sont trs uss et n’ont pas l’apparence des volcans reprsentatifs de la spectaculaire chane des Puys qui sont beaucoup plus rcent et mme trs jeunes l’chelle du temps gologique (entre 95000 6000 ans).

L’vnement principal qui a transform le relief de notre rgion, c’est l’rosion. Les ruptions termines, les reliefs volcaniques sont devenus la proie de l’rosion. Les rivires ont creus de profondes valles dans les roches les plus tendres ou les plus altres et ont laiss en relief les difices forms des roches les plus dures. L’enfoncement progressif de la Sianne et de l’Alagnon par exemple a entran l’inversion des coules. Celles-ci, d’abord loges dans la partie basse d’une topographie, en sont devenues progressivement des points hauts grce leur rsistance l’rosion linaire.
Cette inversion du relief s’est accompagne de la rgularisation progressive des surfaces de coules. Les normes quantits de laves qui se sont coules chez nous tout au long de cet pisode volcanique et principalement au dbut, ont rempli les valles et les dpressions existantes. Depuis ces coules de laves devenues trs dures, forment des falaises et des plateaux dans notre paysage
Des cratres d’explosion qui formaient un creux dans le paysage sa formation, puis un lac rempli d’eau, puis un lac rempli de lave, se retrouvent de nos jours comme des points culminant visibles partout sur notre territoire, par exemple le Signal du Luguet.
D’un difice formant un cne, vision typique classique du volcan dans la mmoire collective, il ne reste chez nous le plus souvent qu’un rsidu de culot de la chemine formant un suc ou un neck basaltique.
Les deux profondes valles de notre rgion d’exploration, la Sianne et l’Alagnon ont mis jour les socles les plus anciens qui se sont forms de grandes profondeurs dans des conditions de tempratures et de pression trs leves. C’est pourquoi nous trouvons dans notre environnement des roches issues du socle primaire de la terre. Un patrimoine minral exceptionnel.

3 Les galets de l’ancien du lit de la Sianne
L’rosion qui a model notre territoire a favoris l’affleurement des roches les plus dures. En empruntant la dpartementale du fond de valle nous avons dans un virage la sortie du hameau de Chazelles un exemple type de roches tendres mises jour par les travaux sur le talus qui surplombe la route. Vision insolite du sol form de galets et de sable de la Sianne. C’est l’ancien lit de la rivire, il y a fort longtemps, car la Sianne coule dsormais plus loin et surtout beaucoup plus bas. Une parfaite illustration du creusement de la valle par l’rosion durant des millnaires.
A l’chelle du temps gologique la Sianne a beaucoup boug et la valle s’est considrablement approfondie en usant inlassablement les roches les plus tendres du soc primaire. Il suffit d’observer le lit de la Sianne pour comprendre l’action de l’rosion sur la roche. Mme en usant de quelques millimtres par an, au bout de quelques centaines de milliers d’annes, on imagine facilement le creusement de la valle.

4 Roches visibles dans la valle de la Sianne
La route dpartementale 9 qui serpente au fond de la valle de la Sianne nous permet d’accder une srie d’affleurements de roches mtamorphiques du socle primaire. Ici on a des Gneiss et des Amphibolites.
Les Gneiss sont des roches formant une foliation ou les lits forms de minraux sombres (Micas noir, Amphiboles) alternent avec des lits forms de minraux clairs (quartz et flopathes). C’est cette foliation qui permet le dbit en dalles de ces roches.
Les amphbolites sont des gneiss trs riches en minraux sombres (amphiboles). Ces roches qui forment des lentilles plus ou moins importantes aux environ du hameau de La Croze notamment (Auriac-l’Eglise), sont dus au mtamorphisme de laves trs anciennes et trs antrieures au volcanisme du Czallier.
Le dbit en dalles prsentant deux faces parallles de cette roche on permis leur utilisation pour la construction de murs en pierre sche, de dallages et mme pour la couverture de toits pour les plus fines, les lauzes.
La lave basaltique prsente aussi des facis de dbits en dalles qui ont facilit au cours des sicles passs la construction massive de murs et de cabanes vernaculaires en pierre sche.
L’une des raisons du nombre impressionnant de ponts de tradition gallo-romaine sur la Sianne, c’est que les pierres pour les construire se trouvaient proximit. On a surtout utilis les gneiss et les amphibolites formant des dalles et des prismes faces parallles.

5 La coule basaltique du Planchat (Charmensac) (1)
6 Sous nos yeux, un pisode ancien de l’rosion (2)
La coule basaltique noirs du Planchat situe non loin du village de Charmensac a fossilis l’ancienne valle de l’Alagnon il y a environ cinq millions d’annes. Les prismes inclins, bien visibles sur le rocher, se sont forms perpendiculairement la surface de refroidissement de la coule. Elle a moul le bord de la valle qu’elle a emprunte.
Aux pieds de la coule on observe facilement un magnifique lit de galets de l’ancien cours de l’Alagnon entre deux coules de lave. La coule donc remplac la rivire

7 Les orgues volcaniques de la valle de la Sianne (1)
Une coule basaltique se solidifiait vers 1000-1100 degrs au contact avec l’atmosphre et avec le sol. Une fois solide, elle perdait encore plus de 1000 degrs et se contractait, perdant ainsi de la surface. Lors de ce refroidissement sont ns des fissures de rtraction hexagonales.
Ces petites fentes progressaient vers le cœur de la coule au fur et mesure du refroidissement et de la rtraction. Ainsi sont nes les prismes qui la plupart du temps ont dbit les coules en orgues et plus le refroidissement tait lent et plus les prismes taient rguliers.
Le phnomne de l’hexagone que l’on peut constater de prs dans les grottes volcaniques de notre territoire sont l’expression gomtrique qui traduit le mieux la rpartition des dformations et le relchement de la matire lors du retrait thermique. Cette prismation s’effectuait toujours perpendiculairement aux surfaces de refroidissement. Il en rsultait des orgues verticales pour une coule horizontale.
Les orgues se sont formes par rtraction de la lave en fin de refroidissement.
Palissades de pierre veillent depuis des milliers d’annes sur nos paysages. Elles sont les signes de l’intense activit volcanique de notre rgion.
Les orgues volcaniques constituent le rsultat visible aujourd’hui d’un phnomne qui s’est droul en deux phases : d’une part, la mise en place d’une ancienne lave liquide qui, en se refroidissant, a dvelopp ces structures grandioses sous l’action des forces physiques. D’autre part, l’intervention de l’rosion durant des milliers d’annes qui les ont dgages.

Les orgues se sont formes au moment ou la lave est passe de l’tat fluide celui de roche solidifie. Les scientifiques ont observ quatre caractristiques principales des orgues volcaniques :
- en coupe, chaque prisme prsente une structure hexagonale
- les colonnes sont parallles les unes aux autres, mme quant l’ensemble est inclin
- il n’y a pas d’espace libre entre chaque colonne, sauf pour les orgues phonolithiques
- quand il existe des plans de clivages, ils sont perpendiculaires l’axe des prismes, qu’ils dcoupent en tranches.
Les roches volcaniques qui ont donn naissance aux orgues ont des couleurs trs diffrentes. Les basaltes vont du gris trs foncs, presque noir, au gris clair.

8 Les orgues de Blesle et le Rocher de Saint-Roman (2)
Orgues de blesle
Les paisses coules de basanites noirs qui dominent le lieu-dit les trois rivires, o La Voireuse, la Sianne se jettent dans l’Alagnon sont impressionnantes. Ces orgues ont fossilis l’ancien rseau hydrographique.

9 Caractristiques des orgues (3)
Une cascade n’est jamais due au hasard. Elle se forme lorsque la rivire n’a pas pu user une roche plus dure que celle rencontre plus bas sur son cours. Le site le plus significatif est celui de la cascade de la Terrisse (Vze). Ce lieu illustre parfaitement la rsistance l’rosion d’une coule de lave basaltique.

10 Le Suc de Lermu et le Rocher du Renard
Le Suc de Lermu devenu place forte
Le Suc de Lermu forme un peron volcanique 1101 mtres d’altitude. C’est un morceau de coule de basalte spar du plateau qui lui fait face par l’rosion. Ce fragment de coule de lave, qui forme un plateau en relief d’un hectare surplombant de plus de 300 mtres la valle de la Sianne, est bord sur trois cots par des orgues basaltiques, mais dsormais caches par la vgtation. Dans sa partie la plus troite qui le rattache au plateau du Bru, il est protg par un foss naturel.
Le Suc de Lermu porte bien son nom, puisqu’il vient du celtique ar-m qui signifie refuge naturel. Sa position dominante a favoris l’tablissement d’une place forte depuis l’ge du fer jusqu’au Moyen-Age. Sa vocation d’oppidum s’explique aussi par sa topographie dfensive exceptionnelle et par sa proximit d’une voie multimillnaire qui traverse le plateau du Brus. Cet itinraire a t tour tour chemin du nolithique, draille protohistorique, route celtique et voie romaine, entre les Bas Pays des Limagnes et les vastes tendues herbagres du Czallier.
Couronn par un relais de tlvision, le Suc est un exceptionnel belvdre sur la valle de la Sianne. Ici seulement l’on a une vue qui plonge sur les chemines volcaniques et divers boulis.
Le rocher du renard
L’approfondissement de la valle de la Sianne a mis jour d’anciennes chemines volcaniques et les a mises en relief. Une chemine volcanique n’est pas forcment verticale et ronde. Un point de sortie de lave peut-tre inclin et fissural. C’est probablement le cas pour le rocher du renard (Moldes). Les prismes formant les orgues basaltiques sont toujours la surface de refroidissement. Sur ce rocher typique, on peut observer des prismations inclines.

11 Le cirque d’Escrouzet (Moldes) (1)
12 Le cirque d’Escrouzet : prismes et boulis (2)
Le spectaculaire cirque d’Escrouzet, site mconnu du public et pourtant facile d’accs, est form d’une imposante falaise de basalte trs paisse. Des blocs se dtachent rgulirement de la paroi pour alimenter l’boulis basaltique en contrebas. S’agit-il d’une coule trs paisse ou bien le remplissage par la lave d’un cratre de volcan ?
Le bas de la falaise du site d’Escrouzet rvle quelques surprises gologiques. On trouve en effet des roches argileuses, des blocs de lave en choux fleur. Cette zone de brche sous la lave rvle les indices de la mise en place des roches dans l’eau.
Les prismes de lave disloques au fil du temps forment un magnifique boulis. Les blocs descendent la pente par gravit.
Le Suc Dor est-il l’origine de la lave qui a rempli le cirque d’Escrouzet o le cirque est-il lui-mme le cratre du volcan qui s’est rempli de lave ?

13 La grotte du Cuze : un espace hors du temps (Charmensac)
14 La grotte du Cuzet occupe par l’homme du Msolithique (Auriac-l’Eglise)
Le magma qui s’chappait pour former la lave, contenait une phase liquide plus ou moins fluide selon sa nature et une phase gazeuse. Les laves basaltiques que nous trouvons aujourd’hui sur notre territoire taient l’poque trs fluides. C’est ce qui a permis la formation de coules parfois trs longues. Les gaz s’en chappaient assez facilement. Dans notre secteur d’Auvergne nous sommes donc en prsence d’un volcanisme qui a prsent peu d’explosions mais surtout beaucoup d’coulement de lave.

On peut expliquer la formation des grottes sous basaltique par l’emprisonnement par la coule de lave d’une grosse bulle de gaz qui n’a pas pu s’chapper du fait que la lave en s’coulant se refroidissait rapidement et devenait plus visqueuse. Cette grosse bulle de gaz a par la suite t mise jour par l’rosion de la lave ou des boulements. Le creusement de la cavit tait complt par des coulements d’eau, facilits par les fissures dans la roche.
Grotte du Cuze
Situe la limite des communes d’Auriac-l’Eglise et de Molompize, prs du hameau de La Bousseloeuf, la grotte du Cuze domine le « Trou de la Barraque », un vallon encaiss qui s’achve sur les ruines du chteau d’Aurouse. La cavit se niche sous une superbe coule de lave, stoppe sur un morceau de terre ingrate, propice aux chnes rsistants et aux moutons.
L’infractuosit mesure une dizaine de mtres de profondeur et autant de large, avec seulement un peu plus de deux mtres de hauteur.
D’accs relativement facile, la grotte sert de refuge aux moutons, ce qui explique le muret de pierre sche lev sur toute la largueur de l’entre.
Selon les recherches archologiques de monsieur Alphonse Vinati, la grotte, comme les autres du secteur de la valle de l’Alagnon, a connu une occupation humaine lors de la protohistoire. Situe sur les axes de pntration de la civilisation des chasseurs, la grotte a servi d’ abri temporaire durant les migrations estivales.
Si la grotte n’avait pas t vide de toutes ses couches archologiques au cours des sicles, de prcieuses informations auraient t d’un grand intrt dans la connaissance des premiers peuplements de notre rgion de Haute-Auvergne

15 Le Signal du Luguet et la Brche de Giniol
Le Signal du Luguet
Point culminant du massif volcanique du Czallier, le signal du Luguet tait probablement le plus important volcan proche du secteur de la valle de la Sianne d’aujourd’hui. Au dbut de sa formation, un immense cratre d’explosion de type maar a crach puis dpos tout autour de lui de grandes quantits de dpts pyrolastiques. Par la suite, pendant des millnaires, le cratre s’est rempli d’une lave basaltique qui a dbord pour former une coule. C’est ce lac de lave qui forme un bouclier en relief aprs des millnaires d’rosion que nous voyons aujourd’hui. Il correspondait peu prs la zone boise actuelle.
Les Brches de Giniol
Les brches volcaniques de Giniol, qui culminent 1307 mtres d’altitude, sont un phnomne issu de l’rosion. Entre les deux blocs de basaltes qui ont rsist l’rosion la passe de Giniol est un lieu de communication entre les valles depuis la protohistoire, un site incontournable qui offre un panorama unique sur la valle de la Sianne.
La dcouverte du site volcanique s’impose tous les amoureux de la nature et des beaux paysages, ainsi que pour les passionns de gologie. La flore multicolore du printemps et de l’t explose et rend le site poustouflant. Depuis les Brches de Giniol, l’ampleur du volcanisme et de l’rosion se remarque aisment. Le travail d’usure au fil des millnaires a cre des paysages d’ondulation et de moutonnement cot Estives, des dpressions formant des valles profondes, des versants rocailleux, des pics et des sucs, des plateaux propices aux cultures... A perte de vue des paysages tonnamment imbriqus, mais qui forment nanmoins une certaine homognit qui ne se mesure que d’ici. Aux brches de Giniol le pays de Sianne s’expose.

16 La petite sentinelle du Luguet : la chemine de Giniol (Moldes)
Le petit volcan du Bostbarty (Moldes)
Le volcan du Bostberty est peut-tre le plus petit volcan du Czallier aujourd’hui visible. Ce petit pointement de lave basaltique, prs des brches de Giniol, est le vestige d’une chemine qui n’a probablement pas donn de coule de lave. Il tait sans doute entour d’un cne de scories dsormais disparu sous l’effet de l’rosion. Il est relativement proche du Signal du Luguet, le volcan mastodonte du secteur.

17 Les projections de cendres du cratre du Charouliac (Laurie)
Le seul volcanisme explosif prsent sur le Czallier est le volcanisme de type maar. Dans ce cas c’est la lave et la venue d’eau dans la chambre magmatique qui ont provoqu la formation rapide de grandes quantits de vapeurs d’eau et l’explosion du cratre. Cela s’est pass pour le volcan du Luguet et celui du Charouliac de Laurie. Les dbris projets par l’explosion ont form les pyroclastites abondantes sur le Czallier. Sur notre territoire, les dpts impressionnants sont particulirement visibles au dessus des hameaux de Jureuge et Fouillre au pied du volcan du Charouliac.
Un cratre gueul
Le site du Charouliac/Mont-Prou est un ancien volcan dmantel. Il fut trs actif en projections et en coules de lave.Un cours d’eau tabli partir du volcan entaill le cne sur la face nord-ouest et la coule sur toute sa longueur.
La basanite bleute s’est rpandue en grande partie vers le nord-ouest ou elle a emprunt un valle fossile, passant bien au-dessus de Blesle.Le hameau d’Anliac (Laurie) est juste la sortie du cratre.Nous sommes en prsence d’un volcan cratre gueul, c’est--dire que l’explosion s’est produite latralement et la lave a emport un morceau du cne. Ouvert d’un ct, il a donc la forme d’un demi entonnoir.

Au dessus du hameau de Fouillre, bordant la route vers Moldes, se trouve un magnifique dpt de projections volcaniques. Ces pyroclastites sont le rsultat de l’explosion du cratre formant un maars, le Charouliac tout proche. On devine facilement les couches successives de saupoudrage issues de chaque explosion. Ce dpt est form principalement de roches volcaniques de toutes formes : cendres, scories, pouzolanes, morceaux de lave…On remarque galement des morceaux de roches du socle primaire arrachs des parois de la chemine volcanique au cours de l’ascension de la lave venue des grandes profondeurs de la terre. Un exceptionnel concentr minral.
L’affleurement volcanique du champs de Lair
Sur le bout du plateau de Lair qui supporte l’extraordinaire champs de tumulus de la protohistoire se dtache un affleurement de roche formes de cendres et de rsidus de projections volcaniques. Le site permet de comprendre la composition du sol de notre territoire. Les roches forment souvent des couches successives formes par le saupoudrage des retombes aprs chaque explosion volcanique proche, le Charouliac probablement. Les grains les plus gros sont tombs les premiers, les plus fins ensuite. Aprs, une lave basaltique
a recouvert ces dpts.

18 Les tertres de pierres, tumulus de la prhistoire, site du plateau de Lair (Laurie)
Qu’est-ce qu’un tumulus ?
Les tumulus se prsentent sous la forme de tertres circulaires plus ou moins volumineux et qui abritaient les restes d’incinration humaine. Ils ont une quinzaine de mtres de diamtre et leur hauteur pouvait atteindre deux mtres, notamment pour les spultures de personnages importants. La moyenne gnrale tant de cinq mtres de diamtre et 0,50m de hauteur.
Ils sont constitus de beaucoup de pierres prleves directement sur place, principalement des dalles de basaltes, et de terre de remplissage. L’rosion au cours des sicles ne laissent apparatre aujourd’hui que des buttes en partie gazonnes ou des amas de pierres accumules par les pierrements des sicles passs.

Les sites de tumulus du bassin versant de la Sianne figurent dsormais sur les cartes archologiques et sont considrs parmi les plus importants de France. La formidable dcouverte du premier tumulus de Lair de Laurie en 1962 a t l’origine de la mise jour de centaines d’autres tertres dans la valle de la Sianne, la rgion de Massiac et d’Allanche, et dans tout le Cantal. La forme des tumulus, leur implantation sur les plateaux basaltiques, sur les « serres », les « chaux » ont servi de rfrences pour les recherches archologiques, pour leur recensement des sites et leur datation.
Et si les tumulus sont aussi nombreux sur notre territoire du Cantal, c’est la pratique ancestrale de l’levage et l’utilisation de la pierre qui ont permis de les conserver.

Les objets et le mobilier archologique dcouverts dans les tumulus fouills sont prsents aujourd’hui dans les muses prestigieux au plan national et rgional.
Entre 2500 3500 ans avant notre re, la socit paysanne est devenue plus hirarchise et sont apparus de nouvelles classes sociales : les artisans, les mineurs, les guerriers. Des courants commerciaux lis aux activits mtallurgiques se sont crs. Les mentalits changeaient et le rite funraire de l’incinration devenu alors dominant, avec inhumation sous tumulus de pierres.

Le site de Lair de laurie
C’est sur le plateau de Lair de Laurie, au sol peu profond, d’une altitude moyenne de 800 mtres, que se trouvent les champs de tumulus form d’une trentaine de tertres funraires. La zone, appartient un long ensemble qui dbute sur les hauteurs de Blesle et va jusqu’au col des Brches de Giniol, sur une distance de 12 kilomtres.
Les fouilles menes successivement aprs la dcouverte de 1962 permettent de dresser un portrait de ces tertres de pierres datant de la protohistoire :
- Amnagement d’une aire, soit par nivellement pratiqu avec de la terre sur le socle rocheux, soit par la construction d’une sorte de pavage circulaire fait de dallettes basaltiques.
- Foyer d’incinration dont il ne reste que les cendres grasses et des esquilles d’os humains. Rituellement, des objets taient dposs. Des cramiques, des armes, des parures ont t retrouves dans les tumulus.
- Certaines structures internes possdaient un coffre de pierre, une petite table dolmnique.
- Construction d’une chape de pierre qui coiffait le foyer, cale la base par un muret circulaire. Une deuxime chape a t ajoute sur certains tumulus. Le tout tait recouvert de terre plus ou moins lessive depuis.
Les archologues l’affirment, la ncropole de Lair de Laurie est exceptionnelle par sa dure (1000 ans), les beaux objets retrouvs et la qualit de conservation des tumulus.

19 Tumulus sur le sommet du Charouliac (Laurie)
20 Un tumulus exemplaire sur le chemin de la transhumance, Croix de Baptiste (Vze)
L’un des tumulus situs entre le col du Baladour (Feydit) et le col de la croix de Baptiste (Vze) , fouill en 2002, a permis de rcolter des informations sur la population sdentaire de l’ge du fer. La tombe tait l’origine d’une hauteur de 2 mtres et de 14 mtres de diamtre.
Coordonne par le professeur Pierre-Yves Milcent, de l’Universit Toulouse-Mirail, une quipe de jeunes archologues a dgag la spulture d’une femme. Des morceaux de tissus dcouverts dans le coffre de pierres attestent que son corps tait envelopp dans un linceul. Une pe a galement t retrouve sur le site.
Cette dcouverte plus de 1.200 mtres d’altitude confirme la thse qu’il existait l’poque de l’ge du fer une population sdentaire sur le Czallier et pas seulement en transhumance.

21 Les vieux chemins bords de pierres
La valle de la Sianne garde encore sur les plateaux, sur les ctes et les vallons, les traces de nombreux chemins bords de murets en pierre sche, tmoins des paysages originels.
Ns de la crativit et de la patience des populations locales, les murets des chemins ont comme caractristiques communes l’utilisation habile au cours des sicles des matriaux trouvs sur place, selon des modes d’appareillages trs anciens.
Dans l’organisation de l’espace rural, les chemins avaient un rle essentiel dans le dcoupage des parcelles et dans les modes de circulation des animaux et des hommes entre les villages et les zones de pacages.
Le territoire possde toujours un important rseau de chemins ancestraux dont certains sont issus de la priode de peuplement de la rgion.
Sur nos plateaux basaltiques couraient les routes celto-romaines, vitant les valles de la Sianne et de l’Alagnon.
Dans notre rgion la voie de communication par laquelle s’est diffuse la romanisation, c’est la voie Brioude-Massiac-Figeac. Elles franchissait l’Alagnon au gu de Grenier-Montgon, gagnait le Bru de Charmensac et filait vers le col de Combalut.
Sur le plateau de La Bousseloeuf/Le Bru, un morceau de cette voie romaine, borde de murets, est toujours visible.

22 Le bornage sur les Estives du Czallier
Jusqu’au milieu du XXme sicle, il y avait trs peu de cltures sur les grands espaces du Czallier. Les bergers durant l’Estive surveillaient quotidiennement les btes et veillaient ce qu’elles ne pntrent pas sur la « Montagne » d’un autre propritaire. Les limites approximatives de chaque « Montagne » taient, selon une pratique ancestrale, signales par de grosses pierres « les cares », poses de loin en loin.
Durant l’Estive sur la « Montagne de Vze », ds 7 heures du matin les vaches partaient pour les « bordures » de la montagne. Pour viter le gaspillage de l’herbe, toute la matine le troupeau tait ainsi maintenu le long des limites par deux bergers : un ct montagne et l’autre ct bordure. Le troupeau se disposait alors en un long ruban surveill sur le long des ctes.
Aujourd’hui, des « cares » subsistent encore mais leur rle a t supplant par la pose de kilomtres de cltures en fils de fer barbel. Ces bordures du XXIme sicle commencent tre remplaces. Les batteries solaires colonisent les « Montagnes » pour alimenter les cltures lectriques. La pierre a fait son temps !

23 La carrire de lauzes du Bois du Cuze (Charmensac) (1)
24 La lauze, un patrimoine (2)
L’homognit de l’architecture rurale, est exprime par l’aspect si caractristique des toits en lauzes.
Les lauzes taient tailles et tries afin que leurs dimensions aillentdcroissentdel’goutjusqu’au fatage. Les plus importantes taient rserves pour les rives. Les lauzes sont tailles en forme d’cailles. Elles comportent deux encoches, de chaque ct, leur partie suprieure. Elles se recouvrent et s’imbriquent comme des cailles d’un poisson.
La pose de lauzes se faisait la cheville de chtaignier. Elle a t remplace de nos de nos jours par une pose au clou.
Les lauzes une fois dgrossies et faonnes dans la carrire, taient transportes par charrois. Le chantier atteint, le couvreur-lauzier sparait les dalles, mettant de ct celles la forme rgulire, rectangles ou losanges, de l’autre les plaques oblongues ou en cailles.
La taille d’une lauze pouvait aller jusqu’ 80 centimtres de large pour une paisseur de quatre centimtres.
Le poids normal d’une toiture totale en lauzes reprsentait environ 20 tonnes (100kg au m2) et ncessitait une charpente toute preuve.
Ce matriaux assure toujours de faon aussi magistrale la mise en valeur des plus typiques maisons de Haute-Auvergne, ainsi que de nombreux chteaux, glises, fours pain, colombiers…
Hritage des anciens, oeuvre laborieuse de tout un savoir-faire, les toits en lauzes des plus anciens btiments de notre rgion doivent rsister au temps et aux tentations des matriaux modernes.
Beaucoup de toitures en lauzes des villages autour de Charmensac proviennent de la carrire du Cuze sur la pente de la valle de l’Alagnon. La roche exploite est en gneiss et prsentait une foliation qui permettait un dbit facile en lauzes.

25 Muret en pierre sche et exigence du relief (1)
26 L’architecture en pierre sche, un patrimoine prserver (2)
27 Murets en pierre sche (3)
En de nombreux endroits de la valle de la Sianne, l’espace est dcoup par des kilomtres de cltures en pierre sche, Ces murs, monts patiemment de gnration en gnration, sont en gnral de faible hauteur et forment par endroit un vritable labyrinthe, notamment sur le plateau de La Bastide (Auriac-l’Eglise), Jureuge (Laurie) et Le Montignat (Blesle).
Hritage d’un monde rural ancestral, ce type de limitation des parcelles et des proprits protgeait aussi le btail et les cultures.
Pour mettre en valeur des terres ingrates, les paysans se sont heurts la pierre affleurante qui devait tre te lors des labourages. Ces pierres sans cesse ramasses, venaient renforcer les murets sur les bords des parcelles.
Aujourd’hui prouve par le temps et les moyens mcaniques modernes, malmens par les intempries et le manque d’attention, les murs en pierre sche tmoignent des efforts raliss pour mettre en valeur un environnement vital pour l’homme. Ils nous parlent des bergers et des paysans, des pratiques agropastorales ancestrales, d’exigences imposs par le relief. Se promener sur nos plateaux d’altitude couvert de murets en pierre sche, c’est l’assurance de plonger dans la vrit du monde rural ou la pierre tait la fois un obstacle mais galement indispensable.

28 Les abris vernaculaires : des constructions de tradition nolithique (1)
30 Abris du plateau de La Bousseloeuf (Auriac-l’Eglise) (2)
31 Les abris, un terrain d’aventure pour les chercheurs d’authenticit (3)
L’architecture vernaculaire est reconnue juste titre par les spcialistes du patrimoine comme des constructions de grande valeur.
Ces cabanes en pierre sche tmoignent de la civilisation agropastorale, ne au nolithique pour s’panouir aux 18 et 19me sicle.
Au 20me sicle, elles sont progressivement tombes dans l’oubli, y compris dans la mmoire collective.
Les abris en pierre sche ressemblent de petites gurites au confort spartiate. On s’asseyait dedans, c’est tout. Elles sont incluses soit dans un empierrement o carrment au milieu des parcelles. Ces petits rduits servaient la fois pour surveiller les troupeaux, comme abri au moment des fortes chaleurs ou de mauvais temps, une poque ou les paysans sjournaient dans les pturages et ne rentraient la ferme que le soir.
Sur le plateau de la Bousseloeuf et du Montignat, on est frapp par la densit trs leve de cabanes et de murets lis l’ancien parcellaire qui limitait les sentiers et les cultures d’autrefois.
Ces petits habitats vernaculaires, tous sur des parcelles prives, sont de plusieurs types : fixs sur un pierrier, inclus dans un long mur, cabanes indpendantes accroupies en plein champs.
Beaucoup sont dsormais difficilement reprables car ils ne figurent sur aucune carte. Leur localisation est lie l’empierrage et la vgtation les cache aux promeneurs comme pour les protger.
Les abris vernaculaires rsistent difficilement au temps. Une pierre qui glisse et quelques annes plus tard, c’est le mur qui bouge et la cabane parfois s’effondre. Les murets et les cabanes ne bnficient plus de l’entretien constant et la consolidation permanente n’est plus assure par les agriculteurs.
Ces constructions populaires taient d’une grande utilit. S’il n’y avait pas de problmes majeurs pour monter les murs des cabanes, lorsqu’on arrivait au niveau du toit, les pierres se chevauchent dans un savant quilibre, sans ciment ni liant pour laisser les pierres respirer tout en faisant barrage la moindre goutte d’eau.

Ces abris sont extrmement vulnrables. A nous de prendre conscience de leur intrt pour notre histoire locale Ils sont l’expression de la culture d’une collectivit qui nous a prcd, de ses relations avec le territoire et, en mme temps, l’expression d’une diversit culturelle rgionale.

32 Les abris du Montignat (Blesle) (4)
La plus imposante case en pierre sche sur le plateau du Montignat est mono-cellulaire. Les pierres qui ont servi son dification ont t prleves sur place : grandes dalles basaltiques et pierres de plus petit module, comparables celles des murs de parcelles omniprsents sur le plateau.
Pour une construction en pierre sche, les dimensions de l’abri sont impressionnantes. Intrieurement il mesure 3,80m de longueur, 2,40 de largeur et 2,80m de hauteur. Les murs ont environ 1m d’paisseur. Le sol est dall et la vote est btie en tholos avec une ouverture circulaire pour laisser chapper la fume, recouverte parfois de pierre plate. On remarque aussi un amnagement intrieur : une logette, mais pas d’ouverture, des pierres servant de sige. Elle est oriente au sud.

33 Les palhas : la pierre pour durer (1)
34 Les palhas de la valle de la Sianne (2)
On imagine difficilement les travaux que les paysans btisseurs durent livrer pour diviser des hectares de ctes, lever muraille sur muraille, transporter les pierres, apporter la terre, les fumiers pour les engraisser. La construction des palhs a entran des efforts considrables de la part des habitants des villages. La main d’oeuvre tait importante, on pouvait mobiliser tous les bras disponibles pour valoriser ces nouvelles terres, alors au comble du morcellement. Elles ont encore fire allure ces palhs. Lors de leur construction au 19me sicle, les paysans btisseurs ont respect les courbes et les formes des terrains gagner, amnag des murets de diffrentes hauteurs en tenant compte des rochers, align des sparations dans le sens de la pente. Ils ont prvu des chemins de traverse, construit des cabanes et des escaliers...Les innombrables murettes qui parfois s’allongent sur plus de 100 mtres, frappent par l’impression d’unit. C’est le rsultat d’un travail parfaitement ordonnanc. Le palhs ont t abandonnes au milieu du 20me sicle.
Les escaliers permettaient l’accs aux terrasses. Ils sont encore nombreux sur les Palhs de la valle de la Sianne, preuve d’une extraordinaire rsistance au temps.
Escalier juxtapos : La forme d’escalier la plus visible sur les palhs de la valle de la Sianne est celle qui n’est pas encastre mais juxtapose en avant du mur de soutnement. Pour sa construction deux mthodes taient envisageables. Un second monticule de pierres, long de deux mtres en avant du paret contenait l’escalier. Parfois, on s’aperoit que pour conomiser les pierres, donc du travail, le mur de soutnement tait partag en deux et une partie tait construite au devant de l’autre, sur environ deux mtres de long. Entre les deux, on plaait l’escalier.
Escalier "rampe encastr" :L’escalier "rampe encastr" est le moins conomique en terre arable mais beaucoup plus robuste et confortable d’emploi. Il est constitu de marches poses sur la terre. Cet escalier est intgr la masse, d’ou son nom. Les marches font en moyenne 40 centimtres de long et 20 centimtres de haut. Ce type d’escalier est celui qui a le plus disparu sur les palhas de la valle de la Sianne, tant le moins rsistant au temps et l’usure.
Escalier volant : L’escalier volant n’est qu’une succession de dalles faisant partie de la masse du mur. Elles dpassent en moyenne de 40 centimtres de la masse de la pierre. L’ensemble constitue un escalier. Souvent la hauteur du mur exige cinq marches, mais certains, aux dimensions impressionnantes peuvent en compter plus d’une dizaine. Ce type d’escalier est trs rpandu dans les palhs de la valle de l’Alagnon, un peu moins dans la valle de la Sianne. L’inconvnient de ce systme d’accs aux terrasses, en est la fragilit, en particulier lorsque la roche employe, celle su sous-sol, est facilement friable. Remplacer une dalle revenait alors dmonter le mur puis le reconstruire : un travail consquent L’autre aspect ngatif est la capacit d’quilibriste ncessaire son emploi, surtout lorsqu’on portait sur le dos une large hotte charge de raisin. Cette forme d’escalier n’est donc pas la plus confortable pour les paysans-vignerons, mais c’tait celle qui respectait le plus la culture elle-mme, car prenant le moins d’espace sur la terre cultivable.
35 La pratique de la calcination des pierres calcaires
La cuisson du calcaire : Au hameau de La Rochette (Auriac-l’Eglise), la chaudire cylindrique de 2 mtres de diamtre et 3 mtres de profondeur est totalement enveloppe dans la terre pour maintenir la chaleur. On l’appelait "la chambre de chauffe". Elle est entirement ouverte en surface pour l’enfourchement des pierres cuire et du combustible. Elle porte le nom de "gueulard". On garnissait la chaudire de paille ou de fagots pour faciliter la mise feu. Puis, des couches alternes de pierres calcaires et de combustibles, (surtout du bois) taient dverses. Lorsque les pierres du fond taient calcines, leur vacuation s’oprait par la bouche de dfournement situe sous la vote en plein cintre. A la sortie du four l’on avait une chaux vive qu’il fallait rgulirement arroser pour la transformer en chaux teinte. Aprs un broyage par des meules, la chaux en poudre tait prte pour sa commercialisation dans le pays pour la construction ou comme badigeon. L’activit chaufournire de La Rochette a progressivement t remplace par l’utilisation du ciment
36 Prsentation de l’Association Czallier valle de la Sianne

ESTIVALES 2005

EXPOSITION

Pierres et volcans,
mmoire de la valle de la Sianne

Textes d’explication sur les panneaux
Jacques Hamon, Laurent Sabatier

Association Czallier valle de la Sianne
JUILLET 2005